‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 910 sur 1225 · V. JAUGEAGE, TONNEAU · texte numérisé non relu

V. JAUGEAGE, TONNEAU

futaie [£é] n. f. (de fût). Forêt dont on exploite les arbres çmand ils sont arrivés à une grande dimension. Par ext. Arbre de grande dimension. Haute futaie, celle qui est parvenue à toute sa hauteur (de 120 à 200 ans). Jeune haute futaie, bois de 60 à 120 ans. Demi-futaie,hois de 40 à 60 ans. Futaie sur taillis, bois de 40 ans.

— Encycl. Sylvie. Dans l'aménagement en futaie, la régénération du massif forestier repose entièrement sur les jeunes plants venus de graine ou brins de semence. Aussi, dans ce mode d'exploitation, on favorise autant que possible le réensemencement naturel et la pousse des jeunes sujets : l» en évitant toute interruption dans le massif ; 2» en opérant des coupes de régénération pour desserrer le massif; 3» en pratiquant, plus tard, des coupes d'amélioration pour favoriser la croissance ces sujets plus précieux ou plus vigoureux. L'aménagement en futaie, qui peut conserver indéfiniment un massif forestier, ne fournit en revanche qu’un faible revenu annuel. Ce régime, qui convient particulièrement aux forêts domaniales, est rarement adopté par les communes, et exceptionnellement par les particuliers. Il est le seul possible pour les bois résineux qui ne rejettent pas de souche.

On distingue les futaies résineuses et les futaies feuillues. Quelle que soit l'essence qui la peuple, une futaie peut être pleine, c'est-à-dire constituée par la juxtaposition de peuplements de même âge (dits peuplements équiennes), oujardinée, c'est-à-dire formée de peuplements de tous âges mélangés La futaie pleine ou régulière passe par les états de semis naissant, de fourré, de gaulis, de perchis, puis de jeune haute futaie et, enfin, de haute ou vieille futaie.

futaille [ta, H mil., e] n. f. (rad. fût). Tonneau. Collection de fûts, de boucauls, etc. : embarquer la futaille.

futailler [ta, il mll., é] n. m. Tonnelier. (Vx.) futaillerie [ta, il mil., e-rî] n. f. Bois pour futailles.

futaiue [fé-ne] n. f. (de Fostat, faubourg du Caire). Etoffe pelucheuse, de fil et de coton ou de coton et de soie croisée : la futaine devint de fabrication courante, en Europe, au moment des croisades.

futaiuier [tè-ni-é] n. m. Celui qui fabrique ou vend de la futaine.

futé, e adj. (de jfâf, bâton). Harassé, comme quelqu’un qui a reçu des coups de bâton. (’Vx.) Fam. Fin, rusé, plein de malice et d’intelligence ; un petit garçon alerte et futé. Ant. Nigaud, benêt. Bios. Se dit des armes de jet ou d’hast, quand leur fût est d'un émail particulier.

futée [£é] n. f. (de fût). Mastic de colle forte et de sciure de bois, qui sert à boucher les fentes d’une pièce de bois.

fûtier [ti-é] n. m. Ouvrier qui assemble les ais des malles, des coffres.

futile adj. (lat. futilis). Qui a peu de conséquence, de valeur, d’importance : des raisons futiles. Qui attache de l’importance à des choses n’en ayant pas : un esprit futile. Ant. Sérieux, grave, important, futilement [man] adv. D’une manière futile, futilité n. f. Caractère, nature de ce qui est futile ; la futilité d'un esprit, d'une objection. Chose futile, discours futile : aimer les futilités ; dire des futilités.

futuf , e adj. (du lat. futurus, qui sera). Qui sera dans un temps a venir : la vie future. N. Celui, celle qu’on doit éMuser bientôt. N. m. Avenir, temps futur. Philos. Futur contingent, fait futur qui n’est pas posé dans sa cause, et qui, partant, peut être ou ne pas être, comme sont les événements dépendant de la libre volonté. Gramm. Temps du verbe, qui indique qu'une chose sera ou se fera : il y a dans les verbes français deux temps pour exprimer le futur: le futur simple et le futur antérieur. (Le futur simple indique que la chose sera ou se fera dans un temps à venir, comme j'aimerai. Le futur antérieur, relatif ou passé, indique que la chose sera ou se fera antérieurement à une autre chose, comme j'aurai aimé. Ant. Passé.

futurisme [ris-me] n. m. Ecole moderne d’art, née en Italie en 1910.

— Encycl. En peinture et en sculpture, le futurisme renonce à représenter les êtres dans une position unique et prétend donner simultanément les sensations passées, présentes et futures, ce qui fait apparaître les objets en fragments disloqués, agités et vibrants. En littérature et en musique, le futurisme fait table rase des règles traditionnelles de logique, de syntaxe, d’harmonie, etc., et fait appela la sensation pure, aux cris et aux bruits expressifs. P.-T. Marinetti est un des promoteurs du futurisme.

futuriste [ris-te] adj . et n. Adepte du futurisme : peintre futuriste ; conforme au futurisme : musique futuriste.

futuritiou [si-ozi] n. f. Qualité d'une chose, en tant que future ; celui gui n'a aucune possibilité n’a aucune futurition.

Fu'veau, comm. des Bouches-du-Rbônc, arr. et à 13 kil. d’Aix ; 2.540 b.

Fux ou FucllS (Jean- Joseph) , compositeur allemand, né à Hirtenfeld, m. à Vienne (1660-1741) ; auteur d’opéras , de messes et du Gradus ad Parnassum, ouvrage didactique de premier ordre.

Fuxieu, enne [ksi-in, è-ne], habitant ou originaire de Foix : les Fuxiens. Adjectiv. ; population fuxienne.

fuyant [fui-ian], B adj. Qui fuit, qui s'enfuit, qui s’éloigne rapidement : ombre fuyante. Qui disparaît, qui cesse d'être : l'heure fuyante. Qui se perd) qui s'enfonce, qui paraît s’éloigner par l’effet de la perspective : horizon fuyant. Qui s’incline rapidement : jour fuyant. Qui est tourné d'une façon tout à fait oblique, de manière à se dérober pi-esque entièrement au regard ; un front fuyant ; un profit fuyant. Perspect. Echelle fuyante, celle qu’on trace pour trouver la diminution des objets relativement à leur éloignement. N. m. Ligne fuyante, perspective : le fuyant des cimes.

fuyard [fui-iar\, 6 adj. et n. Qui s’enfuit, qui se sauve, qui a l’habitude de fuir : troupe fuyarde. N. m. Plus particulièrem., soldat qui prend la fuite pendant le combat ; rallier les fuyards.

Fuzelier | U-é] (Louis), auteur dramatique français, né et m. à Paris (1611-1762) ; fournisseur assidu des théâtres de la Foii-e.

Fuzet [zè] (Edmond-Frédéric), prélat français, né à Laudun (Gard), m. à Rouen (1839-1915) ; il a été un des premiers qui, sur les conseils de Léon XIII, aient fait acte d'adhésion au gouvernement de la République. On lui doit des ouvrages estimés : les Jansénistes du X VIF siècle, Pétrarque, l'Echelle du ciel ou Traité de l'oraison, etc.

fy n. m. Espèce de lèpre qui attaque les animaux, fyeux, euse [fi-eû, eu-ze] adj. Art vétér. Qui est attaqué du fy : cheval fyeux.

Fy t ou Feydt \fè'it'\ (Jean), peintre d’animaux flamand, né et m. à Anvers (1611-1661) ; ses tableaux et ses études, représentant presque toujours des animaux vivants ou morts, révèlent un grand sentiment de la forme, une science profonde du modelé.

ou (]heu\ n. m. Septième ettre de l’alphabet et cinquième des consonnes : un G majuscule ; un g minuscule.

PaUogr. Considéré comme signe graphique, le gamma grec, dérivé de l'hiératique égyptien par l'intermédiaire du ghimel phénicien, donna le caractère C, qui avait priraiùvement le son du G. Quand le C prit le son du A', un nouveau caractère, simple modification du G, fut inventé pour représenter ce phonème.

Le G prend différentes formes, soit dans l'écriture, soit dans l'impression ; on distingue le G majuscule et le g minuscule. Il subit en outre de nombreuses modifications, suivant que le caractère est de l'anglaise, de la ronde ou de la bâtarde, de la

Écritures modernes

Anglaise Ronde Bâtarde

coulée ou du romain, de l’italique, de la normande, de l’égyptienne, etc. — Le g est doux^ devant e, i, et se prononce comme un j : genre, gilet. Il est dur devant a, o, u, et se prononce comne gh : gare, golfe, guide. Le groupe gn représente ordinairement la consonne n mouillée : agneau. Abrév. G. signifie Grâce ou Grandem- : S. G., sa Gh'âce ; V. G., Votre Grandeur. Fr.-mewonn. G., probablement initiale du mot anglais God (Dieu), est la lettre sacrée que les maçons inscrivent au milieu de V étoile flamboyante à cinq branches. Fumism. G., sur les monnaies françaises, était la marque des monnaies frappées à Poitiers. Il indique Genève sur les monnaies suisses, et Stettin sur les monnaies prussiennes.

Ga, symbole chimique du gallium.

Gaardeu, bourg d’Allemagne (Holstein), faubourg de Kiel ; 11.000 h.

Çab n. m. (du scand. gabb, moquerie). Plaisanterie, jeu d'esprit. (Vx.)

Gabaa, v. de la Palestine ancienne (tribu de Benjamin), patrie de Saül. Le crime que commirent ses habitants envers la femme d'un jeune lévite de la montagne d’Ephraîm motiva la destruction presque com^ète, par les autres tribus, de la tribu de Benjamin. David défit les Philistins près de la ville.

Gabaon,v. de Palestine (tribu de Benjamin) ; auj. Èl-Djib. Victoire de Josué sur les Chananéens. yiab. Gabaonites.)

gabardine n. f. fesp. gabardina. apparenté avec caban). Etoffe de laine croisée, servant à faire des vêtements. Long manteau à manches, imperméabilisé. (V. GALVARDINE.)

gabaren. f. (ital. i/a&arra). Grande embareation à voiles et à rames, transportant les marchandises sur les cours d'eau, ou servant à charger et à décharger les navires. Pêch. Sorte de grande senne.

— Encycl. Navig. fluv. Les gabares étaient des bâtiments de charge, servant soit dans la marine de l’Etat, soit dans la marine de commerce, qui leur a conservé ce nom de nos jours. Dans la marine de guerre, les gabares étaient des bateaux de 300 à 600 tonnes, matés en trois-mâts, et armés do dix-huit à vingt canons.

gabarer v. n- Syn. peu us. de GODILLER, gabaret [rè] n. m. senne plus petite que la gabare.

Gabaret [rè] (Jean de), marin français, né dans l’île de Ré, m. à Rochefort ( 1620-1 697) ; un des meilleurs lieutenants de Tourville. Il se distingua à la Hogue, et fut gouverneur de la Martinique, gabari n. m. v. gabarit.

gabariage n. m. Action de faire un gabarit, ou de comparer un objet au gabarit.

gabarier [ri-è] n. m. Patron, conducteur ou déchargeur de gabares.

gabarier [ri-è] v. a. (Se conj. comme prier.) Tailler sur la forme d'un gabarit. Vérifier si les dimensions d'un objet sont conformes au gabarit.

gabarieur n.

et adj. m. Ouvrier qui trace, taille et construit les gabarits.

gabarit [ri] ou gabari n. m.(provenc. gabarrit).

Modèle en vraie grandeur , sur le quel on façonne certaines parties dans la construction des navires ou des pièces d’artillerie. Nom générique de divers appareils pour mesu- Gabarits : 1. De wagon ; 2. De voie, rer. Ch.de f. Arceau

en bois ou en fer, sous lequel on fait passer les waons chargés, pour vérifier si leurs dimensions ne épassent pas la règle admise. Par ext. Profil réglementaireidéal,limitant l'encombrement des véhicules.

gabarot [ro] n. m. ou gabarotte [ro-te] n. f. Petite gabare non pontée, eu usage sur la Loire.

Gabarret Iba-ré], ch.-l. de c. des Landes, arr. et à 42 kil. de Mont-de-Marsan, sur la Gélise ; 1.320 h. Ch. de f. M. Eau de-vie. — Le cant. a 15 comm. et 8.000 h.

gabatine n. f. Sorte de tour de cartes. Tromperie. fourberie. (Vx.)

gabbro n. m. Roche basique, graniloïde.

gabegie [jî] n. f. (mot. du patois bourguignon). Fraude, fourberie, affaire peu claire.

gabelage n. m. Temps pendant lequel le sel devait demeurer dans les greniers avant d être vendu. Paille que les commis des greniers mettaient dans le sel pour reconnaître s'il était sel de grenier ou de faux saunage.

gabelant [toi] n. m. Celui qui était tenu d'acheter du sel à la gabelle.

gabeler [lè] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette ; je gabelle.) Faire sécher le sel dans les greniers de la gabelle.

gabeleur n. m. Employé de la gabelle, gabelier [li-é\ n. m. officier de la gabelle, gabelle fbè-le] n. f. (prov. gabela). Impôt sur le sel. Administration chargée de percevoir cet impôt. Impôt analogue sur d'autres denrées. Grenier pubiic, où Ton déposait le sel.

— Encycl. Hist. Le mot gabelle, primitivement appliqué à diverses sortes d'inipôts (gabelles de vins, de draps, etc.), désigne plus spécialement l'impôt sur le sel. Il existait dès Louis IX, et devint permanent sous Philippe le Bel. En 1340, Philippe VI fit de la vente du sel un monopole au profit du Trésor. Des greniers à sel furent créés, dont 1 administration fut confiée à des gabeliers. Un certain nombre de provinces, à des titres divers, étaient d'ailleurs entièrement exemptées de la gabelle. Les nombreuses vexations auxquelles donnait lieu la levée de la gabelle, les fraudes innombrables que commettaient les faux sauniers occasionnèrent à maintes reprises des troubles graves, notamment en Guyenne, en 1542. Cet impôt, impopulaire et décrié, ne fut pourtant supprimé qu’eu 1790.

gabelou n. m. Par dénigr. Autref., employé de la gabelle. Auj., douanier, commis de l'octroi ou des contributions indirectes.

gaber [6è] v. a. (de gab). Plaisanter, se moquer. (Vx.)

gaberie fri] n. f. Plaisanterie.

Gabès [6èss], V. de Tunisie, port sur le golfe de Gabès ; 12.000 h. Oasis très bien cultivée : alfa, dattes, laines sont les principales matières exportées.

gabet l'ôè] n. m. Girouette placée au sommet d'un mât. Pinnule d'un instrument qui sert à prendre les hauteurs. Gros ver que Ton rencontre dans la peau du cerf, du daim, du chevreuil.

gabeur n. m. Railleur, moqueur. (Vx.) gabiage n. m. ouvrage de gabier.

GÂB

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