GÉNIE
ir-mineur (1758) ; 3. Ôfflciers et soldat (1786, 1789) : L Ingénieurs-géographes (1 .80, 1800, 1811) ; o. J’apeui- 1804) : 8. Sapeurs, grande tenue, tenue de tranchée et de sape (1806); 9. Officier supérieur (1806); 10. Fon- ■ 12 Sous-officier (1816) ; 13. Soldats (1820-1840) : 14. Elève de l'Ecole de Metz (1835) ; 15. Soldats, tenue de Soldat et olflcier de la Garde (1865) ; 18. Soldat et officier (1865) ; 19. Soldat de la Garde, tenue de sortie ontonnièr (1875) ; 23. Soldat, tenue de campagne et grande tenue (1880) ; 24. Soldat, grande tenue (1910).
GEN
GËO
de se transformer. La thèse de Brunetière sur l'évolution des genres pèche par un excès de rigueur. Les principaux genres sont : le genre lyrique. le genre épique, le genre dramatique, le genre didactique, le genre qihilosophique, le genre oratoire, le genre historique, le genre romanesque.
genreux, euse [reû. eu-ze] adj. et n. Fam. Se dit d'un poseur, d’une personne qui fait du genre. Se dit aussi des choses.
Genro n. m. pl. (en Japon, les Vétérans). Conseil d'anciens qui assistent le mikado.
gens \jan. L's se fait sentir devant une voyelle] n. pl. (anc. pl. de gent ; lat. gens. — V. pour le genre gramm. la note ci-dessous.) Personnes en général : les gens de bien. Soldat, domestique au service de quelqu'un : appeler, satiner ses gens. Domestiques : gens de maison. Gens de sac et de corde, dignes des plus grands châtiments, capables de tout. Gens du monde, personnes riches qui mènent une vie élégante. Petites gens, gens de peu, gens de rien, autref., roturiers; aujourd. personnes sans considération ou sans position dans la société. Bonnes gens, personnes simples et douces. Gens d'épée, nobles, soldats. Gens d'église, prêtres, moines, etc. Gens de mer, marins. Gens de robe, magisirats, avocats. Gens de lettres, écrivains. Ceux du même parti ;9ios gens donnèrent V assaut. tétuHons: droit des gens. Se moquer des gens, avancer des- •choses insoutenables, agir comme si l'on tournait les autres en dérision. Droit des gens ou droit des nations (jus gentium), nom primitivement donné au droit international.
— Escycl. Gramm. Gens veut au masculin les adjectifs qui le précèdent, ainsi que ceux qui le suivent ■. tous les gens vertueux sont heureux. ■Cependant, si un adjectif est placé immédiatement avant gens, cet adjectif et tous ceux pui peuvent le précéder se mettent au féminin : voilà de bonnes gens; toutes les vieilles gens, à moins que l'adjectif qui précède immédiatement gens ne soit terminé au masculin par un e muet. Alors, on rentre •dans la règle générale : tous les braves gens ; les vrais honnêtes gens.
Gens de lettres [Société des), association fondée •en 1838 par L. Desnoyers, et dont le but principal est de protéger, la propriété littéraire, notamment en percevant des droits de reproduction. Ses membres titulaires remplissant certaines conditions d'âge et de présence ont droit à une pension' de retx’aite.
gens \jinss] n. f. (mot lat.). Famille romaine, issue d'une souche commune ; la gens Fabia.
— Exoycl. Hist. rom. Les membres de la gens (groupe formé de familles se rattachant à un ancêtre commun d'origine ingénue), avaient un culte commun et sacrifiaient aux mânes de leurs ancêtres. Ils étaient tenus, les uns envers les autres, Je devoirs étroits de solidarité : poursuivre de concert le meurtrier de l’un d'eux, racheter ceux qui avaient été faits prisonniers, etc. Les terres mêmes, primitivement, étaient la propriété collective de la gens.
Cette communauté d'intérêts et d'actions entre les membres de la gens les obligeait à avoir un conseil commun, dont les décisions étaient obligatoires pour tous ; mais, à l'époque historique, la gens, qui n’avait plus de chef unique, tomba en décadence ; au II® siècle de notre ère, il n’existait plus que des familles indépendantes.
Gensac, comm. de la Gironde, arr. et à 28 kil. de Libourne; 1.220 h. Vignobles. Restes d'un château et de remparts du XV® siècle.
Gens an, v. et port de Curée, dans la partie orientale et septentrionale de la péninsule ; 20.000 h.
Genséric [jin-sé-rik], roi des Vandales. Il conquit l’Afrique romaine, qu'il ravagea et où il fonda un vaste empire de 428 à -477. Il s’empara de Rome en 455, malgré les supplications du pape saint Léon, et la livra au pillage.
Gensonné [jin] (Armand), conventionnel girondin, né à Bordeaux, m. sur l’échafaud à Paris (1758-1793). Président de la Convention en 1793.
gent [jan] n. f. (lat. gens, gentis). Nation, race. La gent marécageuse, les grenouilles. La gent moutonnière. les moutons ; au fig., les imitateurs.
gent Ijan], e adj. (du lat. genitus, né, bien né). Joli, gentil. (Vx.)
Gentbrugge, ville de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Gand), sur l’Escaut ; 12.000 h.
gentbite \jin] n. f. IlydrosiUcate naturel de nickel et de magnésium.
gentiane [jan-si-a-ne] n. f. lat. gentiana). Genre de gentianacées, comprenant des herbes des régions tempérées et montueuses de l'hémisphère boréal: la grande gentiane à fleurs jaunes est un amer franc, donc on emploie la racine comme apéritif et tonique.
gexitiailé6S [jan-si~a-né] n. f. pl.
Bot. Famille de dicotylédones gamopétales superovariées, qui a la gentiane pour type. S. une gentianée.
£6ntid,liiiX6 [/an-si] n. f. Matière 'Colorante bleue, résultant d'une action oxydante sur un mélange d’amines aromatiques et d’hydrogène sulfuré.
gcntiRHOSC n. m. Sucre
extrait de la gentiane jaune.
g^entil Uan~ti ; l mil. devant une voyelle], ille \ll mil., e] adj. (du lat. gentilis, de famille distinguée). Noble. (Vx.) Auj. Joli, mignon, gracieux. Substantiv. : faire le gentil, la entille, affecter des manières agréales. Ant. Disgracieux, laid, vilain, gentil ÿan-li] n. m. (lat. gentilis, de gens). Poulies Hébreux, étranger. Pour les chrétiens, païen. Apôtre des gentils, saint Paul.
Gentiane.
Gensonné.
Gentil (Emile), explorateur et administrateu colonial français, né à Volmunster (Moselle), m. à Bordeaux H86G-191i). Il s'est distingué dans l'Afrique centrale et au Congo,
Gentil-Bernard [jan]
( Pierre- Auguste Bernard, dit), poète français, né à Grenoble, m. à Choisy-le-Roy (1708-1775), auteur gracieux et léger de l'Art d'aimer et du livret de l’opéra Caslor et Pollux.
gentilé [jan] n. m.
Nom des habitants d’un pays, d'une ville : Français est le gentilé de France. (Vx.)
gentil h O m maille
[jan-ti, l mil., o-ma, U mil., e] n. f. Par dénigr., ramassis de gentilshommes.
gentilbomme [jan-ti, l mil., o-me] n. m. Homme noble de race ; un homme anobli n'était pas gentilhomme, mais ses fds naissaient gentilshommes ■
Vivre en gentilhomme, sans rien faire. Gentilhomme à lièvre, gentilhomme campagnard et peu riche. Gentilhomme de la chambre, qui servait le roi quand il mangeait dans sa chambre. Pl.
des gentilshommes [pron.
jan-ti-zo-me],
— Encycl. Les feudistes et les jurisconsultes distinguaient plusieurs sortes do gentilshommes ; le gentilliomme de parage, de haut Gentil-Bernard. parage, de bas parage, le
gentilhomme de ligne ou de sang , le gentilhomme de quatre lignes, le gentilhomme, de quatre races et d'extraction, le gentilhomme de nom et d'armes. Sous l’ancienne monarchie, on employait aussi le mot gentilhomme pour désigner des nobles attachés à la personne des princes. C’est ainsi qu’il y avait des gentilshommes servants, qui avaient pour fonction de servir le roi h table : des gentilshommes de la garde, qui précédaient le roi dans les grandes cérémonies ; des gentilshommes ordinaires du roi, chargés do porter les ordres du roi aux états généraux, aux parlements, etc. On apjjelait gentilshommes verriers les nobles qui exerçaient le métier de verrier : ils le pouvaient sans déroger.
L’insigne héraldique des gentilshommes est un casque taré de profil, et surmonté d'un tortil or et argent. Le heaume est d'argent bruni à cinq barreaux pour les anciens geniilshommes ; d'acier poli, la visière relevée et laissant voir trois barreaux poulies gentilshommes nouvellement anoblis. V. heaume.
Gentilshommes de Vérone [les Deux), comédie en cinq actes de Shakspeare. Silvia, fille du duc de Milan, aime Valentin, gentilhomme de Vérone. Protée, ami de Valentin, le trahit, et poursuit la jeune fille de ses assiduités. Elle s’enfuit, et retrouve Valentin, devenu chef de brigands, qui pardonne à Pi-otée, le rend à sa fiancée Julia, et épouse Silvia. Œuvre de jeunesse, d’un lyrisme joyeux et coloré (vers 1592).
gentiUlOniIUea.U n. m. Syn. de GENTILLÂTRE. gentilhommer [jan-tl, l mll., o-mé] v. n. Fam. Faire le gentilhomme.
gentilhommerie \ jan-ti, l mil., o-me rî] n.f. Fam. Qualité de gentilhomme. Les gentislhoniines d'un pays.
gentilhommesque [jan-ti, i mii,, o-mès-ké\ adj. Qui appartient aux gentilshommes.
gentilhommière \jan-ti, l mil., o-mi-ère] adj. Propre aux gentilshommes : bravoure gentilhommière. {Vx..) N. f. Maison de petit gentilhomme, à la campagne.
gentiliee \jin] adj. et n. (lat. geniilitius). Qui appartient à la gens, à une gens romaine. N. m. Nom commun aux membres d'une gens romaine : Tullius était le gentiliee de Cicéron.
gentilisme {jan-ti-lis-me] n. m. Religion des gentils, paganisme.
gentilité [jan] n. f. (de gentil n. m.) Ensemble des nations païennes.
gentillàtre [jan-ti, il mil,] n m. Fam. Gentilhomme pauvre, ou de petite noblesse.
gentillefemme [jan-tl, il mil., e-fa-me] n. f. Femme d'un gentilhomme. (On écrit aussi gentilfemme.)
gentillesse [jan-ti, il mil., è-se] n. f. Caractère de ce qui est gentil. Saillie açréable, spirituelle ; cet enfant nous a dit mille gentillesses.
gentilletj ette [jan-ti, il mil., è, è-te] adj. (dim. de gentil). Assez "gentil. Fam. Petit et gentil.
Gentilly \jan-ii, il mil., ij, comm. du dép. de la Seine, près de Paris, ai-r. et à B kil. de Sceaux, sur la Bièvre ; 8.420 h. [Gentilliens). Ch. de f. Oi-l. Tanneries. Saint Eloi y bâtit un monastère. Il s'y est tenu, en 767, en présence du roi Pépin le Bref, un concile.
gentiment [jan-ti-man\ adv. D une manière geniille, convenable ; causer, être mis gentiment.
gentiopicrine [yan-si] n. f. Glucoside constituant le principe amer de la gentiane.
Gentloux [j an-si-ou], ch.-l. de c. (Creuse), arr. et à 32 kil. d’Aubusson, sur le plateau de Gentioux ; 1.250 h. — Le cant. a 8 comm., et 7.120 h.
gentisine [jan-ti-zi-ne] n. f. Colorant jaune qui se trouve dans la racine de gentiane.
gOUtleman [djhn'-tle-man'] n. 'm. fm. angl.). Homme bien élevé, de bonne compagnie ; galant homme. Pl. des gentlemen.
gentleinail-fariïlBr [djèn'-tle-man'-fâr-meur] n. m. (expr. angl.). Gentilhomme fermier.
gentleman-rider [djén'- tle-man' -raï-dér\ n. m. (expr. angl.). Jockey amateur, qui monte un cheval dans les courses. 1*1. des gentlernen-rider.
gentry [djèn’-fn'] n. f. (m. angl.). Classe bourgeoise, en Angleterre (par opposition à nobility.
E. üeiiiil.
noblesse, et à peopîe, peuple). Par ext. Les gens comme il faut.
GentZ (Frédéric de), publiciste et diplomate prussien, ennemi acharné de la France, né à Breslau, m. à Weinhaus (1764-1832i. Il fut un des principaiix rédacteurs des congrès de Vienne, de Laibaeh et de Vérone. Sa correspondance avec les hospodars de Valachie a été inspirée par Metternich.
génuflecteur, trice [flèk' n. et adj. Qui fait des génuflexions. Fig. Adulateui- servile.
génuflexion [flèk-si-on\ n. f. Idu lat. genu, genou, et flectere, fléchir). Action de fléchir le genou. Fig. Flatterie, obséquiosité.
génuine adj. (lat. genuinus). Didact. Exact, véridique : traduction génuine.
génuinité ou quelquef. par erreur génuité n. f. Qualité de ce qui est génuine.
genus irritabile vatum, mots lat. signif. : la race irritable des poètes. Expression d'Horace (Epîtres, II, 2, 102), qui sert à caractériser l'extrême susceptibilité des poètes et des gens de lettres.
génu-pectoral, e, aux adj. Se dit de la position dans laquelle un malade, en vue d’un examen médical, se place de façon à reposer sur les genoux et sur la poitrine.
genu valgum [jé, ghom'] n. m. (m. lat.). Méd. Genou cagneux.
Genval, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles), sur la Lasne, affl. de la Dyle ; 1.800 h. Tissus.
géo (du gr. gê, terre), préfixe indiquant que l'idée de terre figure dans le mot composé.
géo-anticlinal, e, aux adj. Syn. de anticlinal.
géo-taatracien n. m. Batracien privé de queue, vivant sur terre.
géobiologie [jî] n. f. (de géo, du gr. bios, vie, et logos, discours). Science qui s'occupe des rapports de l'évolution cosmique géologique de la planète avec les conditions d’origine, de composition physicochimique et d'évolution de la matière vivante et des organismes qu’elle constitue.
géoblaste [jjlas-te\ adj. (de géo, et du gr. blastès, qui bourgeonne). Bot. Dont les cotylédons ne sortent pas de terre pendant la germination, géocentrique [san] adj. (de géo, et centrique). Astr. Qui est rapporté au centre de la terre : coordonnées géocentriques.
géOChimiC n, f. (de géo, et de chimie). Ensemble des études chimiques qui se rapportent à Técorce terrestre.
géochliniquc adj. Relatif à la géocliimie. géoclase n. f. (de géo, et du gr. klasis, cassure). Géol. Cassure de l’écorce terrestre.
géocorises [ri-ze] n. f. pl. Groupe d’insectes hémiptères hétéroptères, comprenant les punaises terrestres, par opposition aux punaises aquatiques (hydrocorises). S. une géocorise.
géocratique adj. (de géo, et du gr. hratos, force). Terme par lequel on distingue les déplacements des rivages, lorsqu’ils se produisent de manière à accroître le domaine de la terre ferme.
géocyclique adj. (de géo, et du gr. kuhlos, cercle). Astr. Se dit d'une machine qui figure le mouvement annuel de la terre autour du soleil et explique les saisons et l’inégalité des climats.
géode n. f. (du gr. geôdès, terreux). Masse minérale creuse, sphérique, tapissée intérieurement de cristaux.
géodésie [zf] n. f. (de géo, et du gr. daiein, diviser). Science qui a pour but de mesurer la surface ou une partie de la surface de la terre, ou quelque distance prise sur cette surface : les frères Cassini furent les fondateurs de la géodésie française.
— Encyol. La géodésie est une science" qui a pris naissance en France, et s’y est puissamment développée aux xvii® et xviii® siècles; la première mesure rigoureuse d’un arc du méridien fut faite par Picard en 1669 ; un peu plus tard, en 1736, deux missions françaises répétèrent ces mesures au Pérou et en Laponie, puis ce fut l’établissement des cartes paile procédé de triangulation, la mesure par Lacaille et Cassini de Thury de l’arc de méridien compris entre Dunkerque et Perpignan, la continuation de ces travaux entre Perpignan et Barcelone par Delambre et Méchain. et, un peu plus tard, entre Barcelone et les Baléares par Biot et Arago. Après 1830, la géodésie fut, pour ainsi dire, délaissée en France pendant quelque temps ; toutefois, la triangulation de l'Algérie avait été commencée en 1860. Sous l’impulsion du Bureau des longitudes et de l'Académie des sciences, Périer fut chargé en 1870 de la révision de la méridienne de Paris. Les instruments et les méthodes qui avaient servi aux mesures anciennes furent réformés ; le Dépôt de la guerre, qui devint plus tard le Service géographique de P Armée, constitua bientôt ufi organisme de pi-emier ordre. Tout l'outillage fut renouvelé et les nouvelles mesures effectuées avec les meilleures garanties possibles. Les opérations, commencées en 1870, ne furent terminées qu’en 1884, et l’on effectua la liaison de notre triangulation avec celle de l'Angleterre et de l'Espagne. En 1879, on avait résolu le problème de la jonction géodésique et astronomique du réseau espagnol avec l’Algérie ; puis, on mesura l’arc de méridien d’Alger à Laghouat. Le Service géographique de TArmée, qui groupe aujourd'hui des savants réputés, secondés par des auxiliaires remarquables, entreprit de nombreux travaux qui lui furent confiés par l’Association géodésique internationale : il a effectué, entre autres, des mesures de longitude, de façon à fixer exactement la position des observatoires étrangers par rapport à celui de Paris et aussi la nouvelle mesure de Tare méridien de Quito, à travers l'Equateur et le Pérou. Ce dernier travail, commencé au début du XX® siècle, revenait de droit à la France, puisque c'était eUe qui, au xviii® siècle, avait envoyé au Pérou Bouguer, La Condamine et Godin pour y mesurer l'arc équatorial. 0
géodésien [zi-m] n. m. Savant en géodésie, géodésigraphe [dé-zi] n. m. (de géodésie, et du gr. graphem, écrire). Instrument d'arpentage qui se manoeuvre comme le graphomotre.
géodésimétrie [zi-mé-trî. n. f. fde géodésie, et du gr. metron, mesure). Arpentage d’après les méthodes géodésiques.
GÉO
GEO
géodésique [zi-ke] adj. Qui a rapport à la géodésie ; operation géndésiijue.
— En'Cycl. Association géodésique internationale. Fondée en 18C2 par l'Allemand Baeyer sons le nom de : Association pour la mesure des degrés de l'Eurcpe centrale, elle fut d'abord une dépendance de l'Institut géodésique prussien. Ce ne fut qu'en 1887 qu elle devint réellement internationale et prit le nom qu'elle porte aujourd'hui. Elle groupe plus de vingt Etats.
géodésiq'Uement [zi-ke-man] adv. D'après les règles de la géodésie ; par la géodésie.
géodésiste [zü-te] n. Personne qui s'occupe de géodésie.
géodique adj. Qui a la forme d'une géode, géodynamique adj. Qui a rapport aux modifications de la terre sous l'influence d'agents extérieurs et intérieurs.
Geoffrin ijo-frin] (Marie-Thérèse Rodet, M""), femme célèbre par son esprit, née et m. à Paris (1699 1777). Elle était fille d'un valet de chambre de la Dauphine et femme d'un riche et très ignorant bourgeois. Dépourvue d'instruction ellemême, mais spirituelle et intelligenie, elle tint, dans la rue Saint-Honoré, un salon très fréquenté, où elle réunissait alternativement les artistes, les gens do lettres et les personnes de l'aristocratie.
Geoffroi Grîsegonelle, duc d'Anjou de 958 h 987 ; — Geoffroi II, Martel, comte d'Anjou de 1040 à 1060 ; — Geoffroi III, le Barbu, comte d'Anjou de 1060 à 1068 ; — Geoffroi I^V, Plantagenrt, duc d’Anjou de 1129 à 1151 et duc de Normandie en 1144; il épousa Mathilde, fille de Henri l'i d’Angleterre, et fut le père de Henri II d’Angleterre, le premier de la dynastie des Planlagenets.
Geoffroi I"', duo de Bretagne de 992 h 1008 ; — Geoffroi II, duo de Bretagne de 1171 à 1186.
Geoffroi OU Geoffroy (saint), évêque d'Amiens en 1104, m. en 1115. (On écrit aussi Godefroy.) Fête le 8 novembre.
Geoffroi de Monmouth, historien gallois, né vers 1100, m. en 1154, évêque de Saint-Asaph ; a écrit, d’après les légendes celtiques, une Historia reyum Britanniæ , où ont puisé les auteurs des romans chevaleresques du cycle d’Arthur.
Geoffroy (Etienne- François), médecin et chimiste français, né et m. à Paris (1672-1731 ); auteur d'un précieux Tractatus de materia medica.
Geoffroy ( Estienne - Louis), zoologiste français, néàParis,m.prèsdeSoissons (1725-1810). Membre de l’Académie des sciences(1798).
Geoffroy (juiien- Louis), critique français, né à Rennes, m. à Paris (1743-1814) ; critique théâtral du Journal des Débats de 1806 à 1814 ; auteur d'un célèbre Cours de littérature dramatique ; esprit cultivé et droit, non sans lourdeur, violemment hostile à l'œuvre de 'foltaire.
Geoffroy (Jean-Marie- Michel ) , acteur français, né et m. à Paris (1813-1883) ; une des illustrations du Gymnase, et surtout du Palais-Royal.
Geoffroy (Jean), peintre français, né à Marennes en 1853 ; a représenté les souffrances des humbles ; les Infortunés, le Jour de la visite à l'hôpital, etc. J.-M.-M. Geoffroy.
Geoffroy Saint-
Hilaire (Etienne), illustre naturaliste français, né à Etampes, m. à Paris (1772-1844). Nommé à 21 ans professeur de zoologie au Muséum, il y ouvrit le premier cours professé en France sur cette science.
Il créa la ménagerie du Jardin des plantes, enrichit les collections par voie d'échanges avec l'étranger et fit partie de la commission scientifique qui accompagna Bonaparte en Egypte. Ses nombreux travail* se rattachent tous à une même idée : l'unité de composition organique, conception qui le conduisit à découvrir un véritable système dentaire chez les oiseaux, à signaler les analogies entre les squelettes de tous les vertébrés, à considérer la tête comme formée d’un ensemble de vertèbres. Il créa enfin l'embryologie, et sut retrouver dans les formes bizarres des monstres les parties constituantes des êtres normaux. Membre (1807), puis président 1833) de l’Académie des sciences.
— Son frère, Marc-Antoine Geoffroy-Châtexu, né à Etampes, m. à Augsbourg (1774-1806). se distingua en Egypte et à Austerlitz. — Isidore, fils d’Fhienne, né et m. à Paris, a continué ses travayix et son enseignement (1805-1861;. Membre (1833), puis président (1856; de litcadémie des sciences.
géoffène adj. (de géo, et du gr. genos, naissance'. Qui croit sur la terre.
géogénie [ni] n. f. de géo, et du gr. grnesis, origine). Hypothèse sur la formation du globe terrestre.
Et. Geoffroy S'-Hilaire.
J.-L. Geoffroy.
Géoglosse velue.
géogénique adj. Qui a rapport à la géogénie: théorie géogénique.
géoglosse n. f. Genre de champignons discomycètes, ayant une fructification en forme de massue à long pied.
géognosie [nhno-zt\ n. f. (de géo, et du gr. gnôsis, connaissance).
Science qui traite des diverses roches composant le globe terrestre.
géognoste [ghnos-te] n. m. Spécialiste en géognosie.
géognostique [ghnos-ti-ke] adj.
Qui se rapporte à la géognosie. (On dit
aussi GÉOGNOSIQUE.)
géogonie n. f. v. oéogénie.
géogonique adj. v. géogénique.
géographe n. m. Qui sait la géographie, qui l'enseigne, qui dresse des cartes géographiques. Adjectiv. :
ingénieur géographe.
géographie [fC\ n. f. (de géo, et du gr, graphein, décrire). Description de la terre sous le rapport du sol, du climat, etc.{yéographie physique); des productions du sol (géographie économique) ; sous celui des races, des langues, des limites des peuples, des institutions (géographie politique; ; par rapport à l'histoire (géographie historique) ; relativement à la figure du globe, au rang qu il occupe dans le système planétaire, etc. (géographie mathématique). Ouvrage qui traite d'un sujet géographique : la Géographie de Strabon.
— Encycl. La géographie est proprement la science présente de la terre, par opposition à la géologie, qui est la science du passé de la planète. Elle se propose essentiellement l'étude des aspects de la, vie à la surface du globe, et particulièrement des i-apports entre le sol et l’homme.
La composition et la disposition du sol, qui sont l'objet de la géographie physique, ne déterminent pas seules la répartition de la vie et des ressources sur le globe. Les considérations climatologiques, botaniques, zoologiques ne doivent pas être non plus négligées par le géographe, non plus que l'action de l'homme même sur le milieu où il vit. C’est de la combinaison de tous ces éléments multiples et divers, de leur modification les uns par les autres, que résulte la caractéristique d’une contrée, et c'est l'art du géographe, comme le propre même de la géographie, de démêler dans l'étude qu’il fait de chaque pays l'importance relative des divers phénomènes. V. géologie.
Géographie de Strabon, grand ouvrage historique, descriptif et statistique, sur le monde ancien, particulièrement sur le monde méditerranéen (l'r sapr. J.-C.).
Géographie de Ptolémée. C'est l’œuvre de géographie mathématique la plus importante que nous âyens conservée de l'antiquité.
Géographie de Karl Ritter (1822-1859), ouvrage fondamental, où a été pour la première fois marquée, dans un vaste tableau d’ensemble, la connexion intime qui existe entre les deux ordres de faits physiques et humains.
Géographie universelle, par Elisée Reclus (1875-1891). Véritable monument i-éographique ; l'auteur é'tudie à la fois la constitution du sol, ses productions et les mœurs des habitants de chaque pays.
géographier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Décrire au point de vue géographique. Représenter sur une carte géographique.
géogrraphique adj. Qui appartient à la géographie, la concerne : vue géographique ; termes, expressions géographi ques.
— Encycl. Service géographique de l'armée. Le Service géographique de 1 armée, créé en 1877 pour remplacer le Dépôt de la Guerre, a pour objet la révision permanente de la carte de France, la publication et la mise en vente de cartes destinées à l'armée et au public, la confection des plans-reliefs employés pour l'instruction dans les écoles militaires, etc. A sa tète est un officier général ou un colonel, placé lui-même, comme sous-chef, sous les ordres du chef d'état major général.
géograpMquement [Ae-»ui)i] adv. Par la géographie. D’une manière géographique.
géohydrOgraph.e n. m. Celui qui s'occupe de géohydrographie.
géoiiydrograpllie [/'f] n. f. du gr. jé. terre. hudôr, eau. et graphein. décrire). Description de la terre et des eaux terrestres.
géohydrographique [/î-AeJ adj Qui se rapporte à la géohydrographie.
géoïde n. m. (du gr. gè, terre," et eidos, forme). Surface de niveau du globe terrestre, correspondant au niveau moyen des mers : le géoïde est voisin de l' ellipsoïde terrestre.
Geok-Tépé ou Gheuk-Tépé, v. du Xurkestan, au pied du Kopet-Dagh ; 30.000 h. Prise par Skobeleff en 1881.
geôlage [jô] n. m. Droit qu'on payait au geôlier, à l’entrée et à la sortie de chaque prisonnier. C^’x.)
geôle [jô-le] n. f. (lat. pop. caveola ; de cavea, cage). Prison. Demeure du geôlier.
geôlier Uô-li-éé\ n. m. Concierge, surveillant d’une prison. Fig. Personne qui surveille la conduite d’une autre.
geôlière [/d] n. f. Femme du geôlier, géologie [y£] n. f. de géo, et du gr. logos, discours). Science qui a pour objet l’étude des matériaux composant le globe, de leur nature, de leur situation et des causes qui ont déterminé cette situation : Ch. Lyell a renouvelé la géologie.
— Encycl. Géol. La géologie poursuit un double but : l'étude de la structure actuelle de l’écorce du globe, et la recherche des causes qui ont présidé à sa formation et à son évolution à travers les âges.
C'est à la lumière des phénomènes actuels que l’on doit reconstituer le mécanisme des phénomènes du passé. Les phénomènes actuels nous révèlent ^importance, pour l’établissement du modelé terrestre, des agents météoriques d'érosion, particulièrement de l'eau, qui, à l'état solide ou liquide, se précipite des hauteurs de l'atmosphère sous l'orme de jiluie, de glace ou de neige. (V. érosion.) Après l’eau, le vent est le plus actif des agents de transport et de dépôt. (V. dunes.)
Les organismes jouent eux-mêmes un rôle des plus considérables ; certains dépôts, et des plus impoi’tants, tels que la craie, sont dus à l'accumulation des débris d'êtres microscopiques ; d'autres sont dus à l'agglomération d’êtres plus élevés, comme les coraux, ou de végétaux, comme la houille.
Dans le domaine de la dynamique interne, la contraction de l'écorce terrestre donne naissance à des plissements montagneux (v. montagne), et les dislocations du sol livrent place sur certains points à des émissions volcaniques. (V. volcans.) D'une façon générale, les influences tectoniques ou internes tendent à donner à l'écorce un relief plus tourmenté ; les influences subaériennes, au eontraire. tendent à la niveler.
Le rôle du géologue consiste, étant donné la variété des couches qui se succèdent des profondeurs à la surface du sol, à reconnaître pour chacune ; 1“ sa nature (il y parvient par l'analyse chimique) ; 2“ son âge, qu’indiquent nettement les fossiles quelle renferme (v. paléontologie) ; 3» son mode de formation, igné ou sédimentaire, et dans l'explication duquel il doit, comme il a été dit, recourir à la lumière des phénomènes actuels.
L’ensemble des terrains ou série géologique, représentant des âges successifs, a dû être divisé. 11 en est résulté des classifications évidemment un peu arbitraires, mais dans lesquelles on peut tenir pour établie, au-dessus des terrains archéens et ignés, la subdivision de la série sédimentaire en grandes ires primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire, partagées à leur tour en systèmes et en étages. Nous avons indiqué, dans le tableau ci-joint (v. p. 992 , pour chacune des ères et pour chaque système, les formations françaises les plus caractéristiques ou les plus connues. (V. le tableau, p. 992.)
géologique \ji-ke] adj. Qui a rapport à la géologie : formations géologiques.
géologiquement [Ae-man] adv. Au point de vue de la géologie, d'après ses règles.
géologue [lo-ghe] n. m. Savant en géologie ; Elie de Beaumont fut un géologue de grande valeur.
géomagnétifère n. m. (de géo, du gr. 1)1(1gn%, aimant, et du lat. ferre, porter). Sorte de paratonnerre ayant pour objet de capter l’électricité atmosphérique pour la faire agir sur la végétation.