‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 931 sur 1225 · G AT · texte numérisé non relu

G AT

gastro-vasculaire adj. .4na/. Qui appartient au tube digestif et aux vaisseaux.

gastrula [ghas-tm-la] n. f. Forme larvaire initiale commune a tous les métazoaires.

— Encycl. Tout animal provient d*un œuf par des bipartitions successives. La segmentation donne par une série d'étapes une sphère creuse, formée d'une seule couche de cellules qui porte le nom de blastula. Au bout de quelque temps, l’un des pôles de la blastula s invaginé dans l’autre et donne naissance à une gastrula.

gastrulation [ghas-tru-la-si-on] n. f. Phénomène par lequel la larve provenant de la segmentation de l'œuf devient une gastrula.

Gastyne (Jules Benoît, dit Jules de), littérateur français, né à Sanxay (Vienne), m. à Paris 1847-1920); auteur de romans : l'Amour et l'.Argent, 'Abandonnée, Divorcés, etc., et de pièces de théâtre : les Petites Voisines, le Nom fatal, etc. gat [gha] n. m. V. gcat.

gât [ghâj, e adj. Se dit d’anciens marais salants, envahis par les eaux douces.

Gata (sierra de), massif montagneux, sauvage et désert, du sud-ouest de l’Espagne, s’achevant au cap de Gata, à l’E. d’Almeria.

Gatchina, v. de Russie (gouv. de Pétrograd ; 15.000 h. Ancienne résidence impériale, bâtie par le prince Orlof en 1776.

gâté, e adj. Détérioré : fruits gâtés. Fig. Enfant gâté, enfant pour lequel on est trop indulgent. Personne légère et capricieuse comme un enfant gâté ; personne exceptionnellement favorisée : enfant gâté de la fortune, des dames.

gâté n. m. Partie gâtée d’une chose, gâteau [tô] n. m. (ano. gastel). Pâtisserie faite avec de la farine ou de la fécule, du beurre et des œufs : gâteau aux amandes, gâteau feuilleté.^ Matière solide qui affecte la forme d’un gâteau : gâteau de plomb, de marc d'olives. Hachis en terrine : gâteau de lièvre. Morceau de cire ou de terre dont les sculpteurs remplissent l’intérieur du moule. Masse de métal qui se fige dans le fourneau pendant la fusion. Gâteau des rois, gâteau contenant une fève ou une figure de porcelaine, etc. et dont on tire les parts au sort le jour des Rois. Gaufre où les abeilles font leur miel. Fig. Partager le gâteau, partager le profit. (Se dit le plus souvent en mauv. part.) Papa, maman gâteau, parents, grands-parents qui gâtent leurs enfants. Trouver la fève au gâteau, être favorisé par la chance dans une affaire.

Gâteau des rois [le), tableau de Greuze (musée de Montpellier). Dans un humble logis, le père de famille s'apprête à distribuer les pâtisseries à ses enfants. Tableau d’un sentiment naïf, d'une exécution large et facile. (V. p. 979.)

gâte-bois n. m. Fam. Mauvais menuisier, qui j gâte le bois. Papillon (cossus ligniperda), dont la chenille creuse des galeries dans divers arbres. gâte-CUir n. m. Fam. Mauvais cordonnier. g4te-maison ou gâte-ménage n. m. Domestique qui, au jugement de ses camarades, gâte le service en le faisant trop bien.

gâte-métier n. m. Qui travaille à trop bon marché. PL des gâte-métier ou métiers.

gâte-papier n. m.- invar. Mauvais écrivain, gâte-pâte n. m. invar. Mauvais boulanger ou pâtissier. Celui qui fait mal quelque chose.

gâter [té] V. a. (du lat. naslare, ravager). Endommager, détériorer : tache d'huile qui gâte un habit; gelee qui gâte les vignes. Oter le charme de, troubler ; gâter le plaisir. Putréfier, corrompre, pourrir : viande que la chaleur a gâtée. Rendre plus mauvais, dénaturer, changer en mal : gâter un tableau en le retouchant ;

Dans la société, retenez bien cela.

L’esprit qu’on veut avoir détruit celui qu’on a.

Gresset.

Fig. Gâter le métier, travailler, vendre à trop bas prix. Gâter du papier, écrire beaucoup et mal. Gâter la main, la rendre moins légère, moins sûre ; faire perdre une aptitude. Gâter un enfant, lui donner des défauts ou les augmenter par trop d’indulgence. V. n. Dans le langage des hôpitaux, lâcher inconsciemment les urines et les selles ; malade qui gâte, Ant. Améliorer, amender. Conserver, préserver gâterie [rî] n. f. Action de gâter. Indulgence excessive, friandise, etc., par laquelle on gâte.

Gates (Iloratio) général américain, né à Maldon (Angleterre) m. à New-York (1728-1806). Pendant la guerre de l’Indépendance, il obligea Burgogne à capituler à Saratoga, mais fut battu par Cornwallis à Cambden.

gàte-sauce [sd-se] n. m. Mauvais cuisinier. Marmiton. PI. des gâte-sauce ou sauces.

Gateshead, v. d’Angleterre (Durham), sur la Tyne, en face de Newcastle, dont c'est, pour ainsi dire, un faubourg ; 115.000 h. Métallurgie.

gâteur, euse feu-ze] adj. et n. Celui qui gâte par trop de tendresse, d'indulgence, etc.

gâteuse [eu-ze] n. f. Redingote très ample, qui ressemble à une capote d'hôpital.

gâteux, euse [lefl, et^^e] adj. et n. Malade qui fait sous lui sans en avoir conscience. Fam. Personne à l'intelligence affaiblie : vieillard gâteux.

GatieU [si-in] (saint), premier évêque de Tours, martyr (250). Fête le 18 décembre.

I Gatien-Arnoult (AdoIphe-Félix), philosophe i et homme politique français, né à Vendôme, m. à ■ Mont-de-Marsan (1800-1886).

! Gâtiuais [né], anc. pays de France, divisé en I Gâtinais ORLÉANAIS, ch.-l. Montargis, et Gâtinais FRANÇAIS, ch.-l. Nemours. H correspond à une grande partie des dép. de Seine-et-Marne et du Loiret. Pla- I teau fertile en grains, coupé par le Loing. Apiculture ; miel, safran, volailles.

gâtine n. f. (de gâter). Terre imperméable, marécageuse et stérile : les gâtines sont communes en Vendée. 'Terme géographique, désignant un certain nombre de petits pays de l'ancienne France.

gâtisme [!i.s-»iel n. m. Etat de celui qui est ou paraît gâteux. Etat d'un esprit qui semble retombé en enfance.

gaton n. m. Bâton dont on se sert pour faciliter le commettage des gros cordages.

GAU

GÂT

Gattcaux.

üatLilier : a, fleur.

Gattamelata (Stefane Giovanni), condottiere italien, né à JSarni, m. à Venise en 1443. Venise, dont il avait sauvé l'armée, lui fit élever à Padoue, par Donatello, une magnifique statue équestre.

gatte [ gha -te] n. f.

(provenç. g ata]'. Emplacement, à l’avant du navire, où se lovent les chaînes et câbles à mesure de leur rentrée par les écubiers.

Gatteaux [gha-tô]

(Jacques-Edouard), sculpteur et graveur-médailletir français, né et m. à Paris 11788-1881). Il eut la douleur de perdre une partie de ses trésors d'art détruits dans un incendie pendant l'insurrection de

1871. A sa mort, il fit un legs important à l’Ecole des beaux-arts.

Gatteville, comm. de la Manche, arr. et à 26 kil. de Cherbourg, à 2 kil, de Barfleur ; 1.070 h. Ch. def. de la Manche. Petite plage (rocailleuse), dans l’anse de Guillemare.

gattilier [gha-ti-li-£] n. m. Genre de verbénacées, des pays chauds et tempérés.

— Encyol .

L’espèce de gattilier la plusconnueest le vitex français, ditauneau chaste , nabi tant les lieux secs et arides du midi de l'Europe, assez délicat et craignant le climat de Paris.

Son fruit, un drupe excitant [petit poivre), était jadis consommé comme anti-aphrodisiaque; son bois étaitporté en amulettes pour obtenir le même résultat, assez problématique, d'ailleurs, dans les deux cas.

Gattinara (Mercurino de), magistrat et diplomate bourguignon, conseiller de Charles Quint ; cardinal en 1S29 (1465-1630).

gattine [gha-ti-ne] n. f. Maladie épidémique des vers à soie, qui est une variété de flacherie et s’oppose à leur développement normal.

gau [ghô] n. m. Estomac de la morue, dans le langage des pêcheurs.

Gau (François-Chrétien), architecte, naturalisé français, né à Cologne, m. à Paris (1790-1863). On lui doit les plans de l’église Sainte-Clotilde, à Paris.

Gaube (lac de), dans les Hautes-Pyrénées,' à 1.789 mètres d’altitude. Alimenté par le glacier septentrional de Vignemale.

Gaubll [ghô] (Antoine), savant jnissionnaire, né à Gaillac, m. à Pékin (1689-1769), très versé dans la connaissance de la littérature chinoise.

Gaubretière (La), comm. de la Vendée, arr. et à 40 kil. de La Roche-sur-Yon, non loin de la Grume, affl. g. de la Sèvre Nantaise ; 2.110 h.

gauebe [ghô-che] adj. (de gauchir). En parlant de l’homme et des animaux, qui est situé du côté où se font sentir les battements du cœur ; côté, œil gauche. Abusiv. Qui correspond à ce côté pour un spectateur placé en face ; l'aile gauche d'un tableau. Se dit de la rive d’un fieuve située du cô-té gauche de l’homme qui en suivrait le cours. Dévié, par rapport à un plan de comparaison. Quadrilatère gauche, dont tous les côtés ne. sont pas dans un même plan. Fig. Emprunté, gêné : attitude gauche. Fig. Maladroit : homme gauche en tout ce qu'il fait. Ant. Droit, adroit, dextre, habiie. Mariage de la main gauche, autref , mariage d’un noble avec une roturière. (Le mari donnait à son épouse la main gauche au lieu de la droite. Il ne communiquait ni à elle ni à ses enfants son rang et sa condition.) Auj., union libre. N. m. Maladresse, gaucherie : apporter avec soi tout le gauche de sa province. N. f. La main gauche, le côté gauche : prendre la gauche. Fam. Jusqu'à la gauche, jusqu’à la fin, jusqu’au dernier, tant qu on peut. Partie d’une assemblée siégeant à la gauche du président : les partis libéraux forment la gauche. Extrême gauche, la partie la plus avancée de rassemblée. A gauche loc. adv., du côté gauche. Milit. Gauche ! A gauche ! Commandement de tourner à gauche. Sonnerie de trompette pour exprimer ce , commandement aux cavaliers. Donner à gauche, se tromper ; se mal conduire ; prendre les choses autrement qu’il ne faut. A droite et à gauche, de tous côtés. Fam. Passer l'arme à gauche, mourir. Paov. évangél. ; Que votre main gauche ignore ce que fait votre main droite, faites le bien sans ostentation. Ant. Droite.

gâ-UCllDniOXlt ^ghô-che-man] adv. D’une manière gênée, maladroite.

gdfUCb.DX' [ahô-ché], èr© adj. et n. Qui se sert ordinairement de la main gauche. Ant. Droitier.

. Gaucher [pftd-efté] (saint), ermite normand, né. a Meulan, m. a Aureil (1060-1140). Fête le 9 avril.

Gaueber (Ernest), médecin français, né à Champlemy (Nièvre), m. à Paris (1864-1918) ; dermatologiste et syphiligraphe distingué.

Gaucbôr do Cbâ>tîlloxi« connétable de France, un des fidèles serviteurs de Philippe le Bel, tué à la bataille de Cassel (1260-1328).

ga'Ucberie [ghà-che-ri] n. f. Fam. Mouvement sans aisance : la gaucherie d'une débutante. Maladresse. Ant. Adresse, dextérité.

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