‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 882 sur 1225 · TROISIÈME RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

TROISIÈME RÉPUBLIQUE

République (4 septembre).. 1870

Thiers [présidents . 1871-1873

Mac-Mahon . 1S73 1879

Jules Gi’évy . 1879-1887

Sadi Carnot . 1887-1894

Félix Faure . 1895-1899

Emile Loubet . 1899-1906 j

Armand Fallièros . 1906-1913 |

Raymond Poincaie . 1913-1920 j

Paul Deschinel (fév.-sept.b 1920 i

Alexandre Millera d . 1920-1924 !

Gaston Doumerguc . 1924

FRA

Charles IV, les Klats généraux dérlarcrenl les femmes inhabiles à succéder an trône, déclaration qui ne s’appuyait pas sur la Loi salique. — Avec Charles IV s'éteignit la branche des Capétiens directs, et avec Philippe VI commença celle des Valois (1328).

Les C.apétiens-Valois. La guerre de Cent ans. (V. Cent ans.. Les rois d'Angleterre possédaient des fiefs en France ; ils étaient donc vassaux des rois de France. Il en résulta une rivalité, qui aboutit à la guerre de Cent ans (1337-H53). La lutte éclata à l'occasion de l'avènement de Philippe VI de Valois (1328-13501, qui écarta Edouard III du trône de France, lorsque s'éteignit la race des Capétiens direct.s.

En 131-6, Edouard III, après alliance avec les Communes tlamandcs, écrasa à Crécy 1 armée française et s empara de Calais. A sa mort (1330). Philippe VI laissa la France épuisée ; cependant, le domaine royal s'accrut, sous ce règne, du Dauphiné et de la baronnie de Montpellier.

Sous Jean le Bon (1350-1364), la France fut attaquée de nouveau par l’Angleterre, et vaincue à Maupertuis. près de Poitiers (1356). Jean, fait prisonnier, fut conJuit à Londres.

Pendant sa captivité, Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, s'insurgea contre le dauphin Charles, lui opposa le roi de Navarre, Charles le Mauvais, et fit massacrer les maréchaux de Normandie et de Champagne. Mais les bourgeois de Paris ne voulurent pas recevoir le roi de Navarre, allié des Anglais, et Mai’cel périt assassiné. — La révolte des Jacques contre la noblesse, coïncidant avec la révolte de Marcel, fut sévèrement réprimée.

Jean le Bon recouvra la liberté par le traité de Brétigny (1360) ; le roi d’Angleterre renonçait à ses prétentions sur la couronne de France, moyennant une forte rançon, mais il gardait l'Aquitaine, le Poitou. l'Aunis, la Saintonge et la ville de Calais.

Jean le Bon avait laissé à Londres un de ses fils en otage. Celui-ci ayant pris la fuite, Jean revint se constituer prisonnier en Angleterre, où il mourut en 1364.

Le dauphin Charles devint roi sous le nom de Charles V (1364 1380 . La France était démembrée par le traité de Brétigny. accablée par une dette énorme, déchirée par les factions, ravagée par les Grandes Compagnies. Charles V, roi prudent et habile, fut servi par un vaillant capitaine, Du Guesclin.

Du Guesclin ruina les espérances de Charles de Navarre par la victoire de Cocherel, et délivra la France des Grandes Compagnies en les conduisant faire la guerre en Espagne, Profitant du mécontentement soulevé par la tyrannie des Anglais dans les provinces qu’ils occupaient. Du Guesclin les attaqua. Ses succès furent si décisifs, qu’en 1378 les Anglais ne possédaient plus que Calais, Bordeaux et Bayonne.

La succession du duc de Bretagne, Jean III (mort en 1341), fut disputée entre ; 1“ Charles de Blois, marié à Jeanne de Penthièvre, nièce du défunt ; 2o Jean de Montforl, frère cadet de Jean III. Charles fut soutenu par les Fi-ançais, Jean par les Anglais. Après des alternatives de succès et de revers, la guerre de la succession de Bretagne se termina, en 1365, par le traité de Guérande, au profit de la maison de Montfort.

Charles V fortifia le pouvoir royal, s’entoui’a de conseillers sages et prudents, fixa à 13 ans la majorité des rois, et décida que les apanages seraient constitués en argent. Il favorisa les travaux de l'intelligence et fonda au I.ouvre une bibliothèque.

Charles VI (1380-1422'. arrivé à sa majorité, congédia ses oncles, qui étaient de mauvais conseillers. Malheureusement il devint subitement fou (1392) ; ses oncles revinrent au pouvoir, la France fut désolée par la rivalité des Armagnacs et des Bourguignons. Les Anglais, à la faveur de la guerre civile, remportèrent la victoii’e d'Azincoui’t (1415). et, en vertu du traité de Troyes (1420), un roi d'Angleterre fut proclamé roi de France à la mort de Charles VI.

Charles VII (1422-1461), exclu du trône par le traité de Troyes, ne possédait que quelques villes au bord de la Loire, et la France allait devenir anglaise lorsque apparut Jeanne d’Ai'o. Jeanne délivra Orléans (1429), conduisit Charles VII à Reims pour le faire sacrer roi de France, ne put s'emparer de Paris, et, prise à Compiègne par les Bourguignons, fut livrée aux Anglais, qui la brûlèrent vive à Rouen (1431).

La mort de Jeanne d’Arc ne ralentit pas l'élan que Théroîne avait donné à la défense nationale ; un sentiment nouveau, le patriotisme, naquit dans les cœurs, et en 1453 les Anglais ne possédaient plus que Calais. — Quand Charles VII eut conquis son royaume, il comprit qu'il avait le devoir de le rendre fort, et il dota la France d'une armée permanente.

'l'einps modernes. Guerres d'Italie. Louis XI gouverna despotiquement, et se montra sans scrupules sur le choix des moyens, mais son œuvre fut féconde. Il porta aux grandes maisons féodales un coup dont elles ne se relevèrent plus, et, dans sa lutte contre la haute noblesse, il prit son point d’appui dans la bourgeoisie.

Dès son avènement, les nobles, mécontents, formèrent la ligue du Bien public, et trois ans après la bataille de Montlhéry (1465) il dut faire la paix, à Péronne, avec Charles le Téméraire, marclier même contre ses alliés secrets les Liégeois, qui s'étaient révoltés contre le duc de Bourgogne.

En 1472. le duc de Berry, frère du roi de France, mourut empoisonné. Charles le Téméraire prit prétexte de cette mort tragique, pour déclarer la guerre à Louis XI qu’il accusa de n'y être pas demeuré étranger. Il se jeta sur la Picardie, mais échoua devant Beauvais, et Louis XI détacha de lui le roi d’Angleterre (traité de Picquigny, 1476).

Cliarles le Téméraire s’éloigna, et entreprit la conquête de la Suisse. Vaincu à Granson et à Moral (1476), il périt sous les murs de Nancy. Débarrassé de ce redoutable adversaire, Louis XI écrasa impitoyablement ses derniers adversaires. U anne.xa la Bourgogne, l’Artois, la Franche-Comté, la Provence, l’Anjou, le Maine.

Avec Louis XI finit le moyen âge. et commencent les temps modernes. L'ère des guerres privées est close, et les rois, de plus en plus puissants dans leurs royaumes, n’auront plus à lutter contre les grands vassaux ; ils se disputeront la domination de l'Europe.

La fin du moyen âge fut hâtée aussi par plusieurs découvertes d'une extrême importance ; 1“ l’emploi

des armes à feu changea les conditions de la guerre ; 2o l’imprimerie, inventée par Gutenberg 1436), favorisa la propagation des connaissances en permettant l’impression des livres à un nombre infini d’exemplaires ; 3o la découverte de l’Amérique donna une vive impulsion au commerce maritime.

C’est la bourgeoisie surtout, qui profita de ces trois grandes découvertes. Comme les seigneurs dédaignaient le commerce, la bourgeoisie s’enrichit de Tœuvre de Colomb ; comme ils dédaignaient l'instruction, la découverte de l’imprimerie profita principalement à la classe moyenne; enfin, l’emploi des armes à feu porta un coup mortel à la chevalerie.

Charles VIII (1483-1498) régna d’abord sous la tutelle d’Anne de Beaujeu, qui triompha d'une révolte des grands (Guerre folle, bataille de Saint- Aubin-du-Coriuier, 1488). Il épousa Anne de Bretagne, héi'itière du riche duché de ce nom, et commença les guerres d’Italie. Il conquit le royaume de Naples, sur lequel il prétendait avoir hérité les droits de Charles d’Anjou, frère de saint Louis. Mais un ligue se forma contre lui. Vainqueur à Fornoue (1495), il put regagner la France, où il mourut trois ans après, sans laisser d'enfants.

Louis XII, cousin de Charles VIII et duc d'Orléans, mérita le surnom de Pire du peuple (1498- 1515) par la douceur de son administration. Il épousa la veuve du dernier roi, et rattacha ainsi la Bretagne à la couronne. Belliqueux comme Charles VIII, ü envoya ses armées au delà des Alpes, conquit le duché de Milan en trois semaines, puis il s’entendit avec le roi d’Espagne, Ferdinand le Catholique, pour s'emparer du royaume de Naples ; mais les Alliés ne purent tomber d’accord sur le partage de leur conquêtes et se déclarèrent la guerre. Vaincus par les Espagnols à Seminara et Cérignoles (1503), les Français durent signer les traités de Blois (1505), que les états généraux ne voulurent pas approuver.

Louis XÎI commit une faute en concluant la Ligue de Cambrai contre les Vénitiens (1508), car il fut bientôt abandonné de ses alliés, qui formèrent contre lui la Sainte-Ligue ; et, malgré la victoire de Ravenne, où périt Gaston de Foix (1512), l’Ilalie fut perdue pour nous après la bataille de Novare.

Héritier des prétentions de son cousin germain Louis XII sur le Milanais, François Dr (1515-1647) descendit en Italie et gagna la sanglante bataille de Marignan (1515) sur les Suisses au service du duc de Milan. A la suite de cette victoire, il fut l’un des princes les plus puissants de l’Europe.

L’empereur d’Allemagne étant mort, sa couronne fut revendiquée à la fois par François Dr, et par Cbarles-Quint roi d'Espagne. Ce dernier l’ayant emporté, alors commença entre la France et l’Autriche une longue rivalité.

Elle fut signalée d’abord par la perte du Milanais et par la bataille de Pavie, où le roi de France fut fait prisonnier. François pr n’ayant pas voulu se soumettre à la paix de Madrid, la guerre recommença jusqu’au jour où les deux monarques épuisés durent signer la paix de Cambrai (1329), suivie, après de nouvelles hostilités, de la paix de Crespy (1544'.

François l'u' mourut en 1547, à Rambouillet. Il avait gouverné despotiquement son royaume.

Sous Henri II, les Français s’emparèrent des Trois-Evèchés, obligèrent Charles-Quint à lever le siège de Metz, et reprirent Calais à l’Angleterre. La paix de Catcan-Cambrésis mit fin aux guerres d’Italie ; la France conservait Calais, Metz, Toul et Verdun, mais renonçait à ses prétentions au delà des Alpes (1559;.

Les règnes de François pr et de, Henr II furent signalés par une Renaissance artistique et littéraire : pendant les guerres d’Italie, les Français subirent l’influence de l’art et de la littérature des Italiens, et, d’autre part, sous l’influence de la Flandre, la France avait eu des artistes remarquables à Tours et à Dijon. Il y avait eu une Renaissance flamande et une Renaissance italienne ; il y eut aussi une Renaissance française, qui eut son originalité propre. V. Renaissance.

Les guetres de religion. La Réforme fut une révolution à la fois religieuse et politique ; elle eut pour résultat de faire reconnaitre par les souverains le principe de la liberté de conscience. Elle est inséparable de la Renaissance ; elle ne s’expliquerait pas, elle n’aurait pas abouti si la Renaissance, l’imprimerie et l’humanisme n’avaient habitué les esprits à la discussion et propagé les connaissances.

La Réforme, dont Luther donna le signal, fut prêchée en France, par Calvin ; elle provoqua, entre catholiques et protestants, une longue série de guerres, connues Sous le nom de guerres de religion.

Déjà, sous François pr et sous Henri II, des persécutions avaient été dirigées contre les noncatholiques : extermination des vaudois, supplices d’Etienne Dolet, d’Anne du Bourg. Sous François II (1559-1560). la lutte ouverte éclata entre les catholiques et les protestants ; les premiers s’appuyèrent sur l'Espagne, les seconds sur l’.lngleterre. La lutte fut envenimée par la rivalité des Bourbons et des Guises, qui se disputaient le pouvoir.

François II avait épousé Marie Stuart, nièce de François de Guise et du cardinal de Lorraine. Ceux-ci, soutenus par la reine mère, Catherine de Médicis, e.xercèrent une puissante influence sur l’esprit du jeune roi. Ils l’emportèrent d’abord sur les protestants, dont beaucoup furent mis à mort, après la conjuration d’Amboise (1560).

Sous Charles IX (1560 1374), les efforts de L’Hospital pour réconcilier les protestants et les catholiques ne furent pas secondés par Catherine de Médicis. Le colloque de Poissy n’aboutit pas, et le massacre des protestants de ’Wassy, par les gens du duc de Guise, fit éclater les hostilités (1562).

Les guerres de religion ensanglantèrent la France durant les règnes de Charles IX (1560-1574), de Henri III (1374-1589), et le commencement du règne de Henri IV (1389-1610). V. religion [i/uerres dei.

Henri III, mort assassiné, eut pour successeur Henri IV ; mais ce ne fut qu'après cinq ans de lutte que ce dernier put entrer dans sa capitale, et proclama l’édit de Nantes (1598), qui mit fin aux guerres de religion.

— Les Capétiens- Bourbons. La France racifiée fut régénérée par Henri IV et par son ministre Sully. Le commerce, l'industrie, l’agriculture furent encouragés, les finances rétablies, et Henri IV se disposait à attaquer la maison d’Autriche, quand il fut assassiné par Ravaillac.

La monarchie absolue. Louis XIII 1610-1643 .fils de Henri IV et de Marie de Médicis, n’avait que neuf ans lors de l’assassinat de son père. Régente du royaume, Marie de Médicis, abandonnant là politique du roi défunt, maria son fils à l'infante d’Espagne Anne d Autriche. Elle confia le potivoir à l’ilalien Concini, qui fit une fortune scandaleuse, et les grands, relevant la tète, dilapidèrent les économies amassées par Sully.

Louis XIII, déclaré majeur, di.-gracia Concini, mais donna toute sa confiance à Albert de Luynes, qui n'avait d’autre talent que celui de dresser des oiseaux de proie. Les protestants se soulevèrent, comme les nobles. La situation de la royauté était fort embarrassée, lorsque le cardinal de Richelieu, protégé de la reine mère, devint ministre de Louis XIII (1624).

Richelieu consacra toutes les forces de son génie ; 1“ à fortifier le pouvoir royal en abaissant les grands et en enlevant aux protestants tout reste de pouvoir poliiique : à abaisser la maison d’Autriche pour établir I hégémonie de la France en Europe. Il continua donc la politique de Henri IV et prépara celle de Louis XIV.

Les grands seigneurs intriguaient sans cesse contre l’autorité royale. Richelieu punit sans pitié les conspirateurs, ainsi que les duellistes.

L’édit de Nantes avait garanti aux protestants la liberté de conscience ; mais les protestants voulurent avoir en outre une certaine indépendance politique. Richelieu assiéga et prit La Rochelle, dernier boulevard du protestantisme ; il laissa aux vaincus la liberté de conscience, mais leur influence politique fut à jamais ruinée (1628).

Pour abaisser la maison d’Autriche, Richelieu in tervint secrètement d’abord (subsides aux princes protestants d’Allemagne et au roi de Suède Gustave- Adolphe), puis directement, dans la guerre de Trente ans. Les armées françaises prirent l’Artois, la Picardie, l’Alsace, le Roussillon ; mais Richelieu mourut avant d’avoir pu assister au triomphe final de sa politique (1642). Louis XIII le suivit peu après dans la tombe.

Louis XIV ( 1643-1715 ) succéda à son père Louis XIII, sous la régence d'Anne d’Autriche, qui continua la guerre contre la maison d'Autriche. Condé battit les Espagnols à Rocroi (1643), à Fribourg (1644), à Nordlingen (1645) ; puis, trois ans après, il acheva de les écraser dans la plaine de Lens. Toutes ces victoires amenèrent la paix de Westphalie (1648), par laquelle l’empereur d'Allemagne nous cédait définitivement les Trois-Evêchés et l’Alsace, moins Strasbourg. L’Espagne refusa de traiter, et resta en guerre avec la France.

Pendant que nos armées se couvraient de gloire, des troubles civils éclataient à Paris. Le Trésor étant épuisé, Mazarin voulut lever de nouveaux impôts, mais le Parlement refusa d’enregistrer les édits. Mazarin ayant fait arrêter trois conseillers, Paris se souleva, et le Parlement eut gain de cause sur la Cour (paix deRucil. 1649).

A la Fronde parlementaire succéda la Fronde des princes, à la tète desquels fut Condé, brouillé avec la Cour, et qui passa aux Espagnols. Mazarin, qui avait dû s'exiler à Cologne, rentra tout-puissant à Paris. Grâce à la victoire remportée par Turenne aux Dunes, près de Dunkerque, sur Condé et les E s P a g n o'I s (1638), il obligea l'Espagne à signer la paix des Pyrénées (1659). La France obtenait l’Artois et le Roussillon, et Louis XIV épousait l’infante Marie-Thérèse. Condé rentra en grâce.

A la mort de Mazarin (1661), Louis XIV annonça sa volonté de gouverner désormais par lui-même, sans premier ministre. Il commença par briser la puissance du surintendant Foucquet, et prit réellement les rênes du pouvoir. Il fut secondé par des administrateurs comme Colbert et Loiivois, des diplomates comme Hugues de Lionne, des généraux comme Condé, Turenne, Luxembourg, Villars ; des marins comme Duquesne, Duguay-Trouin, Jean Bart, Tourville ; des ingénieurs militaires comme Vauban, des magistrats comme Lamoignon et d’Aguesseau.

Louis XIV, absolu en tout, tendit .sans mesure les ressorts de la monarchie ; à l’intérieur, il fit tout plier sous sa volonté ; à l’extérieur, il voulut rompre, à son profit, l’équilibre de l’Europe, et il fut entraîné dans des guerres qui épuisèrent la France.

Guerre de dévolution ou guerre de Flandre (1667- 1668)'. Quand Philippe IV d’Espagne mourut, Louis XIV réclama le Brabant au nom de sa femme Marie-Thérèse. Ses prétentions n’ayant pas été admises sur-le-champ, il envahit la Flandre à la tête de son armée, que commandait Turenne (1667). L’année suivante, Condé fit en quinze jours la conquête de la Franche-Comté. Craignant une coalition européenne, Louis XIV consentit à signer le traité d’Aixla-Chapelle, qui nous donna presque toutes les villes conquises en Flandre (1668).

Guerre de Hollande (1672-1678). La Hollande s’était prononcée contre la France pendant la guerre de Flandre. Louis XIV lui déclara la guerre, et. malgré la coalition de la Hollande avec l’Angleterre. l’Espagne, l’Empereur, il imposa à ses ennemis la paix de Nimègue, qui nous donna la Franche-Comté ( 1678 .

Guerre de la ligue d'Augsbourg (1686-1697). Après le traité de Nimègue, Louis XI’V abusa de sa toutepuissance : il révoqua Tédit de Nantes (1685), et il annexa des territoires en pleine paix. Le roi d’An-

leterre, Guillaume III, forma contre lui la ligue

’Aiigs bourg '1686), et bientôt éclata une guerre signalée par les victoires de Fleurus, de Steinkerque, de Nerwinde, et par l’échec de La Hoguc. La paix fut signée à Ryswick (1697).

Guerre de succession d' Espagne (1701-1713 . Le roi d’Espagne, Charles II, n’avait pas d enfant. Il dé-

Armoiries de la maison de France avant 1789.

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sigTîa pour lui succéder Philippe d Anjou, petit-fils de I-ouis XIV, à la condition toutel'ois que les couronnes de h’rance et d'Espagne ne seraient jamais réunies sur la même tète. Louis XIV accepta ces conditions, mais l’Europe sut qu'il ne s’y eont'orinerait pas, et lui déclara la guerre (1701).

Les généraux ennemis, Marlborough et le prince Eugène, vainquirent Vendôme à Oudonarde et \illars à Malplaquet. Les rigueurs du terrible hiver de 1709 aggi-averent encore la misère publique. Louis XIV voulut traiter ; mais les alliés exigèrent qu'il détrônât lui-même son petit-fils. Les hostilités continuèrent. Cette l'ois, la fortune seconda nos armes : Vendôme et Philippe d’Anjou vainquirent les Impériaux à Villaviciosa (1710), Villars remporta la brillante victoire de Denain (Nord) (1712], et les traités d'Utrecht (Hollande) |1713] et de Ra.stadt (Allemagne) [1714] terminèrent cette guerre désastreuse.

Louis XIV mourut à 'Versailles en 1715, après être resté soixante-douze ans sur le trône. Aucun genre de gloire n'a manqué à son règne ; pourtant, il laissa la royauté ébranlée, et le royaume épuisé. Monarque absolu, considérant les rois comme comptobles de leurs actes devant Dieu seul, il ne souffrit aucune remontrance et réduisit la noblesse à un rôle d'apparat. Son absolutisme s’étendit même aux choses de la conscience, puisqu'il révoqua l'édit de Nantes (1685). La royauté n'eut plus de contrepoids : l’Etat se confondit avec la personne du monarque.

Louis XV (1716-1771-) régna d’abord sous la régence de son cousin, le duc Philippe d'Orléans, qui subit l’influence néfaste du cardinal Dubois et appuya les projets financiers de l’Ecossais John Law. En 1723, le roi fut déclaré majeur ; Philippe conserva le pouvoir avec Dubois comme premier ministre, mais tous deux moururent cette même année.

Le duc de Bourbon devint alors premier ministre. Au risque de rallumer la guerre avec l'Espagne, il renvoya à Madrid l’infante Marie-Anne, qui était élevée à Versailles et fiancée à Louis XV, pour faire épouser au jeune monarque Marie Leezinska, fille de l’ancien roi de Pologne Stanislas (1725).

Fleury fit bientôt chasser le duc, et prit le pouvoir (1726). II avait soixante-treize ans, et sa politique se ressentit de son âge. Cependant, il dut soutenir les prétentions au trône de Pologne de Stanislas, alors qiie l’Autriche et la Russie appuyaient Auguste III. La guerre de succession de Pologne se termina par la paix de Vienne (1738) : Stanislas renonça à ses prétentions et reçut la Lorraine, qui, à sa mort, fut annexée à la France.

L’empereur d'Allemagne, Charles VI, laissa à sa fille Marie-Thérèse une couronne qui fut disputée par plusieurs princes européens. Le roi de Prusse, Frédéric II, convoitait la Silésie : il l'eirvahit. Marie- Thérèse fut assez habile pour’ gagner l'Angleterre, la Hollande et même la Prusse satisfaite d'avoir occupé la Silésie ; la France, qui avait pris parti contre l'impératrice, se trouva aux prises avec une coalition formidable. Nos soldats furent chassés de la Bohême et des Pays-Bas autrichiens. Bientôt, Frédéric II craignit de voir Marie-Thérèse reconquérir la Silésie avec Tappui des Russes ; il se rapprocha de la France, et envahit la Bohême. Grâce à cette diversion, Maurice de Saxe gagna la bataille de Fontenoy (1745).

Sur mer. la guerre nous fut fatale. Aux Indes, Dupleix allait chasser les Anglais de la péninsule, quand fut signée la paix d’Aix-la-Chapelle (1748).

La guerre de la succession d'Autriche fut profitable à la domination maritime de l’Angleterre et favorisa les progrès de la Prusse.

L’Angleterre, jalouse du relèvement de notre marine, nous déclara une nouvelle guerre, qui dura sept ans ; elle eut la Prusse pour alliée, et la France soutint l'Autriche. Les Français, commandés par Soubise, furent battus à Rossbach par le roi de Prusse. Toutefois, ils remportèrent la victoire de Clostercamp, où se distingua le chevalier d'Assas.

Aux colonies, la France n'essuya que des désastres, malgré l’héroïsme de Montcalm au Canada et de Lally-ToUendal aux Indes. Le traité de Paris (1763), qui termina la guerre de Sept ans, acheva la ruine de nos colonies et assura définitivement à l'Angleterre l’empire des mers.

Choiseul, devenu ministre pendant cette guerre, avait négocié le Pacte de famille, pai- lequel les Bourbons de France, d'Espagne et de Naples s’engageaient à se soutenir mutuellement (1761). La paix conclue, il s’efforça de relever notre armée et notre marine. Il annexa la Corso, qu'il se fit céder par les Génois (1768).

Il négocia le mariage du fils du Dauphin (plus tard Louis XVI 1 avec Marie- Antoinette, fille de Marie-Thérèse, voulant ainsi consolider l'alliance autrichienne. Malheureusement, il fut disgracié sans raison, et après lui Maupeou, Terray et d'Aiguillon formèrent une sorte de triumvirat, qui ne sut ni empêcher le partage de la Pologne, ni éviter la banqueroute, ni punir les honteux spéculateurs du Pacte de famine

Les guei-res de Louis XIV avaient épuisé la France, et son absolutisme avait détaché le peuple de la royauté. Louis XV acheva de discréditer la couronne par ses fautes, sa vie scandaleuse et les revers des armées. Aussi les inégalités, les privilèges, les abus furent-ils attaqués par des philosophes, dont les plus célèbres sont Voltaire, Montesquieu, Rousseau, et par les encyclopédistes.

Louis XVI, arrivé au trône en 1774, avait des intentions droites, mais n'osa résister à la reine ni aux privilégiés, et il congédia Turgot Necker et .Malesherbes. Pourtant, en vue d'amoindrir la puissance coloniale de l'Angleterre, et pour faire quelques concessions aux idées libérales, il soutint les colons américains contre leur mère patrie. L’Angleterre vaincue dut reconnaître l'indépendance des Etats-Unis, et, par le traité de Versailles, la France reprit un certain nombre de colo'nies qu’elle avait perdues pendant la guerre de Sept ans (1783).

Ni Galonné ni Brienne ne purent décider les privilégiés à renoncer à leurs privilèges. Le déficit augmenta, et pour le combler Louis XVI, après avoir rappelé Necker, convoqua les états généraux.

Comme la noblesse et le clergé auraient pu s opposer aux réformes, Necker fit décider que les députés du tiei-s état seraient aussi nombreux que les députés des deux autres ordres réunis.

La Révolution. I.' Assemblée nationale constituante.

Les états généraux se réunirent à Versailles le 5 mai 1789. Le tiers état demandait le vote par tète ; la ■>ipblcsse et le clergé, le vote par ordre. La Cour ayant soutenu les privilégiés, le tiers état prêta, au

Jeu de Païuiie. le serment de ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France (2ü juin). De là le nom d'Asscmblée nationale constituante, pris par les états ffénéraux.

Le renvoi de Necker et l'hostilité de la Cour furent le signal d'une insurrection, qui aboutit à la prise de la Ha.stille (14 juillet). Le peuple s organisa en garde nationale, avec La Fayette pour commandant; Bailly devint maire de Paris, et Louis XVI dut arborer la cocarde tricolore. L’agitation gagnait la province ; pour la faire cesser, la noblesse renonça à ses privilèges dans la nuit mémorable du 4 août J789.

Après les journées des B et 6 octobre, le roi et l’Assemblée vinrent à Paris. Le jour de la Fête de la Fédération ^14 juillet 1790), Louis XVI prêta serment à la Constitution : mais, circonvenu par Marie- Antoinette, il essaya de passer à l’étranger ; il fut arreté à Varennes et ramené à Paris. 11 accepta encore une fois la Constitution, et la Constituante ût place à l’Assemblée législative.

L’Assemblée constituante consigna ses principes dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Elle proclama l’admissibilité de tous aux emplois, l’égalité des Français devant la loi, la liberté du travail, des croyances et ' des opinions, et remplaça la division de la France en provinces par une nouvelle division en départements.

L*Assemblée IcgULative, Lorsque se réunit la Législative, la situation était grave ; Marie-Antoinette et les émigrés conspiraient avec l’éti'anger pour rétablir la royauté absolue, et la France était menacée d'une invasion étrangère. La Législative prit les devants : la guerre fut déclarée à l’Autriche et à la Prusse : elle nous fut d’abord défavorable, et nos revers entraînèrent la chute de la royauté (journées du 20 juin et du 20 août 1792).

L’intervention armée de l’étranger fit passer le pouvoir aux républicains avancés, car la Gironde, qui avait conseillé la guerre, s’était trouvée atteinte par le début malheureux des opérations militaires. La patrie fut déclarée en danger, les volontaires vinrent en foule remplir les cadres presque vides de l’ancienne armée, et, le jour même où se réunissait la Convention, la victoire de Valmy (22 sept, 1792) délivrait la France de l’invasion prussienne.

La Convention. La Convention, qui remplaçait la Législative, proclama la République et vota la mort de Louis XVI. L’exécution du roi creusa un abîme entre la France et les monarchies européennes. La Convention se trouva bientôt aux prises ‘avec une coalition* dirigée par rAngleterre.

A la guerre étrangère et aux insurrections royalistes (Lyon, Vendée, Bretagne), la Convention répondit par la création du comité de Salut public et du Tribunal révolutionnaire.. Après la mort des girondins commença le régime violent de la Terl'eur, qui dura jusqu’au 9-Thermidor (27 juillet 1794), date de la chute de Robespierre.

La Convention vint à bout de ses ennemis intérieurs et extérieurs. Carnot dirigea le mouvement des armées, qui furent commandées par Hoche, Marceau, Jourdan. Les victoires de Hondschoote, de Wattignies, de Fleurus amenèrent la dissolution de la coalition, et la paix de Bâle marqua le premier triomphe diplomatique de la Révolution (1795).

Les violences que Ton reproche à la Convention ne doivent pas faire oublier qu’elle s’est honorée par des institutions utiles, et qu’elle a, par son énergie, délivré la France de l’invasion. Elle a organisé l’enseignement public, décrété l’unité des poids et mesures, aboli l’esclavage dans les colonies.

Le Directoire. La Convention fit place à un Directoire de cinq membres, assisté de deux assemblées législatives : le conseil des Cinq-Cents et le conseil des Anciens. Les traités de Bâle n’avaient pas rétabli la paix générale : la France avait encore à combattre l'Autriche et l’Angleterre. Bonaparte, passant en Italie, isola d’abord les Autrichiens des Sai des leurs alliés. Il vainquit ensuite les Autrichiens à Lodi, â Arcole, à Rivoli, etc., et leur imposa la paix de Campo-Formio (1797).

L’Angleterre, seule, continuant à nous tenir tête, Bonaparte résolut de la frapper en Egypte. clef du com« merce des Indes. IlpartitdeToulonàlaLêted’unearmée excellente, avecTtléber et Desaix pour lieutenants.

Débarqué â Alexandrie, Bonaparte entra au Caire après la bataille des Pyramides ; mais la défaite de la flotte française à Aboukir l’obligea à se jeter un moment sur la Syrie. A son retour, il vainquit précisément à Aboukir les Turcs et les Anglais (1799),

L’Angleterre prit alors l'initiative d’une coalition contre la France, qui se trouva menacée d’une in- - vasion étrangère. Bonaparte revint à Paris, et, profitant des embarras du Directoire, fit le coup d’Etat du 18-Brumaire (9 nov. 1799).

Le Comiilat. Sous le Consulat, la France imposa la paix de Lunéville (1801) à l’Autriche, vaincue à Hohenlmden par Moreau et à Marengo par Bonaparte. L’année suivante, le Premier Consul signa la paix d’Amiens avec l’Angleterre il802).

Du Consulat datent la Constitution de Tan "VIII, l’organisation administrative et judiciaire, le Concordat, le Code civil, la Banque de France, la Légion d'honneur,

Après la paix d’Amiens, la France était en paix avec toute l'Europe. Fort de sa gloire militaire, Bonaparte se fit déférer le Consulat à vie, avec la faculté de désigner son successeur (1802) ; c’était un acheminement vers J’Empire, qui fut proclamé le 18 mai 1804.

Premier Empire. Aussitôt après la proclamation de l’Empire, l’Angleterre forma avec l’Autriche et la Russie une troisième coalition (1805). Napoléon, ab^donnant son projet de descendre en Angleterre, quitta le camp de Boulogne, écrasa à Austerlitz les empereurs d’Autriche et de Russie, et imposa à l’Autriche la paix de Presbourg (1805). Sur mer, la flotte française avait subi le désastre de Trafalgar au début de la campagne.

Rompant la neutralité qu'elle gardait depuis 1795, la Prusse se joignit à l’Angleterre et à la Russie. Napoléon la vainquit à léna, à Auerstædt (1806), et, de Berlin, décréta le blocus continental. Accourant alors sur la Vistule, il écrasa les Russes à Eylau et à Friedland .1807) ; après quoi il se rapprocha du tsar, à l’entrevue de Tilsit iHOl).

Napoléon ayant placé son frère Joseph sur le trône d Espagne, tout le pays s'insurgea, et, pendant cinq années consécutives, la Péninsule dévora ses meilleures troupes. Le général Dupont dut capituler à Baylen, et Saragosse ne se rendità Lamies qu'après un siège héroïque ^1809}.

L’intrépide résistance des Espagnols produisit ea Europe une profonde impression : l'Angleterre en profita pour entraîner de nouveau l'Autriche. Napoléon entra à Vienne, gagna les batailles d'Esslinget de Wagram et.imposa la paix’de Vienne, qui marque l'apogée de la puissance impériale (1809).

A ce moment, en effet, Napoléon pr est vraiment le maître de l’Europe; il a cinquante millions de su¬

jets : ses Etats comptent cent trente départements et s’étendent du Tibre à l'Elbe ; son autorité est obéie clans les royaumes de Naples, d’Espagne, de Wurtemberg, de Bavière, de Westphalie,

où l'ègnent ses parents Armoiries de la France, sous le ou ses protégés. Il n'a premier et le second Empire, qu’une ennemie : l’Angleterre ; le pape est soii prisonnier. La centralisation administrative est complétée et étendue, les grands corps de l'Etat perdent toute indépendance. Enfin, il répudie Joséphine de Beauharaais, pour épouser Marie-Louise, fille de l’empereur d'Autriche (1810).

Mais l’ambition de Napoléon finit par le perdre et perdit la France avec lui. Prévoyant la rupture de l’alliance franco-russe, l’empereur déclara la guerre au tsar Alexandre 1er. Après la victoire de Borodino, sur les bords de la Moskova (1812), il s'établit à Moscou ; mais cette ville fut inciendiée par le gouverneur, et la Grande Armée dut, à l’approche de l’hiver, opérer une retraite désastreuse, dont l'épisode le plus douloureux est le passage de la Bérézina. — Dans le même temps, les troupes françaises épuisées devaient évacuer l’Espagne (1813).

Les désastres des armées françaises en Russie et en Espagne furent le signal d'une coalition générale. Napoléon, vainqueur à Lulzen, à Bautzen et à Dresde, perdit la bataille de Leipzig (1813), et la France fut envahie (1814).

Dans cette crise formidable, Napoléon déploya un génie extraordinaire. A Champaubert, à Montmirail, à Montereau, il frappa des coups décisifs ; mais Paris dut capituler, et Napoléon, obligé d’abdiquer par le traité de Fontainebleau (1814), s’embarqua pour File d’Elbe.

Les Bourbons montèrent sur le trône avec Louis XVIII, qui octroya aux Françaisla Charte de 1814. La France avait besoin de repos, mais la première Restauration dura peu. L’entourage du roi rendit le nouveau régime si impopulaire que Napoléon revint en France, pendant que Louis XVIII se réfugiait à Gand. L'Empire rétabli dui*a cent jours (du 20 mars au 28 juin 1815).

Les Alliés refusèrent de négocier avec Napoléon, et, vaincu à Waterloo, l’Empereur dut abdiquerpour la seconde fois (1815;. Il mourut en 1821, à Sainte-Hélène, prisonnier des Anglais.

Période contemporaine. Restauration. Dès le début de la Restauration, les royalistes se livrèrent à des excès connus sous le nom de Terreur blanche, etlapremièreChambre des députés élue après le second retour de Louis XVIII mérita le surnom ironique de Chambre introuvable.

Louis XVIII luimême, effrayé de son zèle ultra-royaliste, en prononça Ta dissolution (1816) ; il appela au pouvoir des hommes modérés, comme le duc de Richelieu et D ecaze s.

Mais les ultras revinrent en majorité après les élections de 1821, et le comte de Villèle, appelé au ministère, subit l’influence du comte d’Aj'tois.

Pendant les six ans que dura son règne, CharlesX personnifia sur le trône les idées les plus excessives de l'ancien régime. Après les élections de 1827, il dut appeler au pouvoir un libéral, de Martignac, mais, deux ans plus tard, la constitution du cabinet de Polignac parut un défi à l’opinion publique, et la révolution de 1830 mit sur le erône Louis- Philippe d'Orléans.

B O urbons-Oi'~ léans OMmonarchie de La monar¬

chie de Juillet, qui dut se d é fe n d r e contre les légitimistes, contre les républicains et contre Louis-Napoiéon Bonaparte, eut pour principaux ministres Casimir Périer, Guizot et Thiers. Guizot avait la majorité dans les Chambres, mais non dans le pays, à qui il refusa, d’accord avec le roi, l'extension du droit de suffi’age.

Son obstination sur ce point détermina la révolution de 1848 et la proclamation de la République.

La conquête de l’Algérie, commencée sous Charles X par la prise d’Alger J 830’, fut achevée en grande paftie sous Louis-Philippe, après la reddition de l’émir Abd el Kadcr (1847;.

Armoiries de la France, sous la Restauration.

Ai'moiries de la France, sous Louis-Philippe.

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