‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 883 sur 1225 · FR · texte numérisé non relu

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Si'conde Ri'irnhlique. Apres la chute de Louis- Philippe et la proclainatioa de la République, un gouvcnieineiit provisoire se constitua, décréta le suft'rage universel et convoq\ia une Assemblée constituante. Mécontents des idées modérées qui dominaient dans cette assemblée, les ouvriers se soulevèrent (juin 18t8). Le prince Louis-Napoléon, élu président de la République, ne larda pas à entrer en conflit avec l'Assemblée législative, qui ne comprenait guère que deux cents républicains.

Second Empire. Le Président tenta avec succès, le 2 décembre 1851, un coup d'Etat contre la République. 11 réprima la résistance de ceux qui s'insurgèrent au nom du droit violé, et le 2 décembre 1852 vit l'Empire héréditaire rétabli.

La politique intérieure du second Empire se divise en deux périodes. Pendant la première, qui s'étend jusqu'en 1860. les libertés publiques sont suspendues. Pendant la seconde, que l'on désigne sous le nom d'Empire libéral, certaines garanties légales sont accordées au pays.

En faisant des concessions à l’opinion publique, Napoléon 111 espérait enrayer les progrès de l’opposition, et atténuer le mécontentement croissant causé par les résultats de sa politique extérieure^ Napoléon, malgré sa parole fameuse : « L’Empire, c’est la paix », ne cessa, en effet, de faire la guerre.

La première guerre de Napoléon fut dirigée contre le tsar : l'empereur des Français s’entendit avec l'Angleterre pour défendre la Turquie attaquée par les Russes, et les alliés, maitres de Sébastopol, imposèrent à la Russie le traité de Paris (1856).

Fort de ces victoires. Napoléon voulut faire triompher en Europe le principe des nationalités, sacrifié par les traités de 1815 ; il ne réussit qu’à créer sur nos frontières deux ennemis : l’Italie et l’Allemagne. Et il arriva que l’Empire succomba précisément sous les coups de l’Etat prussien, dont il avait inconsciemment ou maladroitement favorisé les progrès.

I.a guerre d’Italie eut lieu en 1859. Napoléon III prit le parti du Piémont contre l’Autriche. La guerre fut marquée par les victoires de Montebello, de l'alestro, de Magenta et de Solferino, et l’Autriche céda la Lombardie à Napoléon qui la remit à ■Victor-Emmanuel. Le Piémont donna en retour à la France Nice et la Savoie.

En même temps. Napoléon intervenait en Syrie pour soutenir les chrétiens contre les musulmans, en Chine et en Annam pour protéger les missionnaires, au Mexique pour y placer sur le trône Maximilien. Ces guerres affaiblissaient ses armées.

Aussi, lorsque éclata la guerre franco-allemande de 1870, les troupes françaises, mal préparées, essuyèrent une succession de défaites, et l’empereur capitula à Sedan. La République fut proclamée à Paris (4 sept. 1870).

Rien n’arrêtait plus les les armées allemandes, et Paris fut investi. Le gouvernement de la Défense nationale improvisa sur la Loire des régiments, qui vainquirent les Prussiens à Coulmiers ; mais la capitulation de Metz permit à l’ennemi d’accourir avec des forces nouvelles. Malgré plusieurs sorties et des souffrances sans nombre, Paris dut capituler. La paix de Francfort coûta à la France cinq milliards, l’Alsace, et une partie de la Lorraine (1871).

Troisième République. L’Assemblée nationale, réunie à Bordeaux pour se prononcer sur la question do la paix ou de la guerre, proclama la déchéance de Napoléon, et confia à Thiers le pouvoir exécutif.

Thiers chargea le maréchal de Mac-Mahon de réprimer la Commune. Il fut remplacé en 1873 par le maréchal de Mac-Mahon, et l’Assemblée vota en 1875 une Constitution républicaine. Les élections del876 ayant été défavorables aux monarchistes, le maréchal forma un cabinet républicain; il le congédia brusquement le 16 mai 1877, mais les élections furent de nouveau favorables aux républicains, dont Gambetta fut le chef le plus cé- Armoiries de la France, sous la lèbre, et le maréchal troisième République, se retira (1879). Il eut

pour successeurs ; Jules Grévy, de 1879 à 1887 ; Sadi Carnot, de 1887 àl89i; Casimir-Perier, du27 juin 1894 au 15 janvier 1895; Félix Faure, du 17 janvier 1895 au 16 février 1899 ; Emile Loubet, élu le 18 férvier 1899; Armand Fallières, élu le 18 février 1906 ; Raymond Poincaré, élu le 18 février 1913; Paul Deschanel, élu le 18 février 1920 ; Alexandre Millerand, élu le 23 septembre 1920.

Depuis 1871, la troisième République, régie par la Constitution de 1875, s'est efforcée de reconstituer les forces vives du pays, de lui donner une armée et une marine assez fortes pour que son alliance pacifique et son amitié fussent recherchées en Europe (alliance russe), d'agrandir son domaine colonial en Algérie, en Tunisie, au Maroc, en Afrique occidentale, au Congo, à Madagascar, en Indochine ; de garantir l'instruction obligatoire, qui, seule, forme des citoyens dignes de ce nom ; d'assurer enfin aux classes laborieuses le bénéfice des principes de stricte solidai’ité humaine, qui sont le legs le plus précieux de la Révolution. (V. Répudlique.)

Ixi France travaillait à développer et à perfectionner cette œuvre de paix et de civilisation quand elle se vit, au début d'août 1914, brutalement attaquée par l'Allemagne, dont elle avait toujours pu, jusqu'alors, écarter les provocations (discours de Tanger, 1904; affaire de la Panther, 1911 ; etc.). Sortie victorieusement de la lutte, grâce au génie de scs généraux, à la vaillance de ses soldats, à la fermeté de sa population civile et au concours constant de ses Alliés, elle a travaillé depuis lors à panser ses jilaies et à réparer les maux de l'invasion allemande, tout en obligeant son ennemie vaincue à exécuter les conditions du traité de paix. En même temps, elle remplissait, soit en Syrie, soit dans la artic des colonies allemandes qui lui avait été attriuée, les obligations du mandat que lui a confié sur elles la Société des nations. Y. Grande Guerre.

V. — Littérature. Les plus anciennes œuvres en [ langue d'oïl furent composées par des clercs (Cuntilène de sainte Eulalie. Poème sur la Passion. Poème de saint Léger) [ix»et x» s.]. Ils ont un intérêt plus philologique que littéraire (v. français). Dès l’origine de la langue, on peut constater l’existence d'une poésie lyrique dont il ne nous est rien resté, et d'une poésie épique qui s'épanouit surtout sous t'harlemaguc.

Dans la brillante période qui va de 1Ü6Ü à 1270 se développe l’épopée nationale (v. chansons de geste), sincère et vivante dans les œuvres du début, dont le type est la Chanson de Roland (XG s.), mais où, dès la fin du XII® siècle, se manifeste la décadence du genre, peu à peu supplanté parles contes merveilleux venus d'Armorique et d'Angleterre, les romans de Bretagne et les romans arthuriens, et par un cycle inspiré de l’antiquité grecque, latine et même byzantine. Aux XII® et XIII® siècles apparaissent les fableaux, petits récits d’inspiration populaire et souvent triviale ; les isopels, recueils de fables ; du xii® au XIV® siècle, le Roman de Renarî, ouvrage satirique dont les personnages sont des animaux. Le nord de la France posséda une poésie lyrique originale ; mais, vers le milieu du xii® siècle, elle céda devant une imitation servile de la poésie artificielle des troubadours. La littérature didactique est représentée par des ouvrages d'historiographie en langue vulgaire, par des récits des croisades, tels que celui de ■Villehardouin, par des ouvrages religieux et ascétiques émanés des clercs.

La période qui s’étend de 1270 à 1453 (de la mort de saint Louis à la fin de la guerre de Cent ans) est marquée par la décadence des genres d'imagination et la prédominance des genres didactique et dramatique. La poésie narrative est toujours abondante ; mais la vie s’en retire, l’intérêt se porte sur les œuvres historiques en prose ; les Mémoires de Joinville, les Chroniques de Saint-Denis, et à la fin du xiv® siècle, les Chroniques de Froissart. Parmi les poètes lyriques, Rutebeuf, et, au xiv® siècle, Machaut, Charles d'Orléans, sont à citer. Dès le XIII® siècle, le goût des connaissances précises se répand de plus en plus ; on commence à écrire non plus en latin mais en français les traités de jurisprudence et de politique et les compilations scientifiques. Cette tendance se manifeste dans le Roman de la Rose, d’abord poème allégorique, avec Guillaume de Lorris, qui devient dans sa seconde partie, avec Jean de Meung, une sorte d'encyclopédie morale et scientifique. Le théâtre prend dans cette période un rapide accroissement. Dès la fin du XII® siècle, on représentait dans les églises de petites scènes, étroitement subordonnées à la liturgie, mais qui, en se développant, donnèrent naissance aux miracles et aux mystères. Les confréries dramatiques se multiplièrent. La verve comique s’épanchait dans les farces, soties et moralités.

La fin du xv® siècle et le commencement du xvi® siècle forment une époque de paix (de 1453 à 1515), pendant laquelle domine un esprit de fine raillerie et d'observation pénétrante, qui se répand dans les nouvelles d’Antoine et de La Salle, les poésies de François 'Villon, l’histoire de Cnmines.

Les guerres d’Italie révèlent aux esprits la beauté des lettres antiques, désormais profondément comprises, et interprétées avec art. C’est l’époque de la Renaissance. En même temps, la Réforme rêve de rétablir le christianisme primitif. Le poète Clément Marot marque la première étape de la Renaissance, qui trouve sa plus vigoureuse expression dans Rabelais. Calvin est le porte-parole de la Réforme.

Il était réservé à la Pléiade, à Ronsard et à Du Bellay de créer une poésie à la fois artistique et savante, et de donner aux modernes la possibilité d'égaler les Anciens. Desportes, Mathurin Régnier, Du Bartas, d'Aubigné relèvent plus ou moins de la Pléiade. Un prosateur de génie, Montaigne, est l'homme de la seconde partie de la Renaissance. La prose se fait éloquente et grave avec Du Vair, précise avec Olivier de Serres, riante et fleurie avec F’rançois de Sales.

Le XVII» siècle n’offre d'abord qu’une confusion extrême. On distingue simultanément un courant de libertinage, une renaissance religieuse, qui a d'illustres représentants , particulièrement à Port- Royal, une épuration du goût et des manières à Thôtel de Rambouillet, la recherche de la préciosité, les influences italienne et espagnole. Mais l'art classique s'organise peu à peu sur le double principe de l’observation morale et de la régularité formelle, d'abord avec l’aide de la philosophie cartésienne. La langue, épurée par Malhei'be, achève de se fixer par le travail de l'Académie et de Vaugelas.

Dans la poésie agonise l’inspiration lyrique. Malherbe est combattu par Théophile, suivi par Maynard et Racan. Le roman est pastoral avec d’Urfé, historique sans vérité avec La Calprenède et M>I® de Scudéi'y, réaliste chez Sorel, burlesque chez Scarron. Le théâtre s’organise et donne des chefs-d'œuvre. Mairet apporte la règle des trois unités. Corneille fonde la tragédie française, et place l'intérêt dramatique dans le conflit des caractères. La prose est réglée par Balzac, Descartes, et conduite à sa perfection par Pascal.

L’art classique acliève de s’organiser dans la période (1600-1715), qui commence en même temps que le gouvernement personnel de Louis XIV ; un petit groupe de grands écrivains ramène la littérature à la raison, à la vérité, dont ils trouvent la plus pure expression chez les anciens. La Fontaine se place bien au-dessus de tous les lyriques de son temps par sa poésie si riche et si souple. Boileau crée la véritable critique et formule les lois de l’art classique. Molière fonde une comédie de mœurs et de caractères d'un comique puissant, bien supérieur à ses successeurs : Regnard, Dancourt et Lesage. Dans la tragédie, après la tragédie romanesque de Quinault, Racine arrive par la peinture de l'amour à un pathétique touchant. Le roman devient psychologique avec Mœ« de La Fayette, en attendant que Lesage, à la fin du siècle, donne ses premières études de mœurs. Les moralisies : La Rochefoucauld, Pascal, La Bruyère, mettent à nu, dans leurs analyses pénétrantes, les ridicules, les faiblesses, les vices de l'humanité. L'éloquence religieuse s'épanouit avec Bossuet, plus poète et plus philosophe, Bourdaloue, plus moraliste, Fénelon, plus spontané, et encore avec Télégant Fléchier et l'harmonieux Massillon. La Correspondance de Mm® de Sévigné et les ' Mémoires de Saint-Simon prennent place parmi les chefs-d'œuvre du siècle.

La querelle des anciens et des modernes marque la fin du grand art classique. Un nouvel esprit menace à la fois la religion et l'imitation de l’antiquité.

Fontenello introduit la science dans la littérature. Bayle fait de son Dictionnaire un arsenal de raisons de douter.

Ce qui caractérise la littérature du xviii® siècle, c’est qu elle s’applique à TéUide de Thomme considéré surtout comme membre d’une communauté politique ; elle a im caractère actif et militant, mais dans les genres purement littéraires elle est inférieure au siècle précédent. La poésie n'y a qu'une place subalterne ; la prose, plus alerte, devient un instrument de propagande. Au théâtre. Voltaire achemine la tragédie vers le drame. Dans la comédie, Destouches et Gresset ne donnent que des œuvres assez froides. Mais Marivaux crée la comédie d’analyse sentimentale, et Beaumarchais une nouvelle forme de comédie, vive et spirituelle. La poésie lyrique ne produit que des œuvres secondaires, jusqu’à ce que A. Chénier vienne, à la fin du siècle, renouveler la poésie française en remontant aux sources antiques. La critique s’en prend à tout, et Voltaire, admirable écrivain, exerce une influence extraordinaire sur son siècle dans tous les oi’dres d’idées. Montesquieu est un historien et un théoricien politique. L'œuvre de Buffon est animée d’une sorte de naturalisme panthéistique. Diderot est le représentant le plus ardent de la philosophie matérialiste de ce temps ; d’Alembert l’aide dans l'élaboration de V Encyclopédie. J.-J. Rousseau s'oppose à son siècle: c’est un ami de la nature, qui renouvelle la sensibilité française ; il est continué par Bernardin de Saint- Pierre, et c'est de lui que procède le romantisme. La Révolution fait fleurir 1 éloquence politique avec Mirabeau, Vergniaud, Danton.

La première partie du xix® siècle est occupée, jusque vers 1850, par le romantisme, dont les initiateurs furent Chateaubriand, qui renouvela l’apologétique chrétienne, et M“® de Staël, qui exalta les littératures étrangères et la vie sentimentale. La nouvelle génération se distingue d’abord, et surtout dans le lyrisme, avec Lamartine, avec Victor Hugo, le chef de l'école, le rénovateur de la langue et de la versification, ’Çigny, Musset, Théophile Gautier. Au théâtre, Hugo, Vigny, Dumas père inaugurent le drame romantique. Le genre romanesque se développe dans tous les sens avec Ch. Nodier, G. Sand, Stendhal, Balzac, Mérimée, Dumas père. L’histoire prend un éclat jusqu’alors inconnu dans les œuvres d'Augustin Thierry, Michelet, Guizot, Thiers. La critique, est représentée par Sainte-Beuve.

Une seconde période, celle du naturalisme, est caractérisée par une réaction contre le lyrisme et par le goût exclusif du réel. A. Comte orée la philosophie positiviste. La critique devient prépondérante ; elle est essentiellement positive chez Taine et Renan, qui, avec Sainte-Beuve, sont ses plus illustres représentants. L’école de 1830 conserve des disciples comme Th. Gautier et Th. de Banville, qui sont des auteurs de transition ; mais, en général, la poésie se dégage du subjectivisme romantique. Leconte de Lisle affecte TimpassiMlité ; après lui, le Parnasse (Coppée, Sully Prudhomme, Heredia) se signale par son respect de la forme ; à cette école on peut rattacher Mm® Ackermann, C. Mendès, L. Dierx. La mysticité sensuelle de Baudelaire annonce longtemps à l'avance le symbolisme. Au théâtre, après une vaine tentative de restauration de la tragédie classique avec Ponsard, Augier et Dumas fils s'attachent à saisir la réalité contemporaine, tandis que Labiche exploite le pur comique vaudevillesque, Sardou la comédie des mœurs et la comédie historique, Meilhac et Halévy la fantaisie sentimentale et spirituelle. Le roman devient un instrument d’enquête pour Flaubert et son disciple Maupassant, pour les impressionnistes Concourt, pour Alph. Daudet, pour Em. Zola, chef et théoricien du naturalisme, que suivra une nombreuse postérité : Huysmans, E. Rod, O. Mirbeau, les Margueritte, les J.-H. Rosny, P. Adam, L. Descaves, etc. Parmi les indépendants : O. Feuillet, Cherbuliez, Barbey dAurevilly, Fromentin, E. About, F. Fabre représentent des aspirations diverses.

Dans le dernier quart du xix® siècle et au commencement du xx®, de nouvelles tendances se sont fait jour. Les poètes, symbolistes et décadents, inventent une forme d'art plus musicale que pittoresque, éminemment propre à suggérer ce qui ne peut se définir. P. Verlaine, St. Mallarmé, J. Moréas, H. de Régnier sont à citer, et avec eux Samain, P. Fort, F. Jammes, etc., tandis que le romantisme, le Parnasse et d’autres écoles continuent à être représentées par des poètes comme Jean Richepin, Haraucourt, Ponchon, G. Vicaire, P. Plessis, Le Goffle M”*® de Noailles. A la France, sinon à la littérature française, appartient un très grand poète régional : Mistral, L’histoire s’efforce de devenir de plus en plus objective avec Taine, Fustel de Coulanges, A Sorel, E. Lavisse, G. Monod, A. Luchaire, Thureau-Dangin, Hanotaux, H. Houssaye, Vandal, F. Masson, P. La Gorce, Lenôtre, C. Jullian. Les auteurs dramatiques, plus que jamais en possession de la faveur du public, mêlent au naturalisme l’analyse morale. Parmi eux citons H. Becque. llervieu, Lavedan, Donnay, J. Lemaître, Brieux, Porto- Riche, P. de Curel, Capus, Bataille, Bernstein, Courteline, T. Bernard, Fiers et Caillavet, sans oublier le vaudeville, avec G. Feydeau. En même temps, Rostand renouvelle le drame en vers. Dans la critique, le dogmatisme classique et Timpressionisme sont simultanément défendus par F. Brunetière, J. Lemaître, E. Faguet, M. de Vogûé, Sarcey, Doumic, Bédier, Chevrillon. Le genre le plus développé et le plus goûté, sous toutes ses formes (psychologique, naturaliste, historique, etc.), est le roman, représente par de nombreux noms; A France, P. Bourget, P. Loti, M. Barrés, A. Theuriet, Abel Hermant, J. Aicard, R. Bazin, M. Prévost, R. BoyleSve, H. Bordeaux, E. Bourses, Mm®» Colette et Gérard d'Houville. etc. Les principaux philosophes sont : Ravaisson, Fouillée, Th. Ribot, Lachelier, Boutroux, Bergson.

L’éloquence française au xixe siècle compte les noms du général Foy, de Thiers. Montalembert. Lachaud, Berryer, J. Favre, Gambetta. J. Simon, Waldeck-Rousseau, A. Ribot, A. de Mun, Jaurès, R. Poincaré, Clemenceau, Briand, Viviani, etc. ; et, dans la chaire, ceux des P. P. Lacordaire. Félix, Ravignan, Monsabré. Ollivier, Janvier, Sertillanges, etc. Les écrivains politiques, publicistes et journalistes. les plus en vue du xix’ siècle sont : Lamennais, L. de Bonald. J. de Maistre, Benjamin ( onstant. P.-L. Courier, Veuillot, About, Prévost-Paradol, H. Rq>» chefort, P. de Cassagnac, Drumont, Ch. Maurras.

FRANCE

A^ilttiiiiiniiil

'É^mmmmsÈË

Art FRANÇAIS : 1. Bijou mérovingien : 2. Chp.rlemagne (art carolingien). - irt roman : 3. Pilier de porte (église abbatiale de Souillac) ; 4. Chapiteau; 5. Talloir de chapiteau; 6. Crosse; 7. Ornement de manuscrit. — Art {gothique: 8. Chapiteau (cathédrale de Heiins); 9. Coffre de mariage; 10 Calice de saint Rémi (Reims); 11. Vierge (bois sculpté); 12. Jeanne d’Arc (bronze); 13. Pilier de la façaie de la cathédrale de Chartres; 14. Lutrin en bois; 15. Crédence; 16. Fermail de chape; 17. Chimere de Notre-Dame de Pans; 18. Capitale d’une page de missel. — nenaissono' : 19. Cadre, bois sculpté et doré ; 20. Frise d’une porte de la cathédrale de Bourges; 21. Coffret; 22. Fable; 23. Orand coffre en bois; 24. Grand escalier du château de Blois; 25. Tombeau de François II de Bretagne, par Colomb cathédrale de Nantes!; 26. Armoire ; 27. Assiette (le Mois d’avril, pa' Reymond); 28. Siège seigneurial; 29. Scrruie; 30. Gaine de couteau; 31. Manche de couteau; 32. Les trois \ ertus théologales, par Germain Pilon ; 33. Peigne ivoire. — Art Louis A IV : 34. Mascaron servant d’anse de van, par Coysevox ; 35. Canapé, tapisserie

au point; 36. Armoire. — V. Roman, Uotuique, Renaissance, Henri II, Louis XIV, etc.

FRANCE

terie ;

mode

^ VcrsâillGS^ *i.7, V,.. «--I- ■■

19. Psyché'; 20. Jardinière : 21. Dessin pour la manufacture de Jouy. — Art Contemporain: 22. Brocart de Lyon ; 23. Boîte à poudre .

la griUe du parc Monceau, à Paris ; 25. Console en bronze et “‘'gent' P»? ^^6. bonbonnière ; 27. Pendule argent et lapis- azu L

4i'f .Woderne : 28. Desserte, de Doumergue et A. Borgeauil; 29. Pendant de Lalique; 30. Fauteuil de bureau, de Rapin; 31. Porte d hôtel particulier, de Ch. Plumet.

— V. Roman, Gothique, Renaissance, Henri II, Louis XIV, etc.

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FRA

— Sciences. Après la décadence qui suivit l'invasion des barbares, la France refit son éducation scientifique grâce aux Arabes, par lesquels elle reçut d'abord l'héritage de la science grecque. Durant tout le moyen âge, l'alchimie jouit d'une grande vogue, et, malgré le caractère chimérique de ses recherches. ne fut pas sans préparer les voies à la chimie moderne. Les médecins juifs, chassés d'Kspagne. s’établirent dans le midi de la France. Au XIII' siècle. Arnaud de Villeneuve fit connaître différents acides minéraux, l’essence de térébenthine et l'alcool. Au siècle suivant, Uuy de Chauliac restaura l’anatomie. La découverte de l'imprimerie servit la renaissance scientifique. Finé ramena le goût de la géométrie. Viète édifia l'algèbre moderne. Avec Ambroise Paré, l'art chirurgical se perfectionna. La géologie s'essayait utilement avec Bernard Palissy. A la suite de Christophe Colomb, plusieurs naturalistes allèrent explorer le. Nouveau monde. L’agronomie prenait un vigoureux essor avec Charles Esticnne et Olivier de Serres. La France marche à la tête du prodigieux mouvement | scientifique du xvii® siècle. Descartes imagina la j géométrie analytique. Fermât et Pascal s'illustrèrent par la découverte du calcul des probabilités, et | le dernier découvrait en outre les lois de la pesanteur de l'air et de l'équilibre des liquides. Charles Perrault construit l'Observatoire de Paris (1068). Denis Papin invente la machine à vapeur (1690). Enfin la fondation du « Journal des savants » (1665) et de l’Académie des sciences (1666) favorisèrent la diffu- i sion de ces conquêtes. Les sciences naturelles et . [ médicales furent également cultivées en France du XVII' à la fin du xviii' siècle. La classification bota- ^ nique était établie par Tournefort et les trois de j Jussieu. Parmentier enseignait la culture de la j pomme de terre, et Bi'émontier fixait à l'aide de plantations de pins les dunes de Gascogne. Réaumur étudiait les mœurs des insectes, et Buffon popularisait l'histoire naturelle. Aidée par l’analyse, la mécanique théorique s'établit sur de nouvelles bases, avec d’Alembert, Lagrange. Cependant Maupertuis, Borda, Méchain, Delambre et les Cassini exécutaient de remarquables travaux géodésiques. Les voyageurs Bougainville et La Pérouse enrichissaient la géographie. Jouffroy appliquait la vapeur à la navigation (1776), et les frères Montgolfier lançaient dans les airs un aérostat. Dufay, Nollet, Dalibard, Coulomb commençaient l’étude de l'électricité. Eu 1793, la Convention décréta l'adoption du système métrique ; en 1794, Chappe inaugure son télégraphe aérien. Lavoisier, Guyto'n de Morveau, Fourcroy, Berthollet édifient la chimie moderne. Au xix' siècle, la géométrie prit un nouvel essor. Monge inventa la géométrie descriptive. Laplace perfectionna le calcul des probabilités. Legendre, Poncelet, Cauchy, Gallois illustrent les mathématiques. Delambre, Puiseux, Tisserand. Le Verrier précisèrent les méthodes astronomiques. La physique dut de notables progrès à Malus. Fresnel, Foucault, Arago, Biot, Fizeau, Ampère. Niepee et Daguerre inventent la photographie ; Lebon, le gaz d’éclairage. Oberkampf établit la première manufacture de toiles peintes. Chaptal trouve des procédés pour fabiùquer l'alun et le salpêtre. Gay-Lussac et Proust formulèrent les lois de la combinaison des corps. Citons encore les chimistes Courtois, Balard, Chevreul, qui isola les corps gras, Gerhart et Laurent, qui édifièrent la théorie atomique. et leurs continuateurs Wurtz, Friedel, Grimaux, Pelletier et Caventou, Berthelot, qui fonda la thermochimie et réalisa la synthèse artificielle des composés organiques, Frémy, Dumas, Moissan. Le premier Empire a vu naître la cristallographie avec Haüy. Cuvier créa la paléontologie. Lamarck et Geoffroy "Saint-llilaire affirmèrent la variabilité des espèces. Brbngniart, Elie de Beaumont, Broca, de Quatrefages illustrèrent la géologie et l’anthropologie. Les sciences biologiques et médicales parcoururent, pendant le siècle, des étapes immenses, depuis Bichat, Flourens, Claude Bernard, Dareste, Laënnec, Trousseau, Pinel, Duchenne de Boulogne, Charcot, qui établit la pathologie du système nerveux, l’asteur, à qui l’on doit l'antisepsie chirurgicale et la guérison de la rage. Roux, à qui l'on doit celle de la diphtérie, et jusqu’à Brown-Séquard, Potain, Brouardel, Bouchard, Lucas-Championnière, Richet, Guyon, Laveran, Huchard. La science française contemporaine se trouve représentée par les mathématiciens Ilermite, Poincaré, Tannery, Humbert, Appell, Painlevé, Picard, Goursat, Borel ; les astronomes Janssen, Faye, Baillaud, Bigourdan, Maurice Lœwy, Puiseux, Wolf, Radau, Deslandres, Lallemand, Andoyer ; les physiciens Lippmann, Cailletet, Raoult, Gernez, Branly, Amagat, Violle, Bouty, Le Châtelier. Curie, Becquerel, Chai'py, Berthelot, Deprez ; les chimistes Gautier, Lemoine, Haller, Troost, Moureu, Bourquelot, Claude, Béhal, Sabatier, Guignard, Colson, etc. ; les botanistes Van Tieghem, Ih-illieux, Bornet , Costantin, Bonnier, Mangin, Guignard, Lecomte, Dangeard 1 les zoologistes Lacaze-Duthiers, Edmond Perrier, Giard, Bouvier,

P. Marchai, B. Blanchard, Y. Delage ; le physiologiste Marey, le médecin électricien d’Arsonval, les géologues de Lapparent, Gaudry, Termicr, Haug. L’agronomie perfectionne ses méthodes sous l'impulsion de Dehérain, Duclaux, Chauveau, Aimé Girard, Maquenne, Schlœsing, Müntz, Tisserand, Lindet, Risler. L'industrie, d’autre part, profite largement des découvertes des savants ; l'invention du moteur à explosion, mise au point par L. Forest, entraîne les progrès rapides de l’automobilisme et de l'aviation ; les découvertes de Ducos du Hauron, Lumière [photographie des couleurs, cinématographe) ; les procédés de Cailletet, Pictet, Tellier {froid artificiel), de Chardonnet (.soie artificielle), de Leblanc, de Ilateau {turbines, compresseurs), de Charpy [alliages métalliques), etc., contribuent puissamment au développement industriel. La navigation aérienne doit des progrès à Dupuy de Lôme, Tissandier, Krebs et Renard, Santos-Dumont, Lebaudy, tandis que l'aviation, après les essais de Tatin, Mouillard, entre dans la période des résultats avec Ader, les frères Wright, etc., et il faudrait citer i,i une liste interminable de noms pour attribuer aux constructeurs et aux pilotes civils ou militaires la part qui leur revient dans le développement do cette invention surtout française.

VL — Beaux-arts. Architecture. L’histoire de l'architecture en France embrasse sept époques princip.alcs : 1' l'époque antéhistorique, h laquelle se rapportent les monuments celtiques ou druidiques, et quelques umnuments grecs et phéniciens ; 2» l’époque

romaine ou gallo-romaiii'. qui va delà eonquêtedes Gaules par César à l'avoneuient de Clovis ; 3“ l’époque latine, dont les monuments ne furent que des altérations de la construction romaine ; 4“ l’époque romane (v. roman); 6“ l’époque ogivale, seule vraiment française, improprement appelée gothique (v. GOTHIQUE) ; 6“ l’époque de la Itenaissance, pendant laquelle l'art de bâtir revient aux modèles de l'antiquité (Pierre Lescot, Philibert Delorme, Pierre Chambiges) les Ducerccau) : 7» l’époque contemporaine, qui, après une réaction exagérée de classicisme gréco-romain, aboutit, à la suite de la révolution romantique, à l'éclectisme actuel. Citons, au xvii' siècle : Salomon de Brosse, François Mansard, Jules Ilardouin Mansard, Claude Perrault, Libéral Bruant: au'xviii' siècle, les Boffrand, Gabriel, Louis, Rousseau, Ledoux, Blondel, Soufflot, Servandoni ; au XIX', Fontaine. Percier, Lepère, Brongniart, Vignon, Chalgrin, Viollet-le-Duc, Vaudoyer, Duc, Baltard, Visconti, Lefuel, Hittorf, Belgrand, Labrouste, Duban, Ch. Garnier, Espérandieu, Abadie, Vaudremer, Ballu. Deperthes, Bourdais, Davioud, Formigé. Dutert, Girault, Coquart, Nénot, Pascal, Cordonnier, Deglanc, Laloux, Redon, Tournaire, etc.

— Sculpture. Les sculptures des monuments galloromains n’ont en général qu’un intérêt archéologique. Sous les rois de la première race, la ciselure d'orfèvrerie produit surtout des objets servant au culte. A la fin du xi' siècle apparaissent les prenfères œuvres de la culture française, où les inuuences byzantines se mêlent aux traditions galloromaines, mais dès le xii' siècle la statuaire s'éloigne de plus en plus de l'hiératisme byzantin, pour s'appliquer à l'étude de la nature. Le xiii« siècle est une epoque d’épanouissement artistique, où les sculpteurs recherchent la reproduction naïve de la vie. Au xiv» siècle, on voit la sculpture, jusque-là limitée à l'ornementation des églises, se répandre de plus en plus dans les édifices civils, et la polychromie s’ajouter à l'art de la pierre. La région de la Loire voit se former une école de sculpture, dont le principal représentant e.st Michel Colomb. Vers 1530, l’art italien vient supplanter les traditions nationales, sous l'influence du Rosso, fondateur de l'école de Fontainebleau, et du Primatice. Dès lors, la sculpture française a été partagée entre deux tendances : rinstinct national, et la tradition italienne ou académique. Citons, au xvi' siècle ; Jean Goujon, Germain Pilon, Barthélein- Prieur, Jean de Bologne ; au xvii' siècle, le piu -ant Pierre Puget, les deux frères François et Mi iiel Anguier, qui subirent l’influence de Le Brun, Jacques Sarrazin, Antoine Coysevox, Girardon, puis les deux frères Nicolas et Guillaume Coustou, Michel-Ange Slodtz, Bouchardon, Falconet, Pigalle, Pajou, Allegrain, Caffiéri, Houdon et Clodioii. L'école de David, dont l’influence ne se fit pas moins sentir dans la sculpture que dans la peinture, marque un recul violent vers l'antiquité. Mais le romantisme secoue cette discipline étroite. Pradier, David (d’Angers), Rude inaugurèrent la sculpture moderne, qui compte de nombreux artistes de mérite : Simart, Etex, Clesinger, Crauk, Guillaume, Préault, A. Millet, Carpeaux, Chatrousse, Cain, Frémiet, Barye, Saint-Marceaux, Barrias, Perraud, Chapu, Paul Dubois, Mereié. Mar, queste, Coutan, Falguière, Lefebvre, Dalou, Rodin, Bartholomé, Cariés, Puecli, Gardet, Allar, InjalberU pampt, Verlet, Bourdelle, etc.

— 'Peinture. Après la chute de la domination romaine, la peinture continua d’être cultivée dans les Gaules : les premiers rois et les évêques firent orner de peintures les églises et les monastères. Pendant la période carolingienne, l’art de peindre en miniature fit de grands progrès. Là comme dans la peinture murale, on reconnaît l’influence du style byzantin. Mais, à partir du xiii' siècle, les artistes français reviennent à l imitation de la natui’e : leurs œuvres gagnent en vigueur et en éclat. Les artistes du moyen âge peignirent non seulement à la fresque, mais encore à la colle, à l'œuf, à l'huile, sur verre, en mosaïque- Au xv« siècle, Jean Perréal et Jean Bourdichon sont des artistes de mérite ; Jean Fouquet puis les Clouet portèrent l’art de la miniature et du portrait à sa perfection ; Jean Cousin se distingue dans la peinture sur verre. Mais les artistes appelés d'Itiüie ; Andrea del Sarto, Ccllini, le Primatice, importèrent en France la manière de leur pays, qui nuisit à l’originalité nationale. Au commencement du xvii' siècle, ce fut le tour des peintres flamands d'être fort goûtés en France, l’uis l'école française revient à l’éclectisme italien, avec Vouet. Poussin est un artiste que son originalBé place au-dessus des écoles. C’est de l’atelier de Vouet qhe sortent Mignard, Lesueiir et Le Brun. Le Flamand Philippe de Champaigne est bien Français par son talent. Les frères Le Nain cultivent la peinture de genre, Claude Lorrain le paysage. .Souis Louis XIV s’épanouit un art noble et académique, dont le maître est Le Brun. Largillière et Rigaud sont des portraitistes de premier ordre. Citons encore Jouvenet et Santerre, les successeurs de Le Brun, et le peintre des guerres royales : Van derMeulen. Au xviii' siècle, la grande peinture a encore ses adeptes : Lemoyne, De Troy, les Coypel, Vanloo. Watteau a inauguré un art plus libre, mais Boucher, par son exécution lâchée et sa négligence de la vraie nature, précipite la décadence de ce style charmant, qui compte encore les noms de Naloire, Pater, Lancret, Fragonard, les portraitistes Nattier, Tocqué, Drouais, M”"' Vigée- Lebrun,les pastellistes La four etPerronneau. Chardin est le peintre exquis des intérieurs, et Greuze le peintre des scènes d'un pathétique bourgeois. Par réaction contre la peinture de Boucher, et sous l'influence des découvertes des érudits, a lieu la réaction classique et archéologique de David, qui domine la peinture de l'époque révolutionnaire : à sa suite viennent Girodet, Gros, Gérard, Isabey, Léopold Robert, Schnetz, Couder. A la même époque appartiennent Reg:nault et son élève Guérin, Lethière, Prud'hon. L’école de David, par ses excès, provoqua à sou tour, vers 1830, la réaction romantique, éprise de coloris, de fantaisie et de modernité, avec Géricault, puis Delacroix, que suivront Boulangei-, Deveria, Ary Scheffer, Dccanips et les orientalistes. Une école adverse, plus soucieuse du dessin, s'éleva avec Ingres en face de l'école romantique ; elle compte aussi llippolyte Flandrin, Chassériau, Léon Cogniet, Heim. En dehors des luttes de doctrine, Horace Vernet et Paul Dclaroche inaugurèrent un genre moyen. Dans le paysage se distinguent Corot, lliiet, Th, Rousseau. Diaz. Dupré, Troyon. Chintreuil, Daubigny. Millet. Rosa Bonheur. Courbet

fonda l'école réaliste ; après lui, les diverses éeoles (impressionnisme, issu de Manet, symbolisme, etc.) eurent successivement, ou simultanément, leurs fidèles. Parmi les principaux peintres du siècle, rappelons cneore les noms de Bonvin, Daumier, Fantin- Latour, Th. Ribot, Puvis de Chavannes, Meissonier,

P. Baudry, Henner, Fromentin, Bonnat, Hébert, Cormon, Bouguereau, Cabanel, Luminais, Gérome, Lefebvre, J.-P. Laurens, L.-O. Merson, Gustave Moreau, Carolus-Duran, de Neuville, Détaillé, IL Régnault, J. Breton, Chaplin, Lhermite, A. Morot, Humbert, Flameng, Dagnan-IBouveret, Roll, Besnard, Gervex, Baschet, H. Martin, Déchenaud, Humbert,

E. Laurent, etc. ; et, parmi les artistes qui se rattachent à l'impressionnisme : Degas, Cézanne, Claude Monet, Renoir, Pissaro, Sisley, Raffaëlli, etc.

— Musique. Les origines de la musique française restent obscures jusqu'à ce qu'on arrive à l’époque du plain-chant, venu d'Iteilie et qu'on trouve établi en France dès le vi' siècle. Peu à peu, au chant liturgique se mêlent des mélodies populaires ; en même temps, la musique profane est cultivée par les musiciens ambulants : elle s’épanouit brillamment au XIII' siècle dans les œuvres des trouvères et des troubadours, d'un art parfois naïf, parfois raffiné. Le théâtre profane est, comme le théâtre religieux, accompagné de musique. Avec le xv' et le XVI' siècle s’épanouit la grande école franco-belge, nombreuse et féconde, qui compte les noms de Josquin Deprès, Jannequin, Goudimel, Roland de Lassus. Préparé par les ballets de cour, par les tragédies à machines et l'exemple des opéras italiens, le véritable opéra français est fondé en 1671 par Pierre Perrin et Cambert, les auteurs de la Pastorale, et par leurs successeurs, le littérateur Quinault et le musicien Lulli. Les trois grands noms de l'opéra français sont alors Lulli, Campra, Rameau. Bientôt, sous l’influence du répertoire des chanteurs bouffes italiens, se crée l’opéra-comique, avec Monsigny, Pliilidor, Grétry, Martini, Dalayrac. Gluck, auquel on essaya en vain d'opposer l'Italien Piccini, introduisit un nouveau système dramatique, et rMuisit le plus possible la convention théâtrale. A l'époque de la Révolution, les théâtres Favart et Feydeau rivalisent dans l'opéra-comique (jusqu’à leur fusion en 1801, sous le nom d’Opéra-Comique). En 1795, la Convention fonde le Conservatoire. Dès lors, la musique française ne cesse d’affirmer sa personnalité, surtout avec Auber et Meyerbeer. L’opéra-comique est illustré par Boieldieu, Nicolo, Herold, Félidien David, Victor Massé, Adam, Rossini, Donizetti, Halévy, Ambroise Thomas. Berlioz, génie d'une originalité singulière, est à la fois romantique et classique, et César Franck, artiste savant et pur, est le maître de la nouvelle école française. Citons encore, parmi les grands compositeurs du xix' et du xx' siècle : Gounod, Reyer, Bizet, Saint-Saëns, Massenet, Benjamin Godard, Delibes, Lalo, Paladilhe, Théodore Dubois, Lenepveu, G. Fauré, G. Charpentier, Widor, Vincent d'indy, A. Bruneau, X. Leroux, Debussy, Hue, Dukas,

H. Rabaud, etc. La musique gaie et légère de l'opérette a pour principaux représentants : Offenbach, Hervé, Ch. I.ecocq, Audran, Planquette, Serpette, Varney, Terrasse, etc.

France (Recherches sur la), de Pasquier, ouvrage d’un style confus, mais riche en aperçus intéressants sur l’histoire, les institutions et la littérature de ia France (1560).

France [Histoire de), par Mézeray, livre écrit dans une langue originale et expressive. Les inexae- « titudes des faits sont rachetées par la pénétration de l'analyse et du jugement. C'est la première histoire de France vraiment digne de ce nom (1643).

France [Histoire littéraire de la), immense travail d’érudition, répertoire général de tout ce qui a été écrit sur le sol français depuis l'origine de la nation, commencé par les bénédictins en 1733, continué depuis 1800 par l’Académie des inscriptions. Le tome XXXIII, paru en 1906, est consacré au xiv' siècle.

France [Histoire de), depuis les origines jusqu’à nos jours, publiée sous la direction de E. Lavisse.

Cet ouvrage considérable tient compte des plus récents travaux de l’érudition, et constitue un tableau remarquable de la vie nationale aux diverses époques. Elle se termine par le récit de la Grande Guerre et l’exposé des révolutions et des traités qui, en 1918-1920, ont dressé une nouvelle carte politique de l'Europe contemporaine (1903 et ann. suiv.;.

France [Considérations sur la), par Joseph de Maistre (1796), où l’auteur regarde la Révolution française comme une expiation, une vengeance de Dieu, mais qui doit rajeunir les races européennes.

France [Observations sur l'histoire de), le principal ouvrage de l’abbé Mably (1765-1788), qui eut un grand retentissement à la veille de la réunion des états généraux, dont il demandait la convocation.

France littéraire [la), grand ouvrage de bibliographie, par Quérard. Ce vaste répertoire, où la critique est sacrifiée à la biographie, a été continué sous le titre de Littérature française contemporaine (1826-1842).

France [Lettres sur l'histoire de), par Aug. Thierry; études critiques et politiques, d’une grande profondeur de vues. L’examen de la révolution communale du moyen âge, là où elle prit une forme violente, y est particulièrement intéressant (1827).

France [Histoire de), le chef-d'œuvre de Michelet, rempli d'aperçus neufs et de profondes recherches. C'est une merveilleuse « résurrection » de notre )iistoire nationale, où se rencontrent malheureusement beaucoup d'hypothèses un peu hasardées. Le moyen âge est la partie la plus solide (1830-1867).

France [Histoire de), par Henri Martin ; œuvre consciencieuse, inspirée d'un pur sentiment patriotique, mais dont la valeur scientifique laisse beaucoup à désirer (1833-1864).

France [Histoire de la civilisation en), étude des origines et du développement des institutions politiques de la France, par Guizot (1830). Ce fut. en son temps, une œuvre originale et féconde, mais dont les principaux résultats ont été contestés par l’érudition contemporaine.

France [Histoire de l'administration monai'chique en), par Chéruel : ouvrage consciencieux, qui s'étend de l'avènement de Philippe Auguste à la mort de Louis XIV et qui est encore très utile à consulter, surtout pour les périodes postérieures aux Cai>êticus (1855).

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France Histoire des institutions politiques de , l'ancienne I. liai- Fustel de Cuiilanges : étude critique de premier ordre, .sur les éléments constitutils du système féodal et de l'ancien régime, où, à la dilTérencc d'Augustin Thierry et de l'école germaniste qui en cherchent l’origine dans les institutions des Barbares, Fustel trouve cette origine dans la société , gallo-romaine du iv» siècle. C'est un monument de composition bien ordonnée et de méthode (1875-1878).

France contemporaine [les Origines de la), ouvra"-e de II. Taine, qui y étudie les bouleversements successifs (Révolution, premier Empire) d où est sortie la France actuelle. L érudition y est considérable, les vues pénétrantes, quelquefois systématiques (1875-1888). L'auteur part de ce point de vue contestable que la Révolution est née de l’esprit classique, qui, d’après Taine, ne pouvait engendrer que des abstractions, d'où le retour à la monarchie, d’abord sous sa forme administrative, puis sous sa forme dynastique.

France! Voyages en), par Ardouin Duniazet (1893 et suiv.) description, par régions, du sol français, de ses beautés et de ses richesses.

France... d’abord ! drame en vers d’Henri de Bornier (1899), qui a pour sujetlalutte de la régente Blanche de Castille, servie p.arThibaud, comte de Champagne. contre le traître Hugonnel, comte de Clermont.

France protestante [la), par les frères llaag ; recueil biographique des protestants les plus célèbres (184.G-1859).

France équinoxiale, nom donné parfois, dans la seconde moitié du xix' siècle, à l'ensemble de la Guyane française et des territoires alors eontestés situés plus au S, entre 1 Oyapock et 1 Aragouary, qu'une sentence arbitrale de la Suisse a donnés au Brésil en 1900.

France (île de). Maurice.

France (duché de), domaine primitif des Capéiens, entre la Seine et la Loire.

France (Anatole-Françoîs Thibault, dit), écri- •ain français, né à Paris, m. à Saint-Cyr-sur-Loire 18«-) 924) , menibre de l'Académie française( 1 89ü). Esirit souple et complexe, il ut un écrivain d’une perection classique. Ses meileures œuvres, d’une délilate ironie, d'un style nerveilleusement clair et luancé, sont : le Crime de sylvestre Bonnard, la liôlisserie de la reine Pédaujue, les Ojiinions de Ji- "âme Coignard, Tliaîs, le Lys rouge, l'Uistoire conlèmjioraine, les Dieux ont toif, etc. 11 apubliéaussi la Vie littéraire, quatre volumes de critique, d'une intelligence fine et spirituelle.

Franeesca (Piero a. France.

Borgiièse, dit délia), peintre italien, né à Borgo San Sepolcro vers 1416, m. en 1492 ; artiste remarquable par la netteté et la finesse de son style : Résurrection du Christ, Sainte Famille, le Duc d'Vrbin, Battista Sforza.

FrancescaS [sès-A-a.s'S] , ch.-l. de c. (Lot-et- Garonne), arr. et à .13 kil. de Nérac, non loin de la Baïse : 880 h. Eaux-de-vie. — Le cant. a 7 comni..

et 4.590 h.

Francesetli (Jules), sculpteur français d'origine italienne, élève de Rude, né à Bar-sur-Aube {182.5-1893). Ses principales œuvres sont ; le Réveil, Kamienski tué a Magenta, etc.

Francesch.ini [sés-W] (Baldassen-e), dit Volterrano, peintre italien, né à ’Volterra, m. à Florence (1611-1689; : auteur à'Elie enlevé au ciel, de la Sainte Trinité recevant la Vierge dans le paradis, etc.

franc-étable (de) loc. adv. Mar. De façon que les éperons des deux navires s’entrechoquent violemment.

France'Ville, station du Congo français, sur rOgooué. Mission catholique du Congo.

franc-fief n. m. Héritage noble, féodal ou allodial. Fief exempt d’hommage. Taxe due au roi par un roturier possédant un fief PI. des francs-fiefs.

franc-filin n. m. Cordage ce premier brin, non goudronné. (On dit aussi franc-funin.) PI. des francs-filins.

Francfort-sur-le-Mein [frank-for, min].

V de Prusse (prov. de Hesse-Nassau), anciennement ville libre et siège de la Diète de la Confédération germanique, sur la rive droite du Mein ; 335.000 h. fFrancfortois). Cuirs, tissus, soieries ; importantes banques. — A Francfort fut signé, le 10 mai 1871. le traité qui mettait fin à la guerre franco-allemande, et enlevait à la France l'Alsace et la Lorraine. — Pour assurer l'exécution des clauses de la paix de Versailles du 28 Juin 1919, Francfort a été occupé pendant quelques semaines par les troupes françaises en avril 1920.

Francfort-sur-l’Oder [frank-for. dèr]. v. de Prusse (prov. de Brandebourg) ; 64.290 h. (Francfortois). Toiles, soieries, pelleteries.

franc-funin n. m. Mar. Syn. de funin et de

FR ANC -FILIN. PI. des fraucs funins.

Franche - Comté , anc.

roviuce de l’est de la France, ourguignonne puis espagnole, réunie à la couronne sous Louis XIV, par la paix de Nimèguc (1678); capit. Besançon.

Elle a formé les departements de la ILaute-Saône, du Doubs, du Jura, et une partie de TAin,

(Hab. Francs-Comtois.)

franchement [man) adv. Armes

(de franc). Sincèrement : avouer de la Franche-Comté. franchement ses fautes.

Sans hésitation ; cheval qui saute franchement.

FrancheS-MontagneS (en allem. Freibergen , hauts plateaux du Jura, formant un district du canton de Berne (Suisse';. Pays de pâturages et de forêts, à climat rude et inégal. Ch. l. Saiytielégier. Industrie ; horlogerie à domicile.

Franchet d’Esperey (Louis - Félix - Marie-

Françoisi. maréchal de Fr.ance. né à Mostaganem en 1856. Commandant, en 1911. de la Vu armée, avec laquelle il fut vainqueur à Montmir.ail, puis d'un groupe d’années (armées de l’Est en 1916, armées du Nord en 1917), il devint en 1918 commandant en chef des armées alliées à Salonique, et remporta sur les Bulgares la victoire décisive. Il a été nommé maréchal de France en 1921.

Fr anche ville (Pierre de . dit Francavilla, sculpteur, peintre et architecte français, né à Cambrai, m. à Paris (1548vers 1618): élève en Italie de Jean de Bologne, il devint M*‘ Franchet d’Esperey. sculpteur de Louis XIII :

auteur de bas-reliefs pour le piédestal de l’ancienne statue de Henri IV sur le Pont-Neuf.

Franchimont (château de . château situé en Belgique, près de Verviers, aujourd'hui en ruine. Il servit de repaire au Sanglier des Ardennes. C'est de là que, le 28 octobre 1468, partirent 600 Franchiinontûis pour s’emparer de Charles le Téméraire et de Louis XL Ils échouèrent et furent massacrés.

franchipane n. f. v. frangipane.

franchipanier n. m. v. franoipanier.

franchir v. a. (de franc). Sauter, passer en sautant par-dessus quelque chose : franchir un fossé. Fig. Aller au delà, ne pas être arreté par ; franchir les difficultés, les bornes dvi devoir. Surmonter: franchir les obstacles. V. n. Mar. En parlant du vent, devenir régulier, favorable. Allus. hist., v. Rubioon.

franchise [chi-ze] n. f. (de franc). Autref., condition libre. Immunité, exemption ; les franchises communales étaient inscrites dansune e/iar/e. Exemption en matière de taxes et d'impôts : marchandises qui voyagent en franchise. Droit d’asile attaché â certains lieux ; ces lieux mêmes. Fig. Sincérité, loyauté : la franchise ne consiste pas ii dire tout ce qu'on pense, mais à penser tout ce qu'on dit. Littér. et bx-arts. Qualité de ce qui est franc, hardi ; la franchise de la plume, du ciseau, du dessin. Franchise postale, gratuité du transport par la poste. Ant. Fausseté, hypocrisie, dissimulation.

franchissable [chi-sa-ble\ adj. Qui peut être franchi : rivière difficilement franchissable.

franchissementlrnan] n. m. Action de franchir, franc-homme [fran-ko-me] n. m. Féod. Possesseur îi un fief noble ou roturier franc de toute servitude. PI. des francs-hommes [fran-zo-me].

Francia (José-Gaspar-Thomas- /îodriÿuec), dictateur du Paraguay, né au Brésil en 1756, m.en 1840. Francia. Biogr. v. Raibolini.

FranciabiglO (Francesco di Cristofano), peintre italien, né à Florence (1482-1525), élève d’Andrea del Sarto, habile dans la fresque.

Franciade [la), poème épique inachevé, de Ronsard, en vers décasyllabes, sur le modèle dcl Enéide et de la Pharsale (1572). Le sujet en est fourni par les aventures de Francus, fils légendaire d'Hector, ancêtre supposé de la race franque. L’œuvre manque d'originalité et d’envolée lyrique.

Francillon, comédie en trois actes, d’Alexandre Dumas fils ; œuvre vive, rapide et brillante. L'auteur a prétendu y montrer que l’infidélité du mari était aussi grave que l’infidélité de la femme. Francillon, qui apprend que son mari a revu une ancienne maîtresse, lui fait croire qu’elle l’a trompé en revanche. Hne séparation en résulterait, si la jeune femme ne se trouvait amenée, malgré elle, à avouer qu’elle est restée pure (187 1).

francin n. m. Parchemin de qualité supérieure. Francion {la Vraie histoire comique de), romande Charles Sorel de Sauvigny (1622) ; œuvre curieuse, où l’auteur décrit avec verve les milieux bourgeois, populaires, littéraires, et même patibulaires : son héros, Francion, ancêtre de Gil Blas. mène une vie mouvementée, Un des rares romans réalistes du xvii® siècle.

francique [si-ke] adj. Quia rapport aux Francs. N. m. Ancien idiome des Francs. Spécialem. Langue

des compagnons de Clovis.

Francis [siss] {Marie-François-Denis Leroi, baron d'Allarde, dit), auteur dramatique français, né à Besançon en 1778, m. vers 1810 ; auteur d’amusants et spirituels vaudevilles [les Chevilles de maître .Adam).

francisation [ca-.si-on) n. f. Dr. Action de reconnaître comme français (un navire). Gramm. Action de revêtir de la forme française.

Encycl. Dr. Pour acquérir ou conserver la francisation, un navire doit appartenir par moitié au moins à des français résidant en France, dans les colonies ou possessions françaises; ou bien encore à des Français qui. tout en résidant à l'étranger, peuvent prouver qu’ils ont conservé leur nationalité et qu'ils sont associés d’une maison de commerce française, faisant le commerce en France ou dans une possession française. Les droits de francisation se calculent sur le tonnage net. Les navires construits à l’étranger doivent, préalablement à leur francisation, payer un droit d’importation calculé par tonneau de jauge brute.

L'acte de francisation, délivré au nom du président de la République, est signé par le ministre des finances.

franciscain [sis-âm] n. et adj. m. (du lat. Franciscus, François). Religieux de l'ordre fondé par saint François d’Assise : les franciscains étaient communément appelés en France Cordeliers.

— Encycl. Hist. Saint François d’Assise appela minorités ou frères mineurs les religieux qui embrassèrent sa règle ; on les désigne plus souvent sous le nom de franciscains.

En France, avant la Révolution, on les appelait Cordeliers. D'après leur règle, approuvée en 1215 par Innocent III et confirmée par Honorius III en 1223, les franciscains doivent observer une pauvreté absolue, vivre d’aumônes, et prêcher l'évangile aux pauvres. Vêtus d'une robe grise, ou plus ou moins foncée sui-

Fraijcisi'ain.

vant les observances, ceints à la taille d'une corde munie de nœuds, ils piorlenl un manteau de mémo étoffe que leur robe, ne sont chaussés que de sandales et vont nu-téte. L'ordre est gouverné par un ministre général, chaque province par un ministre provincial, chaque couvent par un gardien. Dès 1223, saint François réunit 5.6u0 moines ; en 1264, ils comptaient 8.000 maisons. Il se produisit dans Tordre de nombreuses scissions. On distinguait autrefois les observants, les réformés , les déchaussés ou alcantarins, les récollets, tous soumis au meme général. Léon XIII ramena ces observances à une unité complète, sous le nom de frères mineurs. A côté de cet ordre, il faut citer les capucins, les conventuels, le tiers ordre régulier, communautés qui ont chacune leur autonomie et leur chef.

franciscaine [sis-/cè-ne] n. et adj. f. Religieuse de 1 ordre de Saint- François d’Assise.

— Encycl. Fondé en 1212 par sainte Claire, cet ordre reçut sa rè- Franciscaine, gle de saint François d'Assise. Les franciscaines prirent aussi le nom de damianistes et de clarisscs, et se partagèrent en trois branches ; urbanistes, capucines, et clarisses proprement dites.

franciser [sê] v. a. Donner le caractère français, les manières françaises. Donner une terminaison, une inflexion française à un mot d'une autre langue : London, francisé, donne Londres.

francisme [sis-me] n. m. Nom ancien du gallicisme.

francisque [sis-âe] n.f. (lat. francisca).

Hache de guerre en usage chez les anciennes tribus germaniques, en particulier chez les Francs.

franc-juge n. m. Membre d’un tribunal secret d'Allemagne aux xive et xv« siècles : le tribunal secret des francs-juges s'appelait la Sainte - Vehme. Fraii-

Franck (Adolphe), philosophe spiritua- risque, liste français, né à Liocourt (Meurthe) m. à Paris (1809 1893); auteur d’un utile Dictionnaire des sciences philosophU^cs.

Franck ou Francken [ken'], famille de peintres anversois des -xvi» et xvii' siècles, qui mêlèrent inégalement le goût italien et le génie flamand. Elle ne compte pas moins de trente membres, dont les principaux furent :

JÉRÔME ie Viewi(1540-161ü);

Franz P'’ le Vieux (1542- 1616), son frère; Ambroise le Vieur (1544-1618), frère des précédents ; Franz le Jeune (1581-1642), fils de Franz 1®''.

Franck (César), compositeur, né à Liège, m. à Paris (1822-1890) ; auteur des oratorios Ruth, Rédamplion, les Béatitudes,

Bébecca, du poème sym- cjjai- Fianck.'

phonique Psyché, de la

Symphonie en ré. Chef de la nouvelle école de musique française et l'un des plus grands compositeurs de son siècle, il joint à une technique savante une inspiration suave et pure.

franc-maçon et par abrév. maçon n. m.

Membre d'une société de franc-maçonnerie. PI. des francs-maçons.

franc-maçonnerie et par abrév. maçonnerie n. f. Société secrète, répandue dans différentes contrées du globe. Fig. et fam. Entente secrète ; la franc-maconnerie des femmes.

— Encycl. Les francs-maçons se considèrent comme frères, et doivent s'entraider en quelque lieu qu'ils se trouvent, à quelque nation, à quelque classe de la société, qu'ils appartiennent. On n’est admis dans l'ordre qu'après certaines cérémonies initiatrices : les adeptes jurent de ne rien révéler des secrets de l’ordre.

Quelques érudits font sortir la franc-maçonnerie des mystères de l’Egypte et de la Grèce : on l'a même fait remonter jusqu’à la construction du temple de Jérusalem, sous Salomon, en lui donnant pour fondateur et premier grand maitre Hirara, architecte de ce temple. Mais le plus grand nombre pensent, avec plus de raison, que l'institution maçonnique doit son existence à une confrérie de maçons constructeurs, qui, dès le viii' siècle, voyagèrent en Europe. Ils construisirent les basiliques gothiques. Cette société perdit avec le temps son caractère primitif ; des personnes étrangères â l’architecture y furent admises, mais cependant les noms et les instruments de l’art de construire furent conservés comme symboles.

Les procédés des francs-maçons, longtemps tenus secrets, furent divulgués peu à peu. Les associations maçonniques se transformèrent en sociétés purement mutualistes, philanthropiques et politiques, et conservèrent, en souvenir du passé, des signes et des emblèmes, comme le tablier, l'équerre, le compas. En 1772, fut fondé le Grand Orient de France; en 1801, le Rit écossais. Ces deux rites prédominent en France ; ils sont aussi, avec le rit anglais, les plus répandus dans le monde. Pour les franes-maçons, la loge ou Vatelier est le lieu des assemblées maçonniques. Le président est dit vénérable. La hiérarchie maçonnique compte trente-trois grades ou degrés, depuis ceux d’apprenti, de compagnon et de niaitre, jusqu’à celui de souverain grand inspecteur général (33' degré). Les réunions de la franc-maçonnerie française se nomment convrnts.

franc-maçonnique adj. Qui a rapport à la franc-maçonnerie : signes franc-maçonniques.

fr anc-maçonniquement adv. a la manière des franes-maçons.

franc-mariage n. m. Féod. Mariage entre personnes libres, par opposition au mariage servile.

franc-mitou n. m. Autref., mendiant qui contrefaisait le malade.

Franc-Nohain (Maurice Leorand, dit), littérateur français, né â Corbigny en 1873, auteiir d humoristiques faiiiaisies eu vers libres.

FRA

FRA

Saint François Xavier.

franco adv. (mot ital.l. Sans frais : recevoir un ‘paquet franco de port.

fraïlCO :du lat. Francus, Franc), mot à terminaison euphonique, qui entre en composition avec certains autres noms de peuples ; traité franco-italien.

Franco ou Francon, nom sous lequel ont été conservés d’importants traités de musique -du XI® ou XII® siècle. Une grande obscurité règne dans la biographie de leur auteur. On sait quil y eut deux Franco presque contemporains : l’un, Franco le Vieux ou de Paris (xi® s.), auteur d’un traité de Cantus planus ; l'autre, Franco de Cologne, né à Dortinund, .auteur d'un traité intitulé Ars cantus mensurabilis,

Francœur (François), compositeur français, né et m. à Paris (1698-1787), directeur de l’Académie royale de musique. — Lodis-Joseps, son neveu, né et m. à Paris (1738-1804-), fut également compositeur {Lindor et Ismène).

Francœur (Louis-Benjamin), mathématicien français, né à Paris, m. à Fontainebleau (1773-1849).

François Régis (saint), v. régis.

François d’Assise (saint), fondateur de l'ordre monastique des franciscains, né et m. à Assise (Ombrie) [1182-1226], Il créa l'ordre franciscain, avec trois disciples, en 1209 ; celui des clarisses en 1212, et le tiers ordre en 1221. Il alla prêcher la foi en Egypte, où il fut reçu avec de grands honneurs. La légende de François d'Assise est une des plus belles de l'hagiographie. Son goût pour la pauvreté, sa douceur, sa bonté avec les animaux, le miracle des stigmates, tels sont les principaux traits qui ont inspiré ses biographes et un gi-and nombre d’œuvres d’art. Fête le 4 octobre.

— Iconogr. Parmi les principales représentationsde saint François, on peut citer : un curieux portrait du saint par Cimabué ; la Vie de saint François, fresques de Giotto à Assise et à Florence ; Saint François recevant les stigmates, de Giotto, au Louvre (v. p. 953) ; Saint François d'Assise bénissant sa ville natale, tableau de L. Benouville (v. p. 963) ; cette toile, exposée en 1863, obtint un grand succès.

François de p a u l e

(saint), franciscain et fondateur de l’ordre des minimes, né à Paola (Calabre), m. à Plessis-lez-Tours (1416-1608).

Louis XI l’appela à son lit de mort. Fête le 2 avril.

François Xavier [sof-

ghza-vi-é] (saint), surnommé l'Apôtre des Indes, jésuite espagnol, ami et disciple d’Ignace de Loyola, né au château de Xavier (Navarre), m. près de Canton (1606-1652); célèbre par ses nombreuses missions dans l’Asie orientale et le Japon. Fête le 3 déc.

François Caracciolo (saint), fondateur de l'oi'dre des clercs réguliers mineurs, né à Santa Maria (Abruzzes), m. à Agone (1563-1608). F'ête le •4- juin.

François de Sales (saint), évêque de Genève, né au château de Sales, près d'Annecy, m. à Lyon (1567-1622). Il est Fauteur du Traité de l'amour de Dieu et de la célèbre Introduction à la vie dévote.

Il fonda, avec sainte Jeanne de Chantal, l’ordre de la ■Visiiation. Son style aimable et fleuri reflète les qualités charmantes de son âme, qui n’excluaient pas la fermeté de la doctrine et de la discipline. Fête le 29 janvier.

François I®’’, roi de France, né à Cognac en 1494, m. à Rambouillet en 1547, fils de Charles d'Orléans et de Louise de Savoie. D’abord comte d’Angoulême et duc de Valois, il monta sur le trône en 1515, succédant à son cousin Louis XII, dont il avait épousé la fille, Claude de France. Chevaleresque, dominé par la passion de la gloip, il reprit les projets de Louis XII sur le nord de ritalie. Il passa les Alpes, vainquit les Suisses à Marignan, et conquit le Milanais. Il dispuia ensuite la couronne impériale d’Allemagne à Charles-Quint 'd'Espagne, et de cette rivalité sortirent les guerres signalées au début par la trahison du connétable de Bourbon et la malheureuse journée de Pavie, où le roi de France fut fait prisonnier et, après un an de captivité, contraint à signer le traité de Madrid (1526). A peine remis en liberté, François pr, protesta contre le traité, négocia avec Henri VIII et les Etats d’Italie des conventions contre Charles- Quint : la guerre recommença, et se termina par la paix de Cambrai (1529),

Fi*ançois ler^ veuf de Claude de France, épousa Eléonore d’Autriche, sœur aînée de Charles-Quint. Désormais, l’Italie appartenait à* l'empereur. — Pour maintenir Véquilibre européen contre l’ambition de Charles-Quint. qui rêvait une monarchie universelle, François pr, dans un temps où semblable alliance paraissait antichrétirnne, s’unit au sultan Soliman II et aux protestants de l'Allemagne, ennemis naturels de Charles-Quint. Ce n’était que de la bonne politique. Charles, irrité, se vengea en envahissant la Provence ; mais il trouva le pays désolé, grâce au patriotisme des habitants, qui détruisirent les vivres et les munitions. Son armée, affamée, fut obligée de repasser les monts, et il dut conclure à Nice un nouveau traité de paix, ou plutôt une trêve (1538). Dans ce temps, la ville de Gand se révolta. Charles- Quint demanda le passage par la France pour aller châtier les Gantois et l’obtint, moyennant certaines

Saint François de Sales.

François I®‘‘.

conditions, qu’il se garda bien de tenir. Une nouvelle guerre éclata. Malgré la victoire de Cérisoles, François 1er dut signer la paix de Crespy avec Charles-Quint (1544); mais il eut à lutter encore deux ans contre Henri VIII. allié de l’empereur. Il eut pour successeur son fils Henri II.

Dr^ son l’ègne datent d'importantes innovations : le gouvernement provincial, la rédaction en français des jugements et actes notariés, et la tenue régulière par les curés des registres de naissance et de décès 'ordonnance de Villers-Cotterets, 1535). François pr essaya, non sans succès, de reconstituer une armée nationale et permanente. De son règne date aussi vraiment la vie de cour. Le rival de Charles- Quint, doué de brillantes qualités et de défauts parfois séduisants, courageux, téméraire, galant et quelque peu libertin (il en mourut, s’il faut en croire la léi-ende de la belle Ferronnière, v. ce mot), a mérité les titres glorieux de Père et Restaurateur des lettres. Il a secondé le mouvement delà Renaissance^ en protégeant et en appe.ant en France des artistes italiens : Vinci. Cellini, le Titien. On lui doit le haut enseignement du Collège de France et notre Imprimerie nationale. Malheureusement le gouvernement de Fi’ançois 1er fut absolu. Son administration financièi-e fut déplorable, mais il sut rester populaire et assura fortement l’autorité du pouvoir royal. Son règne fut celui du bon plaisir ; il marque une période de transformation complète dans l’état politique et économique, la vie artistique et morale du pays.

François 1er ['portrait de), par Clouet (Louvre) ; par le Titien, au Louvre, toile magnifique (v. p.953).

François 1er [Tombeau de), dans la basilique de Saint-Denis, une des œuvres les plus parfaites de la Renaissance. Les plans en furent tracés par Phi-

Tombeau de François P'’ et de Claude de France, à Saint-Denis.

libert Delorme; les sculptures sont dues â Bontemps, Germain Pilon, Perret, Chantrel, Galles et Jean de Bourges.

François 1er et de Charles-Quint [Rivalité dé), par Mignet, ouvrage d’une science et d’une profondeur de vues remarcjuables (1875).

François II, roi de France, fils aîné de Henri H et de Catherine de Médicis, né à Fontainebleau en io44, roi en 1559, m. à Orléans en 1560. Epoux de Marie Stuart, nièce des Guises, il subit complètement l'influence de ces derniers, qui réprimèrent avec une extrême cruauté la conjuration d'Amboise. Mort à seize ans, sans enfant, il eut pour successeur son frère Charles, duc d'Orléans (Charles IX).

François le®, duo de Bretagnedel442aî450, né à Vannes en 1414; —

François II, dei’nîer duc de Bretagne, né en 1435, m. en 1488. Il recueillit la succession de son oncle Arthur, duc de Bretagne (1469’, et fut l’un des plus sérieux adversaires de Louis Xl.Vaincupar LaTrémouille à Saint-Aubin-du- Cormler, il se vit obligé par Anne de Beaujeu de signer le traité de Sablé (1488), par lequel il s’engageait à ne pas marier ses deux filles sans la permission du roi de France. L’une de celles-ci, Anne, épousa successivement Charles VIII et Louis XII.

François II.

François I®’’, empereur d’Allemagne, né à Nancy, m. à Vienne (1708-1765), époux de Marié-Thérèse, père de Marie-Antoinette. Il régna de 1745 à 1765, et lutta avec succès contre les Turcs ; — François II, fils de Léopold II, né à Florence, m. à Vienne (1768- 1835), empereur d'Allemagne (1792), puis d'Autriche (1804).

Il lutta sans succès contre la Révolution française et contre Napoléon 1er, auquel il dut accorder la main de sa fille Marie-Louise. D'une intelligence médiocre, il laissa le gouvernement à son ministre Metternich.

François I'®, roi des Beux-Siciles de 1826 à 1830; né en 1777, père de la duchesse François II de Berry et de là reine d'Es-

paqne Marie-Christine. — ■ Fr.^nçois II, dernier roi des Deux-Siciles de 1839 à 1860 ; né en 1836, m. à Paris en 1894. Chassé de ses Etats par Garibaldi, il dut capituler dans Gaète (1861).

François d’Assise (Marie-Ferdinand), roi d’Espagne, mari de la reine Isabelle, né à Aranjuez, ni. à Epinay-sur-Seine (1822,1902).

François-Josepll I®®, empereur d'Autriche et roi de Hongrie, petit-fils de François II d’Alle

magne, né et m. à Vienne (1830-1916), monté sur le trône en 1848. Sous son règne eurent lieu le soulèvement de l’Italie et de la Hongrie (1849), la guerre d'Italie (1859), la guerre austro-prussienne (1866), qui exclut l’Autriche de la Confédération de l'Allemagne du Nord, et la constitution de la Triple-Alliance (1878). A l’intérieur, François- Joseph a dù accepter le régime dualiste, c’est-à-dire le partage du pouvoir entre l’Autriche et la Hongrie, d’où une agitation constante des autres nationalités de l'Empire, en particulier, des Tchèques de Bohême, auxquels il a dù faire d’importantes concessions. Il porte la responsabilité d’avoir, à l’instigation de l’Allemagne et par son ultimatum à la Serbie, déclenché la Grande Guerre.

François-Joseph (ordre de), ordre de chevalerie autrichien, fondé le 2 décembre 1849 par l’empereur François-Joseph I®®, pour récompenser les services de tout genre. Modifié en 1866, cet ordre comprend trois classes. Le ruban en est rouge foncé.

François-Joseph (archipel), archipel polaire, découvert à l'E. du Spitzberg par des navigateurs autrichiens en 1872-1873.

pr,//

François de Neufchàteau.

François -Ferdinand

d’Autriche -Este, archiduc et prince héritier d’Autriche, né à Gratz, m. à Sarajevo (1863-1914), fils de Tarchiduo Charles-Louis, le second frère de l’empereur François-Joseph. Il fut assassiné avec Ordre

son épouse morganatique, comtesse (je François-Joseph. Chotek et duchesse de Hohenberg, par l’étudiant serbe Garilo Prinzip, et sa mort fut une des causes occasionnelles de la Grande Guerre.

François de Neufehâteau (Nicolas - Louis), littérateur et poète français, homme d’Etat, né à Saffais (Meurthe), m. à Paris (1760-1828). Ministre de l’intérieur sous le Directoire, il fut président du Sénat sous le premier Empire. Sa précocité est légendaire. Il était, à treize ans, membre de plusieurs académies de province.

François le Champi»

roman de George Sand.

histoire d’un enfant trou' vé (champi), qui, adopté par une jeune fermière, lui rend les bienfaits qu'il a reçus d’elle en la secourant quand elle est devenue veuve et malheureuse et en l’épousant. Pittoresque et attachante étude de mœurs berrichonnes (1849).

François les Bas-Bleus, opérette en trois actes, paroles d’Em. Dubreuil, Eug. Humbert et Paul Burani, musique posthume de Firmin Bernicat, terminée par A. Messager (1883). La pièce a pour sujet les amours d’un jeune écrivain public et d’une clianteuse des rues, qui se trouve être la fille d’un marquis.

Françoise (sainte), dame romaine, fondatrice des oblates, née à Rome (1384-1440). Fête le 9 mars. ' francolin n. m.

Genre d’oiseaux gallinacés voisin des perdrix, répandus eu Afrique, dans les régions désertiques.

Franconi, célèbre famille d’écuyers italiens, qui ont longtempsséjournéen France (xviii®et xixos.).

— Le plus fameux,

Victor Franconi, m.

en 1897, avait long^ temps dressé les che- Francolin.

vaux de Napoléon HL

Il dirigea à Paris les cirques d’Hiver. et d’Eté.

Franeoniâ [ni], contrée de l’Allemagne (Bavière), divisée en trois districts ; la Haute, la Basse et la Moyenne-Franoonie, avec Bayreuth, Ansvach et Wurtzbourg pour ch.-l. ; 2 millions d’h. (Franconiens). Montagnes calcaires, couronnées de superbes forêts.

Franconien, enne [ni-in, i-ne], habitant ou originaire de la Franoonie ; les Franconiens. Adjectiv. ; population franconienne.

Francon ville, comm. de Seine-et-Olse, arr. et à 13 kil. de Pontoise, dans la vallée de Montmorency ; 2.190 h. Ch. de f. N.

francophile adj. et n. (de Franc, et du gr. philos, ami). Ami de la France et des Français.

franeophohe adj. et n. (de Franc, et du gr. phobos, crainte). Qui a en horreur la France et les Français.

franc-parler n. m. Franchise de langage. Absence de déguisement dans les paroles. Avoir son franc-parler, se permettre de dire toute la vérité.

franc-quartier n. m. Blas. Carré occupant le quart de l'écu et mouvant de l'un quelconque des angles. PI. des francs-quartiers. (V. la planche

BLASON

franc-réal n. m. Sorte de poire. PI. des francsréals.

franc-salé n. m. Féod. Droit d'aeheter et de revendre du sel sans payer la taxe.

franc-saure n. m. Hareng fortement salé et séché. PI. des francs-saures.

franc-servant n. m. Homme de condition libre, jouissant d'importants privilèges. Pi. des francs-servants.

franc-taupin n. m. (üal. frantopino^. Franc archer. Milicien régional au moyen âge. Sorte d’épée

FRA

de la famille des estocs. PI. des francs-taupins. (L'Acad. écrit des fra.ncs Taupins,. forme que rien nejustifle.)

franc-tenancier n. m. Dr. féod. Tenancier qui avait des terres en l'oture, mais qui en avait racheté les droits. PI. des f ranex tenanciers.

franc-tillac n. m.

Mar. Pont léger dans certains bateaux du xyiio siècle. Dans les actes de commeree. pont supérieur ; le capitaine répond des objets placés sou.'i franc-tillac. PI. des francs-tillacs.

franc-tireur n. m.

Soldat qui, sans faire partie de l'armée régulière, reçoit une commission pour la durée d'une guerre.

PI. des francs-tireurs.

Francus [iiuss] ou Francien, dans la légende du moyen âge, fils d’Hector et père de la nation française. Les aventures de Francus ont inspiré à Ronsard un poème épique., la Franciade.

(V. ce mot.)

frange n. f. (lat. /imbria). Tissu d'où pendent des filets, servant à orner les meubles, les vêtemenls, etc. Fig. Objet découpé ou pendant comme une frange : les franges des cils. Ce qui est au bord ; robe qui a une frange de boue. Phys. Franges d'interférence, V. INTERFÉRENCE.

— Encycl. Manuf. La frange est un ornement pour les draperies, les meubles et les vêtements ; c’est un tissu à filets retombants. On tisse les franges

Franc-tireur (1870).

l'une après l'autre en réservant un espace qui laisse libres les fils de chaîne, coupés ensuite dans le milieu de l’espace pour former la frange. La frange latérale, autre sorte, est faite à l’aide de fils de trame libres entre chacun des bords de Tétoife, que l’on coupe dans leur milieu.

frangé, e adj. Orné de franges : rideaux frangés. Corps frangés, bandelettes médullaires du cerveau, qui naissent de la voûte à trois piliers, frangeon r/on] n. m. Petite frange, franger [jé] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il frangea, nous frangeons.) Garnir de franges : franger un tapis. Border de bandes découpées comme des franges : une lueur rose frangeait l'horizon.

franger n. m. Techn. 'V. PR.4.NGIER.

frangeuse ijeu-ze] n. et adj. f. Ouvrière qui fait des franges : frahgeuses en châles.

frangibilité n. f. Qualité de ce qui est frangible. frangible adj. (du lat. frangere, briser). Qui est susceptible d’étre rompu ou brisé.

frangier [ji-é], ère ou franger [jé], ère n. et adj. Ouvrier, ouvrière qui fait la frange, frangin n. m. Arg. Frère, frangine n. m. Arg. sœur, frangipane n. f. (de Frangipani, nom de l’inventeur de ce parfum). Sorte d'arome d’origine italienne, qui servait à parfumer les peaux à gants. Crème épaisse, parfumée aux amandes. Pâtisserie garnie de cette crème. Fruit du frangipanier. 'Variété de poire.

fr angipanienni-é] n . m . Genre d'apocynacées, voisines des lauriers-i-oses.

— Encycl.

Les frangipaniers sont des ai’bres et des arbrisseaux de l’A m é r i q U e tropicale.à grandes feuilles alternes et à belles fleurs group ées en cymes termi- Frangipanier.

nales. On en

connaît quarante espèces.parmi lesquelles le frangip.anier à fleurs rouges, le frangipanier à fleurs blanches, etc., qui sont cultivés dans les serres européennes.

Frangistan, nom que les Orientaux donnent à l’Europe occidentale.

frangulate n. m. .Sel de l'acide frangulique.

frangule n. f. Dot. Nom scientifique de la bourdaine.

franguline n. f. Glucoside que l'on extrait de l'écorce de la bourdaine ; la franguline est une matière colorante jaune, soluble dans l'alcool, la benzine, l'essence de térébenthine, mais insoluble dans l'eau.

frangulique adj. Se dit d'un acide produit dans le dédoublement de la franguline.

Frangy, ch.-l. de c. (Haute-Savoie), arr. et à 22kil.de Saint-Julien, sur le ruisseau des Usses; 1.18Ü h. — Le cant. a 13 comm., et 6.280 h.

Frankenberg, v. d’Allemagne (roy. de Saxe), sur un affluent de la Mulde ; 13.358 h. Ville industrielle.

Frankenstein [kèn'l, v. de Prusse (Silésie) ; 8.410 h. Lignite.

fraill£eilt]ia.l fA*én’] n. m. Côpage noir, à chair ferme et juteuse, cultivé surtout comme raisin de table.

Frankenthal

A'éîi’], V. d’Allemagne Bavière); 18.200 h.

Fabrication d'instru ments aratoires.

franklste [ftis-fe]

n. m. Membre d’une secte juive fondée en Allemagne par Jacob dit Frank (1720-1791), qui, se réclamant du livre le Zohar, attaqua les opinions des rabbins sur le Talmud,

Franklin, le plus septentrional des trois districts provisoires créés dans les Territoires du Nord-Ouest iDominion du Canada). Il comprend toutes les îles de l’archipel arctique de l'Amérique du Nord et les deux presqu'îles Melville et Boothia.

Franklin (Benjamin), homme d'Etat et publiciste américain, né à Boston, m.

àPhiladelphie (1706-1790). 11 est l’inventeur du paratonnerre, l'auteur du livre populaire intitulé : ta Science du bonhomme Richard, d'intéressants Mémoires. Philosophe et moraliste éminent, il fut aussi un des fondateurs de l’indépendance américaine, et vint en France négocier l'alliance de Louis XVI avec la nouvelle république (1777). joim Fraulilin.

Franklin (John),

navigateur anglais, né à Spilsby, mort dans un voyage d’exploration au pôle nord (1786-184-7). C’est aux tentatives faites par des navigateurs de toutes les nations pour trouver les traces de sa mission, que l'on doit la découverte du passage du Nord-Ouest.

Franklin (Alfred), érudit français, né à Versailles, m. à Paris (1830-1917); a consacré de nombreux ouvrages au vieux Paris.

franklinisation \za-si-on] n. f.

Traitement médical par 1 électricité statique ou de frottement.

— Encycl. Les machines employées à la franklinisation sont du genre de celles de Carré et de Wimshurst, et sont dites machines statiques. Les formes sous lesquelles on peut employer la franklinisation sont : le bain, où le malade, placé sur un tabouret dont les pieds sont en verre, est relié par un conducteur à l'un des pôles de la machine, l'autre pôle communiquant avec la terre ; la douche [vent ou souffle électrique), produite par un ensemble de pointes par où s’échappe le fluide électrique, qui vient frapper la région malade; l'effluve, souffle avec une seule pointe; létincelle, que l’on fait jaillir en approchant du malade une boule en communication avec le sol. La franklinisation relève la pression artérielle ; elle agit sur les nerfs, et est indiquée, sous forme de bains et de douches, dans la neurasthénie, l’hystérie, et les maladies nerveuses. Sous forme d'effluves, d'étincelles, elle produit de la révulsion et s'emploie dans la sciatique, l'eczéma, les rhumatismes musculaires.

franklinite n. f. Oxyde naturel complexe de zinc, de manganèse et de fer.

franquette [frè-le] n. f. (de franc). N’est usité que dans cette phrase familière : à la bonne franquette, franchement et sans façon.

Franqueville (Amable-Charles Franquet de, comte), administrateur français, membre de TAcadémie des sciences morales (1888), né et m. à Paris (1840-1919), auteur de travaux estimés sur le droit public et administratif de l'Angleterre.

fransquillon mil.] n. m. Terme injurieux par lequel les flamingants désignent les partisans de la langue et de la culture françaises en Belgique.

Frapié (Léon), romancier et auteur dramatique français, né à Paris en 1863 ; auteur de : la Maternelle, les Obsédés, etc. C’est un observateur exact et précis, au style serré.

Frappa (José), peintre français, né à Saint- Etienne, m. à Paris (1854-1904) ; peintre de sujets ecclésiastiques, d'un talent agréable, et qui ne manque ni d'observation ni de verve.

frappage [fra-pa-je] n. m. Action de frapper. Résultat de cette action ; le frappage de la jnonnaie.

frappant [fra-pan], e adj. Qui fait une vive impression sur l'esprit : preuves /’ruppnnles. Quisaute aux yeux : ressemblance /)•(Ippan^e.N.m.Cequiproduitune forte impression ; auteur qui recherche le frappant.

FRA

frappart [fra-par] n. m. Celui qui frappe, qui aime à frapper. (Vx.) Frère Frappart, moine libertin.

frappe fra-pe] n. f. Action de frapper la monnaie : la frappe de la monnaie est réservée à l Etat. Empreinte que le balancier fait sur les monnaies ou sur les médailles. Assortiment de matrices pour fondre des caractères d'imprimerie.

frappé [fra-pé], e adj. Saisi, surpris : être frappé d'une chose. Congelé ou simplement mis à rafraîchir dans la glace ; c/iajnpapne frappé; carafe frappée. Vers bien frappés, où il y a de la force, de l'énergie. Ouvrage frappé au bon coin, bon ouvrage. Etoffe bien frappée, étoffe forte et serrée. Imagination frappée, remplie d’une chose, de terreur, par exemple, Musiq. Temps frappé ou subst, frappé, temps de la mesure que Ton marque en frappant un coup qui produit quelque bruit,

frappe-devant n, m, invar. Gros marteau à long manche, à l’usage des forgerons.

frappe-main n. m. Un des noms du jeu de la main chaude.

frappement [fra-pe-man] n. m. Action, manière de frapper.

Frappement du rocher [le), miracle de Moïse faisant jaillir d’un rocher une source d'eau vive pour désaltérer les Israélites errant dans le désert. Cette scène a souvent inspiré de grands peintres. Parmi les plus célèbres il faut citer ; Raphaël (Vatican), N. Poussin (musée de l'Ermitage, à Pétrograd), Bassan (Louvre).

frappe-plaque n. m. Plaque de fer en usage chez les orfèvres, pour donner le contour à une pièce.

frapper [fra-pé] v. a. Donner un ou plusieurs coups : frapper la terre du pied. Blesser : Louis .YV fut frappé d'un coup de canif par Damiens. Donner une empreinte à ; frapper de la monnaie. Atteindre par une décision juridique, administrative, etc. : jugement frappé (f appel; frapper mie marchandise d’un impôt. Fig. Paire périr : la mort frappe tous les hommes. Faire retentir : frapper l'air de ses cris. Sonner : l'horloge frappe douze heures. Produire de l’effet : frapper un grand coup. Tomber sur ; la lumière frappe les objets. Faire impression sur : frapper tes yeux, l'imagination. Congeler au moyen de la glace : frapper de l'eau, une carafe, du champagne. lyapper comme un sourd, très fort. Mar. Assujettir îun cordage). V. n. Frapper à la porte de quelqu'un, le solliciter. Frapper à toutes les portes, avoir recours à un grand nombre de personnes. S© frapper v. pr. S’émouvoir, s’inquiéter outre mesure : malade qui se frappe beaucoup. Allus. HisT. : Soldat, frappe au visage, cri de César, avant la bataille de Pharsale, en voyant la brillante cavalerie pompéienne. Les jeunes patriciens qui la composaient s’enfuirent pour ne pas être défigurés. On applique ce mot à un adversaire que Ton veut frapper à l’endroit sensible. V. Thémistoole et Pompée.

frappeur, euse [fra-peur, eu-ze] n. Qui frappe. N. m. Ouvrier forgeron qui emploie le marteau. Adjectiv. Esprit frappeur, esprit des morts, qui, selon les spirit' s, se manifeste par des frappements sur les meubles, les murs, etc.

frarackaUX [chô] n. m. pl. Dr. anc. Cohéritiers ou autres communistes possédant par indivis. (On disait aussi frarécheurs.)

fraraclier \ché] v. a. (de frère). Dr. féod. Par¬

tager de façon que l’aîné doive foi et hommage au seigneur pour la totalité du flef. (On disait aussi

FRARÊCIIER.)

frareuseté [ze-té] n. f. Dr. anc. Possession d'un héritage par indivis.

Frary (Raoul), publiciste français, né en 1842, m. à Plessis-Bouchard en 1892. Il a écrit : le Péril national, la Question du latin. Manuel du démagogue, etc.

fras \frd\ n. m. (orig. inconn.) Région du corps du bœuf ou du veau, comprise entre l’extrémité inférieure et antérieure de la cuisse et la partie postérieure du ventre. Syn. de grasset, qampe, etc.

frasage [za-je] n. m. Action de fraser la pâte.

Frascati, l’ancienne ruscK/Mm, v. d'Italie, près de Rome, au pied des monts Albains ; 6.390 h. Nombreuses villas célèbres par leurs jardins et leurs jets d’eau.

Fraseati, maison de jeu fondée sous le Directoire et située à Paris à l’angle de la rue de Richelieu et du boulevard; on y donnait aussi des bals. Démolie en 1837.

frase [fra-ze] n. f. Action de fraser la pâte. Racloir en Frase,

acier pour racler le pétrin.

fraseau [zô] n. m. Tige d’acier verticale, sur laquelle tournent les roues de l’ourdissoir.

fraser [zé] v. a. Pâtiss. Syn. de fraiser.

Fraser :zér] (le), fleuve du Canada (Colombie britannique'. qui sort des montagnes Rocheuses et se jette dans le Pacifique; cours 1.300 kil.

Le Frappement du rocher, tableau de Raphaël.

FR A

frasère [sè-»’'-'; n. f. Bot. Genre de gentianacées d'Amérique, dont une espèce, connue sous le nom de Colombo d' Amérique, est pourvue d'une racine douée de propriétés antidiarrhéiques.

FraSUe, comm, du Doubs, arr. et à 17 kil. de Pontarlier, sur un haut plateau du Jura; l.UOO h. Ch. de f. P.-L.-M., point de, départ de l'embranclienient qui rejoint, â Vallorbe, la ligne suisse de Lausitnne, eu passant par le tunnel du mont d'Or.

Frasnes-Ies-Buissenal, comm. de Belgique (Hainaut, arr. d’Ath); 4.100 h. Toiles, serges, Frasnes-Ies-Gosselies, bourg de Belgique (Ilainaut, arr. de Charleroi) ; 2.770 h.

frasnien [fras-ni- in] n. m. Elage géologique formant la hase du système dévonien supérieur.

frasque [fras-ke] n. f. (ital. frasca). Tour malin. Extravagance avec éciat, écart de conduite ; frasques de jeunesse.

fraSSinelle [fra-si-nè-le] n. f. Pierre dure, qui sert pour polir Témail et affûter certains outils.

frater [téi'J n. m. (m. lat. signif. frère). Fam. Frère lai. religieux illettré. Garçon chirurgien. Barbier. PI. des fraters.

fraternel, elle [tèr-ivd, é-le] adj. (lat. fralernus; de frater, frère). Qui est propre à des frères. Qui convient entre frères. Qui a lieu entre personnes unies comme des frères : amitié fraternelle.

fraternellement [tkr-né-le-man\ adv. D une manière fraternelle.

fraternisant [tèr-ni-zan], e adj. Qui fraternise, fraternisation [té'r-ni-za-si-oti] n. f. Action de fraterniser.

fraternisé [tkr-ni-zi], e adj. Se dit d'un vers dont la dernière ou les dernières syllabes se trouvent répétées au commencement du vers suivant.

fraterniser [tèr-ni-zé] v. n. Faire acte de fraternité, de concorde : troupes qui fraternisent. Contracter une union politique.

fraternitaire [tér-ni-tè-re] adj. Conforme à la fraternité.

fraternité [tér] n. f. (de fraternel). Relation de frère à frère. Fig. Union intime, solidarité entre les hommes, entre les membres d’une société : la fraternité est actuellement une noble chimère. Votre Fraternité, titre que se donnaient autrefois entre eux les rois, les évêques, etc. Fraternité d'armes, liens qui unissaient autrefois deux chevaliers qui avaient juré de s'entraider toujours et partout; auj., liens unissant ceux qui ont combattu pour la même cause.

fraticolles [sè-ie] n. m. pl. (de Tital. fraticelli; de frate, frère). Sectaires qui exagéraient la règle de saint François d’Assise. S. un fraticelle.

— E.ncycl. Vers 1295,, un certain nombre de franciscains ayant obtenu du pape Célestin V la permission de sortir de leurs couvents, où le relâchement s’était introduit, parcoururent l'Italie, ne vivant que d'aumûnes. Exaltés par les prédications d'Herman Pongilops de Ferrare et d'Hubert de Casai, les fraticelles, ou frérots, s'imaginèrent constituer une Eglise spirituelle et invisible, bien supérieure à l’Eglise visible. Ils prétendaient que les péchés- les plus graves ne pouvaient les souiller. Condamnés par Boniface XIII (1302), excommuniés par Jean XXII (1317), ils ne cessèrent d’agiter l'Eglise pendant le xive siècle.

fratricide adj. (du lat. frater, tris, frère, et cædere, tuer). Relatif au meurtre d'un frère, d'une sœur ; luttes fratricides. N. m. Ce meurtre lui-même. N. Qui commet ce crime : Caln fut le premier des fratricides.

fratrie n. f. Ethol. v. phratrie.

fraudatoire [frô] adj. Qui procède de la fraude, fraude [frô-de] n. f. (lat. fraus.dis). Tromperie, acte de mauvaise foi. Contrebande, tromperie au préjudice du fisc : faire la fraude. En fraude loc. adv., frauduleusement.

— En-cyol. Br. La fraude dans la vente des marchandises et les falsifications des denrées alimentaires et des produits agricoles sont réprimées (emprisonnement et amende) par la loi du Ier août 1903, modifiée et complétée en 1908 et 1912. L'infraction peut porter sur la nature, l'espèce, l’origine, la quantité où l’identité de la chose livrée. Les tribunaux peuvent ordonner Taifiohage des jugements de condamnations, aux frais du condamné, a la porte de ses magasins et domicile. En cas de récidive dans les cinq ans, l'affichage et l’emprisonnement sont toujours prononcés. Les objets falsifiés sont confisqués. les faux poids et mesures détruits.

Le prélèvement des échantillons, les méthodes d'analyse, la détermination des autorités compétentes pour rechercher les infractions sont l'objet d'une réglementation minutieuse. L’autlienticilé des produits est garantie par les dispositions spéciales relatives aux appellations d'origine.

En tout état de cause, le maire a le devoir d'assurer dans sa commune la fidélité du débit.

Auprès du ministère de l'agriculture, fonctionne un Service de la répression des fraudes.

fra,ud.6r \frô-dé'] V. a. Frustrer par quelque fraude : frauder la douane. V. n. Commettre des fraudes : frauder dans un examen.

fraudeur, euse \frô-deur, ’eu-ze] adj. et n. Qui fait ia fraude.

frauduleusement [frô, ze-man] adv. D'une manière frauduleuse ; objets frauduleusement soustraits.

frauduleux, euse [frô-du-lefi, eu-ze] adj. Enclin à ia Fraude : esprit frauduleux. Entaché de fraude : viarché frauduleux ; banqueroute frauduleuse.

FraUenfeld 'èn~fèld]t v. de la Suisse» ch.-l. ducant.de Thurgovie, sur la Mure- : 7.840 h. Filatures.

Henri de Meissers, dit , un des principaux maîtres chanteurs allemands, né vers 1230, m. a Mayence en 1318 ; plus érudit qu’inspiré.

frâulein pr. allem. fra-u-la-in"' n. f. Mot allemand qui signifie 7nadewo/«c/7e. et qu’on emploie souvent, absolum., dans les familles françaises pour désigner linstitutrice, la gouvernante allemande qui s’occupe dos enfants.

Fra-llïlliofer 'fra-oun'-ho-fèr' (Joseph de', opticien et physicien allemand, né à Straubing (Ihivière . in. à Munich , 1787-1826), célèbre par scs études sur le spectre solaire.

Fraunhofer {raies de). Opîiq. V. .spectre. Fraxilie n. f. Glucoside extrait de l’écorce de frêne.

fraxiné, e [frak-si] adj. (du lat. fraxînus, frêne). Qui ressemble ou qui se rapporte au frêne, fraxinelle [frak-si-nè-le] n. f. Bot. Syn. de

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