‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 934 sur 1225 · VOLEUSE · texte numérisé non relu

VOLEUSE

G.-C. Abréviation de grand-croix,

gé n. m. Au jeu de gille ou gilet, réunion dans la main du même joueur de deux cartes semblables. *

geSli Tjè] n. m. Genre de passereaux dentirostres, d’un pluQiage bigarré, et auxquels on peut appren-' dre à parler. Allus. littér. V. paon.

— Encycl. Les geais {garriilus) sont des oiseaux passereaux dentirostres, de la famille des corvidés, comprenant des formes robustes, à bec crochu vers son extrémité, à grosse tête garnie d’une huppe mobile, à pattes fortes, à livrée variée de bleu clair, de roux, de gris et de blanc. On en connaît une douzaine d’espèces , d’Europe et d’Asie. Le geai commun de France est un oiseau criard, qui vit de gros insectes et de petits passereaux ; il s’apprivoise facilement.

géant \jé-anl e n. et adj. (gr. gigas, antos). Antiq. V. titans. Dans les contes, être de forme humaine, souvent difforme, mais de grande taille, et très méchant. Se dit d’une personne, d’un animal, d’un végétal, etc., qui excède de beaucoup la stature ordinaire : un géant ; femme géante; arhre géant. Fig. Personne qui dépasse de beaucoup ses semblables par le génie, etc. A j}as de géant, par une progression très rapide. Adjectiv. Très grand, colossal : fourmi géante. Fig. Très considérable. Ant. Nain.

— Encycl. Des ossements énormes trouvés jadis dans les roches granitiques, provenant d’animaux fossiles, ainsi que la science l’a démontré depuis, ont fait croire d’abord qu’il avait existé autrefois des hommes d’une stature colossale. La science a fait justice de cette erreur, et il est reconnu aujourd'hui qu’il n’existe point de différence sensible entre la taille de nos ancêti'es les plus éloignés et la nôtre. Les géants, comme les nains, ne sont que des exceptions, mais oes exceptions sont souvent curieuses. On cite parmi les géants remarquables un nègre du Congo dont la taille atteignait 2»û,60. L’empereur Maximin avait, dit-on, 2“,ë0 de haut ; c’est également la taille attribuée au fameux Goliath, dont parle l'Ecriture, et au roi des Teutons, Teutobocchus. Plus récemment, on a pu voir l’Anglais Charles By.»'ne {210^35) ; lady Amma (2™, 35) ; l’Allemand Hérold (2“,35); les Français Charles Frenet (2ni,i5, à seize ans), Jean- Pierre de Montastruc (2“,20) ; le Suisse Constantin (2“,60); le Russe Machnov (2™, 85). En général, chez ces individus exceptionnels, ni l’intelligence ni le courage, ni même la force ne répondent à la taille. Ils vieillissent rapidement, et meurent avant l’époque ordinaire de la caducité ; ils sont, d'ailleurs presque tous atteints d'acromégalie.

géantin, e adj. Qui tient du géant.

géa<Iltisni6 n. m. Syn. de gigantis.me.

Géants [jé-an] (monts des) ou Riesengebirge, massif montagneux granitique d'Allemagne et de Tchécoslovaquie, entre la Silésie et la Bohême, où l'Elbe prend sa source (1.601 m.). Gisements métallifèi*es.

geaster ou géastre [jé-as-tre ] n. m. Genre de champignons gastéromycètes, famille des lycoperdacées , caractérisé par une double enveloppe sporifère. (La plus extérieure est épaisse et se divise en plusieurs calices qui s’ouvrent plus ou moins suivant l’état hygrométrique de l'air [géastre hygrométrique] ; la plus interne, très mince, se déchire facilement.)

Geaune [jô-ne], ch.-i.

de O. des Landes, arr. et à 24 kil. de Saint-Sever, non loin du Bas ; 690 h. Carrières. — Le cant. a 17 comm., et 6.740 h.

géaiixisme [dfc-sis-me] n. m. (du gr. gê, terre, et auxè, croissance). Bot. Propriété que possède un organe de voir sa croissance augmentée ou diminuée par l’influence de la pesanteur.

Gebenstorf, comm. de Suisse (cant. d'Argovie), près de la Reuss; 1.570 h. Agriculture, élève de bétail, filature et tissage de coton.

Gèaster.

Gebhart [ghé-bar] (Emile), littérateur fr.. né à Nancy, m, à Paris (1839-J908); membre de l’Acad. franç. (1904). Auteur érudit et spirituel de travaux sur l'Italie de la Renaissance:

Rabelais, la Renaissance et la Réforme ; les Origines de la Renaissance en Italie;

V Italie mystique; etc.

gécarcin n. m. Genre de crustacés, comprenant des crabes vulgairement appelés tourlourous, et qui habitent les Antilles.

— Encycl. Lesgécarcins sont de taille moyenne, rougeâtres, jaunes et violacés ; ils se rencontrent sur les montagnes parfois très éloignées du bord de la mer. Ce- Gebhart.

pendant, une fois par an, de

février à avril, ils viennent pondre sur le rivage et regagnent ensuite l’intérieur des terres. Ils sont comestibles.

gecko [jè-ko] n. m. Genre de reptiles sauriens, qui habitent les régions chaudes du globe.

— Encycl. Les geckos, vulgairement margouillats, sont des animaux plats, à large tête, dont les doigts sont munis en dessous de lamelles ou de pelotes adhésives, qui leur permettent de courir le long des murs ou des plafonds. Ils sont répandus dans les régions tropicales et le bassin méditerranéen. Intelligents et familiers, ils sont nocturnes et détruisent les insectes. Leur cri guttui'al leur a fait donner, suivant les pays, les noms de gecko en Europe, tokaï en Indochine.

geckonldés [jè-ko-ni-dé] n. m. pl. Famille de reptiles sauriens crassilingues, dont le genre gecko est le type. S. un geckoniaé.

Gédéon, cinquième j uge des Hébreux, au xin«siècle av. J.-C. D’après la Bible, Dieu lui ordonna de choisir les guerriers qui prendraient de l'eau du Jourdain dans le creux de leur main sans plier le genou. Il s’en trouva 300, avec lesquels il vainquit les Madianites. Gédéon laissa 70 fils, qui furent tous tués, sauf Joathara, par Abimélech, leur frère natureL Gédoyn (l'abbé Nicolas), savant écrivain français, traducteur de Quintilien et de Pausanias, né à. Orléans, m. près de Beaugency (1667-1744).

Gédrosle [zf], contrée de la Perse ancienne, appelée aujourd'hui Mekran.

Geestem’iin.de, v. d’Allemagne (Hanovre), sur la Geeste, affl. du'Weser; 23.630 h. Fonderies, ateliers métallurgiques.

Gee't-Betz, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain) ; 2.130 h.

Geffroy (Edmond-Aimé-Florentin), artiste dramatique fr., né à Maignelay (Oise), m. à Saint-Pierre- les- Nemours (1804-1893). Il fut en même temps un peintre de valeur, auteur du Payer des Français { les sociétaires de la Comédie-Française), etc.

G e ff r O y ( Mathieu - Auguste), historien français, né à Paris, m. à Bièvre (1820- 1895). Citons de lui : Gustave ilJ et la cour de France,

Madame de Maintenon d'ayrhs sa correspondance authentique, etc.

Geffroy (Gustave), littérateur français, né et m. à Paris (1853-1926); auteur des romans : V Enfermé, l'Apprentie, etc., et d’études de critique en faveur de l'art Impressionniste et de l’esthétique naturaliste ; adml- ,nistrateur des Gobelins ; m. de l’académie Goncourt.

Gefle, V. de Suède, sur la Geflea; 31.000 h. Métallurgie. — La province ou làn de Gefle ou Gefleborg a 248.000 h.

géhenne [jé-è-ne] n. f. (hébr. gehinnom). Enfer, dans le langage biblique. Torture de la question : mettre quelqu'un à la géhenne. Fig. Grande douleur : tout homme a sa géhenne.

— Encycl. C'est dans le lieu appelé Géhenne [Gueben Hinnom, vallée du fils de Hinnom) que les Chananéens et, plus tard, les Israélites, brûlaient les enfants devant la statue du dieu Moloch. Le roi Josias renversa l'idole, et ordonna qu'à l’avenir, en. signe de mépris, les immondices de la ville seraient déposées dans cette vallée. Depuis cette époque, la Géhenne devint pour les Juifs un objet d’horreur, et son nom fut même donné à V enfer.

géhenner [jc-è-né] v. a. Mettre à la géhenne, à la torture. Fig. Questionner, mettre sur la sellette.

Geibel [bèl] (Emmanuel de), poète lyrique et auteur di-amatique allemand, né et m. à Lubeck (1853-1884). Ses vers sont harmonieux et purs [Chants populaires de l'Espagne, etc.).

geignant [jè-gnan], e adj. Qui geint, qui a l'habitude de geindre : une geignante commère.

geignard [jé-gnar], e adj. Pop. Qui a l'habitude de se plaindre, de pleurnicher sans cesse.

geignement [jè-gne-man] n. m. Action de geindre. Plainte.

geigneur, euse [jè-gneur, eu-ze] n. Personne qui a l'habitude de geindre.

geigneux, euse [Jé-gneû, eu-ze] adj. Plaintif. Geijerstam (Gustaf de), romancier suédois, né à Jônsarbo, m. à Stockholm (1858-1909). Un des représentants du naturalisme suédois ; a peint avec humour les mœurs des bourgeois et des paysans [Erik Grane, le Pasteur Hallin. etc.).

Geikie (sir Archibald), minéralogiste anglais, né à Edimbourg (Ecosse) en 1835, associé éti’anger de l’Académie des sciences (1917). — Son frère, James, né à Edimbourg (1839-1915), était doyen do la Faculté des sciences de cette ville.

GEI

GÉM

Geiler von Kaisersberg Jean), prédicateur populaire allemand, né â Schaü'house, in. à Strasbourg ;14i5-lôl0).

geindre [Jin-dn] n. m. V. OINDRE, geindre jin-dre] v. n. (lat. Ijemere. — Se oonj. comme craindre.) Gémir en travaillant. (Se dit du boulanger, du bûcheron, etc.) Fam. Se plaindre souvent sans motif suffisant ; (ju a-t-il à peindre ? géine n. f. Chim. Syn. de iiumine.

geisba Ijhc-cha] n. f. Etliol. Danseuse et chanteuse japonaise. (On écrit aussi GHESIIA.)

G e 1 S polsheim,

ch.-l. de c. du Bas-Rliin arr, d’Erstein',sur l'Ehn, affi. de l’Ill ; 2.J30 h.

Geissler 1^1. !)ha - is Ur] (Henri), physicien allemand, né à Igelshieb, m.

à Bonn (18U- 1879) ; auteur de travaux remarquables sur les phénomènes de décharge électrique dans l'air raréfié {tubes de Geissler). Geissler (tubes de), v. tube.

gel [jél] n. m. (lat. (jelu). Gelée des eaux ; temps où il gèle ; le yel fait éclater les roches des montarjnes.

Géla, V. de la Sicile ancienne, colonie de Rhodes, prise et pillée par Amilcar.

gelable adj. susceptible de se congeler, gélada n. m. Genre de singes cynocéphales.

— Encyol. Le gélada, qui peut atteindre la taille d'un homme, est le plus grand spécimen du groupe des cynocéphales. Il vit en troupes dans les hautes régions de l'Abyssinie ; il est herbivore, et fuit devant 1 homme.

Gélase 1“' (saint), pape de 492 à 496. Il établit le canon des livres saints reçus par l Eglise. — Gélase II. pape de 1118 à 1119.

gélasime [zi-me] n. m. Genre de crustacés décapodes, comprenant de petits crabes à pinces inégales, qui vivent dans les régions tropicales.

— Encycl. Les gélasimes ou crabes appelants sont ainsi nommés parce qu’ils agitent toujours leur grosse pince, comme s'ils faisaient signe à quelqu'un ; ils habitent les mers tropicales, et se creusent des terriers au bord de la mer.

gélasin [sm], e adj. Qui a rapport au rire. (Vx.) Dents gélasines, celles qu'on montre en riant.

gélatine n. f. (du lat. gelatus, gelée). Chim. Substance ayant l'aspect d'une gelée de fruits, et que l'on retire des tissus fibreux des animaux : la gélatine sert à la fabrication des colles. Gélatine explosive, dynamite à base de fui mi-coton.

— Encycl. Chim. La gélatine animale est la substance que l’on obtient quand on soumet à l’action prolongée de l’eau bouillante des produits d'origine animale, tels que les os, les cartilages, la peau, etc.; par refroidissement, on obtient une gelée qui contient 18 100 d’azote environ ; elle est très soluble

dans l’eau. Celle obtenue au moyen de cartilages se noigme chondrine. La gélatine animale (gelée des charcutiers) est employée dans l’industrie pour la préparation des plaques photographiques, la clarification des bières et vins, le glaçage du papier, la fabrication des colles, etc.

La gélatine végétale ou colle végétale s’obtient en faisant bouillir certaines algues dans l'eau. On l'emploie dans la fabrication de la baudruche et des étoffes imperméables, pour la clarification des sirops, etc. (Syn. GÉLON.)

On distingue commercialement diverses sortes de gélatine ; la grenétine, la gélatine de Bouxviller, toutes deux comestibles ; les gélatines ou colles de Hollande, de Givet, de Cologne, et enfin celles de Paris, de Souabe, d'Allemagne. C’est Papin qui, le premier, en 1680, a proposé les applications industrielles de la gélatine.

— Mid. La gélatine est employée contre les diarrhées, notamment celles de l’enfance, et comme hémostatique.

gélatiné, e adj. Enduit de gélatine, gélatineur n. m. Fabricant de gélatine, gélatineux, euse [neü. eu-ze\ adj. De la nature de la gélatine, qui lui ressemble : co)isistance gélatineuse.

gélatiniflable adj. Qui peut être gélatiniflé. gélatinifler \fi-é] v. a. (Se oonj. comme prier.) Réduire en gélatine.

gélatiniforme adj. Qui a la nature ou l’aspect de la gélatine ; cancer gélatiniforme.

gélatinisation [la-si-on] n. f. Passage d’un corps à l'état de gélatine.

gélatiniser [zé] v. a. Faire passer à l'état de gélatine : gélatiniser du coton-poudre.

gélatine - bromure, gélatine - çlilo rure n. m. Photogr. Composition formée d’un sel d'argent (bromure ou chlorure) en suspension dans la gélatine : le gélatino-bromure forme la couche impre.ssionnable des plaques photographiques.

gélatinograpnie [fî] n. f. de gélatine, et du gr. graphé, écriture). Procédé industriel de iicproduction employant la gélatine bichromatée. (On la appelé aussi albertypie, héliotypie, autotypie, cil on dit plus ordinairement aujourd, photocollographie.)

Gelboé, montagne de la Palestine, où la Bible place la défaite et la mort de Saul (auj. ûjilbo).

Gelder s.Acrt de), peintre hollandais, né et m. à Dordrecht (1645-1727), disciple de Rembrandt, auteur de ; l'Etemel et les Deux Anges, Abraham, Devant le temple, etc.

gelée rié] n. f. fde geler). Abaissement de la température au-dessous de zéro, à la suite duquel l’eau se convertit en glace : les gelées tardives brû¬

lent les fleurs et les bourgeons. Suc de viande congelé et clarifié : jambon à la gelée. Jgs de fruits cuits avec du sucre, et qui par le refroidissement prend l'apparence de la gelée de viande : gelée de groseilles. Gelée blanche, congélation de la rosée, fréquente surtout en avril et en mai. Gelée de mer, nom vulgaire des méduses, des rhizostomes.

— Encycl. Physiq. et agric. La gelée consiste dans l'abaissement de la température au-dessous du zéro du thermomètre centigrade. (V. glace.) La moins forte des gelées est la gelee blanche, qui se jirodiiit durant les nuits étoilées, au printemps et à l'automne ; l'absence de nuages augmente l'émission de chaleur de la terre vers les espaces célestes, et le refroidissement est suffisant pour faire condenser sur le sol et les végétaux la vapeur d'eau contenue dans les couches inférieures de l'atmosphère ; ce dépôt constitue la rosée, et, si le refroidissement est suffisant, les gouttelettes se congèlent et donnent la gelée blanche. D'autre part, les jeunès bourgeons laissent transsuder leur eau, et les premiers rayons du soleil en les frappant les brûlent ; d'où l'expression de bourgeons grillés. Les gelées de printemps, dont les effets désastreux ont été longtemps attribués à la lune rousse, sont redoutables pour tous les végétaux ; mais la vigne y est particulièrement sensible, et leurs atteintes lui sont souvent plus funestes que celles des gelées d'hiver, car elles peuvent compromettre toute la récolte future, en détruisant les jeunes bourgeons en voie d'éclosion. Pour parer au désastre, il faut protéger les bourgeons du soleil du matin, et l’on s’est ingénié à inventer, pour obtenir ce résultat, des systèmes de paillassons, abris, etc., qui présentent l’inconvénient d'être toujours coûteux. Un procédé moins onéreux consiste, quand le vignoble est situé dans une vallée, à allumer de distance en distance des matières résineuses donnant d’épais nuages de fumée (nuages artificiels), que le soleil ne parvient pas à percer.

— Art eu lin. Gelée de viande. Elle se fait avec du trumeau de bœuf, du jarret de veau, des abatis de volaille, des couennes de lard frais, un ou deux pieds de mouton. On met le tout dans une braisiôre, avec des rondelles de carottes, une gousse d’ail, un oignon piqué de deux clous de girolle, un bouquet garni. On ferme la braisière, et l'on fait suer sur feu vif pendant cinq minutes ; après quoi, on mouille d'un verre de vin blanc sec, et on laisse réduire. Couvrir avec 2 litres d’eau, et, quand l’ébullition commence, saler un peu ; baisser le feu, de façon que le bouillon moutonne seulement pendant cinq ou six heures. D’autre part, on passe à la passoire fine un litre de bon jus, puis on prend deux blancs d’œufs, on fouette le tout, et l’on verse lentement le jus par-dessus. On remet, en remuant doucement jusqu’à ébullition ; on laisse moutonner. Dès que les blancs d'œufs montent à la surface, on les retire ; on presse dans le jus le suc d’un citron, et l’on passe dans une serviette. Le jus de viande doit être limpide, doré clair.

Gelée de groseille. Prendre, pour 1 kilogramme de groseilles rouges, 1/4 de groseilles blanches; les égrapper. Mettre un peu d'eau dans le fond de la bassine, ajouter les groseilles, les écraser avec une spatule pendant qu’elles vont à feu très doux. Quand elles ont mijoté un instant, retirer la bassine et verser les groseilles dans un tamis, presser légèrement, filtrer le suc à travers une serviette. Mettre le suc extrait, avec le même poids de sucre concassé. dans la bassine, sur un feuvif.On essaye la gelée en en mettant une goutte sur une assiette. La retirer alors, l’écumer et la mettre en pots. Si l’on se sert de vases en cuivre, éviter d’y laisser refroidir les gelées.

Gelée (Claude), peintre français.'V. Lorrain (le).

geler [ié] v. a. (lat. gelare. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette ; il gèlera.) Transformer en glace, durcir par le froid : geler du lait, du sirop, etc. Désorganiser par l’action du froid ; alpiniste dont le froid a gele le nez. Fam. Causer un grand froid : porte ouverte qui gèle t assistance. Fig. Repousser par un accueil glacial : millionnaire dont l'abord gèle les quémandeurs. 'V. n. Se congeler ; i esprit-de-vin ne gèle pas. Etre désorganisé, détruit par la gelée ; vignes qui ont gelé. Souffrir d’un grand froid; salle où Con gèle. y. impers. : ii gèle. Il gèle à pierre fendre, il fait un froid excessif.

geleur, euse [ev^ze] adj. et n. Quiamène la gelée.

gélide n. m. ou gélidie tdî\ n. f. Genre d'algues floridées, abondantes dans les mers chaudes et tempérées, et que, dans certaines contrées de l'Asie, on emploie comme aliment ou condiment. (Les nids de salangane, dont les Chinois sont si friands, sont construits avec des gélides agglutinées par la salive de l’oiseau.)

gélif, i'Ve adj. Se dit des pierres, des arbres, etc., atteints de gélivures, fendus ou susceptibles de se fendre par la gelée : arbre gélif; pierre gélive. Huile gélive, huile comestible qui gèle facilement.

gélification [si-on] n. f. Bot. Modification de la cellulose des membranes des cellules végétales.

gélifier (se) v. pr. (Se conj. comme prier.) Se dit des cellules qui subissent la gélification.

Gélimer [mér]. dernier roi des 'Vandales d'Afrique, de la race de Genséric, vaincu par Bélisaire en 534, à la bataille de Tricamarum, après deux ans de règne. Conduit prisonnier à Constantinople, il fut bien traité par Justinien. Il mourut obscurément.

gelinage n. f. (de geline). Redevance féodale

d une poule par an.

geline n. f. (lat. gallina). Poule. (Vx.)

géline n. f. Composé qu'on trouve dans les os et dans certains tissus et qui, par l'ébullition, produit la gélatine.

gelinette nè-te] n. f. Nom vulgaire, suivant les pays , de la poule d’eau ou de la gelinotte.

gelinier [ni-é] n. m. Dialect. Poulailler.

gelinotte [note) n. f. 'de gelinei.

Genre d'oiseaux gailinacés, d’Europe et d'Asie, à chair délicate.

— Encycl. Les gelinottes. qui vivent

dans les bois, comprennent deux esiièees, l'une eu-

GeliuoUe.

ropéenne [bonasia hetulina), l'autre asiatique {bo- nasia Bevertzowi). La gelinotte commune, dite aussi poule des bois, est rougeâtre, tachée de roux, de blanc, de gris et de noir. Ses mœurs sont celles des tétras ou coqs de bruyère.

géliS, isse adj. Syn. de gélif.

géliSSUre n. f. Syn. de gélivure.

gélivité n. f. Défaut de ce qui est gélif. gélivure n. f. Gerçure des arbres, des pierres, etc., causée par de fortes gelées.

— Encycl. Arboric, Pour préserver les arbres des gélivures, on les entoure de paillassons, de cordelettes de paille, etc., ou bien encore on les soustrait à l'action des vents de l’ouest et du sud-ouest au moyen d’abris ou de haies élevées.

Gellert 'ghé-lèrt'] (Christian), fabuliste et moraliste allemand, né à Hainichen, m. à Leipzig (1715- 1769) ; auteur de fables, de contes et de cantiques.

Gelles, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 18 kil. de Clermont ; 1.640 h. Minerai argentifère.

gélolevure n. f. Nom donné à des levures sélectionnées cultivées sur gélose.

Gélon, tyran de Géla et de Syracuse de 484 à 478 av. J.-C., vainqueur des Carthaginois à Himère ; U réussit à dominer la presque totalité de la Sicile.

Gélons [Ion], ancien peuple de la Sarmatic, d'origine grecque, ou à demi hellénisé.

Gelos [foss], comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 2 kil. de Pau, sur le gave de Pau ; 1.610 h. Vignoble comprit dans la région qui fournit le jurançon.

gélose [lô-ze]-a..î.

Syn. deGÉLATiNEVÉGÉ- TALE. (V. AGAR-AGAR.)

gélosique adj.

Relatif à la gélose, geloso [djé] n.

m. (mot signif. jaloux). Membre d’une troupe de comédiens italiens qui vinrent en France en 1576, y implantèrent la commedia delVarte, et y demeurèrent jusqu’en 1604. Leur tradition fut reprise par les fedeii. PI. les gelosi,

gelsémine \jèl]

n. f. Genre d'apocynacées comprenant des plantes toxiques de l’Amérique du Nord et de la Chine.

(On en extrait un al- Gelsémine.

caloîde également appelé gelsémine et qui est utilisé en thérapeutique.)

Gelsentirclien, v. d’Allemagne, en Westphalie ; 17.400 h. Houillères, fonderies.

Gelterkinden, comm. de Suisse (cant. de Bâle-Campagne) ; 2.000 h. Tissage de rubans.

gélule [jé] n. f. Sorte de pilule gélatineuse contenant un médicament.

gelure n. f. Action du froid sur une partie organique ; résultat de cette action : la gelure des pieds. (L’humidité parait un élément essentiel dans la production de cette sorte de gangrène.)

Gémara [jé]

(la). Deuxième partie du Talmud.

gembin [jan] Oembin.

n . m . Nasse cylindrique à deux ouvertures opposées et toutes en osier. Syn. gombin.

Gembloux, v. de Belgique Iprov. de iSIamur), sur un affluent de la Sambre ; 4.000 h. Victoire des Français sur les Autrichiens en 1794.

gémeau [mfl], gémelle [mè-le] adj. et n. (lat. gemellus). Jumeau : deux gémelles ; deux princes gémeaux. (Vx.)

Gémeaux [mô] (les), troisième signe du zodiaque, correspondant à la période de temps qui

Èciipttcr \i

1. Les Gémeaux, ccmstellation, d’après Tatlas de Flamsteed. 2. Les Gémeaux, signe du zodiaque.

s’écoule du 22 mai au 22 juin. Constellation zodiacale de 83 étoiles, qui doit son nom aux deux principales d'entre elles (Castor et PoUux).

gémellaire [mèl-lè-re] adj. (du lat. pemeHws, jumeau). Qui se rapporte aux jumeaux, gémellé, e adj. Syn. de jumelé.

gémelliflore mèl-H] ou géminiflore adj.

Dont les fleurs sont disposées deux à deux.

gémellipare [mèl-U] adj. Qui accouche de jumeaux : femelle gémellipare.

GÊM

GrémenoS, comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 20 kil. de Marseille, au pied de la Sainte-Baume : I.BIO h. Huilerie.

Geniert, v. des Pays- Bas ( Brabant - Scptentrio nal), sur la Dièze, affl. de la Meuse ; 6.000 h. Toiles.

Gémier (Firmin), acteur français, né en 1865 ; artiste d’un talent solide et sûr ; s’est appliqué à enrichir et à renouveler l’art de la mise en scène. — Sa femme, Marie Chamonal, dite Andrée Mégard, née à Saint-Amour en 1869, est aussi une actrice distinguée. Gcmier.

gémination [si-on]

n. f. (de géminé). Etat de ce qui est disposé par paires. Rhét. Figure de mots, consistant dans la répétition d’un mot.

géminé, e adj. (du lat. jerninus, double). Se dit des parties disposées deux à deux : colonnes, fenêtres gémi nées.

gémir v. n.

(lat. g emere).

Exprimer s a

feine, sa doueur par des sons plaintifs ; blessé qui pé- TOit. Se dit aussi du cri de la tourterelle , de

la colombe. Fip. 1- Fenêtres géminées;

Souffrir ; gémir 2. Colonnes géminées sous le joug, (archit.).

dans les fers.

Se dit aussi des choses ; le vent gémit ; l'enclume gémit soies le marteau. Fam. Faire gémir la presse, se faire imprimer. 'V. a. Faire entendre en gémissant : gémir une plainte, une complainte. gémissant [mi-san], G adj. Qui gémit, gémissement [mi se-man] n. m. Plainte douloureuse inarticulée : pousser de longs gémissements. Plainte en général, lamentation.

gémisseur, euse [mi-seur, eu-ze\ n. Ironiq. et fam. Qui gémit souvent.

Gémiste (Georges), surnommé Pléthon, philosophe, né à Constantinople vers 1350, m. vers IWO. Platonicien, adversaire de la scolastique, il fut un des promoteurs de la renaissance littérai’re en Europe.

gemmacé, e \j'em-ma] adj, Qui a l’apparence d'une gemme ou d’un bouton.

gemmage [jim-ma-je] n. m. Action d’inciser les pins pour en recueillir la gemme.

— Encycl. Le gemmage se pratique de deux façons différentes ; ou bien l'arbre sur lequel on l’exécute est très âgé, et on lui fait donner, dans les dernières années de sa vie, tout le suc résineux qu’il est susceptible de fournir {gemmaqe à mort), ou bien il est en pleine croissance, et l'on prend des ménagements pour ne pas nuire à sa vigueur (gemmage à vie).

L’opératio n elle-mêmeconsiste à ouvrir à la base du fût de l'arbre une entaille (can’e)del centimètre de profondeur, d’une largeur de 9 centimètres, et qui monte verticalement sur 10 c e n t imètres de long ew s’amincis sant. Un godet (crût) disposé au bas de l’entaille reçoit la gemme qui en découle. De temps à autre, le gemmeur ravive l’écoulement en rafraiehissant l’entaille par l’enlèvement d’un copeau mince (piquage) et l’allongement de l’entaille. On commence le gemmage sur le pin maritime quand il atteint l’âge de 30 ans, et l’exploitation dure de 30 à 40 ans. Dans le gemmage à mort, on fait autant d'entailles que le permet la circonférence de l’arbre.

gemmaire Ijèm-mè-rej adj. Bot. Qui résulte de la prolongation des parties nouvelles sortant de l’intérieur des anciennes.

gemmai Ijèm-mal], e, aux adj. Bot. Qui lient au bourgeon d’une plante.

gemmation \jèm-ma-si-on] n. f. Epoque, développement des bourgeons. Zool. Développement par le moyen de gemmes.

^ gemme yé-me] n. f. (lat. gemma). Pierre précieuse quelconque. Adjecti-v. : pierre gemme. Sel fossile : les mines de sel qemme de Vielicza.^ ("V. sel.) Biol. Particule élémentaire de cellule vivante. Bot. Partie susceptible de reproduire un végétal. Cellule des mousses. Suc résineux e-ui coule des pins par les entailles.

— Encycl. Sylvie. La gemme est le résultat de la transformation que l’air lait subir au liquide (oléorésine) que laissent exsuder les conifères. On la recueille par le gemmage, et l’on en tire un grand nombre de produits industriels : essence de térébenthine, colophane, poix, résine, goudron, brai gras, etc.

gemmé jèm-mé], e adj. Orné de pierres précieuses. Se dit des pins entaillés pour déterminer l’écoulement de la résine.

Gemmenicll, comm. de Belgique (Liège, arr. de Verviers) ; 2.3Ü9 h. Carrières de pierre calcaire.

gemmer \jhn-mé] v. n. Pousser des bourgeons. V. a. Inciser des pins pour recueillir la gemme.

’V, GEMMAGE.

gemmeur \jèm-meur] n. et adj, m. Se dit de celui qui gemme les pins. (Tandis que le gemmeur est l'ouvrier qui, en forêt, pratique le gemmage, le résinier est l'ouvrier de l’usine qui traite la gemme pour obtenir la résine et les autres sous-produits.)

Gemmi, col des Alpes Bernoises, au N. -O. de Louèche-les-llains, entre les cantons du Valais et de Berne, et faisant communiquer les vallées de la Kander et de la Dala ; 2.329 m. d’alt. Célèbre sentier muletier.

gemmifère Ijèm-mi] adj. Qui contient des pierres précieuses. Qui porte des boui'geons ; qui oontient .de la gemme.

gemmiflore [htn-mi] aà]. Bot. Dont les fleurs sont enfoncées dans les bourgeons.

gemmiforme [jém-mi] adj. Se dit des fleurs entourées de feuilles de telle manière qu’elles ressemblent à un bourgeon.

gemmipare [jèm-mi] adj. Se dit des végétaux et de certains animaux, tels que les polypes, qui émettent des bourgeons aptes à les reproduire.

gemmiparie [jém-mi, ri] ou gemmiparité [jèm-m i] n. f. Reproduction des êtres par des gemmes ou bourgeons.

— Encycl. Biol. La gemmiparie est un mode de reproduction asexuée, dans lequel l’individu parent ne semble perdre aucunement de sa substance, et, en tout cas, conserve exactement tous ses organes ; il se produit simplement en un point une excroissance des tissus, qui progressivement devient un individu semblable au premier. Le plus souvent, le nouvel individu reste adhérent au premier : il se forme une colonie.

gemmulation [jéni-mu-la-si-on} n. f. Développement de la gemmule.

gemmule \jèm-mu-le] n. f. (du lat. gemmula, petite gemme). Premier bourgeon de la plante ; rudiment de la tige. Biol. Particule représentative des caractères cellulaires, dans la théorie de l’hérédité de Darwin.

— Encycl. Biol. Une gemmule serait une particule infiniment petite qui représenterait tous les caractères de la cellule qui lui a donné naissance et qui, en se combinant avec une autre cellule inerte, donnerait à celte dernière toutes les propriétés de la première. Dans l'œuf, il y aurait des gemmules représeniant toutes les cellules du père et de la mère. Cette théorie des gemmules ou pangénése est inexacte ; il est aussi difficile de l’admettre q'ue d’admettre immédiatement l'hérédité.

gémonien, enne [ni in, è-ne] adj. Qui a rapport aux gémonies.

gémonies [nt] n. f, pl. (lat. gemoniæ). Ântiq. rom. Escalier qui descendait sur le flanc nord-ouest du mont Capitolin, et où l’on exposait les cadavres des suppliciés jusqu'à ce qu’on les jetât dans le Tibre. Fig. Traîner quelqu'un aux gémonies, le couvrir publiquement d’opprobi'e.

GémozaC [zak], ch.-l. de c. (Charente-Inférieure), arr. et à 20 kil. de Saintes ; 2.610 h. Ch. de f. Et. — Le cant. a 10 comm., et 12.610 h,

gênai, e, aux adj. (du lat. gêna, joue). Anat. Qui appartient aux joues ; muscles génaux.

gênant [nan], 6 adj. Qui gêne, incommode ; objection gênante.

génappe [na-pe] n. m. Fil de laine retors, lissé et grillé au gaz.

Genappe, v. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles), sur la Dyle ; 2.050 h. Tissus. Louis XI, alors dauphin, y séjourna cinq ans. l’atrie d’Anne de Beaujeu. Combat entre les Français et les Prussiens le 18 juin 1815 (journée de 'Waterloo).

Gênas, comm. de l'Isère, arr. et à 23 kil. de Vienne ; 1.770 h.

Gsnçay [/un-sé], ch.-l. do c. (Vienne), arr. et à 27 kil. “de Civray ; 1.190 h. — Le cant. a 10 comm., et 12.000 h.

gencival, O, aux adj.Aîirtl. Syn.deaiNGivAi,. gencive [jan] n. f. (lat. gingiva). Tissu rougeâtre qui entoure les dents à leur base.

— Encycl. Le tissu qui constitue les gencives se distingue du reste de la muqueuse buccale par son adhérence intime au périoste et par son épaisseur. Les gencives fixent la dent en enserrant son collet ; elles ont une coloration plus ou moins rosée. Les gencives sont le siège d'inflammations dites gingivites (v. ce mot) et de tumeui's en général bénignes.

gencivite [jan] n. f. Syn. de gingivite.

Genck, comm. de Belgique (Limbourg, arr, de Hasselt) ; 2.700 h.

gendarme [jan] n. m. (pour gens d'armes). Gentilhomme d’une cavalerie d’élite, créée par Charles VII (1445). Soldat fai.sant partie de la gendarmerie : gendarmes à cheval, à pied. Fam. Homme bourru et très brusque. En parlant d’une femme, virago. Adjectiv. : avoir le toH, les manières gendarme. Petit défaut qui diminue la valeur d’une pierre précieuse. Pièce de fer de la charrue, servant à arrêter les herbes qui se prendraient dans les jambettes. Pop. Hareng saur. Flammèche qui sort du feu en pétillant. Petite tache dans l’œil. Moisissure sur le vin. Fam. Dormir en gendarme, faire semblant de dormir. V. gendarmerie, cavalerie,

INFANTERIE

gendarmer [jan, mi] v. a. (de gendarme). Exciter, mettre en colère : gendarmer l'opinion contre les abus. Se gendarmer v. pr. S’emporter mal à propos. Protester vivement contre une proposition, etc.

gendarmerie tjan, rf] n. f. Autref., corps des gendarmes. Auj., force instituée pour veiller à la sûreté publique, au maritien de l'ordre et à l’exéculion des lois. Bâtiment où sont logés des gendarmes ; se constituer prisonnier à la gendarmerie.

— Encycl. Les divers éléments qui composent la gendarmerie sont ;

1" La gendarmerie départementale de l’intérieur, répartie par brigades de cinq à sept hommes, à pied ou à cheval. Les brigades d’un arrondissement forment une section, commandée par un officier. Les sections de chaque département forment une compagnie, commandée par un chef d’escadron ;

GËN

enfin, les compagnies des départements d’un même corps d’armée sont groupées en légions.

2o I,a garde républicaine (autref. appelée garde de Paris), stationnée à Paris. Elle compte trois bataillons d’infanterie et quatre escadrons de cavalerie, et est placée sous les ordres d’un colonel.

3“ La gendarmerie coloniale, stationnée aux colonies.

Aux armées, le service do gendarmerie prend le nom de prévôté.

La gendarmerie se recrute soit parmi les militaires de toutes armes en activité de service, soit parmi les hommes de la réserve ayant au moins trois ans de service, libérés depuis moins de trois ans, d’une taille égale ou supérieure à Ivi.eû, sachant lire et écrire, et justifiant d'une bonne conduite. Les lieutenants et capitaines de toutes armes peuvent se faire admettre dans la gendarmerie en passant un examen.

— Admin. La surveillance exercée par la gendarmerie est destinée à assurer la sécurité des campagnes et des voies de communication.

Le corps de la gendarmerie est une partie intégrante de l’armée. Placé sous les ordres du ministre de la guerre, il dépend aussi, en raison de la nature de ses fonctions, des ministres de l’intérieur, de la justice, de la marine et des colonies.

Les officiers de gendarmerie et eommandants de brigade de tous grades sont officiers de police judiciaire auxiliaires du procureur de la République.

La fonction habituelle des brigades est de faire des tournées, courses ou patrouilles sur les routes, chemins, communes, hameaux de leur eirconscription. Chaque commune doit être visitée au moins deux fois par mois de jour et une fois de nuit.

Hors le cas de flagrant délit défini, la gendarmerie ne peut s’introduire dans une maison malgré la volonté du maître.

Une des principales obligations do la gendarmerie étant de veiller à la sûreté individuelle, elle doit assistance à toute personne qui réclame son secours dans un moment de danger.

g eudarnieux, euse \jan-dar-meû, eu-ze] adj . Se dit d’une pierre précieuse où Ton rencontre des gendarmes, c’est-à dire des taches, des paillettes, etc.

geudelettre [jan-de-Ve-tre] n. m. Fam. Homme de lettres. Pl. des gendelettres.

gendre [jan-dre] n. m. (lat. gener). Epoux de la fille par rapport au père et à la mère de celle-ci. Prov. et Loc. PROv. : Quand la fille est mariée, il y a assez de gendres, une affaire terminée, on trouve souvent des occasions de la conclure plus avantageusement. Amitié de gendre, soleil d’hiver. Faire d’une fille deux gendres, promettre la même chose à deux personnes à la fois.

Gendre de M. Poirier (le), spirituelle comédie, en quatre actes et en prose, d’Emile Augieret Jules Bandeau, où les auteurs montrent la bourgeoisie ambitieuse aux prises avec les traditions nobiliaires. Enrichi par le commerce, M. Poirier, qui a des rêves ambitieux, a marié sa fille Antoinette avec le marquis de Presles, viveur ruiné, mais très noble. H découvre que son gendre continue à mener la grande vie, et menace de plaider en séparation. Mais Antoinette aime son mari, l’arrache à une rivale, et lui pardonne (1854).

Gendrey [jan-drè], ch.-l. de O. (Jura), arr. et à 22 kil. de Dôle ; 520 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 14 comm. et 3.100 h.

GeudriUgen, v. des Pays-Bas (Gueldre); 6.000 h.

gêne n. f. (contract. de géhenne). Situation pénible et incommode. Rig. Contrainte fâcheuse : éprouver de la gêne en face de quelcmun. Manque d’argent ; vivre dans ta gêne. Autref., aveu arraché par la torture. Torture, instrument pour la donner. Sans gène, sans s’inquiéter de l’opinion ou de la commodité d’autrui. JJ. m. Personne sans gêne: les Anglais sont généralement des sans gêne. Procédé, manière de faire des sans gêne : le sans qêne se confond souvent avec la grossièreté. Prov, Où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir, il ne faut pas se gêner si l’on veut être heureux. (Se dit le plus souvent par ironie, à propos d’une personne qui en prend trop à son aise, qui prend ses aises sans s’occuper des autres.) Ant. Aisance.

gêné, e adj. Serré, mal à Taise : être gêné dans ses habits. Fig. Qui éprouve de l’embarras : être gêné dans un salon. Dépourvu d’argent.

généagénèse n. f. (du gr. genea, génération, et genesis, naissance). Développement dissocié, dans lequel l’être se divise en un nombre plus ou moins grand d’individus distincts.

— Encycl. On peut dire qu’il y a généagénèse toutes les fois qu’une multiplication agame succède à une génération sexuée. Par exemple les pucerons, qui, pendant toute la bonne saison, se multiplient par parthénogénèse, donnent un cas de généagénèse, puisque l’individu fécondé donne naissance, sans fécondation nouvelle, à un grand nombre d’individus différents. Chez certains êtres, comme les tuniciers, les trématodes, etc., la généagénèse est le processus normal de multiplication.

généagénétique adj. Bot. Qui est le résultat d’une genèse sans génération, c’est-à-dii'e qui provient de marcottes, greffes ou boutures.

généalogie [yf] n. f. (du gr. genea, génération, et logos, discours). Suite, dénombrement des ancêtres de quelqu’un : la généalogie des rois de France.

— Encycl. Eist. Sous l’ancien régime, il fallait faire preuve d’un certain nombre de quartiers de noblesse, pour prétendre aux dignités de cour, d'Eglise ou d’armée. Le candidat devait alors présenter une généalogie établissant sa filiation aussi loin qu’il était nécessaire. André Duchesne (1584-1640) fut le vrai fondateur de la généalogie scientifique. Après lui vinrent d’Hozier, le P. Anselme, etc.

généalogique adj. Qui appartient à la généalogie. Arbre généalogique, tableau de la filiation d’une famille, représentant un arbre dans lequel la ligne directe forme le tronc, et les lignes collatérales les branches et les rameaux.

— Encycl. Zotec/m. Les livres généalogiques sont destinés à faire connaître d'une manière précise et rigoureuse les ascendances des animaux d’une lace déterminée. En France (à l’imitation des Anglais), on désigne ces livres sous le noiii de stud-bonk (livre de haras) quand il s’agit de chevaux, de herd-book (livre de troupeau) quand il s’agit d’animaux de Tespèce bovine, et de flock-book quand il s’agit des ovins.

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