FUR
FUS
de banquiers, elle consacra la plus grande partie de sa fortune à la Fondation d'œuvres de bienfaisance.
Furtll, V. de Bavière (Moyenne-Franconie), au conduent de la Pegnitz et de la Regnitz : 60.650 h. Manufacture de tabac ; fabrication de glaces, instruments d’optique, etc.
furtif, ive adj. (du lat. furtuus, même sens). Qui se fait à la dérobée, en cachette, conime on ferait un vol : glisser une main furtive; jeter des regards furtifs. Ant. Ostensible, patent, public.
furtivement [ma7i] adv. (de furtif). A la dérobée. Ant. Ostensiblement, publiquement.
Furtwængler (Adolphe), archéologue et professeur allemand, né à Fribourg-en-Brisgau, ni. à Athènes (i8o3-J907). Il a laissé de remarquables travaux d'archéologie grecque et latine.
fusain [zin] n. m. dat. fusago, inis; de fusus, fuseau). Plante de la famille des célastracées. Charbon fait de ses branches, pour dessiner. Dessin fait avec ce charbon : Decawps a laissé demerveilleux fusains.
— Encycl. Bot. Les fusains {evonymus) sont des arbustes à feuilles souvent persistantes, qui sont originaires des régions montagneuses de l’Asie. On emploie le fusain du Japon comme plante ornementale. Le fusain d'h'urope, vulgairement appelé bonnet de prêtre, à cause de la forme de son fruit, possède un bois très dense et très dur, employé en tournage, et qui fournit un charbon léger pour le dessin et la fabrication de la poudre.
— Dx-arts. On se sert du fusain pour les dessins de grande dimension, pour les cartons de vitraux, d'ornements décoratifs, pour les dessins qu’on veut achever rapidement, qu'on exécute d'imagination. On emploie lé fusain commeuncrayon pour les hachures) ou comme un pastel (pour obtenir les tons). Pour faire reparaître le blanc du papier ou diminuer la vigueur d'un ton, il n'y a qu'à passer légèrement de la mie de pain fraîche, mais non tendre. On fixe le dessin en projetant avec un pulvérisateur de la gomme laque dissoute dans l'alcool.
fusainiste [zè- ou fusiniste [sf-ms-ïe] n. Se dit de l’artiste qui fait des dessins au fusain.
fusaïole [za-i-o-Lé] n. f. fatal, fusaiolo). Aiyhéol. Petit disque percé d’un trou central, destiné à recevoir l’extrémité du fuseau servant à filer le Un.
fusantf^anj, 6 adj. Qui fuse : couleurs fusantes. Artill. Se dit d'un obus qui éclate en l’air, à une distance déterminée par le réglage de la fusée (s’oppose à percutant). Pyrotechn. Composition fusante, composition qui, au lieu de détoner, brûle plus ou moins lentement.
fusarium \ri-om] n. m. Genre de champignons microscopiques, dont certaines espèces vivent en parasites sur les végétaux, occasionnant des affections désignées communément sous le nom de po. rriîw'e.
Fusaro, lac d'Italie [prov, de Naples), communiquant avec la mer par un canal étroit, à 2 kilom. de Cumes (ancien Acherusia palus).
fusarolle ou fusarole [sa] n. f.
(ital. fusaruola). Archit. Collier à grains un peu allongés, au-dessus de l’axe du chapiteau.
fuscine 'fus-si-ne] n. f. (lat. fuscina). Fascine. Antiq. rom. Fourche à trois dents, dont se servaient les pécheurs, et emblème du dieu delà mer : chaque gladiateur rétiaire était armé d'une fuscine.
fuseau [sd] n. m. (dimin. lat. fusellus ; de fusus, m. sens). Petit instamment de bois, renflé vers le milieu, pour filer à la quenouille, pour faire de la dentelle, etc. Broche conique, autour de laquelle on envide le fil de coton, de soie, etc. {Fig. Le métici*, les occupations de la femme.) Piquant du porc-épic.
Chacune des chevilles d'un pignon à lanterne de moulin, d'un pignon d'horlogerie, etc. Broche de fer dont se servent les potiers de terre pour faire des trous à leurs ouvrages. Long bâton pour aiTèter les trains de Dois. A î’üor. Ai’bre taillé Ftkîptiiy • i Hp en forme de fuseau. Bot. Çhampi- dentellière ; ' d.' De gnon du genre agaric. Zoo l. Genre q„e.ionille.
de mollusques gastéropodes, comprenant des animaux marins à coquille longue et pointue. Géom. Partie de la surface d'une sphère, comprise entre deux moitiés a
de grands cercles ayant un diamètre commun : le fuseau est à ta surface de la sphère comme l'angle de ce fuseau est à quatre angles droits.
(Dans la fig. ci-coritre, la partie A B F C A est un fuseau, et l'angle B OC est l'angle de ce fuseau. Un fuseau est droit, aigu ou obtus selon que son angle est droit, aigu ou obtus, h'useau horaire, chacun des vingt-quatre fuseaux géométriques conventionnels
entre lest^uels est partagée la surface de la terre, et dont 1 heure est la même pour tous les points. ;V. HEURE.) Myth. Fuseau des Parques, fuseau sur lequel elles filent la vie de chaque homme. Ja^nbes en (ou dC) fuseau, jambes très grêles.
fusée [zé] n. f. (lat. pop. fusata; de fusus, fuseau). Fil enroulé sur le fuseau. Pièce de feu d'artifice, de forme cylindriqvie, faite en carton et remplie de matières inliammables qui brûlent en fusant et éclatant en l'air: fusée volante ; fusée éclairante. Fusées paragr'les, v. grêle. .Vilit. Dispositif fixé sur les projectiles et servant à les faire éclater, l'y. Kncycl. 1 Fusée à double effet, fusée il la fois percutante et fusante.
Fusées : 1. Fusée en bois pour bomlies ; 2. La même, vue en coupe ; 3, Fusée de grenade à main ; 4. Fusée à double effet du canon de Ib ; 5. La uiéine en cuuiie ; 6. l'usée à double effet (au départ du coup) : a, cordon fusant débouché en d ; fj, concuteur ; c, cliarge de poudre terminant le cordon fusant ; e, système percutant amorcé ; 7. Fonctionnement du système percutant : A, avant le déjiart du coup ; B, au départ ; C, au but (s, ressort de sûreté : r, rugueux ; ni, masselotte ; f, amorce de fulminate; a, r, ressort d’armementj ; 8. Fusée à plateau à double effet du canon allemand de 77 ; 9. Montage d’une fusée et d’un détonateur sur un obus de gros calibre ; 10. Débouclioir automatique du canon de 75 ; 11. Fusée d’artifices.
Fusée à la Congrève, fusée très meurtrière, employée surtout pendant les sièges. Petit cône cannelé, autour duquel s’enroule la chaiiie d'une montre. Chacune des extrémités de l’essieu d'une voiture qui entrent dans les moyeux des roues. Chacune des extrémités d’un rouleau d'imp imerie. La partie du fleuret, de l'épée, qui pénètre à l'intérieur de la poignée. Pièce centrale d’un cabestan. Arbre tournant du pressoir. Chir. Trajet flstuleux. Mus. Trait diatonique rapide et lointain, qui unit deux notes séparées par un grand intervalle ; la fusée n'est pas mesurée, et on ne l'emploie guère que dans les points d'orgue. Trait de plume qui indique la place d’une correction sur une épreuve d'imprimerie. Blas. Meuble en forme de losange allongé. Fig. Succession rapide ; fusée de rires, de mots sjiirituels.
— Encycl. Pyrotechn, La fusée d’arlifice comprend un tube rempli de poudre, dont la combustion détermine une violente chasse de gaz. Ceux-ci étant rejetés par l'arrière du tube, il en résulte par réaction une propulsion rapide de la fusée ; une baguette assure la rectitude de la trajectoire. La fusée, le plus souvent en carton, forme deux compartiments, Tun {cartouche) contenant la préparation fusante destinée à la projection, l'autre ipot) la préparation lumineuse ou Tartifice-signal. Les fusées ont été utilisées aux armées comme moyen de signalisation nocturne. L'éclatement de la fusée « dépotait « une étoile soutenue ou non par un petit parachute, et qui brûlait pendant plusieurs secondes. Cette étoile, blanche lorsqu'il s'agissait d'éclairer la région du combat (fusées éclairantes), éiait rouge, verte, etc. (fusées-signaux), pour communiquer avec l’arrière.
{V. SIGNALISATIOiN.)
— Artill. Les fusées des anciens projectiles d’artillerie (bombes et obus sphériques) se composaient d'un tube en bois, doublé de laiton et rempli d'une composition fusante. Au moment de charger la pièce, on perçait latéralement cette fusée au moyen d'une vrille, en un point tel que la composition, enflammée au départ du coup, mit, pour brûler de ce point jusqu'à ta charge, le temps nécessaire an projectile pour parvenir au but. Pour faciliter l’opération, la fusée était graduée en secondes, et des amorces d’évents y étaient pratiquées.
L'adoption des canons rayés et des projectiles oblongs fit substituer aux fusées de bois des l'usées de bronze, vissées à Lavant du projectile. Les fusées percutantes sont pourvues d'un dispositif à capsule fulminante agencé de manière à produire par sa délonaiion l’explosion de la charge au .noment où le projectile rencontre l'obstacle. C’est une petite masse métallique (masselotte) qui, au départ du projectile, est ramenée en arrière par inertie, et dans ce mouvement agrafe le porte-amorce ; le brusque arrêt du projectile la ramène en avant où elle écrase l'amorce fulminante. Certains types de ces fusées sont dits à retard, parce qu'ils diffèrent un peu l’explosion qui n'a lieu qu'après la pénétration de l'obus dans l'objectif.
Avec les fusées fusantes (ou fusées à temps), l’éclatement du projectile est obtenu par le moyen d'un concuteur, qui fonctionne au départ du coup et provoque l'allumage d'un cordon de matière fusante (pulvérin) enroulé en spirale autour du barillet de la fusée. Ce barillet porte extérieurement et tout le long du trajet du pulvérin une graduation dont les divisions correspondent à des distances ou à des durées. Avant l'introduction de l'obus dans le canon, le pulvérin est débouché automatiquement à tel ou tel point, pour brûler un temps déterminé avant de communiquerlefeuàlacliarge intérieurcou nudétonateur.
Les fusées sontsouvent àdouble effet (percutantes et fusantes) ; elles sont fixées sur l'ogive du projectile.
Dans les canons allemands, les fusées à double effet sont à plateaux gradués, dont la position réciproque règle la durée de combustion du pulvérin.
fuséen [zé-in n.m. De la Restauration à 1872, soldat d'artillerie chargé de lancer des fusées de guerre.
fuscla.g'ô n. iu. Corps de la plupart des avions, auquel sont fixés les ailes, le train d'atterrissage, l'empennage, etc., et qui contient la place de l’aviateur,
— Encycl. Le fuselage d'un avion est un châssis de bois ou de métal, recouvert ou non de toile; il est des fuselages formant coque homogène contreplaquée en bois mince soigneusement verni : d’antres sont constitués par des tôles circulaires, maintenues par des tiges d'acier.
fuselé [ze.-lé', e adj. Taillé, disposé en fuseau ; colonne fuselée. Fig. ; doigts fuselés. Blas. Couvert de fusées de deux émaux alternés.
fuseler [ze-lé] v. a. (de fuseau. — Prend deux l devant un e muet : je fuselle.) Tailler en fuseau : fuseler une colonne.
fuseller [ze-li-é'] n. m. Celui qui fait des fuseaux.
fusement [ze-man^ n. m. Action de fuser : le fusement des nitrates.
fuser [zé] V. n. (du lat. fusum, supin de fundere, fondre). Se répandre peu a peu : des couleurs qui fusent. Se fondre par l'action de la chaleur : cette bougie fuse trop vite. Se dit de sels qui, placés sur des charbons ardents, se décomposent en éclatant avec une légère crépitation. Se dit de la poudre quand elle brûle sans détoner.
fuserolle [ze-ro-le]n. f. Brochette de fer que l’on introduit avec l'époulin dans la poche de la navette.
fusibilité [zi] n. f. Qualité, nature de ce qui est fusible; disposition à fondre -.tous les métaux ne possèdent pas un même degré de fusibilité.
fusible [zi-ble] adj. (du lat. fusus, fondu). Qui peut être fondu, liquéfié : l'étain est le plus fusible des métaux usuels. Pierre fusible, pierre qui devient transparente par l'action du feu. N. m. Fil de plomb ou d'alliage fusible, placé dans un circuit et qui coupe le courant en fondant si l'intensité du courant dépasse une limite dangereuse pour les appareils. Ant. Infusible, réfractaire.
fusiforme [zi] adj. Qui a la forme d’un fuseau à filer : coquille fusiforme.
fusil (zi] n. m. (lat. pop. focile; de focus, foyer). Arme à feu longue et portative, consistant en un tube métallique, monté sur un fût de bois. B'ig. Soldat, chasseur armé du fusil ; convier d'excellents fusils; une compagnie à l'effectif de guerre compte environ deux cents fusils. Briquet pour tirer du feu d’un caillou. Pierre à fusil, silex qui, frappé par le fusil, produit des étincelles. Pièce d'acier recouvrant le bassinet des anciennes armes à feu, contre laquelle venait se heurter le silex. Morceau de fer ou d'acier dont se servent les bouchers pour aiguiser les couteaux. Pierre dont se servent les faucheurs pour aiguiser leurs fa u x .
Fig. et fani.
En coup de fusil, long et étroit : loge ment en coup de fusil. Recevoir, donner un coup de fusil, taire, faire pygiig . i boucher; 2. De briquet: faire un mau- 3^ d, faucheur,
vais repas.
Changer son fusil d'épaule, changer d'opinion. Pop. Estomac. Fusil de ioue, besace, bissaedes mendiants. Ecarter du fusil, lancer de la salive en parlant.
— Encycl. Fusil de guerre. Le nom de f usil a été donné, pour la première fois, vers lü40, aux mousquets (v. ce mot) dans lesquels l'inflammation de la charge était produite non plus par une platine à rouet ou à mèche, mais par une étincelle jaillie du choc d'un silex et d'un briquet d’acier, et tombant sur la poudre d’un bassinet disposé au-dessus de la lumière. Dès 1692, la moitié de l’effectif des fantassins étaient armés de fusils à pierre. En 1703, grâce à Vauban, ce fusil, muni d'une baïonnette à douille, fut adopté pour toute l'infanterie et. peu après, pour toutes les armées européennes, où il resta en usage. Sa portée ne dépassait pas 230 mètres.
\ ers 1830, le fusil à pierre fut remplacé par le fusil à piston, où l'inflammation était produite par une capsule. Bientôt, 1 invention des rayures, appliquées d’abord aux carabines, permit d’augmenler la portée. Enfin, en 1841, la Prusse adopta le chargement par la culasse dans son fusil à aiguille, dont le succès pendant la guerre de 1866 amena toutes les puissances à renouveler leur armement. En France, le fusil à aiguille fut dépassé par le fusil Chassepot, créé en 1866, puis par le fusil Gras, qui servit à l’armement de nos troupes à partir de 1874. La portée du chassepot était de 1.200 mèlre.s, celle de fusil Gras de 1.800, pour un calibre de 11 millimètres.
'Vers la fin du xix' siècle, le fusil de guerre a subi une transformation nouvelle par la mise en service des fusils à répétition. Le calibre a été abaissé, et varie de 6 à 8 millimètres ; de même le poids de l'arme; par contre, l'invention des poudres san.s fumée, d'une énergie exceptionnelle, a permis de
Mort de Gaston de Fois (Ary Scliclîor), v. p. S9G,
François 1er (le Titien), v. p. 934-.
Hélène Fourmcnt (Rubens), v. p. 9i2.
Bataille de Friedland (Horace Vernet), v. p. 940.
La Forêt (Ruysdaël), v. p. 903.
La Fortune et l'Enfant (P. Baudry), v. p. 90C.
LAR. UNIY., 2 V
La Fuite en Egypte (R\ibens^, v. }i. 9f9.
La Fontaine de Jouvence (Cesare Detli', v. p. 890.
Saint François d’ Assise 'Giotto), v. p. 934.
La F'ontaiiie d’amour (le Titien), v. p. 809.
Saint François d’Assise bénit sa ville natale (Benouville), v. p. 934.
Les Fugitifs (Léon Glaise), v. p. 9;8.
Le Fumeur (D. Teniers), v. p. 9o0.
FUS
FUS
Crosse Culasse mobile Hausse Talon
Grenadière Canon Guidoi
Tenon
Ouillon
Évidement
QuadnUé
Frabouchoir
^ Ballant
Ressort Chien à boudin
Levier
Cylindre
Tonnerre
Pepcujeur
Auget
Boite de culasse
lasin
f Ressort de gâchette
DétenCe
mimam
Pontet
Fusils : 1. A silex (1777) ; 2. Mécanisme de la platine à silex ; 3 Tromblon (1802) ; 4. A percussion (1840) ; 5. Mécanisme de la platine à percussion j 6. Fusil à tabatière ; 7. Char- ;eur de mousqueton ; 8. A, Fusil à aiguille ; 9. B, Ohassepot ; 10. G, Gras ; 11. D, Lebel ; 12. E, Fusil allemand ; 13. F, Fusil russe ; 14. G, Italien ; 15. H, Anglais ; 16. I, Autrichien ; l7. J, Carabine Winchester ; 18. Fusil arabe ; 19. K, Fusil de chasse à percussion centrale , 20. Hammerless (coupe du mécanisme) ; 21. Coupe de la fermeture Lefaui heux ; 22. Coupe d'un choke-bored ; 23. Mousqueton (M'» 1892) ; 24. Fusil automatique français (1917), coupe du mécanisme à répétition ; 23. Fusil de chasse à limette ; 26. Fusil-mitrailleur.
donner à la balle une trajectoire très tendue et de rendre ainsi le tir plus meurtrier. Le mécanisme à répétition varie selon les puissances. Dans le fusil Lebel, de l'infanterie française, le magasin est logé dans le fût de l'arme. Dans le fusil Mannlicher, de l'armée autrichienne, il est placé dans la crosse. Dans les systèmes les plus récents (mousqueton d'artillerie modèle 1892 de la cavalerie française, fusil français modèle 1907-1913, fusil italien Paravicino- Carcano, fusil allemand Mauserj, on utilise un chargeur spécial, qui permet d'introduire en une seule fois plusieurs cartouches dans le magasin. En France, une arme nouvelle, le fusil automatique modèle 1917, ré.alise des progrès considérables en portée (4.000 m.), en légèreté (3 kg. 75), en même temps que la vitesse de la balle i balle D amincie) augmente et que s'abaisse la flèche de sa trajectoire ; cette arme est alimentée également par chargeurs de cinq cartouches. Pendant la Grande Guerre, il a été mis en service une arme portative nouvelle ; le fusil-mitrailleur (F. M.) du poids de 9 kg. 500 dans son étui, qui peut tirer soit par rafales courtes ou longues, soit automatiquement comme une mitrailleuse, soit coup par coup comme un fusil ordinaire. La position normale du fusilier mitrailleur pour le tir est la position couchée. Le F. M. permet aussi de tirer en marchant. Il est approvisionné au moyen de chargeurs demi-circulaires de 20 cartouches spéciales (D. A. M.). Le personnel affecté à un fusil-mitrailleur comprend ; un caporal chef d'équipe portant, outre le fourniment h.abituel, 4 chargeurs ; le tireur portant le F. M., 8 chargeurs et un pistolet automatique ; deux pourvoyeurs portant, l'un 16, l'autre 12 chargeurs. On a également utilisé aux armées des fusils pourvus de dispositifs spéciaux de visée lunette, viseur à miroir.àprismes.etc.).
Fusil de chasse. Le fusil de chasse a suivi tous les progrès exécutés en arquebuserie moderne. A l'antique fusil à silex a succédé tout d'abord le fusil à piston, à marteau ou à chien. C'est Lefaucheux qui a, le premier, transformé l'arme en une autre se chargeant par la culasse et devenant le fusil à broche ou à culasse. Est venu ensuite le fusil à percussion centrale, différant du précédent en ce que le marteau heurte un percuteur reposant sur la tête d'une capsule fulminante qui occupe le centre du culot de la cartouche. A l'origine, le culot jouait le rôle d'obturateur entre la culasse du canon et la crosse, tout en assurant la fermeture à l'aide d'une simple ou d'une double clef. On ne tarda pas à lui substituer la fermeture à double, h triple et quadruple verrou, qui donnait un serrage absolu entre la culasse et la crosse. La position extérieure et saillante des chiens étant cause d'accidents, on a songé à supprimer ces organes apparents en créant
iffard. portant un tuhede l'acide carbonique
le fusil hammerless, fusil dans lequel les chiens se trouvent à l'intérieur de l'arme.
Puis on a cherché à augmenter la puissance de pénétration de la charge, d'où l'origine du fusil choke-bored. dont le canon est rétréci sur quelques centimètres de longueur près de la bouche.
Parallèlement à ces types de fusils de chasse, on doit mentionner le fusil à répétition Winchester, le fusil à vent, et enfin le fusil G ' ~ '
magasin en acier contenant liquide. A l'aide d’une détente, on ouvre une soupape, qui laisse échapper une faible quantité de liquide: celui-ci se vaporise instantanément et projette au dehors la charge de plomb.
fuslllDU [li-in] n. m. Dr.
coût. Kecors envoyé par un receveur de tailles à un collecteur de paroisses, pour la perception de l'impôt.
fusilier [zi-li-é'\ n. m. Soldat armé d'un fusil. Fusilier marin, matelot breveté, exercé au maniement du fusil et aux manœuvres do l'infanterie ; les fusiliers marins forment le noyau des compaynies de débarquement: les fusiliers marins se sont particuli' rement dislinqués suri Yser au cours de la Grande Guerre. Fusilier mitrailleur, soldat armé du fusil-mitrailleur.
fusilière adj. f. Se dit d'une pierre grise ou noii'e, dont on se seri pour les bassins de fontaine.
Fusilier marin.
fusillade \zi, il mil.] n. f. Décharge de plusieurs fusils. Echange de coups de feu entre deux troupes qui se battent. Exécution militaire par le moyen d'une décharge de coups de fusil.
fusillemeut [zi, il mil., e-man] n. m. Action de fusiller. (Peu us.)
fusiller [zj, il mil., £] v. a. Tuer àcoups de fusil, passer par les armes: Ney fut fusillé en 1815. Fam. Accabler d’attaques sans cesse renouvelées ; fusiller que qu'un de bons mots. Pop. Détériorer, détruire, fusillette [zi, il mil., é-re] n. f. Petite fusée, fusiniste n. m. ,Syn. de fusainiste.
fusion [zt-o?i] n. f. (lat. fusio). Passage d'un corps solide à l’éiat liquide, par l’action du feu : la température reste constante pendant toute la durée de la fusion. Fig. Réunion, mélange ; la fusion des
parties. Ant. Coagulation, solidification, concrétion.
— E.ncycl. Physiq. Tous les corps solides fondent aune température plus ou moins élevée. Certains corps, comme la cire, le verre, ne deviennent liquides qu'en passant par une série d’états plus ou moins pâteux. Le phénomène de la fusion est soumis aux deux lois suivantes : 1“ sous une même pression, un même coiqis entre toujours en fusion r, la même température (poi’iil de fusioti) ; i» la température demeure invariable pendant tout le temps que dure la fusion. On appelle chaleur de fusion d'un corps le nombre de calories nécessaire pour faire passer i gramme de ce corps de l'état solide 6. l'état liquide sans élever sa température.
La plupart des corps, en passant à l'état liquide, augmentent de volume ; toutefois, la glace, le bismuth. la fonte de fer font exception à cette règle.
La pression influe sur la température de fusion r un accroissement de pression élève ou abaisse la température de fusion, suivant que le volume du corps augmente ou diminue par la fusion.
Voici les températures des points de fusion, en
Acétone . — 94,3
Acétylène . — 81,8
Acide acétique. . — 16,54 Acide sulfureux. — 75
Acier dur . 1.-430
Acier invar. . . . 1.497 Alcool éthylique. — 1 14,5
Aldéhyde . — 123,4
Alliage des caractères d'imprimerie (tendre) . 230
Alliage monnaie
d'argent . 875
Alliage monnaie
d'or . 940
Benzène . 5,4
Bronze d'aluminium . 1.050
Chloroforme. . . — 63,3 Chlorure d’argent . 455
Chlorure de méthyle . —91,5
Chloi-ure de zinc. 365 Coustantan. . . . 1.290
Eau . 0
Eau de mer. ... — 2,S
Ether éthylique. — il6,2 Ferro-chrome . . 1.325
Ferro-nickel . . . 1..500
Fonte grise. ... 1 .230
Gaz ammoniac. . — 73,5
Glycérine . 20
Laiton . 940
Magnalium. . . . 608
Méthane . — 183.15
Naphtaline .... 80,1
Nickeline . 1.190
Nitrobenzène. . 5,82
Oxyde de car bone ....... — 207
l'hénol . 43
Platinite . 1.470
Soudure des plombiers. . . . 240
Sulfure de carbone . — 111.8
Tétrachlorure de
carbone . — 22,9
Toluène . — 94,5
degrés centigrades, de quelques corps composés et alliages :pour les corps simples, v. chimie).
fuSiODien, enne rzi-o-jii-in, è-ne' n. Membre d'une secte politique et religieuse fondée en 1845 par L.-J.-B. de 'Fourreil. Adjectiv. : religion fusionienne.
FYT
FUS
Evznne vélu de la fustanelle.
fusionnement [zi-o-ne-man] n. m Action de fusionner. (Peu us.)
fusionner [zi-o-né] v. a. Réunir en une seule association, en un seul parti. V. n. S'unir par la fusion ; deux partis gui fusionnent,
fusionnisme [zi-o-nis-mé] n. m. Système politique qui consiste à rapprocher plusieurs partis d’opinions différentes pour une action commune.
fusionniste [zi-o-nü-te] adj. Qui tient à un système de fusion politique ou industrielle. N. Partisan de eette fusion .
fUSOt [zo] n. m. Espèce de bois jaune très tendre.
FuSS ( Nicolas ) , géomètre suisse, né à Bâle, m. à Pétrograd <1725-1825), secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de cette ville, connu par d'intéressantes recherches sur la géométrie de la sphère.
Fust (Jean), orfèvre allemand, né et m. à Mayence (14-10- 1465). Il s’associa, probablement comme bailleur de fonds, avec Gutenberg, et plus tard avec Schæiîer. C’est de ses presses que sortit la célèbre Bible de Æayence (1457).
fustanelle {fus-ta-nè-le] n.
f. (du turc fystan, n. d’un vêtement de femme). Sorte de jupon court, à plis, évasé, s’arrêtant aux genoux, qui fait pai‘tie du costume national grec.
fuste [fus-te] n. f. (ital. fusta). ilfar.Bâtiment long et à bas bord, qui marchait à la voile ou à la rame.
Fustel de Coulanges (Numa-Denis), historien français, né à Paris, m.
à Massy (1830-1889); auteur de la Cité antique et d'une très remarquable Histoire des institutions politiques de l'ancienne France, œuvre grave, majestueuse, d’une méthode sûre et probe, qui honore la science française. 'V. Cite antique, France [Histoire, etc.).
fuster [fus-t^ V. n. Oisell. Eviter le piège, ou s’en échapper, en parlant d’un oiseau.
fustereau [fus-te-rô] n.
m.Petit bateau qui sert ii transporter d'une rive à l'autre.
fusterie [fus-te-rt] n. f.
Profession defustier.(f)iaiecf.)
fustet [fus-tè] n. m. (m. provenç.). Nom vulgaire du sumac des teinturiers.
— Enoyol. Le fustet est un arbrisseau qui atteint jusqu’à 3 mètres de hauteur. Il possède de nombreuses fleurs stériles, dont les pédicelles, en s'allongeant, se recouvrent d'un duvet soyeux et rou-
feâtre (d’où le nom 'arbre à perruques), Le fustet habite les Antilles, la Suisse, l'Italie et le sud-est de la France. On le cultive parfois dans les parcs, sous le nom de coquecigrue. Son bois est employé pour teindre en jaune orangé les laines et les cuirs.
fustibale [fus-ti\ ou fustiballe [ba-le] n. f. (b. lat. fustibalus), Archéol, Fronde emmanchée au bout d'un bâton, et que l'on maniait à deux mains. (On se servait de la fustibale au moyen âge et jusqu'au xvp siècle, pour lancer des grenades et des projectiles, qu’on pouvait envoyer à trois cents mètres.)
fustier [fus-ti-^ n. m. Charpentier qui construit des bateaux.
(Dialect,)
fustigation [fus-ti-glia-sl- 07t] n. f. Action de fustiger. Fig.
Châtiment, peine, pénitence.
— Encyol. La fustigalion fut en usage dans toutes les armées de l’antiquité, mais particulièrement chez les soldats romains, auxquels elle était infligée pour les fautes graves : désertion, vol, etc. Ce supplice entraînait en général la mort du coupable. La fustigation fut longtemps employée dans les armées
Fustel de Coulanges.
Fustet ; a, fleur ; b, fruit.
Fustibale.
françaises, et ne disparut réellement qu’en 1789 ; elle subsista encore longtemps dans les autres armées européennes. Elle existe encore chez certains peuples orientaux, où elle fait partie de l'arsenal pénal.
fustiger [fus-ti-jé] v. a. (lat. fustigare ; de fustis, bâton. — Prend un e muet après le g devant a et O .' il fustigea, nous fustigeons.) Battre à coups de verge, de bâton, de fouet, etc. Fig. Cb.itier, reprendre vivement; Molière a fustigé l'hypocrisie. Se fustiger V. pr. Se donner à soi-même des coups de fouet, de verge, de lanière. Se donner l’un à l'autre des coups de fouet, de verge, de lanière.
fustigeur, euse {fus-ti-jeur , ew-ze] n. Personne qui fustige.
fustine [fus-ti-ne] n. f. Principe colorant du fustet, qui se présente en petits cristaux jaunâtres, solubles dans l'alcool et l’éther.
fuStOC oufuStok[^MS-fo/c]n. m. Syn. de fustet. fusule [zu-Ze] n. f. (du lat. fusus, fuseau). Petit appendice formé de deux articles, terminant la filière des araignées et donnant passage à la soie.
fusuline [zu] n. f. Paléont. Genre de foraminifères, comprenant des coquilles calcaires, poreuses, en fuseau, dont on connaît une dizaine d'espèces, fossiles dans le calcaire carbonifère.
Fut.
fût [fût] n. m. (du lat. fustis, bois). Bois sur lequel est monté le canon d’une arme à feu. CV. fusil.) Tonneau pour mettre le vin, Teau-devie, etc. Archit. Partie de la colonne, comprise entre la base et le chapiteau : le fût est généralement renflé. Portion de la tige d’un arbre, dépourvue de rameaux. Carcasse d'une malle, d'un coffre. Bois qui forme le corps d'une charrue, d'un rabot. Bois de la raquette. Monture de la girouette d’un navire. Baguette de l'archet d'un violon. Buffet d’orgue. Carcasse d'une malle. Planchette sur laquelle s’attachent les cardes. Caisse cylindrique d’un tambour. Outil de fer
du marbrier, sur lequel il monte des me- - -
ches de diverses grosseurs.
— Encycl. Archit. Le fût est la tige d'une colonne comprime entre sa base et son chapiteau.’ Le fût n’est point cylindrique ; il diminue vers le haut d’un sixième environ et même peut être renflé, de sorte que le plus grand diamètre de la colonne se trouve au tiers de la hauteur à partir d'en bas. Le fût est circulaire, quadrangulaire ou octogonal ; il est lisse, à pans coupés ou à cannelures. Le demi-diamètre du fût étant pris pour unité ou module, voici les hauteurs respectives des fûts, suivant Tordre auquel ils appartiennent : dorique grec,
23 modules 03 ; dorique romain, 15 modules 05 ; toscan, 16 modules : ionique,
18 modules ; corinthien, 19 modules ; composite, 20 modules. ’V. colonne.
— Ècon. rur. Les fûts ont une eapacité variable avec les i-égions qui les emploient.
Les plus eouramment utilisés sont : poul¬
ies vins le tonneau (900 litres dans le Bor- . He delais), la barrique bordelaise (225 litres), la queue (456 litres) et la pièce de Bourgogne (228 litres), la charge du Roussillon (118 litres), le muid de la même région (700 litres). Pour mesurer la capacité d’un fût, on procède de diverses manières.