‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 924 sur 1225 · h. Ch. de f · texte numérisé non relu

h. Ch. de f

garde -bar rière n. Personne préposée à la surveillance d'un passage à niveau, sur une voie ferrée. PI.

des gardes-barrières ou gardes- barrière.

garde-bœuf

n. m. Sous-genre de petits hérons qui se erchent sur les œufs et les buffles pour manger les larves parasites de Garde-liarrière.

la peau de ces ruminants. PI. des gardes-bœuf ou gardes-bœufs. Adjectiv. : héron garde-bœuf.

garde-bois n. m. invar. Syn. peu us. de

GARDE-FOUESTIER.

garde-bonnet n. m. Coiffe de toile dont on couvre les bonnets d'enfants pour les conserver propres. PI. des garde-bonnets ou bonnet.

garde-boue n. m. invar. Syn. de garde-crotte. garde-bourgeoise n. f. Dr. anc. Tutelle organisée au profit des mineurs non nobles.

garde-boutique n. m. invar. Objet que le marchand a depuis longtemps dans sa boutique, et qu'il ne peut vendre.

garde-bras n. m. invar. Partie du brassard d'une armure, qui habillait l'arrière-bj;as.

garde-canal n. m. Agent des ponts et chaussées, qui veille à la conservation des canaux et constate les délits de pêche. PI. des gardes-canal ou gardes-canaux.

garde-cendre ou garde-cendres n. m.

Plate - bande métallique que l’on place devant un foyer pour empêcher les cendres ou le charbon de tomber dans l'appartement. l’I. des garde-cendre ou cendres.

garde-chaîne

n. m. Mécanisme de riiontre, destiné à empêcher la chaîne de, casser. PI, des garde-chaîne ou chaînes.

garde-charrue n.m. Nom vulgaire du traquet motteux. l’I. des gardes-charrues ou garde-charrues.

Garde-cendre.

garde-chasse n. m. Garde particulier chargé de veiller à la conservation du gibier et de réprimer les dommages causés aux propriétés dont la garde lui est confiée. (Le propriétaire qui veut faire agréer un garde-chasse par le préfet procède comme s’il s'agissait de faire agréer un garde particulier.) PI. des gardes-chasses ou gardes-chasse.

Garde-chasse, tableau de Troyon, au Louvre. (V. p. 979.)

garde-chiourme n. m. Ancien nom des surveillants des forçats. Auj., nom des surveillants militaires. PI. des gardes-chiourme ou chiourmes.

garde-corps n. m. invar.

Parapet pour empêcher de tomber d'un lieu élevé. Ensemble des cordages permettant aux gabiers Garde-corps daller sur le beaupré. Syn. de s.).

RAMBADE. Vêtement du moyen âge, porté par les deux sexes, et qui était une robe de dessous, assez large, garnie ou non de manches.

garde-côte ou garde-côtes n. et adj. ni. Autr., soldat d’une milice particulièrement chargée de la garde des côtes. (PI. des garde-côtes ow gardescôtes.) Bâtiment armé pour protéger les côte's. Petit bateau chargé de la surveillance de la pêche sur les eôtes. (PI. des garde-côte ou garde-côtes.)

— Encycl. Mar. On désigne sous le nom de gardecôte des navires cuirassés de moyen échantillon dépassant rarement 6 mètres de tirant d'eau et ayant très peu d'œuvres mortes. Leur force militaire consiste en deux pièces de gros caiibre eonjuguées en tourelle fermée à l'avant, ou en tourelles barbettes placées l'une devant, l'autre derrière. Ne possédant pas de petite artillerie, tirant lentement, dépassant difficilement 13 nœuds et n'ayant pas de eharbon à bord, ces navires ne remplissent plus les conditions nécessaires pour la guerre moderne ; aussi abandonne-t-on ce type de bâtiments.

garde-crotte n. m. invar. Bande de cuir ou de

métal placée audessus des roues d'une voiture, d'une bicyclette , etc. , pour garantir de la boue.

garde-cuisse n. m. Pièce d'armure fixée à la selle pour garantir la cuisse.

garde -feu

n. m. Grille, plaque qu'on met devant la cheminée pour éviter les accidents. PI. des garde-feu ou feux.

Garde-feu.

Garde-française (Louis X'VI).

garde-filet n. m. Astron. Boite de cuivre qui contient le fil à plomb et qui ekt suspendue librement à un quart de cercle mobile. PI. des garde-filets ou filet.

garde-fou n. m. Balustrade ou barrière que l'on met au bord des quais, des ponts, des ferrasses, etc., pour empêcher de tomber. PI. des garde-fous.

garde-fourneau n. m. Aide du fondeur.

PI. des gardes-fourneau ou fourneau.

garde-fraisil n. m. invar. Plaque de fer qui entoure l'âtre d'une forge et en retient le fraisil.

garde-française n. m.

Soldat des gardes françaises : la révolte des gardes-françaises.

— Encycl. Hist. Créé en 1563, sous le nom de gardes à pied, par le roi Charles IX encore mineur, puis supprimé à la demande des huguenots, le corps des gardes-françaises fut bientôt rétabli et caserné à Paris, dans divers faubourgs, avec mission, d'assurer la garde du roi, de la reine, de la famille royale, et, en cas de guerre, de faire le service des troupes d’élite. En temps de paix, les gardes-françaises faisaient un service de police, qui les mit en contact avec la population et les acquit, à la fin du xviiie siècle, aux idées révolutionnaires. Ils participèrent à la prise de la Bastille. et formèrent les cadi-es de la jeune armée de la Révolution.

garde-frein n. m. Employé de chemin de fer, chargé de manœuvrer le frein d'un convoi. PI. des gardes-frein ou freins.

Garde-Freinet (La), comm. du Var, arr. et à3Ü kil. de Draguignan, dans les Maures ; 1.800 h. Mine de plomb argentifère ; commerce de liège ; huilerie.

garde-infant n. m. invar, ou garde-infante n. f. invar. Au xvii® s., pièce de dessous du costume féminin, qui était un vaste bourrelet circulaire placé autour des hanohas et sur lequel se bombaient les jupes audessus de la taille.

garde-jambe n. m. Au xv® et au xvi® siècle, pièce de l'armure de joute, empêchant les jambes du cavalier d’être froissées contre la barrière. PI.

des garde-jambes ou jambe.

garde-lait n. m. invar.

Ustensile au moyen duquel on empêche le lait que l'on fait bouillir de monter et de s’échapper du vase.

garde-ligne n. m. Agent qui surveille une voie ferrée.

PI. des gardes-ligne ou lignes.

garde-magasin n. m.

Surveillant d'un magasin, dans les corps de troupes, les arsenaux, etc. PL des gardes-magasin ou magasins.

garde-main n. m. Papier qu’on place sous la main, en écrivant, en dessinant, etc., pour no pas salir son papier. Partie de la garde des rapières, estramaçons des xvi® et xvn® siècles, et qu'on retrouve dans les sabres d'abordage. PI. des garde-main ou mains.

garde-malade n. Qui garde les malades. PL des gardes-malade ou gardes-malades.

garde-manche n. m. Manche mobile qu’on passe pour préserver son vêtement pendant le travail. PL des garde-manche ou manches.

garde-manger n. m. invar.Petite armoire fixe

Garde-infant,

Garde-manger : 1. Fixe; 2. Portatif.

ou mobile, formée ordinairement de châssis garnis de toile métallique ou autre, pour conserver les aliments. Pop. Estomac.

garde-marge n. m. Garniture en bois ou en carton, qui sert dans une presse typographique ou dans celles du relieur à préserver les marges d'un livre de toute souillure. PI. des garde-marges ou marge.

garde-marine n. m. Jeune gentilhomme qui, avant 1789, remplissait les fonctions dévolues aujourd'hui aux aspirants. PL des gardes-marine.

garde-marteau n. m. Autrefois, employé qui veillait sur une certaine étendue de bois, et qui avait la garde du marteau à marquer. PI. des garde-marteaux ou marteau.

garde-ménagerie n.m. Mar. Matelot chargé du soin des animaux vivants. (Auj., on dit plutôt bouvier.) PI. des gardes-ménagerie ou ménageries.

gdrde-meuble n. m. Lieu où l’on garde les meubles de l'Etat ou des particuliers. PL des gardemeuble ou meubles.

garde-mines n. m. Auxiliaire des ingénieurs des mines, appelé aujourd'hui contrôleur des mines. PL des gardes-mines.

gardemites n.

m. Arg. mif i ( . G a r déni a g a s i n .

PL des ga}‘- Garde-nappe.

des - mit es.

garde-nappe n. m. Petit plateau sur lequel on pose les plats. PL des garde-nappe ou garde-nappes.

GAR

gardénia n. m. Genre de rubiacées, comprenant des arbrisseaux ou des arbres des régions' chaudes de l'Ancien monde, dont quelquesuns sont cultivés en serre chaude sous le climat de Paris, pour leurs belles Heurs blanches. Fam.

S'est dit pour homme à la mode, à cause de l'habitude prise par les élégants de porter un gardénia à la boutonnière.

garde-noblo n. m.

Droit qu'avait le suzerain de jouir des biens d'un mineur noble, son vassal, jusqu’à ce que celuici eût atteint un âge déterminé, à charge d’assurer son entretien complet. Gai-dénia.

garde-notes n. m.

Portefeuille dans lequel on serre les notes. (PL des garde-notes.) Notaire, tabellion. ['Vx.j (PL des gardes-notes.)

garden-party [dèn’l n. f. (mot angl.). Fête mondaine, kermesse privée ou officielle donnée dans un jardin, un parc. PL des garden-parties.

garde-pêche n. m. Agent char^ de la police de la pêche. (PL des gardes-pêche.) Bateau chargé du même service. (PL des garde-pêche.)

— Encycl. Br. La surveillance, la police et l'exploitation de la pêche dans les cours d’eau navigables et flottables non canalisés qui se trouvent dans les limites de la pêche maritime, ainsi que la surveillance et la police de la pêche dans les cours d’eau non navigables ni flottables, sont exercées par l'administration des eaux et forêts. La surveillance et la police de la pêche, dans les autres cours d'eau, ressortissent à l'administration des travaux publics.

Les gardes-pêche prêtent serment devant le tribunal de première instance.

Les procès-verbaux revêtus de toutes les formalités prescrites, et qui sont dressés et signés par deux agents ou gardes-pêche, font preuve, jusqu'à inscription de faux, des faits matériels relatifs aux délits qu'ils constatent, quelles que soient les condamnations auxquelles ces délits peuvent donner lieu.

garde-place n. m. Petit cadre fixé au dessus de chaque place d'un compartiment de chemin de fer, et dans lequel on glisse un ticket numéroté dont le talon est remis au voyageur qui a ainsi retenu sa place. PL des garde-places.

garde-platine n. m. Pièce de bois, de métal ou de cuir, qui sert à couvrir la platine d'un fusil, l’ièce du métier de bonneterie, qui met les platines à l'abri du contact de la presse.

garde-port n. m. Agent qui l’eçoit et place les marchandises dans les ports des rivières. PL des gardes-port ou ports.

garde-queue n. m. Partie du harnachement du cheval, qui habillait la racine de la queue. PL des garde-queue ou queues.

garder [d£\ v. a. (german. wardon). Conserver sans altération : garder fidèlement un dépôt. Retenir pour soi '.je vous garde ; garder le double d'un acte. Surve lier : garder un enfant, t'elller sur les animaux : garder les moutons. Empêcher do fuir : garder des prisonniers. Soigner ; garder un malade. Défendre : yarder ttne porte. Protéger : Dieu vous garde I Ne pas révéler : garder un secret. Rester à, dans le : garder les arrêts, la chambre. Oliserver : garder le silence ; garder son sérieux. Accomplir : garder les commandements de Dieu. Réserver : garder une poire pour la soif. (V. poire.) Mainicnir : garder son rang. Jeux. Carte gardée, accompagnée d’une ou plusieurs cartes de sa couleur. Dieu garde ! souhait que l'on fait qu’une chose n’arrive pas. Dieu nous garde d'un homme qui n'a qu'une affaire ! un homme qui n'a qu'une idée en tête est très fatigant. Garder à vue, de manière à ne jamais perdre de vue. Dr. Faire paître des bestiaux, en les gardant, dans le champ d'autrui. En donner à garder à quelqu'un, lui en faire accroire. 'V. n. Empêcher, éviter : gardez qu'on ne vous soupçonne. (Vx.) Se garder v. pr. S abstenir soigneusement de ; gardez-vous de mentir. Se préserver ; gardez-vous du froid, de la chaleur. Se garder à carreau, préserver une grosse carte de carreau par une autre. Fig. et pop. Prendre ses précautions.

garde-reins n. m. invar. Partie de l'armure dépendant de la dossière et protégeant le séant.

garderie [ri] n. f. Etendue de bois que surveille un seul garde forestier. Petite école privée pour tout jeunes enfants.

garde-rivière n. m.

Agent chargé de la police des rivières. PL des gardesrivii're ou rivières.

garde-robe n. f. chambre, grande armoire destinée à renfermer les habits, le linge. Tous les vêtements à l’usage d'une personne : une riche garde-robe. Ensemble des officiers préposés à la garde des vêtements du roi.

Lieu où l’on met la chaise percée. Fauteuil percé. Cabinet d’aisances ; aller à la garde-robe. N. f. pl. Méd. Matières fécales. N. m. Tablier pour préserver la robe. Pl. des garde-robes.

garde-robier [6f-é] n. m. officier qui avait soin de la garde-robe royale.

garde-rôle n. m. Officier de chaneellerie, qiû gardait les rôles des oppositions faites à la résignation des offices de ceux qui ont des créanciers. Pl. des gardes-rôle ou garde-rôles.

garde-roue n. m. Syn. de GARDE-CROTTE. Tambour qui entoure en partie les roues à palettes d un bateau à vapeur. Pl. des garde-roue ou roues.

garde-sacs n. m. officier de la chancellerie, préposé à la garde des rôles des oppositions. PL des gardes-sacs.

garde-salle n. m. Prévôt du maître, dans une salle d'armes. PL des gardes-salles ou salie.

Garde-robe.

A, garde-vue.

GAR

gardC-SCel n. m. officier cliargé de sceller les expéditions des actes de chancellerie. PI. des gardes scel.

garde-scellés n. Personne nommée pour garder des scellés. PI. des gardes-scellés.

Gardet (Georges), sculpteur animalier français, né à Paris en 1863 ; élu à l'Académie des beaux-arts en 1918 ; observateur attentif de la réalité vivante {Lion et lionne. Cerf et biches. Tigres, etc.).

garde-temps n. m.

invar. Physiq. Chronomètre d’une grande précision.

gardeur, euse [euze] n. et adj. Qui garde des animaux : Sixte-Quint avait été gardeur de pourceaux. Qui conserve : un gardeur d'écus.

garde - vaisselle n. m. Officier de la maison du roi préposé à la surveillance de la vaisselle d’or et d’argent. PI. des gardes-vaisselle.

garde-vente n. m. For. Garde particulier à qui un adj udicataire de coupes de bois a la faculté d'en confier l'exploitation.

(Le garde-vente est assermenté devant le juge de paix, et agréé par l'administration forestière.) PI.

des gardes-vente.

garde-voie n. m.

Syn. de garde-mgne. PI. des gardes-voie ou voies.

garde- vue n. m. invar. 'Visière pour garantir la vue de l’impression de la lumière. Sorte d’abatjour que l’on place sur une lampe pour en rabattre la lumière au-dessous des yeux.

gardien, enne [di-in, ène] n. Qui garde quelqu’un ou quelque chose : gardien de prison. Protecteur, conservateur :

un gardien des antiques coutumes. Supérieur, dans certains couvents. Gardien de la paix (à Paris), agent de police. Gardien judiciaire, celui qui est préposé. au nom de la justice, à la garde d’objets saisis, séquestrés, etc. Adjectiv. Qui protège :

ange gardien.

gardiennage [di-è-na-je] n. m. Emploi, office de gardien.

ilar. Ensemble de mesures prises pour la conservation de cer- „ ,

tains objets dans un port : le gar- uarae-vue. diennagedes tonneaux. Service des gardiens du port.

gardiennat [di-èna] n. m. Office de gardien, dans une communauté religieuse.

gardiennesse [di-è-nè-se] ou gardiennerie [di-è-neri] n. f. Chambre des canonniers à bord d’un navire de guerre.

Gar dinar [nèr]

(Stephen), prélat et grand chancelier d’Angleterre ; combattit la suprématie de Rome sous Henri VllI, mais persécuta lesprotestants sous Marie Tudor ; né entre 1483 et 1490, m. à Whitehall en 1650.

Gardiner (Samuel Rawson), historien anglais, né à Ropley (1829- 1902), auteur d’une magistrale Histoire d'Angleterre, de 1603 à 1660.

gardoir n. m. ou gardoire n. f. Lieu où l'on garde quelque chose.

^ârdOU n. m. Genre de cyprins, comprenant des poissons blancs qui vivent dans les eaux douces.

— Encycl. Le gardon commun [leuciscus ruiilus) est le type de ce genre, dont les représentants fréquentent toutes les eaux douces de l’Europe. Verdâtre en dessus, avec des reflets rosés, il a le ventre argent^ les Gardon.

nageoiresglHses

ou roses, et peut atteindre O^SO de long et un poids de 1 kilogramme. On le désigne vulgairement sous les noms de roche, rousse, rossetle, blanchet, etc.

Le gardon se pêche avec une ligne très fine, et 1 on se sert comme appât de blé cuit, asticots, cherfaix, graine cuite de chènevis, pain, pâte, etc.

^â'rdon n. m. Dans le Gard, petit toiTcnt qui descend des Cévennes.

Sâ'I’d.OCl'Ui© [âi] n. f. Genre de labiées de l'Amérique méridionale, que l’on cultive dans les jardins pour la beauté de leurs fleurs.

gardy n. m. Troisième chambre de la madraç, ue. gare n. f. (subst. verb. de ffarer). Ch. de f. Dâliment où se tiennent les voyageurs jusqu'au moment du départ du train, où l’on dépose les marchandises. Ensemble des voies avoisinantes où se font les manœuvres des trains : qare de voyageurs, de marchandises. (V. la planche chemi.n dk fkr.) Lieu où se garent les bateaux et les navires siir les cours d'eau, les canaux, etc. MiLit. Gare 7'éyulatrice, station de chemin de fer située à quelque distance d'un fi*ont militaii'e généralement en tête d'embranchements, et

Gardiens de la paix.

Chef de gare.

par laquelle tout passe pour recevoir sa destination définitive.

— E.ncyoi.. Ch. de f. Les gares terminus ou de tête de ligne sont situées à chaque extrémité de la ligne. La gare d'embranchement ou de bifurcation est celle où une ou plusieurs lignes secondaires venant de diverses directions viennent se relier à la ligne principale. Dans la gare de passage ou station, la plupart des trains de voyageurs et de marchandises s'arrêtent. Les gares de triage sont celles où s'opèrent le triage des wagons de marchandises et la tormation de trains secondaires expédiés dans diverses directions. On procède à l’échange de train à train de marchandises légères ou messageries, et aussi de voyageurs, dans les gares de transit. Les gares maritimes ont leurs voies poussées jusque sur les quais dû port, et servent à embarquer les voyageurs sur les navires, ou à les recevoir à leur descente du bateau.

— Milit. Chaque régulatrice (G. R.) d’armée ou de groupe d’armées constitue en quelque sorte une gare de triage, qui dirige vers l’avant, jusqu!au point terminus de transport par chemin de fer (gare de ravitaillement) ou jusqu'au gite d’étape (ou à la tète d’étape) ce qui vient de l'arrière (ravitaillement en vivres, matériel, munitions, renforts de troupes, de chevaux, permissionnaires, colis postaux, poste aux armées, etc.), comme elle retourne vers l’arrière tout ce qui est évacué de l’avant.

gare Interj. pour avertir de se ranger, de prendre garde à soi. Sans crier gare, sans avertir. Fam. Gare la bombe ! attendez-vous à une explosion do colère, etc.

Garengeot (René-Jacques Croissant de), chirurgien français, né à Vitré, m. à Cologne (1688- 1759). Il a donné son nom à un instrument de dentiste {clef de Garengeot), usité pour l’extraction des grosses molaires.

garenne [rè-ne] n. f. (bas lat. warenna, d’orig. germ.). Domaine contenant une réserve de gibier, et où l’on ne pouvait entrer sans l’agrément du propriétaire. (Vx.) Lieu où vivent les lapins à l’état sauvage. Endroit d’une rivière, où la pêche est réservée. N. m. Pop Un garenne, un lapin de garenne.

— Encycl. Écon. rur. Les garennes sont libres ou privées (on dit aussi forcées). Les premières consistent en une plus ou moins grande étendue de terrain sablonneux et inculte ou boisé et généralement à flanc de colline, où les lapins se plaisent et se multiplient. Les secondes sont entourées de murs, fossés remplis d’eau, haies épineuses, etc. On y fait l’élevage du lapin en liberté.

garenné \rè-né], e adj. Qui est défendu, en parlant de la pèche dans certaines parties de la rivière.

Garenne-Colombes (La), comm. de la Seine, arr. et à 5 kilom. de Saint-Denis ; 18.000 h. Ch. de f. Etat. Port sur la Seine. Fabriques de couleurs, huiles minérales.

garennier \ré-ni-é] n. m. Celui qui a la garde d’une garenne.

garer !rê} v. a. (même orig. que guérir). Faire entrer dans une gare, sur une voie de garage : garer un train. Mettre dans un abri pour préserver : garer ses récoltes. Fam. Etre garé des voitures, être rangé, prudent. Se garer v. pr. Se mettre à l’écart, à l’abri.

Garfleld [fild'] (James Abraham), président des Etats-Unis, né à Orange (Ohioi, m. à Long-Branch (1831-1881). assassiné par un solliciteur éconduit.

Gargamelle, femme de Grandgousier et mère de Gargantua, dans le livre de Rabelais, d’une grosseur monstrueuse et d’un appétit extraordinaire.

Gargano ( Monte ) , massif montagneux de l’Italie, sur la rive orientale de la partie p ninsulaire, poussant dans l’Adriatique, au N. du golfe de Manfredonia, ses sommets dénudés (1570 m. au Monte Calvo). Il constitue l’éperon de la botte italienne.

Gargantua {'la Vie très horrifique du grand) [1635], ouvrage formant le premier livre du grand roman de Rabelais, qui se continue dans les quatre livres suivants par l'histoire de Pantagruel. (V. ce nom.) Dans ce livre, Rabelais a mis tout son esprit, une raillerie mordante et son scepticisme moqueur. Il raconte la naissance, l’enfance et léducalion du géant Gargantua, la guerre de Grandgousier, son père, contre Picrochole, et la fondation de l’abbaye de Thélème. — Gargantua, dans lequel des commentateurs ont voulu voir une caricature de François I«f, est resté un nom populaire, et l’on dit un Gargantua pour désigner un homme à l’appétit insatiable.

gargantuesque [lu-ès-Arej adj. Digne de Gargantua : des ripailles gargantuesques.

gargare n. m. Genre d’insectes hémiptères homoptères, comprenant une seule espèce de petits insectes sauteurs, qui vivent en Europe, et que l’on trouve fréquemment sur les genêts.

gargariser [zé] (se) v. pr. (gr. gargarizein). Se rincer la bouche et rarriére-bouclie' avec un liquide qu’on y agite en chassant l’air. Fig. et fam. Se délecter d’une chose. Pop. Boire. Mùsiq. Faire des gammes au piano. Rouler les r en chantant ou en récitant.

gargarisme [ns-me] n. m. (gr. gargarisma). Liqueur faite pour se gargariser.

— Encycl. Un gargarisme est une solution aqueuse de divers principes médicamenteux, édulcorée à l’aide de miel, de sirop, de glycérine, etc. On emploie des gargarismes froids ou chauds. Les plus usités sont ceux au chlorate de potasse (20 p. 100). On préfère aujourd hui les badigeonnages et les pulvérisations.

GargileSSG, comm. de l’Indre, arr. et à 37 kil. de La Châtre; 750 h. Eglise du xii» s. Illustrée par certains romans de G. Sand.

gargoino [ghoi-9ie] n. f, Arg. Gorge, gosier, visage.

gargot Igho] n. m. Entrepreneur d’abatage, qui vend des porcs tués aux charcutiers. Pop. Gargote.

gargotage n. m. Cuisine mauvaise ou malpropre.

gargote n. f. (de gargoter). Petit cabaret où l'on donne à manger à bas prix. Fig. Tout lieu où Ton mange mal ou malproprement.

Gargouille.

Gargoulette.

GAR

gargoter [té\ v. n. (de l’ane. fr. gargate, gosier). Faire de la cuisine mauvaise ou malpropre.

gargoterie [rî] n. f. Mauvaise cuisine de gargote.

gargotier [ti-£\, ère n. Qui tient une gargote. F'ig. Mauvais traiteur ou cuisinier.

gargouillade [ghou, U mil.] n. f. Ancienne danse du théâtre. Fam . Série de vocalises sans goût.

gargouille [ghou, il mil., e] n. f. (du bas lat. pan/ttla, gosier). Endroit d’une gouttière, d’un tuyau, par où l’eau tombe : les gargouilles de Notre-Dame de Paris sont curieusement sculptées. Dalle, tuyau pour l’écoulement des eaux. Anneau qui termine les branches d’un mors. Entaille pratiquée au pied d’ua poteau de cloison, pour recevoir le bout d’une solive. Figure monstrueuse, que l’on promenait processionnellement à Rouen.

— Encycl. L’emploi des conduits dits gargouilles date du commencement du xii® siècle. La variété de leurs formes est très grande ; elles représentent, pour la plupart, des êtres fantastiques, démons et êtres malfaisants. Les gargouilles ayant l’inconvénient de faire séjourner l’eau au pied des murs. On y a renoncé et, dans les temps modernes, on a établi, pour l'éffoulement des eaux, des tuyaux de descente, que Ton fait déboucher dans des caniveaux. Dans les villes, ces caniveaux (appelés aussi gargouilles) sont le plus souvent en fonte moulée, scellées dans le trottoir, et ont à leur partie supérieure une fente étroite qui facilite le curage.

gargouillée [ghou, U mil., é] n. f. Chute d’eau s'échappant d'une gargouille.

gargouillement [ghou, ll mil., e-man] n. m. Bruit analogue à celui de Teau dans une gargouille. Bruit que fait quelquefois on liquide ou un gaz dans la gorge, dans Testomac et dans les entrailles.

— Encycl. Pathol. Le gargouillement, obsemé à l’auscultation, n’est que le râle caverneux à un plus haut degré d’intensité ; il indique une caverne pulmonaire. Le gargouillement intestinal est produit par le mélange des gaz et des liquides de l’intestin. On l’observe dans les maladies avec tranchées. Le gargouillement stomacal indique une dilatation de l’estomac.

gargouiller [ghou, ZZmll., é] V. n. Faire entendre un gargouillement. Barboter dans l'eau.

Techn. Syn. peu usité de

ÉGKISER.

gargouillis [ghou, ifmii., i] n. m. Bruit que fait Teau en tombant d’une gargouille.

gargoulette [lè-te] ou quelquef. gargouillette [ghou, ll mil., é-(e] n. f. Vase poreux où Teau se rafraîchit par évaporation.

gargOUSSe rp/iou-se] n. f. (oorrupt. de cartouche). Enveloppe, sac cylindrique contenant la charge de poudre d’un canon.

— Encycl. Milit. Le mode de confection des gargousses a beaucoup varié, selon la nature des canons appelés à les utiliser. Le sac conienant la charge fut successivement en parchemin, en fort papier, en serge, en toile amiantine, etc. L’adoption des canons à tir rapide a conduit à l’emploi de cartouches entièrement métalliques, où la douille et le culot, tout en métal, sont d’une seule pièce, et auxqueUes le projectile est rattaché de manière à constituer une véri- Cartable cartouche à canon. gousse.

gargoussier [p/tou-si-J] n. m. ou gargOUSSièr© [ghou-si-è-re\ n. f. Boîte en bois, en cuir ou en zinc, où Ton met les gargousses.

Garibaldi (Giuseppe), patriote italien, né à Nice, m. à Caprera (1807-1882). Il prit part à l’insurrection républicaine du Rio-Grande contre le gouvernement brésilien (1839), puis retourna dans sa patrie, et combattit pour Tunifloation de l’Italie, d’abord contre l’Autriche, puis contre le royaume de Naples (expédition des Mille) et la papauté, vint en 1870-1871 mettre son épée au service de la France, et combattit avec succès les Allemands à Dijon. Il a laissé des romans et des mémoires. On lui a élevé de nombreux monuments en Italie et en France (Nice, Dijon. Paris).

Garibaldi (Ménotti), général italien, fils aîné du précédent, né à Mostardas (Rio-Grande [Brésil]), m. à Rome (1840-1903). Il servit sous les ordres de son père, et fut député au Parlement italien. — Son frère Ricciotti, né à Montevideo, m. à Rome (1847-1924), combattit en France en 1870, fut député de Rome, et se battit pour la Grèce en 1897 ; il organisa en 1914 une légion garibaldienne, qui vint combattre en Franco et où servaient ses fils, dont deux, Bruno et Constantin, furent tués.

garibaldien, enne [di-in, è-ne] adj. Qui a rapport à Garibaldi. N. m. 'Volontaire, partisan de Garibaldi. Specialcm. Celui qui fit la campagne sous les ordres de Garibaldi, de 1860 à 1862 et, de nouveau, en 1866 et en 1870. N. f. Camisole de flanelie rouge.

garidelle [dé-le] n. f. Genre de renonculacées, voisines des ellébores, et que Ton rencontre dans le midi de la France.

gariès [èss] n. m. (pour garics. chênes, dans le Midi). Nom vulgaire du chêne rouvre.

Garigliano (le), fleuve d ltalie, qui se jette dans le golfe de Gaète ; cours 158 kil. Sur ses bords, Gonzalve de Cordoue battit les Français (1503), et Bayard, pour protéger la retraite des Français, y défendit seul un pont contre toute une avant-garde espagnole.

garigue ou garrigue [gha-ri-ghe] n. f.

(prov. garriga). Lande, terre inculte ou, dans le Midi, couverte de taillis peu épais de chênes, chênes verts, etc. ; les gariyues couvrent le flanc sud-est des Cévennes.

Giuseppe Garibaldi.

GAR

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