GAS
munie d imc langue et d'un appareil dentaire, et par leur manteau entier qui produit une coquille plus ou moins contournée.
Ces mollusques sont très nombreux, et varient énormément d'aspect. Leur régime est varié ; le plus grand nombre est phytophage, une bonne quantité carnassière. Ils sont répandus sur tout le globe. Certains sont comestibles. On les répartit en quatre ordres : prosobranches , hétéropodes , pulmonés, opisthobranches.
easterosteus [sté-ros-té-itss] n. m. Nom scientifique du genre épinoche.
gastérostome [sté-ros-to-me] n. m. Genre de vers trématodes, comprenant des formes dont la bouche en ventouse est située au milieu du ventre, et qui vivent en parasites dans l’intestin de certains poissons.
Gastibelza, le Fou de Tolède, personnage créé par Victor Hugo, dans une ballade (1840); musique de Monpou. Cette ballade, chantée par le fameux ténor Roger dans les salons et les concerts de Paris, est restée célèbre. Elle a servi de sujet à un opéracomique en trois actes, paroles de d’Bnnery et Cormon, musique d’Aimé Maillai't (1847).
astiae n. f. Ane. forme -’.e oiTiNE.
aston de Foix.v. Font, gastralgie [ghas-tral-H] n. f. (du gr. gastêr, trou, estomac, et algos, douleur). Douleur localisée au niveau de l'estomac.
— Encycl. On donne, d'une façon générale, le nom de gastralgie à toute souffrance vive, (jue le malade localise au niveau de l'estomac et qui peut, par conséquent, être symptomatique d'affections très diverses de cet organe. On réserve parfois ce nom aux douleurs stomacales qui ne relèvent d'aucune lésion do l'organe et correspondent à une névralgie gastrique. Dans ces cas, qui semblent rares, la douleur prend souvent la forme de crampe, est indépendante de tout acte digestif et est calmée par l'administration d'opiacés ou d'antinévralgiques.
gastralgique [ghas-tral] adj. Qui a le caractère de la gastralgie : douleur gastralgique.
gastrectasie \ghas-trèk, zî] n. f. (du gr. gastêr, estomac, et ektasis, dilatation). Dilatation do 1 estomac. (On dit aussi gastro-ectasib.)
gastrectomie [ghas-trèk, mî] n. f. Syn. de
GASTF.RECTOMIE.
gastl'icisme [gkas-tri-sis-me] n. m. Etat particulier dans lequel tous les accidents de l'économie amènent un trouble des fonctions de l’estomac.
gastricité [ghas-tri] n. f. Etat saburral des premières voies digestives.
gastrique [3 /îa.s-tn-lce] adj. (du gr. gastêr, tros, estomac). Qui a rapport à l'estomac : veines, artères gastriques. Suc gastrique, liquide sécrété dans l'estomac, et qui est un des principaux agents de la digestion.
— E.ncycl. Le suc gastrique est un liquide incolore, à saveur acide et un peu nauséeuse ; il est produit en grande quantité pendant la digestion. A jeun, l’estomac ne contient pas de suc gastrique.
On trouve dans le suc gastrique 1 à 2 pour 1.000 d’acide chlorhydrique libre, de la pepsine (3 p. 1.000), des sels minéraux et de l’eau.
L'analyse du suc gastrique a pris une grande importance dans le traitement des maladies de l’estomac. On l'extrait trois heures après un repas d'épreuve (sans graisse), au moyen d’une sonde. On prescrit, en médecine, le suc gastrique de porc contre 1 insuffisance de sécrétion de l'estomac..
gastrite \ghas-tri-te] n. f. (même étym. qu’à l’art, précéd.). Inflammation de la membrane interne de l'estomac ; la gastrite est fréquente chez les alcooliques.
— Encycl. On divise les gastrites, d’après leur marche, en gastrite aiguë et en gastrite chronique.
La gastrite aiguë, dont la cause est mal connue, sauf chez les alcooliques, se manifeste par une douleur vive au creux épigastrique, douleur exagérée par la pression ; la langue est sèche, blanchâtre ; la soif est vive, la température peu élevée. Le ti-aitement consiste en diète absolue, glace sur le creux épigastrique, lavements, purgatifs salins, et plus tard régime lacté.
La gastrite chronique, qui succède à la gastrite aiguë, se manifeste par des ballonnements, des renvois. des aigreurs, du pyrosis ; la langue est blanche. Le traitement consiste : 1“ en la suppression de la cause (alcool, épices, etc.) ; 2» on donnera des alcalins s'il y a hyperchlorhydrie ; des acides s'il y a hypochlorhydrie.
gastro [ghas-tro — du gr. gastêr, tros, ventre] preiixe indiquant l'estomac et le ventre.
gastrocèle n. f. (de gastro, et du gr. kèlê, tumeur). Hernie de l’estomac. -
gastroch.ène [gas-tro-kè-ne] n. m. Genre de mollusques lamellibranches, que l’on rencontre dans toutes les mers du globe.
gastroenémien [ghas-tro-kné-mi-in] adj. m. Se dit des muscles jumeaux de la jambe, qui forment la saillie du mollet.
gastroeôlique adj. Qui appartient à l’estomac et au côlon.
gastrodiaphanie [ghas-tro, n{]ou gastrodiaphanOSCOpie [ghas-tro, sko-pii n. f. Exploration de l'estomac au moyen du gastrodiaphanoscope.
gastrodiaphanoscope [gas-tro, nos-ko-pe] n. m. (de gastro, du gr. dia. à travers, et skopein, examiner). Instrument dont l’organe essentiel est une sonde œsophagienne, terminée par une petite lampe électrique, et qui sert à l’examen de la cavité stomacale.
gastro-duodénite n. f. Inflammation de l’estomac et du duodénum.
gastrodynie n. f. (du préf. gastro, et du gr. odunê, douleur). Douleur névralgique de l'estomac.
gastro-ectasie n. f. (de gastro, et du gr. ektasis, extension,. Dilatation stomacale avec stase permanente.
— Encycl. La dilatation stomacale nécessite une vie réglée, avec des repas à heure flxe, puis le traitement de l'affection causale (hyperchlorhydrie, ulcère ou cancer).
gastro-entéralgie n. f. Névralgie de l'estomac et de l’intestin.
— Encycl. La gastro-entéralgie provient d’une viciation de la nervo-motricité de l'estomac et de
l’intestin par spasme ou atonie. En général, la douleur survient une demi-heure après le repas ; le malade éprouve un gonflement, de la pesanteur stomacale et abdominale. Le traitement consiste, s’il y a diarrhée (spasme), à donner de l’opium ; s'il y a atonie, de la belladone. On y joindra tous les calmants du système nerveux, avec l'hydrothérapie et l’électricité.
gastro-entérique adj. Qui a rapport à la gastro-entérite.
gastro-entérite n. f. inflammation simultanée de la muqueuse de 1 estomac et de celle des intestins. PI. des gastro-entérites.
— Encycl. La gastro-entérite est souvent causée par l’ingestion de caustiques et de poisons, ou par l'abus des boissons alcooliques.
Les symptômes sont le plus souvent ceux de l'entérite ; le traitement est celui de cette affection.
La gastro-entérite des nourrissons (allaitement artificiel) est la maladie i-esponsable de la plus grande partie des décès d'enfants du premier âge. Elle est caractérisée par de la diarrhée verte abondante et rebelle. La mise au sein de l’enfant jusque là allaité artificiellement suffit , dans les formes légères, unie à la réglementation stricte des tetées, à enrayer l'affection ; mais, dans les formes graves, qui ont mérité le nom de choléra infantile, le remède d'urgence est la diète aqueuse, que l’on maintiendra 24 heures au moins, 48 heures au plus, et à la suite de laquelle l'alimentation ne sera reprise que progressivement avec les plus grandes précautions.
gastro-entérostomie n. f. Opération chirurgicale par laquelle on abouche directement l'intestin dans une anse intestinale.
gastro-épiploïque adj. Qui appartient à l'estomac et à l'épiploon.
gastro-épiploïte n. f. inflammation de l'estomac et de l'épiploon.
gastro-hépatique adj. Qui appartient à l’estomac et au foie.
gastro-hépatite n. f. Gastrite compliquée d’hépatite.
gastro-intestinal, e, aux adj. Qui concerne l’estomac et l’intestin.
gastrolâtre [ghas-tro] adj. et n. (du gr. gastêr. tros, ventre, et latreuein, adorer). Fam. Qui fait un dieu de son ventre.
gastrolâtrie [ghas-tro-lâ-tri] n. f. (de gastrolâtre]. Passion pour Iq bonne chère, poussée jusqu'au culte.
gastrolâtrique adj. Qui a -rapport à la gastrolâtrie.
gastrologie tji] n. f. (de gastro, et du gr. logos, discours). Science de l'art culinaire.
gastrologique adj. Qui se rapporte à la gastrologie.
gastromalacie [sf] n. f. (de gastro, et du gr. malakos, mou). Ramollissement de la muqueuse stomacale.
gastromane [ÿâas-tro] n. Personne possédée de la gastromanie.
gâStromanie [glms-tro-ma-nî] n. f. (de gastro, et de manie). Amour excessif de la bonne chère.
gastronome [ghas-tro] n. m. (de gastro, et du gr. nomos, loi). Celui qui connaît et pratique l'art de faire bonne chère : Lucullus fut un célèbre gastronome,
gastronomie [ghas-tro-no-mî] n. f. (de gastronome). Art de faire bonne chère : Brillat-Sav arin a laissé un poème sur la gastronomie.
Gastronomie (la) ou l'Homme des champs à table, poème en quatre chants, par Berchoux (1800), dans lequel il faut voir moins un traité didactique qu'un badinage spirituel et facile. C'est dans cet ouvrage que se trouvent ces vers souvent cités :
Un diner sans façon est une perfidie.
Rien ne doit déranger l’honnête homme qui dine.
gastronomique [ghas-tro] adj. Qui a rapport à la gastronomie : prescriptions gastronomiques, gastropathe [ghas-tro] adj. et n. Qui est atteint d'une maladie de l'estomac ou des voies digestives.
gastropathie [ghas-tro-pa-tî] n. f. (de gastro, et du gr. pathos, souffrance). Maladie de l’estomac.
gastro-péritonite n. f. inflammation simultanée de l’estomac et du péritoine.
gastroptose [ptô-ze] n. f. chute de l’estomac par relâchement de ses moyens d'attache.
gastrorragie [ghas-tro-ra-jî] n. f. (de gastro, et du gr. rhagé, rupture). Hémorragie de l'estomac.
— Encycl. La gastroiTagie se signale dans la très grande majorité des cas par le vomissement du sang ou hématémèse (v. ce mot), parfois par le melœna (v. ce mot), quand le sang est expulsé par l'intestin. Elle est sous la dépendance d'une lésion de l'estomac (ulcère, cancer) et se caractérise, en outre, si elle est importante, par les symptômes de toute perte de sang grave ; pouls petit et fréquent, syncope, etc.
grastrorraphie \tro-ra-fî\ n. f. (de gastro, et du gr. raphê, suture). Suture d'une plaie de l'estomac.
gastrorrhée [ghas-tro-ri] n. f. (de gastro, et du gr. rhein, couIer).'Vomissement muqueux qui survient surtout le matin, au lever, et que l'on appelle vulgairement pituite,
gastrosténose tghas-tros-té-nô-ze] n. f. (de gastro, et sténos, étroit). Rétrécissement de l’estomac.
gastrostomie [ghas-tros-to-mî] n.f. (de gastro, et du gr. stoma, bouche). Opération qui consiste à établir à travers les parois de l'abdomen et de l’estomac une ouverture permanente, sorte de bouche stomacale par laquelle doivent être nourris les individus atteints d'un rétrécissement de l'œsophage.
gastrotomie n. f. (de gastro, et du
gr. tomê, section). Opération qui consiste à inciser l'estomac pour en extraire un corps étranger.
— Encycl. La gastrotomie exige au préalable l’ouverture de la cavité abdominale, ou laparatomie. C'est une opération qui permet de débarrasser l'estomac de corps étrangers qui risquent de provoquer une perforation. On la pratique aussi avec succès dans le cas de tumeurs malignes.