V. Gaurisankar
Gap, ch.-l. du dép. des Hautes-Alpes, à 768 kil. de Paris, sur la Luye, affl. de la Durance ; 10.650 h. [Gapenwis ou Gapençois). Distillerie. Ch. de f. P-.L.-M. Evêché. — L’arr. a 14 cant. ,
123 comm., 649,30 h. : le cant. a 7 comm., et 13.1-40 h.
gape [pr. angl. ghè-pe] n. f,
(m. angl. signif. bâillement). Maladie des faisans, perdrix et oiseaux de basse-cour, due à la présence, dans la trachée , de petits vers rouges (syngames). V. syngamose.
Gapone (Georges), pope et agitateur russe, né à Biliki dans l’Ukraine, m. près de Pétrograd (1872-1906). Il fomenta un mouvement gréviste et, le 22 janvier 1906, il conduisit une masse énorme d’ouvriers au palais du tsar pour lui présenter une supplique, mais les manifestants furent dispersés par la troupe. Gapone était, en fait, affilié à la police et fut étranglé par les révolutionnaires.
Oâ-Tabit (viaduc de), célèbre viaduc en fer, sur la ligne de Béziers à Clermont, au-dessus de la fruyère : édifié par Eiffel en 1886. Sa longueur totale est de 664“, 66, et la hauteur de l’arche médiane est de 122n>,20.
garage n. m. Action de mettre en gare des wagons, des navires. Voie de garage, voie destinée à garer des wagons de chemin de fer. (V. la planche chemin de fer.) Lieu où l’on remise des bicyclettes, des automobiles, etc.
garagiste fjis-te] n. m. Personne qui tient un garage d’automobiles.
garaie [rè] n. f. Action de faire entrer un bateau dans une gare, pour en laisser passer un autre.
garais [rè] ou garas [ra] n. m. Bot. Nom vulgaire de l’arbrisseau appelé fusain.
GaramaiXtes, anc. peuple de l’Afrique, dans la Libye intérieure, renommé pour sa férocité. Il avait pour capitale Garama, auj. Gherma.
garamoud [mon] n. m. Typogr. Ancien caractère d’imprimerie, semblable au petit romain, créé par le fondeur Garamond.
Garamoud (Claude), fondeur et graveur français, né à Paris, m. en 1661. C’est lui qui substitua aux caractères gothiques des caractères romains, li grava des caractères grecs pour Robert Estienne.
garançagO n. m. Action de teindre à la garance. Immersion dans un bain de garance.
garance n. f. Genre de rubiacées, dont les racines donnent une belle teinture rouge, dite garance. Racine de cette plante. Couleur fournie par cette racine :
la garance, aujourd'hui remplacée industriellement par l'alizarine artificielle, était surtout cultivée en Provence. Adjectiv. et invar.
Teint en rouge garance ; qui a une couleur pareille à celle que fournit la garance : draps garance, pantalon garance, n. m. Pantalon rouge militaire.
— Encycl. Bot. Les garances (rubia) sont des herbes quelquefois fnistescentes à la base, des régions tempérées des deux mondes. La garance des teinturiers a des rhizomes rampants, rouges, chargés de longues racines, et des tiges aériennes quadrangulaires. Ses parties souterraines contiennent une Garance : a, fleur, matière colorante rouge.
— Chim. La garance a été employée comme substance tinctoriale dès la plus haute antiquité ; d’abord cultivée en Orient, elle fut introduite en Flandre, puis, à l’époque de la Révolution, sa production fut développée en Alsace et dans le comtat d’Avignon. A partir de 1 869, l’alizarine artificielle ruina peu à peu l’industrie de la garance. Les principales substances colorantes extraites de la garance sont ; l'alizarine, rouge-orangé ; la purpurine, rouge brique ; la xantho-purpunne, jaune. Aujourd’hui, ces tons s’obtiennent avec l’alizarine artificielle dont, à poids égal, le pouvoir tinctorial est près de cent fois celui de ia racine.
garancer [sen v. a. (Prend une cédille sous le e devant a et o : il garança, nous garançons.) Plonger dans une teinture de garance.
garancerie [rî] n. f. Lieu où l’on opère le garançage des étoffes. Action de garancer.
garaUCèur n. et adj. m. Ouvrier chargé de garancer.
garanceUX [seil] n. m. Matière colorante, extraite des résidus dos teintures de* garance.
garaneièro n. f. champ semé en garance. Lieu où l’on teint les étoffes avec la garance.
garanciue n. f. Matière colorante aujourd'hui abandonnée pour les colorants dérivés de l’anthi'acène (alizarine, purpurine) et que l’on obtient en traitant la garance par l’eau et l’acide sulfurique.
garancinier [ni-é] n. m. Celui qui fabrique la garance.
garannier [ra-ni-é\ n. m. Nom vulgaire de la giroflée jaune.
garant [ron], 6 n. et adj. (anc. b. ail. werento). Qui répond de son propre fait ou du fait d’autrui : se porter garant du payement d'une dette. Personne dont le témoignage et l’autorité appuient les assortions d’autrui : ne rien avancer que sur de bons garants. N. m. Garantie ; l'intérêt est un bon garant du zèle. Mar. Bout de cordage qui s’allonge après avoir garni un palan.
garanti, 6 adj. Dont la bonne qualité est affirmée sous peine de résolution d'un contrat de vente : montre garantie pour cinq ans. N. Personne dont les droits sont garantis par une autre.
garantie [Zf] n. f. (de garant). Obligation que contracte le vendeur d’assurer à l’acquéreur la possession paisible de la chose vendue, et de la lui livrer e.xempte de défauts secrets ou de vices rédhibitoires ; vente avec garantie. Ce qui assure l’exécution ou la possession : donner des garanties. Moyen de protection : une garantie contre l'arbitraire. Cons¬
Viaduc de Garabit.
tatation légale du titre des matières et ouvrages d’or et d’argent, aans garantie du gouvernement (en abrégé S. G. D. G.), formule qui avertit le public que l’Etat, tout en accordant un brevet, ne garantit pas la qualité, la priorité, etc., d’un remède, d’une invention, etc.
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