GADE
Foucart [kar] (Paul), helléniste et archéologue français, né et m. à Paris (1836-1 926). H a publié, entre autres ouvrages , d’intéressantes Recherches sur l'origine et la nature ■ Le P. de Foucauld. des mystères d’Eleusis.
Membre de l’Académie des inscriptions en 1878.
Foucauld [/cd] (Charles-Eugène vicomte de, puis le Père de), explorateur français, né à Strasbourg, assassiné à Tamanrasset (Sahara central) |1858-1916] ; U combattit l’insurrection algérienne de Bou-Amara en 1882, et fit plusieurs voyages fructueux au Maroc.
foucault [kô] n.m. Nom vulgaire de la petite bécassine.
Foucault [ftd] (Léon),
physicien français, né et m.
à Paris (1819-1868). Il a institué une curieuse expérience Foucault,
pour démontrer la rotation
de la terre au moyen d’un pendule. Membre de l’Aca* démie des sciences (1865).
Fouctlé (Joseph), duc d'Otrante, homme politique français, né près de Nantes, m. à 'Trieste (1759- 1820). Ancien oratorien, il entra à la Convention, siégea à la Montagne, se signala comme terroriste à Lyon, prit part, le 9-Thermidor, à la chute de Robespierre, puis contribua au 18 -Brumaire. Napoléon le créa ministre de la police et duc d’Otrante ; mais il trahit l'Empereur après les Cent-Jours. Sous la Restauration, Fouché occupa la légation de Dresde, mais, obligé d’abandonner ce poste, il se fit naturaliser Autrichien etmourutà Trieste. Selon une parole célèbre, « il ne lui manqua nen en habileté, peu en bon sens, tout en vertu ».
FOU
Fouchier de Chartres, prêtre et historien français, né à Chartres, m, en Palestine (1058-1 127), 11 a laissé une Histoire de Jérusalem, précieuse pour la connaissance de la premièi'C croisade. « Foucher (Paul-Henri), auteur dramatique et littérateur français, beau-frère de V. Hugo, né et m. à Paris (1810-1875). Il écrivit notamment avec V. Hugo le drame Amy Robsart.
Foucher de Careil [ehé, ré, l nül.] (Louis- Alexandre, comte), homme politique et littérateur français, né et m. à Paris (182G-1891) ; auteur d'utiles ti-avaux sur Descartes et Leibniz.
fOUChtra interj. Juron auvergnat.
Foucquet. Biogr. V. Fouquet.
FouCqiiet (Jean-François), missionnaire et sinologue français (1663 -vers 1740). Il prêcha la foi en Chine avec un grand succès, mais se vit rei)rocher d'avoir fait trop de concessions de doctrine, afin de rallier de nouveaux adeptes au catholicisme.
Foudji-Yama ouFusi-Yama, montagne sacrée du Japon (île de Nippon). C’est un volcan éteint (depuis 1707), d'une forme conique presque parfaite ; 3.778 m. Il figure dans nombre de paysages des artistes japonais.
F oudras [drassj (Auguste, marquis de), romancier, né à Falkenberg (Prusse), m. à Chalon-sur- Saône |1800-1872). Auteur d'imiombrables romans, où il a prétendu peindre les mœurs du grand monde.
foudre n. f. (du lat. fulgur, éclair). Décharge électrique aérienne, accompagnée d'explosion (tonnerre) et de lumière (éclair), se produisant entre un nuage électrisé et la terre ou un autre nuage : la foudre frappe de préférence les objets élevés : arbres, maisons, clochers, etc. Fig. Châtiment profhpt et rigoureux : attirer les foudres du pouvoir. Effet puissant et violent : les foudres de l'éloquence. .Coup de foudre, événement soudain et terrible ; amour subit et violent. Comme la foudre, avec une grande rapidité. Frappé de la foudre, stupéfait, anéanti. N. m. Un foudre de guerre, un grand capitaine. Un foudre d'éloquence, un grand orateur. Faisceau de dards en zigzag (attribut de Jupiter). Ce faisceau servant d’insigne des télégraphistes et téléphonistes inilitaires. N. f. pl. Les foudres de Z'Fp lise, l’excommunication. Poét. N. f. ou m. pl. Des foudres d'airain, descanons 'V. éclair, paratonnerre. Allus.littér. :
Je suis donc un foudre de guerre !
vers de La Fontaine (le Lièvre et les Grenouilles). On le place, par plaisanterie, dans la bouche de quelqu’un qui s’étonne de la peur qu'il inspire.
foudre n. m. (ail. fuder). Tonneau en bois ou en fer d'une grande capacité (de 50 à 300 hectolitres), foudré, e adj. Se dit du blé versé par couches, foudrerie [rt] n. f. Fabrique de foudres (tonneaux).
foudrier [dri-é] n. m. Ouvrier qui fait les foudres.
foudroiement [droi-man) ou foudroîment [man] n. m. Action par laquelle une personne, une chose est foudroyée.
foudroyant {droi-ian], e adj. Qui foudroie. Fig. Qui cause une émotion soudaine et violente ; nouvelle foudroyante. Apoplexie foudroyante, violente attaque dupoplexie qui donne soudainement la mort.
foudroyer [droi-ié] v. a. (Se conj. comme aboyer). Frapper de la foudre : Jupiter foudroya les Titans. Fig. Détruire à coups de canon, de fusil : foudroyer une place. Tuer soudainement, notamment par une décharge électrique. Fig. Atterrer, confondre. .V. n. Lancer la foudre. Fig. Lancer des éclats comme la foudre.
foudroyeur, euse [droi-ieur, eu-ze] n. etadj. Celui, celle qui foudroie.
fouée [fou-é] n. f. (de feu). Chasse aux petits oiseaux, qui se fait la nuit, à la clarté du feu. Feu pour chauffer un four. Fagot, fouëne n. f. Péch. 'V. foène.
FoUôSnant [è-nan], ch.-l. de c. (Finistère), arr. et à 15 kil. de Quimper et à 2 kil. de l'Océan (baie do la Forêt) ; 3.350 h. (Fouesnantais). Bois, grains. Bains de mer. — Le cant. a 7 comm. , et 1 1 . 170 h.
fouet [fou-è] n. m. (de fou, anc. n. du Mire). Instrument de châtiment, fait d’une corde ou d'une lanière de cuir attachée à un manche ; fouet de cocher. Petite corde forte et menue, qu’on met au bout du fouet.
Correction infligée avec un fouet ou des verges : donner le fouet à un enfant. Bot.
Coulant du fraisier ou d’autres plantes.
Fig. Critique sanglante, verte réprimande : le fouet de la satire. Coup de fouet, outrage ; ce qui stimule ; douleur soudaine, provenant de la déchirure d'un tendon ou d'un); muscle. Faire claquer son fouet, se faire valoir. Milit. Tir de plein fouet, tir direct sur qn but visible. Zool. Fouet de l'aile, articulation extérieure de l’aile des oiseaux. Ensemble des longs poils garnissant queue d'un animal.
— En-oycl. Peine du fouet. A partir du règne de François I®'’, la peine du fouet, considérée comme infamante, fut appliquée aux soldats. Dans l'ancienne législation française, elle était en usage dans les prisons comme mesure de correction. Supprimée légalement en France en 1792, elle n'exista plus que dans les maisons de détention et dans les bagnes, jusqu'en 1848. Cette peine subsiste encore en Espagne pour les militaires, et dans les prisons, ainsi qu’en Angleterre dans les collèges. Les civils et les militaires, dans ce dernier pays, y sont également exposés, et le « chat à neuf queues >> a été introduit dans la plupart des possessions anglaises.
fouettalîle [fou-è-ta-ble] adj. Qui peut êtx'e, qui mérite d’être fouetté.
fouettade
fouet.
fouettage [fou-è-ta-je] n. m. Opération par laquelle on fouette : fouettage d'un liquide. Castration d'un animal par ligature avec un fil appelé fouet. Fouettard (le père). \. Noël (bonhomme'i.
fouetté [fou-è-téi, e adj. Battu, fortement agité : crème fouettee ; œufs fouettés. N. m. Fig. Au billard, attaque très vive d une bille.
fouette—cul fou-è-te-ku' n. m. invar. Fam. Celui qui domiait le fouet, daiis les collèges.
Fougasse.
fouetteuient fou-è-te-man] n. m. Action de fouetter ; le fouettement de ta pluie sur les vitres.
fouette-merle n. m. Emerillon. Pl. des fouette-merles.
fouette-queue [fou-è-te-keu] n. m. Bcplile saurien du genre uromastyx. Pl. des fouette-queues.
fouetter \fou-k-té] v. a. (de fouet). Donner des coups de fouet : fouetter son cheval. Donner le fouet ; fouetter un condamné. Battre, agiter vivement avec un instrument : fouetter des oeufs, une crème. Frapper à coups répétés, cingler : la grêle fouette les vitres. Fig. Stimuler, exciter : fouetter les désirs. Censurer: fouetter les vices. Fouetter le sang, en activer la circulation. Fouetter un bélier, le châtrer par ligature des testicules. Fouetter un livre, le serrer avec la ficelle appelée fouet, pour maintenir la couverture. Loc. prov. ; Il n'y a pas de quoi fouetter un chat, la faute est légère, sans conséquence. Avoir bien d'autres chats à fouetter, avoir des préoccupations plus sérieuses, d'autres affaires à régler. V. n. Se dit de la pluie, de la neige, de la grêle, lorsqu'elle frappe violemment contre quelque chose ; la grêle fouette contre les vitres. Allus. hist. V. Xerxès.
fouetteur, euse [fou-è-teur, eu-ze] adj. cl n. Qui fouette, qui aime à fouelter. Père, frère fouetteur, celui qui était chargé de fouetter les écoliers.
fougade ou foucade n. f. (de fougue:. Elan capricieux ou passager : travailler par fougade.
fougasse \gha-se] n. f.
(ilal. fugata). Mine passagère, creusée à quelques mètres de profondeur, chargée de pierres ou de bombes. Faire fougasse,^ se dit d'un projectile qui, en éclatant, bouleverse le sol comme le ferait une fougasse. Cuis. Syn. de
POÜACE.
Fougax-et-Barrineuf, comm. de l Ariège, arr. et à 26 kil. de Foix, sur le Grand Hers ; 1.500 h. Soieries, filature de laine.
fouge n. f. (de fouger). Se dit des végétaux que le sanglier extrait de terre avec son boutoir.
fouger [jé] V. n. (lat. fodicare. — Prend un e muet après le g devant a et o : il fougea, nous fougeons.) Se dit du sanglier qui fouille la teri-e avec son boutoir.
fougeraie [rè] n. f. Lieu planté de fougères.
Fougeray, ch.-l. de e. (Ille-et-’Vilaine), arr. de Redon ; 3.710 h. Ch. de f. Et. — Le cant. a 4 comm., et 7.640 h.
fougère n. f. (lat. pop. fUicaria; de filix, jonc). Genre de cryptogames vasculaires, qui croit dans les landes et les terrains sablonneux. Fougère mâle, fougère femelle, nom de diverses espèces de fougères. Verre à boire : le vin qui rit dans la fougère. (Vx.)
— E.ncycl. Bot. On compte soixante-dix genres et trois mille cinq cents espèces de fougères, qui croissent dans les pays chauds et humides. On les classe, d'après la disposition de l’anneau sporangial, en six familles : hyménophyllacées, gleichémacées, osmondacées, schizéacées. cyathéacées, polypodiacées. Les fougères ont été très développées pendant la période carbonifère, et leurs débris ont grandement contribué à la formation de la houille. Les usages des fougères sont très limités ; leurs rhizomes contiennent souvent une assez forte proportion de fécule, consommée en certains pays. Diverses espèces fournissent des médicaments vermifuges ; d'autres sont cultivées comme ornementales ; dans les régions où elles abondent, les espèces les plus robustes (polypode, piéride, fougère mâle, etc.) peuvent être utilisées comme litière ou comme engrais après incinération.
La fougère mâle (polystichum filix mas) est commune dans les bois d'Europe, où elle forme
Füugère.
la
[è-ta-de] a. f. 'Volée de coups Je
de grandes touffes d'un beau vert. Le rhizome est anlhelminihique ; on en retire par l’éther un extrait utilisé contre le ténia. Cette fougère est asexuée et non exclusivement mâle, comme semblerait l'indiquer son nom.
La fougère femelle (atyrium filix feminaj est également asexuée. La fougère à l'aigle (pteris aguilina), commune dans les forêts, tire son nom de la figure, rappelant une aigle bicéphale, qui se détache eu noir sur le rhizome.
Fougères, ch.-l. darr.
(Ille-et-Vilaine), à 48 kil. de Rennes; 22.200 h. (Fougerais .
Ch. de f. El. 1 arrières ; corroiries ; cl aussurcs. Prise par Du Guesclin en 1372 ; un des
Armes de Fougères.
centres^dc la chouannerie pendant la Révolution. — . L'arr. a G cant., 67 comm., 89.500 h. ; le cant. Nord a 10 comm. et 23.820 h, ; le cant. Sud, 9 comm. et 16.520 h.
Fougères (Gustave), professeur et archéologue français, né à Beaume-les-Dames (1863) ; directeur de l'école française d'Athènes, auteur de Mantinée et l’Arcadie Orirntale.^ Membre de 1 Académie des inscriptions en 1922.
fougerole n. f. Petite fougère.
Fouillée.
FOU
Fougerolles [ro-le], comm. de la Il.aute- Saône, arr. de Lure, renommée pour son kirsch ; 5.730 h. Ch. de f. E.
Fougerolles-du-Plessis, comm. de la Mayenne, arr. et à 38 kil. de Mayenne ; 2.290 h. Ch. de f. départementaL
fougqn n. m. (du lat. focus, foyer). Caisse remplie d'argile, où l’on faisait du feu à bord des galères, du xv« au xviii' siècle.
fougue Ifou-ghe] n. f. (ital. foga). Mouvement violent et impétueux. Fig. Ardeur, impétuosité naturelle : la fougue de la jeunesse. Défaut d'un arbre qui donne beaucoup de bois et peu de fruits. Fusée volante, sans baguette, qui perd et reprend son mouvement. Ant. Calme, flegme, placidité.
fougue [fou-ghe] n. f. (pour foule ; de fouler). Mar. Rafale, grain. CVx.) Mât de hune et vergue de hune d’artimon.
fouguette [ghè-te] n. f Petite fusée de guerre, fougueusement tgheu-ze-man] adv. Avec fougue : s'élancer fougueusement sur un adversaire.
fougueux, euse \gheû, eu-ze] adj. Sujet à entrer en fougue ; impétueux, emporté : cheval fougueux. Se dit des arbres qui poussent plus de bois et de feuilles que de fruits. Ant. Calme, flegmatique, patient.
fouguiste [ghis-tc] n. m. Ouvrier qui travaille à la confection des cartouches de poudres explosives.
Fouillade (La), comm. de l’Aveyron, arr. et à 18 kil. de Villefranche ; 1.790 h.
Mouillage {fou, il mll.l n. m. Opération cùliurale qui a pour but de travailler le sous-sol, tout en le laissant en place : le feuillage s'exécute à laide de charrues munies de griffes spéciales et dites fouilleuses ou sous-soleuses.
fouille [fou. Il mil., e] n, f. (de fouiller). Travail qu on fait en fouillant la terre, en particulier pour retrouver des monuments antiques : les fouilles de Pompéi ont été fécondes en résultats archéologiques. Action de fouiller quelqu'un.
— Encycl. Dr. Le propriétaire peut faire exécuter des fouilles dans sa propriété, à la condition d’observer une certaine distance entre les excavations et la limite des fonds voisins. L'autorité municipale peut même enjoindre l'entourage de ces excavations, si la propriété est dépourvue de clôture.
fouille-au-pot n. m.
invar. Petit mai'miton. Fig.
Homme tatillon.
Fouillée (Alfred), philosophe français, né à La Pouëze (Maine-et-Loire), m. à Lyon (1838-1912) ; créateur de la philosophie des idées-forces, par laquelle il essaye de concilier les exigences de la moral* et celles de la science. Citons de lui : l'Idée moderne du droit ; Critique des systèmes de morale contemporains, etc,
fouillemeut [fou, il mil., e-man] n. m. Action de fouiller.
fouille-merde n. m. invar. Nom trivial des scarabées coprophages.
fouiller Ifou, il mil., é] v. a. (lat. fodicare). Creuser pour chercher : fouiller la terre. Faire des recherches dans : fouiller les bibliothèques. Travailler avec soin, avec attention : fouiller son style, des problèmes. Bx-arts. Creuser les parties destinées à être en retrait. Parext. Fouiller quelqu'un, chercher soigneusement dans ses poches et sur sa personne. V. n. Chercher quelque chose en remuant les objets ; fouiller dans une armoire. Fig. Rechercher curieusement : fouiller dans l’histoire. Se fouiller V'. pr. Pop. Etre définitivement frustré d'une chose sur laquelle on comptait.
fouillet [fou. Il mU., è] n. m. Nom vulgaire de la menthe sauvage.
fouilléterv. a. Sylvie. Syn. de fureter, fouilleur, euse [fou, il mil., eur, eu-ze] adj. et n. Celui, celle qui fouille : une fouilleuse policière ; Sainte-Beuve était un fouilleur. N. f. Charrue spéciale poui’ diviser et pulvériser le sous-sol.
fouillis [fou. Il mil., i] n. m. Désordre, pêlemêle : un fouillis d'étoffes. Composition littéraire confuse.
fouillot [fou. Il mil., o] n. m. Orifice carré, pratiqué sur le palastre d’une serrure, et dans leq\iel on introduit le bec-de-cane. (On dit aussi foliot.'
fouillouse [fou. Il mil., ou-ze] n. f. du lat. follis, sac). Bourse, poche. (Vx mot que l'argot a conservé.)
Fouillouse (La), comm. de la Loire, arr. et à Skil.de Saint-Etienne, sur le Furens ; 2.19Ü h. Ch. de f. P.-L.-M.
Fouilloux (Jacques du), gentilhomme poitevin, m. en 1380 ; auteur d’un ouvrage sur la vénerie.
fouillure n. f. 'Véner. Syn. de boutis. fouinard [nar], e adj. et n. (de fouine). Pop. Curieux, indiscret, malin, rusé.
fouine n. f. (de fou, hêtre). Petit mammifère du genre martre : la fouine cause de grands ravages dans les poulaillers, les pigeonniers. Fig . Personne rusée, curieuse.
— Encycl. La fouine (mustela foina), répandue de l’Europe centrale jusqu’au nord-est de l’Asie, mesure environ 70 centimètres de la tête à l’extrémité de la queue. Elle fournit une fourrure assez estimée. Ce petit animal, actif et nocturne, vivant près des habitations, est très nuisible ; il pénètre dans les poulaillers et pigeonniers et saigne tous les
oiseaux jusqu'à tomber ivre de sang. Sa portée est de six à sept petits.
FOU
FOU
fouine n. f. liat. fusdna). Fourche de fer à deux ou trois pointes, pour élever les gerbes sur le tas. Pèch. V. FüÈNE.
fouiner [né] v. n. Pop. Fouiller partout indiscrètement, comme la fouine quêtant sa proie. Se mêler des affaires des autres. S esquiver, faire le poltron. Se dérober (comme la fouine).
fouinette [nè-te] n. f. Petite fouine (fourche de ferU
fouineur ou fouinier [ni-é] n. m. Homme se
livrant uniquement à la destruction des fouines et autres bêtes puantes. Pop. Syn. de fouinard.
fouir V. a. (lat. fodere). Creuser : la taupe est organisée pour fouir la terre.
fouissement [t-se-man] n. m. Action de fouir.
fouisseur, euse eu~ze] adj. Qui a
l'habitude de fouir. Propre à fouiller la terre : /es pattes fouisseuses de la courtilière. N. m. Animal qui creuse la terre comme la taupe, la courtilière.
Foujiwara, célèbre famille noble du Japon, qui, du Vite au xii« siècle, fut toute-puissante à la cour des mikados.
foulage n. m. Action de fouler : le foulage des draps. Action de fouler le raisin avant la fermentation. Jmpr. Relief produit sur la face du papier, opposée à celle qui reçoit l’impression.
— Encycl. Œ710I. Le foulage a pour but d’écraser les grains de raisin pour en faire sortir toute la pulpe ou tout le jus et favoriser ainsi la fermentation. Anciennement, le foulage s’exécutait en piétinant le raisin sur un plancher ou dans les cuves mêmes, ou encore en l’écrasant dans les comportes à l’aide du fouloir à main ; aujourd'hui, l'on utilise de préférence des fouloirs mécaniques, offrant le double avantage de la rapidité et de la propreté.
— Techn. Le foulage des draps et autres tissus a pour but de feutrer, en les resserrant, les fils de laine. Il donne à l'étoffe plus de corps, plus de moelleux, et une douceur caractéristique au toucher. Jadis, le foulage s'exécutait à l’aide de pilons verticaux, qui battaient le drap dans un récipient contenant de l’eau et de la terre à foulon. A présent, le tissu passe entre des cylindres horizontaux doués d'un mouvement de rotation, et qui, entraînant le drap assemblé mécaniquement en boudin, ramènent, après l'avoir comprimé en largeur et en longueur, dans un conduit entre les parois duquel est un sabot que presse un ressort, et que le tissu soulève en passant au-dessous de lui.
foulant [/an], eadj. Qui fouie. Pompe foulante, qui élève l'eau au moyen de la pression exercée sur le liquide. (V. pompe).
foulard [/ar] n. m. Etoffe de soie légère pour robes, cravates, fichus, etc. Mouchoir de cou. Teehn. Foulard gommmr ou d'apprêt, machine destinée à imprégner les étoffes de matières mucilagineuses pour les encoller et leur donner l’apprêt.
foularder [rfé] v. a. Préparer comme les foulards. Soumettre (un tissu) à l’action des foulards gomineurs.
Foulbé* Ethnol. V. Fellatas.
Fould (Achille), homme politique et habile financier franc;ais, né à Paris, m. a Tarbes (1800-1867) ; il lut le principal ministre des finances de Napoléon III.
foule n. f. (de fouler). Action de fouler. (Peu us. en ce sens.) Par ext. Presse, multitude de personnes, de choses : fendre la foule. Le vulgaire : se distinguer de la foule. Grand nombre : faire une foule d'objections. En foule loc. adv., en grande quantité.
foulé n. m. Sorte de drap d’été. Dessus d’une marche d'escalier.
foulée [lé] n. f. (de fouler). Trace qu’une bête laisse de son pied, en passant sur Therbe ou sur les feuilles. (On dit aussi quêtes.) Les foulées, sonnerie
de trompe pour annoncer qu’on trouve les empreintes que les bêtes fauves laissent sur leur passage. Appui que le cheval prend sur le sol à chaque temps de trot, de galop ; en quelques foulées le bon cheval distance ses adversaires. Quantité de peaux que Ton foule en même temps. Chacune des impulsions que Ton donne à un soufflet de forge.
fouloment [man] n. m. Action de fouler, fouler [lé] V. a. (du lat. pop. fullare; de fullo, foulon;. Presser, écraser une chose peu résistante : fouler la vendange. Marcher sur : fouler le sot natal. Donner une entorse ; chute qui a foulé le pied. Donner un certain apprêt : fouler êtes draps. Fig. Opprimer : fouler le peuple. Fouler aux pieds, mépi'iser. Se fouler. V. pr. Fam. Se fouler la rate ou Pop., se la fouler, ou absol. se fouler se donner beaucoup de peine : les ronds-de-cuir ne se la foulent pas.
foulerie [rf] n. f. Atelier où l'on foule les draps, les cuirs, etc. Machine à fouler.
foulôur, 6US6 [eu-ze] adj. et n. Celui, celle qui foule les draps, les cuirs, le feutre. N. f. Machine qui foule le feutre, dans les fabriques de chapeaux.
Foullon (Joseph-François), contrôleur général des finances après Necker (en 1789), né à Saumur, m. à Paris (1716-1789). La manière impitoyable dont il gouvernait ses terres, et son âpreté au gain le firent détester. Au lendemain de la prise de la Bastille, il fut pendu à un réverbère par le peuple, puis décapité.
fo'uloir n. m. Instrument avec lequel on foule. Atelier de foulage. Outil de dentiste pour enfoncer la feuille d'or ou de plomb dans une cavité dentaire.
— Encyl .
ŒnoL. Les fouloirs à raisin comprennent en général deux cylindres tournant en sens inverse, et qui écrasent entre leurs canne 1 ures les grains des raisins qu'on a déversés dans
Fouloirs à raisins : i. A un cylindre (coupe) ; fouloir ’ pro- ^ ''ï>i“'ires ; 3. A main,
prement dit est muni d'un égrappoir, qui a pour fonction d'éliminer la grappe verte du raisin ; c’est alors un fouloir-égrappoir.
fouloire n. f. Techn. Table où les chapeliers foulent les chapeaux. Cuvier où l’on foule les bas.
foulon n. et adj. m. (lat. fullo). Ouvrier qui foule et apprête les draps. Terre à foulon, argile qui sert à dégraisser les draps. Moulin à foiuon, ou ab s. fo ulon, moulin servant à fouler les étoffes de laine.
A P pareil e mployé parles mégissiers pour le battage des peaux.
— En cycl.
Techn. Les moulins à foulon , employés encore parquelques industriels.sontconsüiuéspardespilons verticaux ou des maillets inclinés, qui battent le drap en tous sens , dans des récipients contenant des eaux à foulon.
fouloHILEgO [lo-na-fe] n. m. Foulage des draps.
foulonuer [lo-né] v. a. Syn. de fouler (des draps, etc.).
foulonnier [/o-ii/é] adj. et n. m. Qui dirige un moulin à foulon. Ouvrier qui foule et apprête les draps.
Foulpointe ou Maliaveloiia, village de la côte orientale de Madagascar. Port. Ce fut, au xviio et au xviiie siècle, un des principaux comptoirs français de Tîle.
foulque \foul-ke] n. f.
(lat. fulica). Espèce de poule d eau, de l’ordi'e des échassiers.
— Encycl. Les foulques sont des poules d'eau à bec haut, avec une callosité frontale, à doigts longs garnis d’expansions membraneuses en palettes. On en connaît une douzaine d'espèces, dont deux habitent l'Europe.
Toutes vivent dans les étangs couverts de roseaux et ont des mœurs noctui'nes. Ce sont des oiseaux migrateurs et passagers.
Foulques fy'0M/-A:e], archevêque de Reims (840-900), chancelier de Charles le Simple, qu'il avait contribué à laire couronner. Il fut assassiné à l'instigation de Baudoin, comte de Flandre.
Foulon pour drap.
alcalines et de la terre
Nicolas Fouquet.
peintre et miniaturiste, un des créateurs de l’art français, né à Tours (1415-1480); auteur des portraits de Guillaume Jouvenel des Urshis, de Charles Vil (Loin'^e). On lui doit les miniatures du Livre d'heures d’Etienne Chevalier et des Grandes Chroniques de France.
Fouquet ou mieux Foucquet ^Nicolas), surintendant des finances, né à Paris, m. à Pignerol (iGlo-1680). De l’immense fortune qu'il amassa, dans ses fonctions, aux dépens de l'Etat, il fit un usage généreux et intelligent, protégeant les hommes de lettres et les artistes (Molière, La Fontaine, Le Nôtre, Le Brun, Puget, Poussin). etlaisant construiré le magnifique château de Vaux, Colbert découvrit ses malversations et le dénonça au roi, qui, blessé d ailleurs par son faste, le fit arrêter. Condamné comme dilapidateur. il mourut dans la citadelle de Pignerol, après dix-neuf ans de captivité.
Fouquier [U-é]
(Jacques - François - Beih- ?’?/>, publiciste et homme politique français, né à Marseille. m. à Paris (1838- 1901); brillant journaliste.
Fouquières [ki]
(Jacques), paysagiste flamand, né à Anvers, m. à Paris, collaborateur de Rubens et rival malveillant de Poussin (1596- 1659).
Fouquières-les- LenS, comm. du Pasde-Calais, arr. et à 26 kil.
de Béthune, près de la Deule supérieure ; 4.820 h.
Ch. f. N. Détruite en partie au cours de la Grande Guerre.
Henry Fouquier.
Fouquier - Tin ville [ki-é] (Antoine- Quentin), né à Hérouél Fouquier-Tinville. (Aisne) en 1746. Accusateur public du tribunal révolutionnaire, il fut pendant la Terreur le pourvoyeur infatigable de la guillotine; il mourut à son tour sur l'échafaud, à Paris (1795).
les
Foulques Nerra, né Fours : 1, De boulanger; 2. De pâtissier; 3. De campagne ; 4. Pasteur; 5. Coupe d’un en 972, comte d’Anjou de four : A. Intérieur ; B. Bouche ; C. Voûte ; D. Sole; E. Ouras ; F. Conduit de fumée; 987 à 1040. Il fut un guerrier G* Trappe de la cheminée ; H. Fermeture des ouras ; I. Ciiemiaée.
fougueux et intrépide, en
four n. m. (lat. furnus). Ouvrage de maçonnerie rond et voûté, avec une ouverture par devant, dans lequel on fait cuire le pain, etc. : four de boulanger, de pâtissier. Partie d'un fourneau ou d'un poêle, où l’on peut mettre des aliments pour les faire cuire : rôti cuit au four. Construction en maçonnerie, dans laquelle on produit une température très élevée: four à réverbère. Four de campagne, four portatif pour cuir le pain ; couvercle chargé de charbons ardents dont on couvre un plat que Ion veut cuire p^ar le dessus. Pièce de four, pâtisserie cuite au four. Petit four, petite pâtisserie en forme de pain. Four à chaux, fourneau en maçonnerie, ouvert par eu haut, destiné à la calcination de la pierre à chaux. Four banal, au moyen âge, four appartenant au seigneur, et auquel tous les habitants de la seigneurie étaient tenus d’aller faire cuire leur pain, en payant une redevance. Fig. et pop. Insuccès, échec : pièce qui est un four. Faire four, un four, échouer. Loc. prov. : On ne peut être au four et au moulin, on ne peut faire deux choses à la fois. Ce n'est pas pour lui que chauffe le four, ce n’est pas à lui que c’est destiné.
— Encycl. Techn. Le four s’emploie non seulement pour la cuisson du pain, des aliments (v. pain), mais aussi dans nombre d‘indu.stries. On l'utilise en effet pour la fabrication de la chaux, du plâtre, la cuisson des briques, des poteries, des céramiques, etc, (V. CHAUX, PLÂTRE, BRIQUE, VERRE.) Il cxiste cncorc dos fours à alandiers, dans lesquels la chauffe est séparée et où seuls les gaz de la combustion sont en contact avec les corps à chauffer; les fours à cuve.
même temps qu'un prince tyrannique et brutal. Il fit cependant des donations pieuses, et entreprit trois voyages à Jérusalem.
Foulques, curé de Neuilly, prédicateur de la 4e croisade, sous le pontificat d'innocent III, en 1198; m. à Neuilly-sur-Marne en 1201.
foulure n. f. Blessure d'un membre foulé foulures sont souvent longues à guérir. N. f. pl. Véner.
'Syn. de foulée.
— Encycl. V. entorse.
foupir V. a. Délustrer une étoffe en la chiffonnant entre les doigts.
Fouqué (Ferdinand-André), minéralogiste et géologue français, né à Mortain, m. à Paris (1828-1904;. On lui doit de remarquables recherches sur les volcans. Membre :188J), puis président (1901) de l'Académie des sciences.
Fouqueray (Charles), peintre français, né au Mans en 1870, auteur de marines au coloris sombre et tragique [Trafalgar, etc.)
fouquet [/tô] n. m. Ecureuil. (Vx.) Petit puffin noir des îles Mascareignes.
Fouquet [/léj ou Foucquet (Jean), éminent
FOU
FOU
Fodrs industriels ; 1. a cuve 4. Avec récupérateur de chaleur ;
dans lesquels le combustible et la matière à chauffer se chargent par couches alternatives; les fours de galère, où la chauffe est au centre, et la nialière à chauffer de chaque côté; les fours à réverbère, ayant une chauffe séparée sans que les gaz de la conibvistiun puissent se mélanger aux matières à chauffer ; etc. Enfin des fours de construction particulière ont été utilisés pour stériliser les appareils de pansement, les instruments de chirurgie, etc.; ce sont de véritables étuves, dont un des premiers types est le four Pasteur.
— ilétalL. Les fours, en métallurgie, sont des appareils de chauffe, dans lesquels s’effectuent des transformations diverses. Ils sont chauffés au charbon, aux gaz de gazogène ou encore aux huiles lourdes ou par l'énergie électrique. Le massif intérieur de ces fours est la chemise ; le massif extérieur, qui consolide la chemise, est l’armalure. Ces fours se divisent en plusieurs catégories, selon la disposition des foyers :
ceux à chauffe distincte {fours a réverbère, fours de ■porcelainier à alandlers, fours à creusets) ; ceux sans chauffe distincte, le combustible étant mélangé aux matières à traiter tffour à cuve). La combustion se fait à l’aide d’ouvreaux et courant d'air naturel aspiré, de tuyères et courant d'air forcé ( four à puddler). Les fours à tuyères comprennent les bas foyers, les hauts fourneaux, etc.
Une troisième catégorie se compose des fours à chauffe distincte etàvasecios,lea vases se plaçant soit dans la chauffe même, soit au-dessus ou audessous, mais sur le côté. Aujourd’hui, les grands fours sont munis de récupérateurs de calorique ; ce sont des grandes chambres remplies de briques, où passent alternativement les gaz brûlés et l’air nécessaire à la combustion, les premiers abandonnant leurs calories au profit du second.
Les fours électriques utilisent la chaleur fournie par l’arc électrique. Dans le four de Moissan, le premier où l’action calorifique a été nettement séparée de l’action électrolytique, la substance traitée est placée au-dessous de l'arc, qui jaillit dans un creuset de chaux, de magnésie ou de graphite, ou encore dans un tube de charbon qui traverse le four. On emploie aussi des fours électriques où l’on utilise la chaleur produite par la résistance que le courant éprouve à traverser les matières à traiter {fours à résistance).
Four (passage ou chenal du), entre les pointes de Saint-Mathieu et de Corsen et l’archipel dOuessant I Finistère).
FouraS [ra\. comm. de la Chai-ente-Inférieure, arr. et à H kil. de Rochefort, à l’embouchure de la Charente ; 2.460 h. Ch. de f. Et. {Fourasins). Bains de mer. Restes d’un château fortifié par ’Vauban, et dont la tour principale sert de sémaphore.
fourbaudrée [dré] n. f. Mélange de différentes laines.
fourbature n. f. Ane. nom de la fourbure. fourbaudage [fed] n. m. Action de fourbauder. fourbauder [bô-dé] v.a.En Normandie.falsifier. fourbe n. f. (de fourbir, pris au sens fig.). Tromperie basse et odieuse.
fourbe adj. et n. (même étymol. qu’à l'art, précéd.). Qui trompe avec perfidie ; Louis XI était fourbe. Ant. Honnête, probe, délicat, droit.
fourber [6é] v. a. (de fourbe). Tromper perfidement. (Peu us.)
fourberie [rî] n. f. Caractère ou action d’un fourbe. Habitude de tromper.
Fourberies de Scapin {les), farce en trois actes et en prose, par Molière (1671). Le personnage principal (Scapin), est resté le type du valet fourbe, fripon, mais habile, rempli de ressources et d’expédients, toujours prêt à duper Géronte dans l’intérêt des amours de son jeune maître Léandre. C'est dans cette pièce que se trouve répétée d’une façon si comique cette célèbre exclamation ; « Qu allait-il faire dans cette galère '? n Scapin voulant soutirer de l’argent au vieux Géronte, lui fait croire que son fils Léandre est retenu dans une galère turque, d’où il ne peut sortir qu’en donnant cinq cents écus, qu’il le prie de lui envoyer. Le vieil avare, au désespoir, mais ne pouvant se résoudre à laisser périr son fils, s'écrie jusqu'à six fois, avec un dépit des plus risibles ; Qu'allait-il faire dans cette galère ? Scapin persuade encore à Géronte de s’enfermer dans un sac et lui distribue force coups de bâton.
fourbi n. m. Arg. milit. Tout ce qui se fourbit ou s'astique : se mettre en route avec tout le fourbi. Parext. Toute espèce d’objet, de travail, d’affaire, etc. Connaître le fourbi, savoir se débrouiller.
fourbir v. a. (anc. haut allem. furbjan). Nettoyer, polir, rendre clair ; fourbir des armes.
fourbissage ou fourbissement n. m.