V. GÉNOVÉFAINS
Geneviève de Brabant, héroïnç d’une vieille légende répandue dans l'Europe entière et qu on trouve racontée pour la première fois par Jacques de Voragine (xiii« s.). Siegfried, palatin de Trèv^es, dut quitter sa femme, fille du duc de Brabant, pour aller à la guerre. Il la confia à la garde de son intendant Golo. Celui-ci chercha vainement à la séduire. Il l'accusa d adultère, la fit condamner à mort par Siegfried, et chargea des sicaires d'exécuter la sentence . Ceux-ci eurent pitié de Geneviève et l’abandonnèrent avec son enfant dans une forêt, où elle vécut plusieurs années de fruits et de racines. Son enfant fut nourri du lait d’une biche, qu'elle avait apprivoisée. Un jour, Siegfried suivit cette biche à la chasse, retrouva sa femme, qui lui prouva son innocence et condamna Golo à être écartelé. La princesse, affaiblie par les privations, mourut peu après. Cette légende a donné naissance à une complainte très populaire. Le sujet tragique de Geneviève de Brabant, symbole de l'innocence injustement accusée et miraculeusement protégée, a inspiré plusieurs écrivains français et allemands.
Geneviève de Brabant, opérette burlesque, en 3 actes et 6 tableaux, paroles d'Hector Crémieux et Tréfeu, musique de J. Offenbach (1859). C'est une parodie grotesque de la légende de Geneviève de Brabant.
gene'V'Oise [»oi-ze] n. f. Sauce qui sert à accompagner le poisson d'eau douce.
— Encycl. Cuire de la farine à blanc dans une casserole, mouiller avec un peu du court-bouillon, dans lequel a cuit le poisson, et qui doit être au vin blanc ; faire réduire une demi-heure et, au moment de servir, lier copieusement avec des jaunes d’œufs et du beurre frais, saler, poivrer la sauce, puis la passer à l’étamine.
Genè vre (col du mont), col des Alpes Cottiennes, entre Briançon et Suse, entre les vallées de la Durance et de la Doire Ripaire ; 1.860 h. Annibal , César , Char- Obélisque du mont Genèvre. les 'VIII y ont passé.
Bonaparte fit construire une route carrossable (1802), et un obélisque rappelle l'ouverture de cette route.
genévrette ou geno'v'rette [vrè^te] n. f. Boisson fermentée obtenue avec des fruits sauvages et aromatisée avec du genièvre.
genévrier [vri-é] n. m.
Genre de conifères, comprenant des arbrisseaux à feuilles aromatiques : le genévrier habite l'Europe et lè nord de l'Asie.
— Encycl. Les genévriers { juniperus ') sont des arbres ou des arbustes à feuilles persistantes, des régions tempérées et froides de l'hémisphère boréal. Le genévrier ordinaire habite l'Europe ; son fruit globuleux, charnu, bleu noirâtre, à saveur sucrée et aromatique , est employé comme stimulant et diurétique. (V. GENIÈVRE.) L'oxycèdre (juniperus o.vycedrus) fournit l'huile de cade, gou- Genévrier : o, fleur mâle ; dron parasiticide employé i, fleur femelle.
en dermatologie. Le genévrier à l'encens fournit l'encens femelle ou en sorte.
genévrière n. f. Terrain couvert de genévriers. GengiS-k.han [jin-jiss], conquérant tatare. né dans la Tatarie, m. dans le ’Tankgout (1 154-1227 j, H conquit la Mongolie, la Chine, la Perse, ravageant tout sur son passage. Il fut le fondateur du premier empire mongol, auquel il donna une administration remarquable.
GEN
GËN
géni adj. (du gr. gemion, menton). Aiiat. Nom donné à quatre petits tubercules irréguliers que présente, sur la ligne médiane et à la partie inférieure, la face postérieure du maxillaire inférieur.
génial, e, aux adj. Qui a du génie ; poète génial. Qui marque le génie ; idée géniale.
génialement [man] adv. D'une manière géniale. (Peu us.)
génialité n. f. Qualité de ce qui est génial. Géniaux (Charles), littérateur français, né à Ville-Moissant (Morbihan) en 1873 ; auteur de romans ; la Pa<ision d'Armelle Louannais, la Famille Messal, Sozt.t les figuiers de Kabylie, etc., où s'affirment d'originales qualités d'analyse et de pittoresque.
geniculation [si-on] n. f. Courbure en forme de genou.
géniculé, e adj. (lat. geniculum, petit genoul. Se dit de tous les organes fléchis sur eux-mêmes et formant un angle ; tige géniculée.
géniCUliflore adj. (de géniculé, et du lat. fios, oris. fleur). Qui a des fleurs sessiles naissant dans l'angle des rameaux contigus.
génie [nî] n. m. (du lat. genius, démon favorable.. Esprit, bon ou mauvais, qui, dans l'opinion des Anciens, présidait à la vie de chacun : on jurait par son génie. Lutin, gnome, sylphe : les génies des eaux, des bois. Personne, chose exerçant une influence bonne ou mauvaise sur la destinée de quelqu'un : -l'ambition fut le mauvais génie de Guillaume II. Etre métaphorique présidant à quelque chose : le génie des arts, de la liberté. Représentation de cet être métaphorique : le génie de la Bastille. Talent, goût, penchant naturel pour une chose ; le génie des affaires, de l'intrigue. Le plus haut degré auquel puissent arriver les facultés humaines ; avoir du génie. Personne ainsi douée : les génies de la France. Caractère propre et distinct : le génie d'une race, d'une langue. Art de fortifier, d'attaquer et de défendre des places. Corps de troupes affecté à cet art : officier du génie. Génie maritime, art des constructions navales ; corps d'officiers chargé de la partie scientifique de ces constructions. Génie civil, art des constructions. Corps des ingénieurs. Génie rural, art des constructions rurales (embrassant à la fois la construction de tous les bâtiments ruraux, et les questions d'adduction et d’évacuation d'eaux, applications de l'électricité, etc.). Loc. adv. ; De génie, d inspiration ; vers faits de génie.
— Encycl. Art milit. Le corps du génie, constitué par la réunion, en une seule arme, à la date de 1759, des ingénieurs et des sapeurs, comprend un cadre d'officiers et d'officiers d'administration employés dans les commandements, directions et chefferies du génie. Outre les constructions militaires de toutes sortes (fortifications, défenses, bâtiments militaires, travaux d’art, etc.), le service des chemins de fer, des ponts de bateaux, de la télégraphie et de la colombophilie sont dans les attributions du génie.
Le corps des officiers se recrute par l’Ecole polytechnique ou au moyen de sous-offiolers admis à suivre les cours de l’Ecole d'application de Versailles.
Les officiers du génie maritime, ingénieurs des constructions navales, sont employés à Paris et dans les arsenaux en France et aux colonies. Ils se recrutent presque exclusivement par TEcole polytechnique et passent deux années à l'Ecole d’application du génie maritime à Paris.
— 'Mythol. Le génie, dans la mythologie romaine, estuuereprésentationderâme ou du principevital. Les génies semblent être ce qu’il y a de divin dans la vie et le développement d’un être, sans se confondre ni avec la créature ni avec la divinité proprement dite. On rendait un culte, à Rome, aux génies individuels et aux génies locaux. — Dans les traductions françaises des légendes orientales, on parle souvent de génies ; le mot désigne alors des divinités fantastiques, ou plutôt des êtres surnaturels qui obéissent ponctuellement au possesseur d’un talisman.
Génie des Arts (lé), belle sculpture de hautrelief. d’Antonin Mercié (guichets du Louvre), en face du pont des Saints-Pères. V. haut-relief.
Génie du christianisme (lé), ouvrage célèbre de Chateaubriand, qui a pour objet de démontrer que la religion chrétienne est « la plus poétique, la plus
favorable à la liberté, aux arts et aux lettres . ;
qu’il n’y a rien déplus divin que sa morale, rien de plus aimable, de plus pompeux que ses dogmes, sa doctrine et son culte ». Outre son action religieuse, cette œuvre a exercé une influence littéraire considérable (1802).
génien, en'ne [ni-in, ê-ne] adj. (du gr. geneion, menton). Anat. Qui appartient au menton, qui fait partie du menton ; apophyse génienne.
génieux {ni-eü'] n. m. Casserole en faïence ou en poterie, avec un fond concave et une longue queue.
genièvre n. m. (lat./uniperus). Nom vulgaire du genévrier. Sa graine. Liqueur alcoolique qu’on en fait.
— Encycl. Les fruits de genévrier (appelés communément baies ou grains de genièvre] sont employés en thérapeutique sous diverses formes, comme stimulants et diurétiques ; on les utilise dans la cuisine pour assaisonner certains gibiers, comme la grive, et donner du parfum à la choucroute. L’eau-de-vie dite genièvre est fabriquée dans le» régions du Nord ; elle est fournie par la distillation de certaines céréales (orçe, froment, maïs, seigle, avoine, sarrasin';. Autrefois, on mélangeait au moût des baies de genièvre, qui fermentaient et passaient à la chaudière avec la masse tout entière ; aujourd’hui, on saccharine du malt de blé et de seigle cuit en le touraillant fortement, ce qui développe par torréfaction un arôme spécial. La liqueur dite genièvre est un mélange d eau-de-vie de grains et de sirop de sucre.
genièvrerie[rf] n. f. Fabri ■lue de genièvre. GeniHé, comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 12 kil. de Loches, sur l'Indroie ; 2.100 h. Ch. de f, dép.
G^in (François), érudit français, né à Amiens, m. a Paris (1803-185G). On lui doit un très intéressant Lexique comparé de la langue de Molière et de» écrivains du xvii' siècle.
êièniOglOSSC adj. et n. m. (du gr. geneion, menton, et glossa, langue). Se dit du musclé le plus pos et le plus important de ceux qui constituent la langue et dont l’insertion antérieure se fait sur l’apophyse géni.
génio-liyoïdien adj. et n. m. Anat. Se dit d un muscle de la langue, qui soulève Tos hyoïde pendant la déglutition.
génio-pharyngien adj. et n. m. Se dit d’une partie du muscle du pharynx, qui s’étend du menton au pharynx,
génioplastie [plas-tï] n. f. (du gr. geneion, menton, et plastès, qui forme). Chir. Restauration du menton par Tautoplastie.
génipape n. m. Fruit du génipayer, à pulpe aigrelette, servant à préparer des boissons rafraîchissantes.
génipayer "Jpa-i-é] n. m. Genre de rubiacées,
— Encycl. Les génipâyers sont des arbres à fleurs bLmehes ou jaunâtres, dont le fruit (génipape) est une baie charnue comestible. On en connaît plusieurs espèces des régions chaudes du continent américain et de TInde.
génipi n. m. Bot. V. GÉNÉPI, génisse [ni-se] n. f. (lat, junix). Jeune vache qui n'a pas encore vêlé. Poétiq. Vache en général.
génisté [nïs-tê], e adj. (du lat. genita, genêt). Qui ressemble à un genêt.
génistéine [nis-té] n. f. Alcaloïde qui se trouve dans le genêt à balai.
génital, e, aux adj. (lat. genitalis, même sens). Relatif à la production sexuée des animaux : organes génitaux, parties génitales.
génitalité n. f. Propriété d’être engendré au moyen des organes génitaux.
géniteur n. et adj. m. (lat. genitor). Celui qui engendre.
génitif n. m. (lat. genitivus). Dans les langues' à flexion, eas qui sert particulièrement à désigner la dépendance et l'appartenance, ce qui est marqué en français par la préposition de : le livre de Pierre.
génito-erural, e, aux adj. Anat. Qui appartient aux parties génitales et à la cuisse.
génitoires n. m. pl. (lat. genitalia\ Testicules, organes essentiels de la génération dans les mâles.
génitorragie [to-ra-Jt] n. f. (de génital, et du gr. rhagê, rupture).' Hémorragie des organes génitaux de la femme.
génitorrhée 'to-ré] n. f. (de génital, et du gr. rhein, couler). Ecoulement blanchâtre des organes génitaux de la femme.
génito-spinal, e, aux adj. Qui concerne les organes génitaux et la moelle épinière.
génito-urinaire adj. Qui a rapport aux organes génitaux et urinaires ; organes génitourinaires.
géniture n. f. (lat. genitura; de genitus, engendré). Enfant, par rapport au père et à la mère. (Vx.)
genius loci, mots lat. signif. génie du lieu, dieu ou génie familier, génie protecteur d’un lieu.
Genlis [jan-liss], eh.-l. de c. (Côte-d'Or), arr. et à 17 kil. de Dijon ; 1.160 h.
Ch. de f. P.-L.-M. Distillerie. Beau château du.
xviiie siècle. — Le cant.
a 27 comm., et 8.030 h.
Genlis (M»® Stéphanie-Félicité DU Crest de Saint-Aubin, comtesse de), née à Champcéri. près d’Autun-, m. à Paris (174.6-1830). Institutrice des enfants du duc d'Oi-léans Philippe-Egalité, auteur d’o U V r a g e s estimés sur l’éducation ; Adèle et Théodore, les 'Veillées du château, les Lepms d'une gouvernante ; de romans : M a- M”® de Genlis.
demoiselle de Clermont, etc.
Ses Mémoires présentent un réel intérêt, bien qu'ils ne brillent ni par l'impartialité ni par la mode,sfie.
Genly, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons': 1.200 h.
Gennes, ch.-l. de o. (Maine-et-Loire), arr. et à 8 kil. de Saumur, près de la Loire ; 1.500 h. Ch. def. Et.
Gennes, comm. d'Ille-et-Vllaine, arr. et à 17 kil. de Vitré; 1.200 h.
Gennevilliers, comm. de la seine, arr. et à 4 kil. de Saint-Denis, dans la presqu'île homonyme qui sert de champ d'épandage pour les eaux des égouts de Paris; 11.600 h. Ch. de f. N. Cultures maraîclières. Produits chimiques. .
génooyte n, m. (du gr. genos. race, et Autos, cellule). Elément histologique, équivalant morphologiquement à un élément sexuel.
Syn. GAMÈTE.
génoise [noi-ze] ou génovine
n. f. Petit gâteau de dessert, fait avec des œufs, de la farine, du beurre, du sucre, du sel et des amandes.
Génolhac 'la/i], ch.-l. de c. iGard', arr. et à 37 kil. d'Alais, près de la Gardonnette ; 1.210 h. Ch. def. P.-L.-M. — Le cant. a 11 comm., et 10.440 h.
genope n. f. Amarrage servant àréunir entre eux deux cordages. Nom du cordage servant à genoper.
genoper (pêj V, a. Attacher ensemble Genope avecunegenope,enparlantdedeuxcordages, ^
genoplastie rjé-no-pla.s-tij n. f. (du gr. geneion. menton, et p'iassein. fabriquer). Chir. Restauration de la joue par autoplastie.
genou n. m. (lat. geniculum). Anat. Partie du corps où la jambe se joint à la cuisse. Empreinte qui déforme un pantalon à l’endroit desgenoux.
Chez le cheval, articulation des 06 carpiens et métacarpiens avec le radius. A genoux, les genoux ou un genou sur le sol. Fig. Etre aux genoux de quelqu'un, avoir pour lui un amour, un dévouement sans bornes. Fléchir le genou, s’humilier. Embrasser les
genoux de quelqu'un . le supplier. Méc. Partie articulée d'un
Genou (niécan.
instrument lui permettant de tourner. Mar. Pièce courbe, employée à unir la varangue avec l'allonge. Enveloppe de cuir dont certains ouvriers garnissent leur genou pour le garantir. Charnière mobile ser¬
vant à monter les instruments de mathématiques Bout de tuyau coudé et mobile. Fam. Crâne entièrement chauve. Avoir la tête comme un genou, être très chauve. Faire du genou, frôler secrètement la jambe d’une femme avec son genou. Couper comme un genou, ne pas couper du tout. Genou creux, homme sans courage, sans énergie.
— Encycl. Anat. Le genou est l'articulation de la cuisse avec la jambe ; on le divise en deux parties : l'une postérieure ou creux poplité, dans laquelle passent les vaisseaux et les nerfs ; l'autre antérieure ou région rotulienne. C’est une articulation qui permet la flexion et l’extension, mais non les mouvements de latéralité.
Le genou peut être le siège des diverses lésions traumatiques ou organiques dont sont atteintes les autres articulations. L’arthrite sèche et l’arthrite tuberculeuse (tumeur blanche) y sont surtout fréquentes.
Genoude (Antoine-Eugène Genoud, puis de , publiciste catholique français, né à Montélimar, m. aux îles d’Hyères (1792-1849) ; directeur de la Gazette de France. Il entra dans les ordres en 1835 ; traducteur de la Bible.
G6I10Uillia.C« Biogr. V. Goürdon.
genouillade \nou, U mil.] n. f. Génuflexion. (Vx.)
GeUOUillat, comm. de la Creuse, arr. et à 24 kil. de Boussac ; 1.830 h. Ch. de f. Or.
genouillé [nou, il mil., é], e adj. Anat. Corps genouillés, saillies olivaires de la partie postérieure de la couche optique céi'ébrale.
genouiller [nou, il, mil. é] n. m. Ornement des évêques, abbés, etc., dans l’Eglise d’Orient.
genouillère [nou, ll mil. J n. f. Partie de l’armure qui couvrait le genou. Partie des bottes qui
Genouillère de tuyau.
Genouillère de bitumier.
Genouillère de cheval.
recouvre le genou. Articulation de deux pièces mécaniques. Articulation d’un tuyau de gaz, permettant le déplacement du bec brûleur.
genouilleux, euse [nou, «mil., eû, eu-ze] adj. Bot. Se dit des plantes dont les racines ont des nœuds d’où partent des prolongements.
Gsnouilly, comm. du Cher, de Bourges ; 1.340 h. Vinaigrerie.
génovéfain [fin] n. m. (du lat.
Genovefa, Geneviève). Chanoine de Tordre de Sainte-Geneviève.
— Encycl. On appelait vulgairement génovéfains les chanoines réguliers de Sainte - Geneviève ou, comme on disait encore , de la Congrégation de France. Les génovéfains devinrent, vers le milieu du XVII* siècle, le corps le plus important de l’Université de Paris.
Leur bibliothèque était riche, surtout, en incunables ; c’est cette bibliothèque qui, confisquée en 1791, a été ensuite ouverte au public sous le nom de bibliothèque Sainte-Geneviève. — Il y avait aussi à Paris une congrégation de génovéfines ou filles de Sainte-Genevi'eve. Leur principal établissement, situé quai des Tournelles , subsista jusqu’à
genre [jan-re] n. m. (lat. genus'i. Collection d'êtres qui ont entre eux des ressemblances importantes et constantes ; le genre humain. Solde, e.spèce : genre de vie. En peinture, ce qui n’est ni portrait, ni paysage, ni marine, ni tableau d'histoire ; peintre de genre, tableau de genre. Partie de Tart oratoire tel que l'entendaient les Anciens : genre démonstratif, judiciaire. Mode, goût de bon aloi : robe dun bon genre. Bist. nat. Catégorie d’êtres, composée d'espèces qui elles-mêmes se décomposent immédiatement en variétés et en individus ; le loup est une espèce du genre chien. Gramni. Forme que reçoivent les mots pour indiquer le sexe : genre masculin, féminin, neutre. Musiq. Division dutétracorde considéré dans les intervalles des quatre sons qui le composaient, Dans son genre, dans le genre dont il fait partie, ou dans lequel on le considère. Faire, se donner du genre, avoir des manières aft'ectées. Avoir du genre, avoir de l’élégance, de la distinction. All. litt. : Tous les genres sont bons hors le genre ennuyeux, phrase de 'Voltaire, qui se trouve dans la prétace de Y Enfant prodigue.
— E.ncyol. Philos. Le genre est l’idée générale qu’on obtient en considérant ce que les différentes espèces ont de commun. A son tour, un genre donné peut devenir espèce par rapporta un genre supérieur. De genre en genre, on s'élève progressivement vers des notions de plus en plus générales, jusqu’à ce qu’on parvienne à l'idée la plus étendue, mais aussi la plus pauvre de toutes, à l’idée d’être en général, appelée par les anciens logiciens summum genus ou genre suprême.
— Bist. nat. Le genre est un groupe conventionnel qui n’est pas susceptible d’une définition absolue comme l’espèce. On doit chercher, pour les réunir dans un même genre, les espèces qui ont le plus possible de caractères communs, et qui ne différent que par des caractères secondaires. Tous les individus d’un genre portent un même nom (celui du genre) auquel vient s’ajouter celui de l’espèce particulière à laquelle .appartient chacun deux. Ex. : le genre feiis comprend ; felis leo, le lion ; felis tigris, le tigre; felis domestica, la chat domestique, etc.
— Littér. On est d’accord aujourd'hui pour admettre, la séparation des genres littéraires, mais on aurait tort de les considérer comme des compartiments absolument distincts ou des formes entièrement immuables. En réalité, il y a entre les genres des pénétrations et des échanges, et ils sont susceptibles
arr. et à 42 kil.
Gènovéiain.
la Révolution.