ALY
Alyscamps (i's', chanson de geste du xii» siècle aiiiiartenant au cycle de Guillaniiio au Coui-l-nez et où sont narrées deux uatailles livrées contre les Sarrasins, aux Alyscainiis, près d'Arles.
alysio [itj n. f. Genre d'insectes hyménoptères voisins des icnneuinons, et qui .sont d'utiles au.xiliaires de l'agriculteur, car la femelle pond ses œufs dans les larves d'autres insectes pour la plupart nuisibles.
alySSOIl Ji-son] ou alysse [fî-se] n. m. Bot. Genre de cruciïères, dont une espèce, appelée également corbeille d'or ou thlaspi Jaune, est cultivée comme plante ornementale.
alyte ou alytès [téss] n. m. Genre de batraciens, dont le type est le crapaud accoucheur.
— Èncïcl. Les alytes n'ont pas de sac vocal : ils ont le dos gris, avec des taches foncées. Le mâle enroule autour dp ses pattes postérieures les œufs disposés en cordons, s’enterre, et ne va dans l'eau que lorsque les têtards sont près d'éclore.
Alzire, tragédie de Voltaire, représentée en 1736. C’est dans cette pièce que Guzman, gouverneur du Pérou, assassiné par son rival, l’Américain Zamore, lui adresse au moment d’expirer ces admirables paroles :
Oes (lieux que nous servons connais la différence :
Les tiens t’uot commandé le meurtre et la vengeance ;
Et le mien, quand ton bras vient de m’assassiner,
M'ordonne de te plaindre et de le pardonuer.
AlZOU, ch.-l. de c. (Gard), arr. et à 19 kil. du Vigan, sur l’Alzonenque ; 670 h. Ch. de f. il. — Le cant. a 6 comm. et 2.940 h.
AJzOnnc, ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 15 kil. de Carcassonne, sur le Fresquel, affl. de l’Aude ; 1.570 h. Ch. de f. M. Vins. — Le cant. a 11 comm. et 7.580 h. Am, symbole chimique de l’ammonium.
A. M. Abréviation des mots Assurance mutuelle. ama n. f. Nom que donnent les Japonais aux religieuses bouddhistes.
amabile [le] adv. Mot ital. qui, placé en tète d'un morceau, indique que le mouvement doit tenir le milieu entre l'andante et l’adagio, et que l’exécution doit être empreinte de grâce et de tendresse.
amabiliser [zé] v. a. Rendre aimable : la société des femmes amahilise les hommes. (Peu us.)
amabilité n. f.\Caractère d’une personne aimable. Affabilité, douceur. Ant. Brutalité, rudesse.
Amable (saint), curé de Riom, m. en 475. On l’invoque pour les morsures de serpents. — Fête le 11 juin.
Amacbi ou Amager, petite ile du Danemark, jointe à File de Seeland et à Copenhague par deux ponts ; 20.0Ü0 h.
Amadeï (Giovanni Antonio), sculpteur et architecte italien, né à Pavie, m. à Milan (1447-1522). Il construisit la chapelle Colleoni, à Bergame, et contribua à l’édification de la cathédrale de Milan. Œuvre principale : le monument funéraire des Col- Iconi (Bergame).
Amadiall, v. de la Turquie d’Asie (Kurdistan), sur le Ghara ; 8.000 h. Place forte.
amadis dlss'] n. f. Manche collante et se boutonnant au poignet. (Vx.)
Amadis de Gaule, célèbre roman en prose, par divers auteurs espagnols et français (xv® s.). Les quatre premiers livres, attribués au Portugais Vasco de Lobeira, sont regardés par Cervantes comme un chef-d’œuvre. Le héros de ce livre, Amadis, surnommé le Chevalier du. lion, est resté le type des amants constants et respectueux, aussi bien que de la chevalerie errante, dont le seigneur don Quichotte n'a été que la caricature.
Amadis de Gaule, tragédie lyrique en cinq actes et un prologue, paroles de Quinault, musique de Lulli (1684).
amadou n. m. (m. provenç.) Substance spongieuse provenant de l'amadouvier du chêne, du frêne, du saule, du peuplier, et préparée pour prendre feu aisément. Fiij. et fam. Prendre feu comme de l'amadou, s'emporter, etc., facilement.
— Encycl. Les jeunes champignons amadouviers, ramollis par un séjour plus ou moins long dans une cave, dépouillés de leur écorce, coupés en tranches minces, battus au maillet, donnent l’amadou des chirurgiens, hémostatique, mais non astringent. L’amadou des fumeurs est imprégné de nitre et de chlorate de potasse, afin de faciliter sa combustion.
amadouement [dotl-nirtn) n. m. Action d'amadouer ; son résultat.yCaresse. Flatterie.
amadouer [dou-J] v. a. Flatter, caresser adroitement quelqu’un, pour gagner son affection, pour l’apaiser, pour le disposer à ce qu’on désire de lui : amadouer quelqu'un par des promesses, par des flatteries, par des caresses.
amadoueur, eu se [eu-ce] adj. et n. Personne qui amadoue. (Vx.) Qui fabrique de l’amadou.
Amadour (saint), en latin Amatôr, solitaire du Quercy. Son oratoire devint un lieu de pèlerinage célèbre (Rocamadour). — Fête le 10 août.
amadouvier \vi-€\ n.
et adj. m. Espèce de charapagnons du groupe des polyporées, qui donne l’amadou : un amadouvier ; aqaric amadouvier.
Amagat (Emile-IIilaire'. physicien français, né et m. â Saint-Satur (Cheiù 1841-1915). Il s’est occupé de l'élasticité des fluides. Membre dé l'Académie des sciences (1902).
Amager. Géogr. v. Am.xck.
amaigrir [mé] v. a. Rendre maigre ; le Jeûne nous amaigrit. Fig. Ruiner, accabler : les impôts nous amaigrissent; le bœuf répare le pâturage, le cheval l'amaigrit. V. n. Devenir maigre : les vieillards amaigrissent. .4nt. Engraisser.
Amadouvier.
Alyte accoucheur.
amaigrissant mé-gri-san , e adj. Qui amène l'amaigrissement ; régime amaigrissant.
amaigrissement mè-gri-se-man] n. m. Diminution d'embonpoint. Etat d'une personne amaigrie. Axt. Engraissement.
Amailloux, comm. des Deux-Sèwes, arr. et à 13 kil. de Parthenay ; 1.3.50 h.
Amalaric ’riC, roi des Wisigoths d'Espagne, fils d’Alaric II. Il épousa t'iotilde, fille de Clovis, à laquelle il voulut imposer la foi arienne ; mais elle appela son frère Childebert, qui le vainquit à la bataille de Narbonne, où Amalric fut tué (511-531).
AmalaSOnte, fille de Xhéodoric le Grand, roi des Ostrogoths. Elle gouverna sagement après ce prince, et fut étranglée par ordre de son mari Théodat (535).
AmaléciteS (de .Amalech. fils d'Esaû), ancien peuple de l’Arabie, aux confins de l'Idumée, souvent en guerre avec les Juifs au temps de Saül et de David, qui les extermina. — Un Amalécite.
AmaleS, nom de la plus noble famille des Goths, dont faisait partie Théodoric ie Grand.
Amalfi, V. et port d’Italie, sur la Méditerranée prov. de Salerne, principauté Citérieurc) ; 7.800 h. (.\malfitains]. Ce fut longtemps, au moyen âge, une cité indépendante, rivale de Venise. Belle cathédrale.
amalgamateur n. m. Appai’eil pour produire l’amalgamation,
amalgamation [si-on] n. f. Action d’amalgamer. Fig. Fusion, mélange. Dr. com. Dissolution de plusieurs compagnies similaires dans une vaste société nouvelle.
— Encycl. L’amalgamation, usitée dans l'extraction de l'or et de l'argent, peut s’effectuer de différentes manières, mais elle a toujours pour but de séparer le métal pur de sa gangue par une union avec le mercure (amalgame). Il silffit ensuite de distiller l'amalgame, pour obtenir le métal pui’.
amalgame n. m. (orig. arabe). Union du mercure avec un autre métal : V amalgame d'étain sert à étamer les glaces. Fig. Mélange bizarre, confusion : amalgame de coulexirs. Incorporation en une seule troupe, de militaires de corps différents.
amalgamer [mi\ v. a. Faire un amalgame ; former un alliage de mercure avec d'autres métaux : amalgamer l'or, l'argent, l'étain, etc. S'amalgamer V. pr. S’unir: l'or s'amalgame bien avec le mercure.
amalgameur, euse [eu-ze] n. Personne qui amalgame.
Amalric [rik] (Arnaud), abbé de Citeaux, un des chefs de la croisade contre les albigeois, m. en 1225. On a raconté qu’en 1209, lors de la prise de Béziers, il aurait adressé aux croisés, qui lui demandaient comment on pourrait distinguer les hérétiques des catholiques, la fameuse et impitoyable réponse : Tuez-les tous ; Dieu reconnaîtra les siens. 11 est aujourd’hui avéré que c’est une légende.
Amalthée [té], chèvre qui nourrit Jupiter. L’une de ses cornes devint la corne d'abondance. {AJytk.)
aman n. m. (mot ar. signifie sûreté). Cri par lequel les Arabes, les musulmans demandent grâce dans un combat. Demander l'aman, se soumetti'e.
Aman, Amalécite, favori et ministre d'Assuérus, roi des Perses. Il voulut perdre les Juifs ; mais la reine Esther, prévenue par son oncle Mardochée, les sauva. Aman, disgracié, fut pendu {Bibl.) [508 av. J.-C.]
Amance, ch.-l. de o, (Ilaute-Saône), arr. et à 24 kil. de Vesoul, sur la 'Superbe ; 800 h. Ch. de f. — Le cant. a 13 comm. et 6.420 h.
Amance, village de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 13 kil. de Nancy ; 400 h. Adossé a.u plateau d'. Amance, au pied duquel les Allemands furent défaits par les Français le 26 août 1914.
Amancey [sè], ch.-l. de c. (Doubsl, arr. et à 20 kil. de Besançon ; 620 h. — Le canton a 23 comm. et 5.070 h.
Amand \man] (saint), apôtre des Flandres, évêque de Maëstricht vers 635. Fête le 6 janvier. — I n autre saint AsiaxD fut évêque de Bordeaux en 403. Fête le 18 juin.
amandaie [dé] n. f. Lieu, terrain planté d’amandiers.
amande n. f. (lat. amygdala). Fruit de 1 amandier : amande douce, amère. Toute graine contenue dans un noyau. Amande pralinée ou grillée, syn. de PRALINE. Prov. : Pour avoir l’amande, il faut casser le noyau, il faut se donner de la peine pour retirer du fruit de quelque • .
chose. Théol. '\ \ '• ; :
Amande mystique, symbole de la virginité de la sainte Vierge, qui forme auréole autour de ^ ses images. (Le sens mystique -iy attaché à la . vei-ge d’Aaron, 'V qui fleurit en — une nuit et porta, . T dit -on, une ’ amande, doitêtre --''i'VWÏî'ùv regardé comme ■
l'origine de ce symbole).
— Encyc£. Les amandes sont la graine du fruit de l'amandier ; on les divise en amandes douces et amandes amères. Les premières fournissent de l’huile, sont très emplojrées en pâtisserie et en confiserie, et servent à faire le sirop d'orgeat, la pâte et le lait d'amandes ; les autres sont vénéneuses, et on les emphiie seulement eu médecine.
amandé, e adj. Qui contient un suc extrait de l'amande : lait atnandé. N. m. Emulsion d'amandes : prendre un amandé.
Amande mystique*