GAY
gavialidés [dé\ n. m. pl. Famille de reptiles hydrosauriens, comprenant les gavials et genres voisins. S. un gavialidé.
gavion ou gaviot [ni-o] n. m. Pop. Gosier.
gaviteau [Id] n. m. Corps flottant, tenant lieu de Douée.
gavon n. m. Chambre ou division de la cale des galères du xv® au xviii® siècle. (Le gavon de poupe servait de chambre à coucher au capitaine, et de magasin pour les armes des officiers ; le gavon de proue était la partie de la cale des galères où l’on serrait le charbon destiné à la cuisine.)
gavot, Otte, sobriquet donné dans le Midi aux habitants des départements alpins.
gavot n. m. V. GAVEAU.
gavotte [vo-ie] n. f. (prov. gavoto). Ane. danse, sur un air à deux temps. Cet air : jouer une gavotte.
Gavotte.
Gavray [nrè], ch.-l. de c. (Manche), arr. et à 18 kil. de Coutances, sur la Sienne ; 1.260 h. [Gavrians). Ch. de f. de la Manche. Toiles, draps. — Le cant. a 15 comm., et 8.630 h.
Gâ-vre (Le), comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 49 kih de Saint-Nazaire, sur un affluent de 1 Izac ; 1.580 h. Ch. de f. Et.
Gavrelle, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 10 kil. d Arras (cant. de Viney) ; 461 hall, en 1914. Violents combats entre Allemands et Anglais du 23 au 26 avril 1917, que termine la prise de Gavr. lle par les Anglais ; repris par les Allemands en mars 1918, ce village a été conquis à nouveau par les Anglais en août 1918 ; il est aujourd’hui complètement détruit.
Gâvres, comm. du Morbihan, arr. et à 5 kil. de Lorient, sur la pointe sablonneuse de Gâvres, qui ferme à l’E. la rade de Lorient ; 1.320 h. Conserves. Champ de tir de la marine.
Gavr’iniS [nlss], üe du golfe du Morbihan. Célèbre tumulus ou galgal, auquel on accède par une belle allée couveide.
Gavroclie, personnage des Misérables, de Victor Hugo. C’est le gamin de Paris, spirituel, moqueur, mais plein de bravoure et de générosité. Son nom est- passé dans la langue, et l’on dit couramment un gavroche.
Gay [ghè\ (John), poète et fabuliste anglais, né à Barnstable, m. à Londres (1688-1732). Citons de lui : Plaisirs champêtres, la Semaine du berger, et, surtout ses Fables, ingénieuses et agréables, etc.
Gay (Sophie Nichaült de La Valette, dame), écrivain français, née et m. à Paris (1776-1852), mère de Delphine Gay (Mm® de Girardin). [V. Girardin.] On lui doit des romans intéressants pour la connaissance de la société du Directoire et de l’Empire : Laure d'Estell, un Mariage sous l'Empire.
Gay (Claude), botaniste- français, né à Draguignan, m, à Flayose (Var) [1800-1873], Membre de l'Académie des sciences (1866).
Gaya, v. de rinde (prov. de Patna), sur le Phalgou, affl. du Gange ; 71.000 h. Soieries.
gayal [gha-i-al\ n. m. Espèce de bœuf sauvage de l’Inde.
— Encycl. Le gayal [bibos frontalis) est un puissant animal, caractérisé par un garrot relevé en bosse, et de grosses cornes courtes, très larges à la base, coniques et presque droites.
Sa robe est noire.. Le Gayal,
gayal s’apprivoise l ien et constitue un bétail dans certaines régions de TInde.
Gayant, personnage légendaire dont on promène chaque année la statue d’osier dans la ville de Douai, accompagnée de celles de sa femme, Marie Cageton, et de ses trois enfants, Jacquot, Fillon et Binbin.
gayapin [gha-ia] n. m. Nom vulgaire d’une espèce de genêt.
gay a ver [gha-îa-vèr] n. m. Substance tinctoriale, analogue à celle donnée par le gaïae.
Gay-Lussac [ghè-lu-sak] (Joseph-Louis), physicien et chimiste français, né à Saint-Léonard-le-Noblat (Limousin), m. à Paris (1778-1860).
En sortant de l’Ecole polytechnique. il s’attacha au laboratoire de Berthollet, et découvrit la loi de dilatation des gaz connue en physique sous le nom de loi de Gay-Lussac.
V. GAZ. En 1804, il fit deux ascensions en ballon (la première avec Biot, la deuxième seul), pour vérifier la diminution d’intensité du couple magnétique terrestre à mesure qu’on s'élève dans l’atmosphère . Bientôt après, il énonça les lois de la combinaison des gaz. En col- Gay-Lussac. laboralion avec Thénard, il montra que le chlore, appelé jusque-là acide muriatique oxygéné, est un corps simple.
g3-y~lUSSite n. f. Carbonate hydraté naturel de calcium et de sodium.
Le Garde-chasse (Troycii). v. p. 9il.
Galilée devant le Saint-Ülfice (T- Rohert-FleuryJ, v. p 963.
Gilles (Wattcau), v. p. 999.
Le Gâteau des rois (Greuze), v. p. 975.
L’Entance de sainte Geneviève (Puvis de Chavannes), v. p. 987.
Le Triomphe de Galatée (Raphaël), v. p. 961.
La Mort de sainte Geneviève (Jean-Paul Laurcns), v. p. 987. Le Rappel des Glaneuses (Jules Breton), v. p. 1004.
GAZ
GAZ
gaz n. m. invar, (mot créé par Van llelmonti. Physiq. et chim. Corps aériforme, qui reste tel à la température et à la pression ordinaires : les çciz sont éminemment compressibles. Vapeurs qui se développent dans l’estomac, dans les intestins. Gaz
fermanents, se disait des gaz que on n’était pas encore parventt à liquéfier : iL ny a plus de gaz permanents. Gaz d'éclairage, gaz employé pour l'éclairage. Gaz pauvre, gaz à l'eau, gaz obtenu par la dissociation de l’eau sur un corps incandescent, etquon utilise pour actionner des moteurs ou pour l'éclairage. Gaz à l'air, gaz que l’on obtient en faisant passer une masse d’air dans une couche de liquide combustible tel que la gazoline ou l’essence minérale. Gaz Jiiché, gaz produit par la distillation du bois. Gaz de générateur, gaz combustible qui se forme dans une combustion incomplète. (Syn. GAZ Siemens.) Gaz naturel, gaz combustible qui s’échappe de certaines couches géologiques. Gaz rares, nom générique sous lequel on désigne les gaz découverts par Ramsay, et qui accompagnent l’argon dans l’atmosphère (néon, hélium, crypton, xénon). Gaz parfait, celui qui obéirait exactement aux lois de Mariotte et de Gay-Lussac. Arg. autom. Mettre les gaz, donner de la vitesse au moteur. Gaz de guerre ou de combat, nom donné à différeats gaz doués de propriétés lacrymogènes, suffocantes, vésicantes ou toxiques, projetés par vagues ou par l’éclatement de projectiles, et destinés à mettre l'adversaire hors de combat, ou a rendre sa position intenable.
— Encycl. Pkysiq. cichim. Les gaz, comme tous les corps, sont pesants ; ce fait fut démontré pour la première fois par Galilée; ils ont, avec les liquides un certain nombre de propriétés communes.
Ce qui les en différencie, c’est l’absence de toute cohésion apparente, et, d’autre part,^ leur grande compressibilité. Mariotte a montré >qu a température constante, les volumes occupés par une même masse gazeuse sont inversement proportionnels aux pressions qu'elle supporte (loi de Mariotte) ; d autre part, Gay-Lussac a établi que le coefficient de dilatation sous pression constante est le même pour tous
les gaz, indépendant de la pression et égal à entre Qo et lOOo (loi de Gay-Lussac). Les lois de Mariotte et de Gay-Lussac ne sont que des lois limites d’autant plus approchées que les gaz considérés se trouvent dans un état plus éloigné de leur point de liquéfaction. La combinaison des deux lois conduit a
la formule : = constante, V étant le volume
d'une masse gazeuse sous la pression P et à la température f, a le coefficient de dilatation ; c est la formule qui caractérise les gaz parfaits. Les gaz ont un grand nombre d’applications dans 1 industrie, ou on les utilise pour l'éclairage (acétylène, gaz a l eau. 'gaz d’éclairage, etc.), comme agents calorifiques (fours de verrerie, de métallurgie, chalumeau oxhydrique, étuves, etc.) ; comme agents moteurs {moteur à air comprimé, poste pneumatique) ; comme réfrigérants (les gaz liquéfiés produisent de très grands froids par détente brusque): comme agents chiniiques (les gaz servent en métallurgie a effectuer la réduction des oxydes, oui inverse s il y a lieuj. On s’en sert aussi dans la fabrication du sucre, etc. Certains gaz sont employés en médecine comme anesthésiques (protoxyde d'azote) ou comme desinfectants (ozone, aldéhyde formique, etc.). Enfin, le gaz d’éclairage, I hélium, l’hydrogene, sont employés pour le gonflement des ballons, le gaz carbonique pour la fabrication des boissons gazeuses, etc. V. CHIMIE, ÉBULLITION, FUSION, LIQUEFACTION.
-Industr. Gaz d'éclairage. C’est à l’ingénieur français Ph. Lebon que l’on doit l’invention du gaz d'éclairage. C’est, en efl'et, lui qui, le premier, songea à utiliser pour l’éclairage les gaz produits par la distillation en vase clos du bois ou de la houille. Le gaz de houille est composé de 30 à 40 p. 100 de formène, 45 à SO p. 100 d’hydrogène, 7 à 13 p 100 d'oxyde de carbone, 3 a 4 p. 100 de carbures supérieurs, et 2 à 3 p. 100 de gaz inertes, azote et gaz carbonique.
Dans la fabrication ordinaire du gaz d’éclairage, on fait usage de récipients cylindriques ou demicylindriques (cornues), en terre réfractaire, dans lesquels on charge une certaine quantité de houille. Les cornues sont chauffées au rouge cerise, dans des fours spéciaux en maçonnerie. Au sortir des cornues et après avoir abandonné une bonne partie du goudron dans le barillet, le gaz subit 1 épuration, qui le sépare des produits qui diminueraient son pouvoir éclairant et vicieraient 1 atmosphère des appartements. L'épuration est physique et chimiqu^ : dans une série de tubes dits jeu d orgue, refroidis par un courant d’eau, le gaz dépose des carbures lourds, puis il subit un lavage à l’eau dans une colonne à coke, pour éliminer les sels ammoniacaux, et ensuite on le fait passer sous pression a travers une tôle finement perforée, qui retient le goudron. Enfin, l'épuration chimique (passage a travers des claies chargées d un mélange de suliate de chaux, de protoxyde de fer et de sciure de bois) le débarrasse de l'ammoniaque, de l’acide carbonique et de l'hydrogène sulfuré. Une fois épuré, le gaz se rend dans un vaste réservoir ou gazomètre. Des conduites de distribution le transportent aux lieux de consommation. Les produits secondaires de la distillation de la houille sont très importants. V. houille.
Gaz d'huile. On l’obtient en distillant des huiles lourdes, qui proviennent elles-mêmes de la distillation des pétroles et des huiles de schiste. Il a reçu le nom de gaz riche, en raison de son grand pouvoir éclairant. On remploie pour les signaux des trains
Bec de gaz, dit papillon.
Masques contre les gaz.
et des locomotives; pour l’éclairage des bouées en mer, etc.
— Milit. Les gaz de guerre ou de combat proviennent de substances diverses, les unes naturellement gazeuses, d’autres liquides ou solides mais susceptibles de se volatiliser plus ou moins rapidement à l'air. Ils ont été utilisés sous forme de vagues ainsi que dans les projectiles de tranchée, de canon et d'obusier. Parmi les substances employées, les unes sont suffocantes, déterminant la toux et la mort par asphyxie [chlore, brome, bromacétone, chlorosulfonate de méthyle, chlorofurmiate de trichloromethyle ou palite, phosgène, rationite) ; d’autres sont toxiques, agissant par arrêt d’un organe fonctionnel [acide cyanhydrique, chlorure de phénylcar'utne) ; lacrymogènes, provoquant le larmoiement [chloi’ure et bromure de benzyle, chloropicrine," iodacétone, acroléine) ; stemutatoires [éthylcarbazol, cyanure de diphénylarsine). Beaucoup de ces substances possèdent les pouvoirs suffocants et lacrymogènes ; le sulfure d'éthyle dichloré ou ypérite (du nom d’Ifpres, où nos soldats subirent pour la première fois ses effets dé-
res^;' dans '.i ,
le masque ARS, le
plus perfectionné, l’air arrivait au soldat apres avoir traversé trois couches épurantes : 1“ oxyde de zinc, carbonate de soude et charbon ; 2» charbon absorbant ; 30 gaze mouillée de solution d’urotropine.
Ce fut le 22 avril 1913. à Langemark, dans les Flandres, que les Allemands, au mépris absolu des lois de la guerre, et en opposition flagrante avec les Actes de La Haye contresignés par eux (1899), commencèrent à utiliser des produits suffocants, en nappes d'abord, puis par projectiles. Prise au dépourvu par cet acte déloyal, la France, afin de pouvoir lutter à armes égales, dut instituer au plus vite un service chimique de guerre, et. malgré la pénurie des ressources industrielles, elle fut vite en mesure de répondre à ses adversaires.
Gaza (auj. Gh.aZZell), v. maritime de la Palestine, célèbre dans l'histoire des Juifs ; 20.000 h. [Gazéens). Gaza, qui fut dans l'antiquité la plus importante des cinq grandes villes des Philistins, a donné son nom à une victoire des Alliés, commandés par le général sir Archib’^id Murray, le 26 mars 1917 ; prise d’assaut par le général sir Edmund Allenby le 6 novembre suivant.
Gaza (Théodore), helléniste du début de la Renaissance italienne, auteur d’une Grammaire grecque célèbre, né à Thessalonique, m. en Calabre (1398-1478).
gazage n. m. Action de couvrir d’une gaze.
gaz âge n. m. Action de griller les tissus, les fils, au gaz, pour les égaliser.
gazanie [nf] n. f. Genre de plantes de la famille des composées, originaires du cap de Bonne- Espérance. ,
— Encycl. On cultive dans les jardins d Europe la gazanie^pectinée, à fleurs en capitules très grands, blancs en’ dessous, jaune orange en dessus, et la gazanie éclatante, à fleurs d'un jaune orange très vif.
gaze n. f. (de Gaza. v. de Syrie, d’où cette étoffe est originaire). Etoffe légère et transparente, de soie, de lin. etc. : porter une robe de gaze. Fig. Circonlocution qui voile la pensée. Méd. Gaze stérilisée, bande de gaz rendue antiseptique par du salol, de l'iodoforuie, etc., et qui remplace aujourd'hui la charpie.
gazé n. m. Nom vulgaire d’un papillon du groupe des piérides.
— Encycl. Le gazé deuconea; est un papillon tout blanc, avec les nervures noires, pouvant mesurer jusqu'à 6 centimètres d’envergure. La chenille, noire avec des poils jaunes et blancs, vit sur l’aubépine, le prunier et le prunellier. Le gazé est commun, en juillet, dans toute la France.
gazéiflable adj. Qui peut se convertir en gaz. gazéificateur n. m. Appareil d'éclairage alimenté par des vapeurs de pétrole ou d’huile minérale, avec, dans la flamme, un courant d’air.
gazéification [si-on] n. f. Action de gazéifier, gazéifier [fi-é] v. a. (de gaz, et du lat. facere, faire. — Se conj. comme prier.) Faire passer a l’état gazeux. Faire dissoudre du gaz carbonique dans un liquide : gazéifier une eau minérale.
gazéiforme adj. Qui est à l'état de gaz:
fluide gazéiforme.
gazéité n. f. Propriété des corps d'exister à l’état gazeux ; nature gazeuse.
gazelle Izè-le] n. f. (ar. ghazal). Genre d’antiiQpes, qui habitent les déserts de Tanoien monde. Poét. Yeux de gazelle, grands yeux doux.
— Encycl .
Les gazelles comprennent des formes gracieuses et légères, à hautes pattesfines, à grands yeux, à cornes arquées en lyre et existant dans les deux sexes. Elles habitent les steppes et les déserts de l'ancien monde. , , ,
On en connaît une quarantaine d'espèces ; la plus connue est la gazelle Dorcas, répandue du Sahara algérien à la Nubie.
gazéol n. m. Préparation pharinaceùtique composée d’ammoniaque, acétone, benzine, naphtaline et goudron, et que l'on a employée parfois dans ie traitement de la coqueluche.
gazer [zé] v. a. (de gaze). Couvrir d’une gaze. Fig. Dissimuler : gazer ses vices. Déguiser ce qiu serait trop libre dans le discours : gazer un récit.
gazer [zê] v. a. (de gaz). Passer à la flamme du gaz les fils dont on veut enlever le duvet. Milit. Soumettre à l’action des gaz asphyxiants, v. n. Arg. autom. ou aviat. Aller vite : ça gaze.
gazetler [tz-é] n. m. Qui publie une gazette: Renaudot fut te premier des gazetiers. ('Vx.)
gazetin n. m. ou gazetille [ti, il mil., e] n. f. Petite gazette. (Vx).
gazette [zè-te] n. f. (liai, gazzetta). Journal : lire un événement dans les gazettes. Fig. Personne très bavarde. Commérage, bavardage. Vieille gazette, chose sans intérêt. Lire la gazette, regarder les autres manger sans avoir rien devant soi.
— Encycl. Le titre de gazette a été donné a diverses publications, dont les plus célèbres, outre celle de Théophraste Renaudot, sont les journaux ou pamphlets publiés par des réfugiés français à Arnsterdam et à Leyde pendant le xvii® et le xviii® siècle. Telles étaient la « Gazette d’Amsterdam », la « Gazette de Leyde » (continuée jusqu’en 1814), la .< Gazette de Rotterdam », la « Gazette d'Utrecht ». Ces feuilles vivaient- surtout de médisances et de calomnies.
Gazette de France [la), ou primitivement La Gazette, journal fondé par Théophraste Renaudot, en 1631, sous le patronage de Richelieu. La i< Gazette » de Théophraste Renaudot était sous Louis XIII l’organe officiel du gouvernement. En 1762, elle prit le titre de « Gazette de f rance » et devint hebdomadaire. Après le 10-Août, elle devint quotidienne. Cette feuille, la première qui soit sortie des presses françaises, exista jusqu en 1914 et représenta les principes royalistes.
Gazette des Ardennes lia), journal de langue française, fondé par les Allemands le l«r novembre 1914, dans les pays envahis, pour répandre des nouvelles arrangées, et démoraliser les populations.
gazeur n. m. Fam. Celui qui sait gazer, qui voue ses expressions.
gazeuse [zeu-zé] n. f. Ouvrière qui. dans la dentelle d’Alençon, fait les remplissages des fleurs et des feuilles.
gazeux, euse [zeû. eu-ze] adj. Qui est de la nature du gaz : fluide gazeux. E'au ÿazeuse, celle qui contient du gaz carbonique dissous. N. 1. Limonade gazeuse.
GAZ'
GEI
gazier [zi-éj n. m. Employé d’une compagnie d'éclaii'age par le gaz.
gazier [li-é], ère adj. Qui se rapporte à l’éclairage par le gaz : l'industrie gazière.
gazier Izi-é], ère n. Ouvrier, ouvrière en gaze. Gazier ;Louis-4M(;Mslin-Léon), professeur et littérateur français, né et m. à Paris (18W;1922) ; auteur de travaux d’histoire littéi'aire et religieuse.
gazifère adj. Qui sert à la fabrication du gaz.
§azillon Ul mil.] n. m. Léger tissu de gaze.
aznévides. Ethnol. V. Ghaznévides.
gazochimie [mf] n. f. Partie de la chimie, qui traite des gaz.
gazochimique adj. Qui concerne la gazochimie.
gazofacteur [fak] n. m. Appareil propre à gazéifier la houille.
gazogène adj. (de gaz, et du gr. gennân, engendrer!. Foyer spécial ne brûlant qu’incomplètenient le combustible, et dans lequel on prépare les gaz
pour les fours à récupération de chaleur, où on les consume définitivement. Se dit de tout appareil qui sert à fabriquer de l'eau de Seltz artificielle. N. m. : un gazogène.
— Encycl. Un gazogène se compose de divers éléments : le générateur, dans lequel la combustion se fait incomplètement avec production doxyde de carbone et d’hydrogène carboné ; les carneaux à gaz, dirigeantles gaz du générateur au four, pour être brûlés ; le récuérateur de chaleur, ensemle de conduites où l'air qui alimente la combustion se chauffe ; les brCUeurs, orifices par où s'échappent les gaz destinés à chauffer le four, tout en se mélangeant avec l’air du récupérateur. Il Gazogène de Briet, existe divers types de gazogènes, tels que ceux de Siemens, de Radot, de Ponsard, etc. Us diffèrent par les dispositions des récupérateurs.
gazolène n. m. gazoléine ou gazoline
n. f. Ethers liquides de pétrole.
gazoline n. f. Npm donné dans le commerce à l'éther de pétrole, élément le plus volatil du pétrole brut.
gazolyte adj. (de gaz, et du gr. lutos, qui peut se-résoudre). Qui est susceptible de se résoudre en gaz ; des corps gazoUjtes.
gazomètre n. m. (de gaz, et du gr. metron, mesure). Grand appareil pour recevoir le gaz et lui donner, pendant la consommation, une pression régulière.
— Encycl. Un gazomètre est une vaste cloche en tôle et étanche ; sa partie inférieure plongedansdel’eau, que contient une grande cuve en maçonnerie. La cloche monte ou descend, guidée dans ses mouvements par une série de montants métalliques, entre lesquels elle glisse. Deux tuyaux Gazomètre,
articulés plongent
dans la cloche ; l’un y amène le gaz de l'usine, le second fait passer ce gaz dans les conduites de distribution.
gazométrie [tri] n. f. (de gazomètre). Art de mesurer les volumes des gaz.
gazométriquo adj. Qui appartient à la gazométrie.
gazon n. m. (anc. h. ail. waso). Herbe courte et menue : semer du gazon. La terre qui en est couverte : danser sur le gazon. Arg. Cheveux ; perruque.
— Encycl. On comprend sous cette appellation l’herbe des pelouses et des prairies tant quelle n’atteint qu'une faible hauteur. Les plantes les plus propres à former le gazon sont les graminées à feuillage fin (ray-grass, pâturins, agrostides, fleuves, fétuques, crételle), auxquelles on adjoint parfois du trèfle blanc. On sème (au printemps ou à l’automne) le gazon en faisant varier la proportion des graines de chaque sorte avec la nature du terrain ; on ensemence à plusieurs fois et l'on nivelle la surface de la terre, puis on la recouvre d’une couche de terreau ; on passe le rouleau, et l'on arrose en pluie fine. Dans la culture des jardins, pour obtenir rapidement un beau gazon, on procède d'une autre manière : on découpe des carrés dans un gazon bien venu, et on les dépose les uns à côtés des autres sur 1 endroit que 1 on veut gazonner ; on les tasse un peu, et un arrosage léger en assure la reprise rapide, gazonnage n. m. Syn. de gazonnement.
gazonnant [zo-nanl, e adj. Se dit des plantes qui forment un gazon. (On dit aussi gazonneux, euse [ed, eu-ze] : plantes gazonnantes ou gazonneuses.) gazonnée [zo-né] n. f. Terrain couvert de gazon, gazonnement [zo-ne-man] ou gazonnage fzo-raa-ye] n. m. Action de gazonner : le gazonnement précient l'entrainement des terres par les pluies.
gazonner [zo-né] v. a. Revêtir de gazon : gazonner un parterre.
gazonneux, euse adj. v. gazonnant.
gaZOSCOpe [zos-ko-pe] n. m. Appareil destiné à déceler la présence des gaz inflammables dans les mines. (Le gazoscope est constitué par deux tuyaux qui vibrent à l’unisson, quand l'air de la galerie est pur. Les tuyaux produisent des battements quand il y a trace de grisou ; l'un communique avec l'air extérieur, l’autre reçoit l’air de la galerie.)
gazouillant [zou, il mil., an], e adj. Qui gazouille, qui a l’habitude de gazouiller ; la troupe gazouillante des oiseaux.
gazouillement [zou, il mil., e-man] n. m. Petit bruit que font les oiseaux en chantant, les ruisseaux en coulant, etc. Au ftg., murmui-e doux : le gazouillement des enfants.
gazouiller [zou, il mil., é] v. n. Produire un gazouillement : oiseau qui gazouille. Se dit de l’eau qui produit un murmure, des enfants, des jeunes flUes qui parlent avec douceur. Arg. Puer. V. a. Dire en gazouillant : gazouiller un compliment.
gazouillis [zou, il mil., fj n. m. Léger gazouillement; murmure : le gazouillis des oiseaux.
Gaztamhide (Joaquin), compositeur espagnol, né à Tudela, m. à Madrid (1822-1870) ; auteur de nombreuses zarzuelâs (opérettes) : el Valle de Andorra, Catalina, Juramento, etc.
Gazza ladra [la] [la Pie voleuse], opéra italien en deux actes, paroles de Gherardini (trad. en franç. par Blaze), musique de Rossini (1817), pleine d’inspiration, et abondant en détails ingénieux. Y. Pie