‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 901 sur 1225 · FRU · texte numérisé non relu

FRU

FRO

frottant [fro-tan], e adj. Qui sert à frotter; qui exerce un frottement : surfaces fruttantes. frotte n. f. Arij. Gale. Syn. gratte.

frotté [fro-té], e adj. (de frotter). Fig. Qui a une teinte superficielle de : un ignorant frotté de littérature. N. m. Peint. Syn. de frottis.

Frotté (Marie-Pierre-Louis, comte de), chef de la chouannerie normande, né à Alençon, fusillé à Verneuil (Eure), après qu'il avait fait sa soumission au général Ilédouville (1766-1800).

frottée [fro-té] n. f. Pop. Volée de coups : donner, recevoir une frottée. Tartine frottée dail et de beurre ; manger une frottée.

frottement [fro-te-man] n. m. Action de deux corps qui se frottent ; le frottement engendre la chaleur. Fig. Contact, effet de l'action habituelle. A frottement, se dit d'une manière d'ajuster une pièce dans une autre, de manière que l'une ne soit mobile sur l’autre qu’avec un frottement plus ou moins grand. jV/écan. Coefficient de frottement, fraction de la pression normale qu'il faudrait appliquer tangentiellement pour vaincre le frottement.

frotter [fro-té] v. a. Passer à plusieurs reprises, et en appuyant, un corps sur un autre : frotter ses mains l'une contre l'autre. Enduire de cire : frotter un parquet. Frictionner. Fig. et fam. Battre, maltraiter ; on Va frotté d'importance. Frotter la toile à voile, y produire des plis distincts. Peint. Couvrir d’une teinte transparente : frotter une esquisse. V. n. Produire un frottement. N. m. Action de frotter : le fer s'embellit par le frotter. Fam. Se frotter à v. pr. S’attaquer à. Loc. prov. : Qui s'y frotte s'y pique, celui qui s’y risque s’en repent. (C’est la devise de la Lorraine dont l'emblème est un chardon.)

frotterie [fro-te-rî] n. f. Action de faire disparaître les barbes des caractères typographiques, au sortir du moule.

frotteur, euse [fro-teur, eu-se] n. Qui frotte les parquets. Pièce dune machine, qui frotte sur une autre.

frottins n. m. pl. Pop. Débris et rognures de caoutchouc usagé, particulièrement de pneumatiques.

frottis [fro-ti] n. m. Couche de couleur légère et transparente. Légère éraillure produite sur une surface polie par im frottement.

frottoir [fro-toir] n. m. Linge, brosse, etc., outil pour frotter. Chacun des coussins entre lesquels tourne le plateau d’tme machine électrique. Outil pour aplatir les plis dans les coutures des voiles. Brosse pour frotter les parquets. Petit coussin pour lustrer les chapeaux. Tissu de crin pour frotter les cordes à boyau. Outil de relieur pour faire pénétrer la colle dans Tendossure. Linge ou ustensile de caoutchouc, sur lequel le barbier essuie son rasoir.

frottOU [fro-ton] n. m. Tampon pour colorier les cartes à jouer. Sorte d’estompe en papier non collé.

Frottoir de barbier.

frotture [fro-tu-re] n. f. Couchç de bois mort qui se produit à un endroit meurtri d’un arbre, et qui se recouvre d'une nouvelle écorce.

Frouard [nr], comm. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 10 kil. de Nancy, sur la Moselle; 4.180 h. Ch. de f. E. Hauts fourneaux, fonderies, fort. Fréquemment bombardée au cours de la Grande Guerre.

Froude (James Anthony), historien anglais, né à Dartington, m. à Saloiube (1818-1894); ami de Carlyle, il a subi son influence. Son style a de l'éclat, mais il est partial et haineux {Histoire d'Angleterre depuis la chute de Wolsey jusqu’à la mort d'Elisabeth).

frouée [frou-S\ n. f. Sifflement de l’oiseleur qui imite le cri de la chouette pour attirer les oiseaux.

frouement [frou-man] n. m. Action de frouer.

frouer [frou-é] v. n. (onomatopée). Imiter à la pipée le vol et le cri de la chouette pour attirer les oiseaux.

frou-frou ou froufrou n. m. Onomatopée dont on se sert pour exprimer le froissement des feuilles, des étoffes, etc. : le frou-frou d'une robe de soie. Faire du frou-frou, au flg., étaler un grand luxe. Pl. des frou-frous oufroufous.

Froufrou, comédie en cinq actes, de Meilhao et Halévy. Gilberte, dite Froufrou, jeune femme capricieuse et coquette, néglige son ménage, où elle est supplantée par sa sœur. Elle pai-t avec un amant, que son mari tue, et ne revient chez elle que pour mourir. Fine et spirituelle analyse, dialogue alerte et scintillant, dénouement émouvant. C’est le chefd’œuvre des deux collaborateurs (18C9).

froufroutant [tan], e adj. Qui fait du froufrou. Syn. FROUFROU teux, euse.

froufrouter [tê] v. n. Faire du frou-frou.

froussard [frou-sar], e adj. et n. Pop. Se dit de celui, de celle qui a la frousse. Poltron.

frousse [frou-se] n. f. Pop. Peur extrême.

Froyennes [fro-ié-ne], comm. de Belgique (llainaut, arr. de Tournai), sur l’Escaut ; 1.360 h. Tanneries.

fructiculteur n. m. Horticulteur spécialisé dans la culture des arbres fruitiers.

fructiculture n. f. Culture des arbres à fruits.

fructidor [fruk] n. m. (du lat. fructus, fruit, et du gr. dôron, don). Douzième mois de l’année républicaine (du 18 août au 17 sept.).

Fructidor (18-), coup d'Etat exécuté le 4 septembre 1797 par le Directoire contre le conseil des Anciens et celui des Cinq-Cents. Les royalistes avaient triomphé dans les élections de l'an V ; Barthélemy venait d'entrer au Directoire, et Pichegru était président du conseil des Cinq-Cents. Les directeurs Barras, Larevellière et Rewbcll songèrent à un coup d'Etat, pour se tirer de la difficulté. Sans prévenir leurs deux autres collègues, Carnot et Barthélemy, qu'ils suspectaient de tendances royalistes, ils firent cerner par les troupes d’Augereau la salle et la garde des conseils : Augereau ai’rêta députés et journalistes, dont quelques-uns furent déportés à Sinnamary (Guyane).

fructidoriser [sé] v. a. Rendre victime d'un coup d'Etat 1 comme celui de fructidor).

fructifère [fru/f! adj. (du lat. fructus, fruit, et ferre, porter;. Qui produit des fruits : rameau fructifère. (On dit aussi frugifere.)

fructifiant [fruk-ti-fi-an], e adj. Productif : plante fructifiante. Fig. Fécond en résultats avantageux ; industries fncctifiantes.

fructificateur, trice [fruk-ti] n. et adj. Qui fait fructifier.

fructification [fruk-ti, si-on] n. f. Formation du fruit. Ensemble dos organes reproducteurs, chez les cryptogames. Epoque où se produisent les fruits. Fig. Résultats, effets utiles.

— Encycl. Arbor. V. mise à fruit.

fructifier [fruk-ti-f-é] v. n. (lat. fructus, fruit, et facere, faire. — Se conj. comme prier). Rapporter du fruit. Fig. Produire un résultat avantageux : cette somme a fructifié.

fructiforme [fruk-ti] adj. Qui a l’apparence d'un fruit.

fructigène adj. (du lat. fmetus, fruit, et du gr. gennàn, engendrer). Qui naît et croit sur les fruits ; champignon fructigène.

fructose [fruk-té-ze]\\. m. Sucre de fruit. Syn.

LÉVULOSE.

fructuaire [fvuk-tu-è-ré] adj. Relatif au fruit. N. m. Dr. rom. Usufruitier.

fructueusement [fruk-tu-eu-ze-man] adv.

Avec fruit, utilement, Ant. Infructueusement.

fructueux, euse [fruk-tu-eà, eu-ze] adj. (lat. fructuosusj. Profitable ; travail fructueux. Ant. Infructueux, improductif, stérile.

Fructueux (saint), archevêque de Braga (Portugal), m.en 675. Il fonda de nombreux monastères dans le nord et l’ouest de l’Espagne. Fête le 16 avril.

fructule [fruk-tu-le] n. m. Chacun des fruits particuliers qui concourent à la formation d’un fruit composé.

fructUOSité [fruk-tu-o-zi-té] n. f. Qualité de ce qui est fructueux.

frue vanner n. m. (m. angl. ; de vanner, vanneur, et Frue, n. de l'inventeur). Table à secousses, pour le triage des minerais.

frugal, e, als (ou mieux aux) adj. (lat. frugalis ; de frux, gis, fruit). Qui se contente de peu pour sa nourriture : les Spartiates étaient très frugaux. Qui n'est pas recherché, en parlant des aliments ; vie frugale.

frugalement [man] adv. D'une manière frugale : déjeuner frugalement.

frugalité n. f. (de frugal). Sobriété. Ant. Intempérance.

Fruges, ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et à 32 kil. de Montreuil ; 3.020 h. (Frugeois). Ch. de f. N. — Le cant. a 25 comm,, et 11.220 h.

frugifère adj. (du lat. frux, frugis, fruit, et ferre, porter). Qui porte ou produit des fruits ; plantes frugifères.

frugivore adj. (du lat. jCrMu;, gis, fruit, et vorare, manger). Qui se nourrit de végétaux, et, eu général, de fruits : l'écureuil est frugivore. N. ; un frugivore.

fruit [fru-i] n. m. (lat. fructus). Production des végétaux qui succède à la fleur, et qui contient la semence ; les fruits ne doivent pas être mangés trop verts. Partie du repas où l’on mange les fruits : sortir au fruit. (Vx en ce sens.) Fruits légumiirs, fruits

Fruit : 1. Coupe d’orange (p, pépin) ; 2. Capsule de pavot ; 3. Saœare de l’érable; 4. Akène de bluet; 5. Drupe : cerise et coupe (a, mésocarpe ; b, noyau ; c, amande) ; 6. Gousse du pois ; 7. Silique de giroflée ; 8. Pi.\ide de jusquiame ; 9. Follicule d'aconit; 10. Caryopse du blé.

produits par des plantes herbacées (melon, courge, tomate, aubergine, etc.). Fig. Enfant par rapport à sa mère : le fruit d'un amour illégitime. Fruit set, fruit sans pulpe ; fig., élève d'une grande école, qui, ayant échoué à l'examen de sortie, se trouve sans situation ; homme qui n'a pas réussi dans sa carrière. P'ruit défendu, fruit de l’arbre de vie, auquel Adam et Eve avaient reçu l’ordre de ne pas toucher (Bible) ; fig., objet dont il n'est pas permis d'user. Fruit nouveau, au fig., production nouvelle : chose inusitée, extraordinaire. Produit : les fruits de la chasse. Profit, avantage : le fruit du travail, de l'étude. Résultat mauvais : la misère est le fruit de la paresse. Sentir son fiuit, au /?•/., se dit d une personne en qui tout rappelle son origine. (Se dit aussi du poisson et du gibier avancés.) Pl. Toutes les productions de la terre : les fruits de la terre, Dr. Ih-oduits, revenus

d’une terre, d’un immeuble, d’une charge, d'un fonds quelconque. Fruits pendants par les racines, récoltes encore sur pied. Fruits pendants par branches, fruits qui viennent des arbres, et qui ne sont pas encore récoltés.

-y Encycl. Bot. Le fruit est l’ensemble de la graine, de l’ovaire et de scs enveloppes venus à maturité. Il est formé de deux parties : lo le péricarpe, servant d'enveloppe aux graines, et divisé lui-même en épicarpe, mésocarjie et endocarpe, et 2» la graine. Suivant la forme qu'ils affectent, les fruits reçoivent différents noms (drupe, drupéole, baie, akène, gousse, silique, caryop.se, pyxide, capsule, samare, strobile). Certains fruits-s’ouvrent à la maturité pour laisser s’échapper leurs graines (fruits déhiscents), d’autres tombent avec leurs graines, qui ne sont l.bérées que parla décomposition des enveloppesextéricures (fruits indéhi-scents). 'V. les planches botanique, plante.

La plupart des fruits servant à l'alimentation de l'homme sont fournis par des végétaux ligneux : un etit nombre seulement proviennent de plantes heracées.

On distinguo dans les pays tempérés ; les fruits à pépins (poire, pomme, coings, sorbes) ; à noyau (abricot, cerise, pêche, prune), à osselets (nèfle, cornouille), baies (raisins, groseilles, framboises, fraises, ronces, épine-vinette, busserole), les fruits secs ou non pulpeux (noix, noisette, amande, châtaigne, faine). [Pour les variétés principales des fruits de France, v. le tableau de la page 946.]

Les pays chauds fournissent les grenades, oi'anges, citrons, mandarines, figues, dattes, ananas, anones, noix de coco, bananes, goyaves, kakis, physalis, litchis, sapotille, caroubes, jambosa, etc.

— Econ. dom. Les fruits mûrs constituent une alimentation agréable et saine, sauf lorsqu’ils sont pris avec excès. Ils ne doivent jamais être qu’un dessert, car leur valeur nutritive est très faible. U faut consommer cuits les fruits non mûrs ou verts. Il est prudent de débarrasser les fruits drupacés de leur noyau, car ceux-ci peuvent provoquer des occlusions intestinales ou lies appendicites.

Indépendamment de la durée qu’on peut leur assurer en les tenant en des locaux frais et secs (fruitiers), les fruits peuvent encore être conservés dans l'alcool ou le sucre, ou enooi'e par dessiccation.

On préjiare les fruits à l'eau-de-vie en jetant à l’eau bouillante, où ils séjournent dix minutes, pommes, poires, pêches, prunes, abricots, noix, cerises, raisins, oranges, etc., convenablement choisis; une fois égouttés, on les plonge -dans l'eau-de-vie. Pour obtenir les fruits au sucre ou fruits confits, on pèle les fruits choisis, puis on les fait cuire à l’eau : après quoi, on les plonge dans un sirop de sucre épais, et on fait recuire le tout ; on retire et on fait sécher lentement.

Les fruits soumis à la dessiccation par la chaleur (soit la chaleur solaire, soit la chaleur d'un four ou d’un évaporateur) perdent la plus grande pai'tie do leur eau de constitution, et, dès lors se conservent assez longtemps sans perdre de leurs qualités. Pour les consommer, on les fait tremper à l'eau et cuiro ensuite en ajoutant ou non un peu de sucre. Certains, comme les raisins et les figues, se consomment tels quels. Avec ceux-ci, les fruits qu'on dessèche le plus fréquemment sont les pommes, poires, pêches, abiicots et prunes. Enfin, la plupart des fruits sucrés fournissent de l'eau-de-vie (v. ce mot).

— Dr. Les fruits, au sens légal du mot, sont tous les produits réguliers et périodiques que les choses donnent d'après leur destination et sans altération de leur substance. Les produits extraordinaires, tels que ceux des mines et earrières ouvertes sur un sol destiné à ce genre d'exploitation, ceux de coupes de hautes futaies non aménagées, n’ont pas le caractère de fr’uits.

On distingue : les fruits naturels (produits spontanés de la terre, croît des animaux), les fruits industriels (produits obtenus par le travail ou la culture), et les fruits civils (loyers des maisons, baux à ferme, arrérages des rentes, intérêts des sommes exigibles).

Les fruits appartiennent, comme les autres produits, au propriétaire de la chose, mais ils peuvent aussi appartenir à d’autres personnes. Ainsi, le droit aux fruits est contenu dans le droit que l'usufruitier tient du titre constitutif de Fusufruit ou de la loi ; il est contenu aussi dans le droit personnel qui appartient au locataire en vertu du contrat de louage. Enfin, le possesseur de bonne foi (celui qui possède comme propriétaire en vertu d’un titre de propriété dont il ignore les vices) conserve les fruits même lorsqu’il est obligé de restituer la chose au véritable propriétaire. Le possesseur de mauvaise foi doit rendre les fruits perçus, et même tenir compte de ceux qu’il a négligé de percevoir.

Les fruits naturels. Industriels ou civils, appartiennent au propriétaire par droit d'accession, mais celui-ci doit rembourser aux fermiers, usufruitiers, etc., les frais de travaux et semences. L’acheteur est propriétaire des fruits dès l’instant de la vente.

Les fruits naturels et industriels sont acquis au fur et à mesure de leur perception ; les fruits civils, jour par jour, et appartiennent à l’usufruitier à proportion de la durée de son usufruit : il faut donc considérer ici le nombre réel des jours écoulés.

fruit [fru-i] n. m. (anoicnn. frit). Inclinaison donnée au côté extérieur des murailles d’une construction, la surface intérieure restant verticale.

fruitage n. m. Fruits comestibles. CVx.)

fruitarien, enue [ri-in, è-ne] adj. Qui concerne le fruitarisme ; régime fruitarien. N. Qui pratique ce système d'alimentation.

fruitarisme n. m. (de fruit). Système d’alimentation, variante du végétarisme, restreint à l’usage des fruits, à l’exclusion des produits d’origine animale.

fruité, e adj. Se dit du vin, de l’huile d’olive qui ont conservé le goût du fruit. Blas. Se dit d'une plante représentée avec des fruits d’un émail particulier.

fruiter [té] V. n. (de fruit). Produire du fruit : arbre qui fruité facilement.

fruiterie [H] n. f. Lieu où l’on conserve le fruit. (Syn. fruitier.) Commerce du mai-chand fruitier ; sa boutique.

fruitier [ti-é], ère adj. Qui porte des fruits : arbre fruitier.

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