‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 892 sur 1225 · Dents à picots ; 12. Frivolité et crochet mélangés · texte numérisé non relu

Dents à picots ; 12. Frivolité et crochet mélangés

Froben [èén] (Jean), humaniste et imprimeur allemand, né à Hammelburg, m. à Bâle, où il était établi (1.460-1827). 11 était l’ami d’Erasme.

Frôbisher ou Forbisber (sir Martin), navigateur anglais, né à Duncaster, m. à Plymouth (l.')3ü-1594). Il contribua à la destruction de l'invincible Armada.

froc 'frok] n. m. Partie de l'habit monacal, qui couvre la tête, et tombe sur les épaules. Vêtement de moine, en général. Sorte de lainage grossier. Mo.

Profession monacale : prendre le froc. Jeter le froc aux orties, quitter les ordres.

frocaille [ka, il mil., e] n. f.

Par dénigr. Gens de froc, les moines.

frocard [kar] n. m. Pop. Moine.

Frochot [c/td] (Nicolas-Thérèse- Benoît , comte ) , homme politique français, né à Dijon, m. à Etuf (1761-1828). Il fut préfet de la Seine de 1800 à 1812.

Frœbel (Frédéric), pédagogue allemand, né à Oberweissbach, m. à Marienthal (1782-1852). Créàteur'des kindergarten ou jardins d’enfants.

Frœding (Gustave), poète suédois, né à Alster en 1860. Lyrique plein à la fois d’humour, de fantaisie et de sentimentalité douloureuse [Guitares et accordéons, etc.).

Frœllcb (Lorenz), peintre, graveur et dessinateur danois, né et m. à Copenhague (1820-1908). 11 a longtemps vécu en France, et exécuté d'innombrables dessins pour les livres d’enfants.

Frœsch.viller [frèch-vi-lèr], comm. d’Alsace, dép. du Bas Rhin, arr. et à 27 kil. de Wissembourg ; 483 h. Ch. de f. Bataille du 6 août 187ii, gagnée pâlies Allemands commandés par le prince royal de Prusse, et trois fois supérieurs en nombre, sur les Français commandés par Mac-Mahon. Elle fut illustrée par le dévouement des cuirassiers français des généraux Michel et Bonnemains.

Frobsdorf, bourg d'Autriche, près de Wiener- Neustadt; 800 hab. Beau château, qui devint en 1841 la résidence du comte de Chambord. Le prince y mourut en 1883.

froid Ifroi], eadj. (lat. frigidus). Privé de chaleur ; le sang des reptiles est froid. Qui communique le froid, ou n'en garantit pas ; le coton est plus froid que la laine. Refroidi: viandes froides. Fig. Flegmatique, sérieux, posé, réservé : homme froid. Qui manque de chaleur, de sensibilité, d’ardeur ; orateur, style froid. Humeurs froides, scrofules. Saison froide, l’hiver. Loc. adv. : A froid, sans mettre au feu : infusion à froid. Fig. Sans passion, sans sincérité : enthousiasme à froid. Paov. : Froides mains, chaudes amours, ou Mains froides, cœur chaud, la froideur des mains indique un tempérament amoureux. Ant. Chaud, bouillant, ardent, torride.

froid [froi] n. m. (de froid adj.). Absence de chaleur : le froid polaire peut congeler le mercure. Sensation que font éprouver l’absence, la perte, la diminution de la chaleur : le froid très violent produit l’effet du feu. Fig. Indifférence. Air sérieux et composé : il est d un froid glacial. Affaiblissement des sentiments mutuels : il y a du froid entre eux. Battre froid à quelqu'un, lui faire moins bon accueil. Gêne ; proposition qui jette un froid. Manque de chaleur, de vivacité, d’intérêt : le froid du style. Froid noir, très vif. Froid industriel, procédés frigorifiques industriels. Prendre froid, subir les conséquences morbides d’un refroidissement. Fig. et fam. Cela ne fait ni chaud ni froid, c’est indifférent. Souffler le chaud et le froid, parler, agir de façons contradictoires. N'avoir pas froid aux yeux, être déterminé, énergique. Ant. Chaleur.

— Encycl. Les installations frigorifiques (froid industriel), qu’on utilise aussi dans les travaux des mines et carrières pour congeler les terrains aquifères et traiter ceux-ci comme des terrains résistants, ont pris une importance considérable depuis quelques années, et notamment depuis que les procédés de Cailletet, Pictet, Charles Tillier, ont permis leur application à la conservation et au transport des denrées alimentaires, en annihilant Faction des ferments de décomposition.

La production du froid est obtenue soit par l’usage de glace (glace naturelle recueillie sur certains lies et conservée dans des glacières, ou glace artificielle obtenue par des machines frigorifiques), soit par l'emploi de mélanges réfrigérants, soit, plus généralement, par des procédés mécaniques basés sur l'évaporation des liquides, sur la compression et la détente brusque des gaz. Grâce à ces procédés, dont les applications ont pris peu à peu une importance considérable (installations sur bateaux, wagons de chemins de fer, entrepôts frigorifiques), on peut expédier des produits du pays de production au pays de consommation, puis conserver intactes toutes les substances qui s’altéreraient assez rapidement à la température ordinaire (viandes, graisses, lait, œufs, fruits et légumes). En outre, ces procédés industriels de refroidissement permettent de retarder la végétation de certaines plantes, pour ne laisser celles-ci se développer qu'â contre-saison (forccrics), d’assurer la conservation des œufs de ver à soie. etc.

Froid-Cliapelle, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Thuin) ; 1.900 h. Machines agricoles. Bonneteries ; toiles.

froidement [man] adv. De manière à avoir froid ; être vêtu froidement. Fig. Avec froideur ï accueillir froidement. Sans vivacité : écrire froidement. Ant. Chaudement.

Froideterre (côte de), côte des Hauts de Meuse, située sur la rive droite de la Meuse, et dominant la vallée de ce fleuve, à 4 kil. au N. de 'Verdun, par 345 m. d’altitude. C’est l'éperon S.-O. de la large croupe orientée N.-E.-S.-O., sur laquelle se trouve Douaumont (la côte de Douaumont) ; il est séparé presque complètement de ce village par une ceinture de bois (Chauffeur, Caillette, Chapitre). Un ouvrage fortifié relié à Verdun par voie ferrée stratégique existait en 1914 sur la côte de Froideterre, oû furent concentrées, le 25 février 1916, cent pièces de 76. Les Allemands furent ainsi empêchés de pousser au delà de Louvemont leur attaque brusquée sur la rive droite de la Meuse. Un peu plus tard (mars-juin), les troupes du kronprinz poussèrent à TE. leurs attaques et prirent Damloup, "Vaux et Fleury ; mais, jamais, ils ne purent mettre le pied sur la côte même de Froideterre, sauf un instant, le 23 juin, à Fa suite de la puissante attaque de dix-sept de leurs régiments contre Thiaumont, Fleury-devant-Douaumont et Souville, et la prise des deux premiers de ces points.

froideur n. f. Etat de ce qui est froid : froideur du marbre. Pathol. Impuissance, stérilité. Fig. Défaut d’ardeur. Indifférence. Mécontentement réciproque : collègues entre lesquels il y a de la froideur. Défaut d'animation : froideur de style. Ant. Ardeur, chaleur.

froidir v. n. Devenir froid. (Vx.) V. a. Rendre froid .- le vent froidit les liquides. (Peu us.)

froidure n. f. Froid répandu dans l’air. L’hiver : au retour de la froidure.

fi-oidureux, euse [reû, eit-ze]adj. Qui amène la froidure. Qui craint le froid. (Vx.)

froissable [froi-sa-blé] adj. Qui peut être froissé.

froissage [froi-sa-je] n. m. Action de froisser. Froissart [froi-sar] (Jean), poète et chroniqueur français, né à Valenciennes en 1338, m. après 1404. Ses chroniques, qui vont de 1325 à 1400, sont des récits sans ordre , mais écrits avec grâce et naïveté ; l’impartialité n’en est pas toujours absolue.

Les descriptions sont des peintures saisissantes du monde féodal et chevaleresque au x»v® siècle. On les a comparées à une suite d’immenses tapisseries, où se déroule la vie de la noblesse du moyen âge à l’heure de son déclin. Ses poésies n’ont qu’une valeur médiocre.

froissement [froi-seman] n. m. Action de fi'oisser : le froissement d'une étoffe.

Bruit sec qui résulte de cèxte action : le froissement de la soie. Méd. Contusion légère des tissus. Fig. Atteinte portée ; offense : les froissements des intérêts ; le froissement de l'amour-propre.

froisser [froi-sé] v. a. (lat. pop. frustiare ; de frustum, morceau). Meurtrir par une pression violente : se froisser un membre. Chiffonner : froisser du drap. Fig. Blesser, choquer : froisser les opinions de quelqu'un. Froisser une artère, la comprimer avec des pinces, pour arrêter une hémorragie. Se froisser v. pr. Etre froissé. Fig. Etre blessé, offensé : se froisser d'une plaisanterie.

ifroisseur, euse [froi-seur, eu-ze] adj. et n. Qui froisse, sert à froisser : cylindre froisseur.

froissis [froi-si] n. m. Bruit de choses froissées : tm froissis de papier.

froiSSUre [froi-su-re] n. f. impression qui demeure à un corps qui a été froissé.

FroiSSy, ch.-l. de o. (Oise), arr. et à 33 kil. de Clermont ; 530 h. Ch. de f. — Le cant. a 17 comm.,

frôle n. f. Nom vulgaire : l® du chèvrefeuille des Alpes ; 2» de l’arbousier commun.

frôlement [man] n. m. Action de frôler. Son résultat ; bruit causé par le frôlement des branches. frôler [lé] v. a. Toucher légèrement en passant, frôleur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui frôle, from, onomatopée qui exprime Faction de passer ses doigts sur les cordes d un instrument.

fromage n. m. (pour formage; de forme). Aliment obtenu par la fermentation du caillé, après coagulation du lait. Fromage d’Italie, hachis de foie de veau ou de cochon, de lard et de panne. Fromage de cochon, chair de porc frais, hachée, accommodée d’une certaine manière. Couennes de lard, tête, pieds de porc cuits longtemps et qu’on laisse prendre en gelée dans des moules. F’ig. Entre la poire et le fromage, à la fin du repas, lorsque la gaieté et la liberté sont plus grandes. Techn. Bloc de terre réfractaire, en forme de fromage, destiné à exhausser les creusets placés dans un foyer. Fromage des arbres, champignon blanc qui vient sur les arbres. Aluis. LiTTÉR. : Se retirer dans un fromage, locution emprun-

Froc.

FRO

FRO

Fromage. — Types de fromages ; 1. Cœur à la crème ; 2. Suisse ; 3. Petit carré (demi-sel) ; 4. Gouriiay ; 5. Bondon ; 6. Brie ; 7. Coulommmiers ; 8. Camembert ; 9. Livarot ;

10. Port-Salut ; 11. Pout-l’Evèque ; 12. Parmesan ; 13. Hollande ; 14. Gruyère ; 15. Roquefort. — Outillage : 16. Batterie de moules à suisses ; 17. Moule à cœur ; 18. Moule à camem¬

bert ; 19. Moule à brie ; 20. Eclisse fixe à brie ; 21. Moule à mont-d’Or ,■ 22. Moule à pont-l’Evèque ; 23. Moule à hollande ; 24. Claie d’égouttage ; 25. Tranche-caillé ; 26. Brassoir; 27. Moulin à caillé ; 28, 29. Poches à caillé ; 30. Presse à gruyère. — Fabrication : 31. Egouttage des fromages en éclisses (clichés) [brie] ; 32. Emprésurage ; 33. Mise en moules , 34. Mise

au haloir (Camembert) ; 35. Salage; 36. Cave de maturation (roquefort) ; 37. Emprésurage ; 38. Ramassage du caillé cuit ; 39. Enlèvement du caillé ; 40. Pressage du caillé ; 41. Mise

en cave (gruyère).

tée à La Fontaine [le Rat qui s'est retiré du monde) et devenue proverbiale. On l'applique à ceux qui s’isolent dans leur bonheur, qui vivent dans de bonnes sinécures et s'y engraissent, sans plus se soucier des autres.

— Encycl. Les fromages sont obtenus de diverses manières, mais en général par la coagulation du lait, qui donne le caillé : c'est des préparations secondaires que subit celui-ci que l’on part pour établir les catégories suivantes ; fromages maigres, fromages à pâte molle, fromages a pâte résistante. Les fromages maigres (fromage blanc, fromage de ferme ou à la pie, cancoillotte) sont faits simplement de caillé égoutté et moulé (cœur, cylindre carré). Dans la catégorie des fromages à pâte molle se rangent les fromages frais (double crème, çervafs, demi-sels, etc.) obtenus par coagulation du lait pur ou écrémé, avec adjonction, ou non, de crème et de sel au caillé, malaxage de la pâte et moulage ; puis les fromages affinés avec moisissures à la surface (brie, coulommiers, camembert, neufchâtel, gournay), pour lesquels le caillé ne subit aucune cuisson, mais que l’on produit à une température relativement basse, qui a pour effet de le laisser mou ; il offre ainsi un champ favorable au développement des moisissures, qui lui font subir ses transformations et le mûrissent. A cette catégorie des fromages à pâte molle appartiennent aussi les géromé. saint- remy, pont-1 évêque, livarot, dont la croûte est lavée. Dans les fromages de la troisième catégorie (fromages à pâte ferme), on distingue encore deux variétés ; les fromages à croûte résistante et à pâte cuite, dont le gruyère est le type (emmenthal, cantal, parmesan, hollande, por{-salut, etc.) ; ils sont c)btenus d'un caillé prf'paré à température élevée, puis moulé en même temps qu’il est soumis à une pression énergique ; le fromage achève en cave sa fermentation. Enfin, les foqtieforts et analogues (fromage d'Auvergne, gorgonzola), qui sont préparés à peu près comme les précédents, à Iv différence près qu'on incorpore a la masse du caillé des spores d'une moisissure spéciale [jieni-

cillum glaucum), qui se développent peu à peu et produisent les marbrures vertes que l'on connaît.

froiuageOU Ijon} n. m. Fromage blanc de lait de brebis ou de chèvre, que Ton fabrique dans le midi de la France. Dot, Mauve à feuilles rondes.

fromager ljé\ n. m. Genre d’arbres des régions tropicales, appelés scientifiquement bombax ou ériodendrons, et dont les fruits sont couverts d'un duvet analogue au coton [kapok], V. kapok.

fromager [fé], ère adj. et n. Qui fait, vend des fromages. N. m. Vase percé pour égoutter le fromage. (On dit aussi fromagier.) N. f. En Auvergne, petite table à pétrir le lait caillé.

^ fromagerie wt] n. f. Endroit où Ton fait, où Ton garde, où Ton vend les fromages : tes fromageries de Roquefort sont creusées dans le calcaire,

fromageux, euse [jeü, eu-ze] adJ. Qui tient de la nature du fromage.

fromagier fji-é], ère adj. et n. Syn. de FRO-

MAGER.

Fromelennes, comm. des Ardennes, arr. et à 42 kil. de Rocroi, sur un affl. de la Meuse; 1,200 h. Marbre ; métallurgie.

FromelleS, comm. du Nord, arr. et à 23 kilom. de Lille, dans la plaine flamande ; 955 hab. en 1914. Les Anglais y attaquèrent les Allemands le 9 mai 1915, au cours de la première bataille de l'Artois. Délivré le 3 octobre 1918, ce village est presque entièrement détruit.

froment \man] n. m. (lat. frumentum). Autre nom du blé. Par ext. Le grain de froment qui sert à faire du pain. (V. blé.) Couleur rouge-orangé pâle de la robe des bovidés : on distingue le froment clair (blond), le froment foncé, le froment rouge ou fromrnt acajou.

Froment (Nicolas), primitif franç.ais.né à Uzès au xve siècle, auteur du célèbre triptyque du Buisson ardent de la cathédrale d’Aix.

fromentacé lman-ta-,sé], e adj. Se dit des plantes qui ont du rapport avec le froment, comme le chiendent, le froment des haies, etc. N. f. pl. Groupe de plantes ayant pour type le froment. S. une fromentacée.

fromentage [man] n. m. Dr, féod. Contribution en nature, que le seigneur prélevait sur les cultures de froment.

fromental, e, aux [man] adj. Qui tient du froment ; qui a rapport au froment : les grandes plaines fromentales de la Beauce.

fromental [9nan] n. m. Espèce d'avoine employée surtout comme foqrrage. Champ producteur de froment. (Vx.)

— Encycl. Le fromental ou avoine élevée est une graminée vivace, qui se plait particulièrement dans les terres saines et substantielles. Il peut fournir plusieurs coupes d’un fourrage abondant et de bonne qualité. On l’associe en général aux légumineuses.

Fromental} comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 33 kil. de BeÜao, non loin de la Semme ; 1.450 h. Ch. de f. Orl.

fromenté, e [mon] adj. Se dit d'une robe du bœuf, qui a la couleur du hanneton appelé fromentée, c'est-à-dire qui est alezan fauve.

fromenteau man-tô] n. m. Vitic. Un des noms du pineau de Bourgogne.

fromentée [man-tf, n. f. Bouillie faite avec de la farine de froment. Espèce de petit hanneton fauve.

fromenteux, euse [man-teû, eu-ze] ou fromentier [man-ti-(\, ère adj. Abondant en froment ; qui produit dfi froment.

Fromentin [man] (Eugène), peintre, critique d'arl et romancier français, né et m. à La Rochelle (1820-1876). Il a peint dans ses tableaux et décrit dans des livres tels que : un Eté dans le Sahara, une Année dans le Sahel, avec un grand charme et

FRO

FRO

une remarquable vérité d'expression , le monde oriental et saharien. Son ouvrage tes Maîtres d’autrefois est un modèle de critique d'art, et son roman Dominique est un chef-d'œuvre de fine et délicate psychologie.

Fromentine (goulet

DE), passe entre Noirmoutier et la côte.

Froment - Meurice

(François-Désiré), habile 0]> fèvre, né et m. à Paris (1802- 1855).

fromgi [ji] ou frome-

ton n. m. Arg. Fromage.

Fromont jeune et Risler aîné, roman d'Alph. Daudet, une de ses oeuvres les plus émouvantes ; peinture d'une femme coquette et vicieuse,

Sidonie Chèbe, qui sème la Fromentin,

ruine et le déshonneur autour

d'elle (1874). C'est dans ce roman que figure « l'illustre Delobelle », le type du cabotin raté et vaniteux.

fronce n. f. Chacun des plis faits à une étoffe. Pli défectueux dans le papier.

froncement [man] n. m.

Action de froncer en contractant, de rider, surtout en parlant des sourcils et du front.

froncer [sé] v. a. (de Fronces.

fronce. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il fronça, nous fronçons.) Resserrer, en parlant des sourcils. Rider, en parlant du front. Plisser ; froncer utie robe.

froncis [si] n. m. Ensemble des plis faits à une robe, à une chemise, etc.

fronçure n. f. Action de froncer ; état de ce qui est froncé. Pli, ride.

frondaison [dè-zon] n. f. (du lat. frons, dis, feuillage). Epoque où paraissent les feuilles. Le feuillage lui-même : une abondante frondaison.

frondant

fronder : avoir

[dan],

t'hume

6 adj. Qui a l'habitude de l'humeur frondante.

fronde n. f. (lat. frons). Se dit du thalle aplati de certaines algues. Pousse des feuilles au printemps. Feuillage.

fronde n. f. (lat. funda). Instrument fait d'un morceau de cuir et de deux bouts de corde, avec lequel on lance des pierres ou des balles ; les frondes des Anciens tuaient un homme à plus de 400 pas.

Jouet d'enfant, servant au même usage. Chir. Bandage à quatre chefs employé pour les fractures et luxations de la mâchoire.

Fronde , nom donné à la guerre civile qui eut lieu en France pendant la minorité de Louis XI'V, entre le parti de la cour (Anne d'Autriche et Mazarin) et le Parlement '1648-1 653).

L'origine de ce mot vient du jeu de la fronde, auquel les enfants s'amusaient à cette époque dans Fronde : A, projectile, les fossés de Paris. La police défendit ces amusements ; mais les enfants résistaient souvent à l'autorité, et poursuivaient la garde à coups de fronde. Un plaisant compara les adversaires de Mazarin à ces frondeurs ; l'allusion fut trouvée heureuse , et le mot resta.

La Fronde, causée surtout par la mauvaise politique finan-

Fronde (jouet).

cière de Mazarin, eut deux phases : la première, dite Vieille Fronde ou Fronde parlementaire, où le parlement, allié à Condé et au cardinal de Retz, joua le principal rôle. Les incidents les plus notables en furent l'arrestation du conseiller Broussel, l'édification des barricades par le peuple de Paris et la retraite de la cour à Saint-Germain. Dans la seconde, dite Jeune Fronde ou Fronde des Princes, Condé, Beaufort et de Longueville, avec l'appui secret de l'Espagne, engagèrent une véritable campagne contre les troupes royales, que Turenne commandait (combats de Bléneau, bataille de la Porte Saint-Antoine). La Vieille Fronde agita Paris de 1648 à 1649, et la Jeune l'ronde de 1649 à 1653. Les troubles de la Fronde, qui sont à la fois le commencement d'une révolution et l'échec d'une politique d'intrigues, eurent leur contre-coup dans certaines provinces.

frondée [dé] n. f. Espace que peut embrasser un jet de fronde.

fronder [dé] v. a. Lancer avec la fronde ; fronder des pierres. Poursuivre à coups de fronde ; fronder les passants. Fig. Blâmer, critiquer ; fronder le pouvoir.

fronderie [rf] n. f. Mouvement, tumulte de la Fronde.

frondescence [dès-san-se] n. f. (de frondescent). Expansions foliiforraes des polypiers.

frondescent tdès-san], e adj. (du lat. frondescere, se couvrir de feuilles). Qui se couvre de feuillage : arbres frondescents.

fronde super viridi, mots lat. signif. : Sur le vert feuillage. Tityre, dans la Ir» églogue de 'Virgile (v. 80). offre en ces termes une hospitalité rustique a Mélibée.

frondeur n. m. Qui lance des pierres avec une fronde : les frondeurs baUttres étaient célèbres dans l antiquité. Hist. Partisan de la Fronde. Fig. Qui aime a critiquer, à contredire, à blâmer. Adjectiv. Qui est enclin à fronder : esprit frondeur.

frondibale n. m. (de fronde, et du gr. ballein, lancer). Art milit. anc. Machine de jet : fronde gigantesque, analogue aux balistes. ,On dit aussi

FUNDIBALLE.)

frondicole adj. (du lat. frons, /'rondis.feuillage, et cofere, cultiver). Qui vit ou croît sur les feuilles.

frondifère adj. (du lat. frons, frondis, feuillage, et ferre, porter). Feuillu, qui porte des expansions foliacées ; arbre très frondifère.

frondiformeadj. (du lat. frons, frondis, feuillage, et de forme]. Qui a l'apparenci d'une feuille.

frondipare adj. (du lat. frons, frondis, et parère, produire). Se dit des Heurs et des fruits qui, par une anomalie, d'ailleurs peu commune, émettent un rameau.

frondule n. m. (du lat. frons, frondis, feuillage). Ensemble des frondes ou feuilles des mousses.

fronron n.-m. Brosse de cartier pour savonner les cartes avant de les lisser. Syn. de fkotton.

Fronsac [sait], ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 2 kil. de Libourne, sur la Dordogne ; 1.400 h. [Fronsadais). Port de rivière ; vins renommés. Ch. de f. Et. — Le cant. a 18 comm., et 10.570 h.

Front (saint), premier évêque de Périgueux. C'est sous son invocation qu'est placée la belle cathédrale, en style roman à coupoles, de Périgueux (xiiio s.). Fête le 25 octobre.

front [fron] n. m. (lat. frons, fronfis). Partie supérieure du visage, depuis la naissance des cheveux jusqu'aux sourcils : un front haut et bombé dénote souvent une grande intelligence. (V. la planche HO^^ME.) Fig. Tout le visage considéré quant à son expression : montrer un front serein. La tête ; courber, relever le front. Le devant ; le front d'un bataillon. Ligne de positions occupée par les troupes en face de l'ennemi: aller au front; être sur le front. Partie supérieure et antérieure : le front d'une montagne. Hardiesse, impudence ; vous avez eu le front de... Front d'airain, extrême impudence, complète insensibilité. Front de bataille, ligne que présente une troupe en ordre de bataille. Faire front, se touimer en face, de manière à tenir tête à l'attaque. Marchera front découvert, sans rien dissimuler, parce qu'on n'a rien à se reprocher. Marcher le front levé, ne montrer ni honte ni embarras. De front loc. adv., par devant : attaquer de front. Côte à côte ; aller de front. En même temps : mener deux affaires de front. Sans ménagement ; heurter de front les opinions, lespréjuqés de quelqu’un. Allds. hist. : Marque au front de Caïn, dans la Bible, sceau de réprobation que Dieu imprima au front de Caïn. On le rappelle à propos des assassins, dès traîtres. Aldus, littér. lo V. exploit. 2» :

Ont su se faire un iront qui ne rougit jamais.

Dans la Phèdre de Racine (III, 3), paroles de Phèdi’e déclarant qu'elle n'est pas « de ces femmes hardies qui, goûtant dans le crime une tranquille paix, ont su se faire un front qui ne rougit jamais ». Se rappelle pour caractériser les grandes impudiques, etc.

— Encycl. Le front, chez l'homme, présente une surface extérieure courbe ayant la forme d'un quart de sphère ; il est constitué par l'os frontal, le muscle frontal et la peau.

La peau est nue à sa partie inférieure, couverte de cheveux dans la partie supérieure. La partie dénudée, plus ou moins lisse, est sillonnée, particulièrement dans la vieillesse, de plis ou stries plus ou moins profonds, appelés rides. La forme générale du front donne à la physionomie un aspect tout particulier : un front haut, bombé, avec des bosses frontales accusées, semble l'indice en général d’une grande capacité cérébrale ; il accuse un angle facial très ouvert. Le front est le siège d'un grand nombre d'affections ; la névralgie frontale, la migraine y sont très communes ; l'acné sébacée y est fréquente, eic.

frontal ou frontall [ta, l mil.] n. m. Partie de la têtière du cheval qui passe en avant de la tête et au-dessus des yeux. Pièce qui couvre le front d'un cheval caparaçonné. V. harnais.

frontal, 6, aux adj. Qui concerne le front : veine frontale. N.m. Os frontal. Bandeau ou topique qu'on applique sur le front. Instrument de torture fait d’une corde à nœuds, avec laquelle on serrait le froni du patient. Outil de luthier pour faire des ornements à la partie antérieure des touches. Bourrelet d’enfant.

— Encycl. Muscle frontal. On nomme ainsi un muscle médian large, mince, irrégulièrement quadrilatéral, qui couvre l’os frontal jusqu’aux sourcils.

Nerf frontal. C’est la branche du nerf ophtalmique qui passe à la partie supérieure de l’orbite, puis se divise en deux rameaux ; l’un nasse par le trou orbitaire supérieur, le second au-dessous de la poulie du muscle grand oblique.

Os frontal. Cet os, placé à la partie antérieure du crâne, s’articule avec les pariétaux, les temporaux et le sphénoïde ; il forme la paroi supérieure de l’orbite et presque toute la cloison osseuse nasale. C’est sur cet os que l'on trouve les bosses frontales, si développées chez les jeunes enfants, et qui sont constituées par le développement des sinus frontaux.

frontalier [H-é] n. m. Celui dont la propriété est sur la frontière d’un Etat.

fronteau itô] n. m. (de front). Bandeau de toile, que les religieuses portent sur le front. Petite boîte de cuir contenant des passages du Pentateuque, et que les juifs s'appliquent sur le front pendant la prière du matin. Frontail de cheval. Guidon de certaines armes à feu. Archit. Petit fronton an-dessus d’une porte ou d’une fenêtre. Pharm. Topique, dit aussi frontal, que l'on applique en bandeau sur le front : mettre un fronteau pour apaiser le mal de tête.

FrontonaC [nak] (Louis Fronteau.

DE Buade, comte de Pai.luau

et de), gouverneur et organisateur du Canada, né à Saint-Germain-en-Laye, m. à Québec (1620-1698).

Frontenay [né] ou Frontenay-Rohan- Roban, ch.-l. de c. (Deux-Sèvres), arr. et à 10 kil. de Niort; 1.870 h. [Frontenaysiens). Ch. de f. Et. —

frontière n. f. (de front). Limite qui sépare deux Etats : la frontière franco-espagnole suit la crête des Pyrénées. Prontière naturelle, celle qui suit un accident géographique, rivière, montagne, etc. Frontière artificielle ou conventionnelle, celle oui est tracée sans tenir compte de la topngraphie. Fig. Bornes, limites ; les frontières des vertus et des

vices. Adjectiv. Qui est limitrophe : place frontière. Coiffure de femme de la Tarentaise.

froutignan n. m. 'Vin muscat, récolté prés de Frontignan : un verre de froutignan.

Frontignan, ch.-l. de c. (Hérault), arr. et à 20 kil. de Montpellier, sur le canal des Etangs; 4.670 h. (Frontignanais). Ch. de f. P.-L.-M. Vins muscats. — Le cant. a 6 comm., et 9.500 h.

Frontin ( Sextus Julius i, écrivain latin, né vers 40, m. vers 103. Auteur du Stratagematicon, traité de tactique, et d’un curieux Traité des eaux de home.

Frontin, un des valets de l’ancienne comédie, effronté et. spirituel. Le meilleur spécimen de l’espèce figure dans le Turcaret de Le Sage.

fronti nulla fides, mots lat. signif. ; Il ne faut avoir aucune foi au front de l'homme. Expression par laquelle Juvénal (Sat. II. 8) flétrissait les hypocrites de son temps qui se donnaient l'apparence de philosophes, et qu'on cite souvent dans le sens du proverbe français : Il ne faut pas juger les gens sur la mine,

frontispice [tis-pî-se] n. m. (lat. frons, frontis, front, et aspicere, regarder). Face principale d'un monument : le frontispice du Panthéon. Titre imprimé d’un livre avec vignettes. Gravure placée en regard du titre d'un livre. Fig. Prélude.

frontO-ConcMen [chi-in] adj. m. Se dit d'un muscle de l’oreille externe, qui va de l'os frontal à l’angle supérieur de l’oreille.

fronton n. m. (ital. frontone; de fronte. Iront). Ornement triangulaire d'architecture, quelquefois semi-circulaire, au-dessus de l'entrée d'un édifice : le fronton du Parthénon représentait la naissance d'Athéna. Partie sculptée du couronnement d'un vaisseau. Toit élevé par le milieu. Mur arrondi à son sommet, contre lequel on joue à la pelote basque. Par extens. L'espace cimenté, de 65 mètres de long sur 12 de large, qui s'étend devant ce mur et sur lequel on joue.

— Encycl. Ornement établi au-dessus de l’entrée d’un bâtiment, d'une porte, d’une fenêtre, le fronton a généralement la forme d'un triangle ouvert ; il repose sur la corniche de Tentablera^ nt, qui constitue sa base, et il se compose des corniches formant ses

Fronton : 1. A pans ; 2. A jour ; 3. Circulaire ; 4. Brisé ; 5. Entrecoupé ; 6. Doublé ; 7. Surbaissé ; 8. Surmonté ; 9. Sans retour; 10. Triangulaire ; 11. Sans base; 12, 13. Par enroulement.

côtés inclinés et du tympan compris entre ces dernières et la base. Le fronton est une des parties caractéristiques de l'architecture religieuse des Grecs. Sous l’empire romain, l’usage des frontons devint général pour orner les portes, fenêtres, niches des édifices. Au moyen âge, le fronton fut remplacé par le gable ou pignon. Les proportions du fronton varient suivant l’ordre auquel il appartient. Les modifications de forme ont donné naissance à de nombreuses variétés : fronton à jour, à pans, brisé, circulaire, double, entrecoupé, par enroulement, sans base, glissant, surbaissé, surmonté, triangulaire, cto. Le tympan est le plus souvent rempli de figures, tantôt peintes, tantôt sculptées en bas-relief.

Fronton, ch.-l. de c. (Haute-Garonne), arr. et à 26 kil. de 'Toulouse ; 2.030 h. (Frontonais). Ch. de f. Vins. — Le ''cant. a 18 comm., et 10.500. h.

Fronton (Marcus Cornélius), rhéteur latin, qui fut le maître de Marc-Aurèle ; né à Cirta (Afrique), m. vers 175. Ses discours sont en général assez vides de pensées.

frontoyer [toi-îê] v. n. (Seconj. comme aboyer.) Mar. Syn. de côtoyer.

froquer [W] v. a. Revêtir d’un froc; faire moine.

Frosinonej ville d’Italie (prov. de Rome); 9.600 h. Vins estimés.

Frossard [fro-sar] (Charles-Auguste), général français, m. à Châtcauvillain (Haute-Marne) [1807- 1875]. Il perdit, en 1870, la bataille de Forbach.

Frossay, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 16 kil. de Paimbœuf, non loin de la Loire; 2.820 Ji.

frottade [fro-ta de] n. f. Coups, mauvais traitements, physiques ou moraux. (Vx.)

frottage [fro-ta-je] n. m. Travail de celui qui frotte ; résultat de ce travail.

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