ALTERNANCE
alterner [tèr-né] v. n. Se succéder avec plus ou moins de régularité ; les saisons alternent. ’V. a. Agric. Varier la culture : alterner les semences.
altesse [tè-se] n. f. (de l'ital. altezza m. s.) Titre d'honneur donné aux princes et aux princesses. Personne qui porte ce titre : recevoir une altesse. [Abrév. S. A., Son Altesse.)
— Encycl. Ce titre honorifique a été porté par les rois des divers pays jusqu'au xvis siècle. Aujourd’hui, sauf quelques rares exceptions, le titre d’altesse royale ou impériale appartient à tous les princes issus en ligne directe d'un roi ou d’un empereur, et celui d’aitesse sérénissime à leurs collatéraux. De plus, on donne le titre d'altesse aux princes souverains qui ne sont pas rois (Monaco, Luxembourg, principautés et duchés souvei-ains d'Allemagne).
althæa [té-a] ou altllée pe] n. m. Nom scientifique de la guimauve.
Althen [tèn'] (Jean), agronome, né en Perse, m. en France (1709-1774-). Vendu comme esclave en Anatolie, il s’évada et vint en France, où il introduisit la culture de la garance.
Altlling n. m. Parlement de l'Islande, altier [ü-é], ère adj. (ital. altiero;d\i lat. altus, élevé). Orgueilleux, fier, hautain : Louvois était dur et altier. Qui marque l’orgueil : le lion a une allure alti'ere. Fig. : des monts altiers. Ant. Affable, modeste.
altièrement [man] adv. Avec fierté, hauteur. Altillac, comm. de la Corrèze, arr. et à 41 kil. de Tulle ; 1.380 h.
altimètre (du lat. altus, élevé, et du gr. metron, mesui’e). n. m. Appareil destiné à mesurer l’altitude : altimètre enregistreur.
altimétrie [trî] n. f. {de altimètre). Science de la mesure des hauteurs, accessibles ou inaccessibles. AltiS, enceinte sacrée d'Olympie.
altise [ti-ze] n. f. Insecte coléoptère phytophage sauteur, qui s’attaque ^ aux plantes potagères et à la vigne.
— Encycl. Les altises sont nuisibles aux plantes telles que le chou, la vigne, etc. ; et l'exiguïté de leur taille rend souvent inefficaces les procédés mis en œuvre pour les détruire. On combat Taltise des vignes en faisant
tomber les insectes dans des entonnoirs métalliques, d’où ils glissent pour se réunir dans des sacs de toile.
altissime [ti-si-me] adj. (lat. altissimus). Très haut, très puissant.
altiste [tis-te] n. m. Chanteur ou musicien qui exécute une partie d’alto.
altitude n. f. (du lat. altitudo, hauteur). Elévation verticale d’un lieu au-dessus du niveau de la mer : l'altitude du mont Blanc est de d.SiO mètres. — Encycl. V. hauteur.
altitudinal, e, aux
adj. Qui appartient, qui a rapport à 1 altitude. (On dit
aussi Al.TITUDINAIRE.)
Alteirch [kirk], ch.-l.
de c. (Haut Rhin), sur TIIl ;
3.400 h. Ch. de f. E. Par deux fois. Altkireh a été occupé pendant quelques jours parles Français, au cours de la bataille d'Alsace (août 1914).
Altmeyer (Jean-Jacques ) , érudit belge , né à Luxembourg, m. à Bruxelles (1804-1877). Démocrate et libre penseur, il était très lié avec Proudhon. Il a laissé plusieurs ouvrages d’histoire et de philosophie.
Altmühl, riv. d’Allemagne, afll. de gauche du Danube; cours 195 kil.
Amies d’Altkircb.
alto n. m, (mot ital. signif. haut). Autrefois, nom de la plus grave des voix de femme. (On dit aujourd'hui CONTRALTO.) Partie chantée par ces voix, dans
Accord de l'alto : 1. Chanterelle; S* corde; 3. 3* corde; 4. corde.
Etendue ordinaire de l'alto.
un chœur. Instrument à quatre cordes, exactement semblable au violon, mais un peu plus grand ; les cordes de l'alto sont accordées par quinte en descendant : la [chanterelle), ré (2« corde), sol (3® corde), do [i» corde). Instrument de cuivre à vent, à embouchure et à pistons, de la famille des saxhorns, intermédiaire entre le bugle et le baryton ; il est en mi b. et il a l’étendue de tous les saxhorns (v. saxhorn). Pi. des altos.
— Encycl. Le violon alto tient la troisième place dans le quatuor des instruments à cordes, entre le deuxième violon et le violoneelle.
Il s’écrit en clef d’ut 3« ligne. Son caractère est grave et mélancolique ; sa sonorité, douce et moelleuse, semble parfois un peu voilée. Les Italiens le désignent sous le nom de viola ou altoviola. On l’appelle aussi 5 uinfe, parce qu’il est accordé à la quinte du violon.
alto-fréciuence [kan-se] n. f. Electr. méd. Emploi thérapeutique des courants de haute fréquence : les malades bénéficient de V alto- fréquence sous forme d'effluves et d'étincelles.
alto-fréquent [kan] adj. (du lat. altus, haut, et de fréquent). Electr. méd. Qui a rapport aux courants de haute fréquence.
Altona, v. du duché de Holstein, à la Prusse; port sur l’Elbe ; 175.000 h. (Abonnis). Commerce actif.
Alton-Shée (Edmond d’), pair de France, m. à Paris (1810-1874). Il se prononça en 1848 pour la république démocratique et sociale.
Altorf OU Altdorf, V. de Suisse, ch.-l. du cd'Uri, non loin de la Reuss et du lac des Quatre- Cantons ; 3.200 h. Monument de Guillaume Tell.
AltraUStadt, village de Prusse {prov. de Saxe). Traités de paix entre la Suède et l'électeur de Saxe (1706), entre la Suède et l’Empire (1707).
Altrin^liaill^ v. du Royaume-Uni (Angleterre, comté de Chester), près de la Mersey ; 12.500 h.
altruisme [is-me] n. m. (du lat. alter, autre). Amour d'autrui. Ant. Égoïsme.
— Encycl. On comprend sous le nom d''alt7'uis7ne l’ensemble des penchants ou instincts sympathiques, tels que l’affection, la vénération, la bonté.
altruiste [is~te] adj. et n. Qui a rapport à Taltruisme, qui le professe : 7no7'ale alt7'uiste; U7i altruiste. Ant. Egoïste.
Altstætten ou Altstâtten [al-chtèt'-tèn'l, v. de Suisse (^cant. de Saint-Gall] ; 8.400 h. Fruits. Mousselines, broderies. Tourbe.
alucite n. f. Genre d’insectes lépidoptères, qui attaquent les grains.
— Encycl. L’alucite des céréales a les ailes brunâtres ; la tête, les antennes, les pattes et le corps sont d’un gris plombé ; sa fécondité est prodigieuse. On la détruit avec la fumée de tabac, le sulfure de carbone, etc.
alueité, e adj. Se dit d'un pain, d’une farine, de grains, qui renferment des cadavres d’alucites. alude n. f. V. ALUTE.
aludol [d'el] n. m. (mot esp.). Assemblage de pièces de poterie qui s’emboîtent pour former un tuyau, et qu’on employait autrefois dans les laboratoires de chimie pour différentes sublimations.
aluine n. f. (du gr. aloè, aloès, et oxmès, aigre). Ancien nom de l’absinthe.
alumello [mè-lê\ n. f. (de à, et la7nelle). Lame de couteau, d’épée. Lame d’aciér pour planer le bois.
aluminag^e n. m. Dépôt d’alumine sur une étoffe, pour la rendre apte à recevoir la teinture, aluminaire [nè-re] adj. Qui contient de l’alun, aluminato n. m. Terme générique sous lequel on désigne les corps composés dans lesquels Talumine joue le rôle d'acide : alummate de potassiu7n.
alumine n. f. (du lat. a7u?nen, alun). ChiTn. Oxyde métallique dérivant de Taluminium : les verres à base d'aluTTiine sont e77iplo^és pour l'imitation des pierres p7'écieuses.
— Encycl. L’alumine, ADO^, existe dans la nature, soit anhydre, soit à l'état d'hydrate. Dans le premier cas, elle constitue une pierre précieuse, que l’on rencontre surtout dans les Indes, au Thibet et à Ceylan; incolore, elle constitue le corindon; quand elle est colorée par des oxydes métalliques, elle prend différents noms : rubis frouge), topaze orientale (jaune), saphir (bleu), amétlnjste orientale (violet pourpre) ; cristallisée avec du sesquioxyde de fer, elle constitue Vémeri: (V. ce mot.) On obtient Taluinine artificiellement; on l’emploie dans la préparation du chlorure double d'aluminium et de sodium, qui sert à obtenir l’aluminium ; on s’en sert encore pour la fabrication de laques, qui sont utilisées en peinture et dans l’industrie des papiers peints.
aluminer [né] v. a. ^lélanger, combiner avec Talumine.
aluminerie [r^] n. f. Lieu où Ton fabrique Taluminium ; lieu où on le vend.
alumineux, euse [neî7, eu-se] adj. Qui a les propriétés de Talumine, qui contient de Talumine : terrain alumineux; eau alumiiieuse.
aluminium [om'] n. m. Métal blanc, léger, solide, qui a Téclat de l’argent.
— Encycl. L’aluminium, Al, peut se brunir et se polir parfaitement ; il est malléable, ductile, et se moule bien; il fond à 650». C'est le plus léger de tous les métaux ; il a pour densité 2, .56 quand il est fondu. Il conduit bien la chaleur et félectricité, s'amalgame facilement, et forme des alliages avec un certain
nombre de métaux ; on le retire de la cryoliîhe, fluorure double d'aluminium et de sodium, qui existe dans la nature et peut être reproduit antificiellement. On l'emploie aujourd’hui pour un grand nombre d’usages où Ton a besoin d'un métal léger et très tenace, en bijouterie, en orfèvrerie, etc. ; on en fait des instruments d'arpentage, des tubes de lunettes marines, des ustensiles de cuisine, etc. Le bronze d’aluminium (lOp. d'aluminium pour 90 p. de cuivre), aussi tenace que le fer et dont la couleur rappelle celle de Tor, est très employé. Le papier d'aluminium est employé aux mêmes usages que le papier d’étain.
aluminothermie [tèr-mî] n. f. (de alwni- 7iiu7n, et du gr. thermos, chaleur). Application de Taluminium à la production des températures élevées et à la préparation des métaux.
alumnat [lom''-7xa] n. m. (du lat. alunmus, disciple). Mot employé en Allemagne et aux Etats-Unis pour désigner des internats scolaires. Dans quelques ordres religieux, établissement d'instruction secondaire réservé à leur propre recrutement. (On dit aussi ALUMNÉUM [lom' -né-07n'].)
alun (lat. alumen) n. m. Sulfate double d'aluminium et d'un autre métal. Sel analogue ; alun de. chi'07ne.
— Encycl. "L'alim ordhiaire est un sulfate double d'aluminium et de potassium ; si le sulfate double, au lieu de potassium, contient du sodium, de Tanimonium, du fer, du chrome, etc., on le désigne sous le nom d'alun de soude, d'a7n7noniaque, de fer, de chrome, etc. Les aluns se trouvent à Tétat naturel, mais on peut les préparer en partant de T alun ordinaire ; celui-ci s'obtient d'ailleurs par le traitement des schistes alumineux ou de Yaluxiiie, ou encore au moyen des argiles et de Tacide sulfurique. L'alun ordinaire fixe les matières colorantes ; il rend certaines matières animales iiaputrescibles, sert de mordant en teinture ; on l’utilise aussi pour la clarification de certaines eaux, la conservation des peaux, le collage du papier, le durcissement du plaire, la conservation des clichés photographiques, etc. En médecine, il est employé comme astringent et comme caustique quand il est anhydre (ahm calciné). — Par analogie, on appelle encore alun en chimie un des sulfates doubles dont nous avons parlé, dans lequel Taluminium est remplacé par le chrome, le fer, etc.
alunage n. m. Action d'aluner les étoffes sur lesquelles on veut fixer les couleurs. Action de passer dans un bain d'alun un cliché photographique pour en durcir la gélatine.
alunation n. f. Formation de Talun.
alundum [lon-do77i'] n. m. Abi’asil que Ton obtient en fondant la bauxite au four électrique.
aluner \né\ v. a. Pratiquer Talunage ; impi’égner d’alun : alu7ier des étoffes.
alunerîe [r^] n. f. Fabrique d'alun. (On dit aussi alunière.)
aluneUX^ euse [neà, eu-ze] adj. Qui contient de Talun : dissolutio7i àluneuse.
alunier [ni-é] n. m. Fabricant d'alun, alunière n. f. Mine d'alun ; fabrique d’alun, alunifère adj, (de alun, et du lat. ferre, porter). Qui contient de Talun : schiste alimifère.
alunite n. f. Sulfate d’alumine naturel d'où Ton tire de Talun. (Se trouve aux environs des anciens volcans : mont Dore, etc.)
Alunno (Niccolo), peintre italien, qui vivait à Foligno pendant la seconde moitié du xv« siècle. Contemporain du Pérugin et du Pinturicchio, on pense qu'il eut quelque influence sur ces deux maîtres. Il peignit surtout à la détrempe, la peinture à Thuile étant alors peu répandue ; ses tableaux valent par une remarquable intensité d'expression.
alunogèue n. m. Sulfate d'alumine hydraté. Aluta, Oit ou Oltu, affluent gauche du Danube. Né dans les Carpathes de Transylvanie (Roumanie), il franchit le défilé de la Tour-Rouge ; cours 420 kil.
alutacé) e adj. (du lat. aluta, cuir). Qui est chagriné ou coloré comme le cuir, en parlant des téguments chez certains insectes.
alutô ou alude n. f. (même étyraol. qu’à Tart. précéd.). Basane molle et colorée, qui sert à la reliure.
AlvaradO (Pierre d’), lieutenant de Fernand Coidez, au Mexique, né à Badajoz, m. à Avalos (Mexique) en 1541, Sa cruelle répression de la conjuration formée contre les Espagnols par les nobles mexicains souleva contre lui la population de Mexico.
Al'Varez (don José), sculpteur espagnol, né à Priego (1768-1827). Auteur d'un Gany7nède; il se rattache à Técole de Canova.
alvéolaire lU-re] adj. Qui appartient aux alvéoles : artère, veine, nerfs avéolaires.
alvéole n. m. (du lat. alveolus, petite auge). Cellule de Tabeille. Anat. Alvéole dentau'e, cavité où la dent est enchâssée. Alvéoles pulmonaires, partie terminale des plus petites bronches.
(Quelques-uns font ce mot féminin.)
alvéolé, e adj. Qui est composé d’alvéoles.
Alveringem, comm.de Belgique ( Flandre- Occidentale, arr. de Fumes) ; 2.750 h.
AlveS (Francisco de Paula Rodrigues), homme d'Phat brésilien, né dans l'Etat de Sao-Paulo, m. à Rio de Janeiro (1848-1919). Président de la République en 1902, réélu en 1918.
alvin, e adj. (du lat. alvus, ventre). Qui a rapport au bas-ventre. Flux alvin, diarrhée.
Alvinzy (Nicolas, baron d’), général auti’ichien, né en Transylvanie, m. à Bude (1735 J 810 Il battit Dumouriez à Neerwinden, mais i'ut plus tard vaincu par Bonaparte à Arcole et à Rivoli.
Alyatte, roi de Lydie (618-562 av. J.-C.), père de Crésus.
Alyscamps ou Aliscamps du lat. Eiy.'iæl campi, champs Elyséesl, néci’opole de la ville d'Arles, célèbre pendant tout le moyen âge. Dante en parle dans son Enfer. Il n'en reste plus aujourd'hui qu'une allée bordée de tombeaux.
Alvéoles.