h. (Géromois). Ch. de f. E
Station estivale très fréquentée.
Fabrication de fromage dit géromé, toiles, linge de table, boissellerie, papier, feuti-e. A TE. de Gérardmer se trouvent les lacs de Retournemer et de Longemer. formés par la Vülogne. — Le oant. a 2 comm., et 11.000 h,
gerbage [jèr] n. m. Action de gerber.
Baron Gérard.
M*' Gérard.
Jules Gérard.
Gérard de h’erval.
GEO
Saint Georges, d’après Frémiet.
George (Henri), publiciste américain, né à Philadelphie. m. à New-York (1839-1899) ; auteur de Progrès et pauvreté, adversaire de la propriété foncière individuelle et du protectionnisme.
George (David Lloyd), homme d’Etat anglais,
<1 origine galloise, né à Manchester en 1863. Orateur ardent et humoristique il devint le chef du parti radical. Premier ministre (du 11 déc. 1916 au 20 oct.
1922), il donna une vive impulsion à la conduite de la guerre. Dans toutes les négociations de la paix, il
r.'Srteï”ü““”i
(saint), prince de Cappa-
doœ martyrisé sous Dioclétion en. 303 ; honoré sur- -tout’ en Angleterre, qui le prit pour patron en l'an 800, et en Russie. Patron des soldats.
Son triomphe sur le Dragon est un symbole de sa victoire sur le paganisme. Fête le 23 avril. — Un tableau de Raphaël (Louvre) repré sente Saint Georges vainqueur du Dragon ; — un autre de Carpaooio{Venise), montre saint Georges combattant le Dragon. (V.p. 980.)
Citons encore le beau Saint Georges de DonateUo ; le mag ni fique gi'oupe de Frémiet.
Georges
^ O V (i V 6 dô Saint-), ordre russe , fondé en 1769 par Catherine II, pour récompenser le mérite militaire. Le ruban est à sept raies égales ; quatre jaunes et trois noires.
Georges (ordre de Saint-), ordre de chevalerie bavarois , institué par Charles- Albert, duc de Bavière, en 1729, révisé en 1827 et en 1871. Six classes : le ruban est bleu, avec un double liséré noir et blanc sur chaque bord.
Georges I»'’, roi de Saxe, né et m. à Pilnitz (1832-1904). Fils cadet de Jean de Saxe et de la princesse Amélie de Bavière, il succéda à son père Albert.
Georges 1*“’, roi de Grèce, fils de Christian IX de Danemark, né à Copenhague en 1845, monté sur le trône en 1863, après le renversement du roi Othon. Assassiné à Salonique eu 1913. — Son fils ainé, Constantin I"', lui succéda. —
Georges II, né à Tatoï en 1890, fils aîné de Constantin, lui succéda lorsqu'il abdiqua en 1922, à la suite des victoires des Turcs en Asie Mineure.
Georges (Alexandre), compositeur français , né à Arras en 1850 , auteur de mélodies originales : les Chansons de Miarka. qu’il incorpora à un drame lyrique du même nom. livret de Jean Richepin (1905).
Georges Schola
rios, humaniste byzantin du xv» siècle. Nommé patriarche de Constantinople après la prise de cette ville par Mahomet II, il occupa ces fonctions pendant cinq ans sous le nom de Gennadios. 11 se montra opposé à tout projet d’union avec les latins.
Georges de Trébizonde, humaniste byzantin, traducteur en latin de la Rhétorique d'Aristote, né en Crète, m. à Rome (1396-1486).
Georgeto’W’n [djor-je-ta-oun'] ou Demarara, capit. de la Guyane anglaise ; 52.000 h.
■ Georgey (Arthur), général hongrois, commandant en chef de l'armée hongroise en 1848, ni. à Visegrad, près de Budapest (1818-1912). Malgré une série de victoires remportées sur Windischgrælz, il dut signer la capitulation de Villages.
Géorgie, un des Etats de l'Amérique du Nord ; 2.935.000 h. Capit. Atlanta. Grande production de coton. (On écrit à tort Géorgie.)
Géorgie (détroit de), séparant Vancouver de la Colombie britannique.
Géorgie, république socialiste soviétique de la fédération transcaucasienne (U. R. S. S.), pays montagneux, situé au S. du Caucase et borné à TO-. par la mer Noire, habité par les représentants d'une des plus belles races humaines. Superficie : 66.000 kilom. carr. environ ; population ; 3 millions et demi d’babitants (Géorpiezis), en majorité chrétiens. Capit. Tiflis; villes priuc. ; Koutaïs, Batoum et Poti. La Géorgie s’est détachée de la Russie de 1918 a 1921, époque où les Soviets ont rattaché à leur domina-
Ordre de Saint- Georges (Russie).
Ordre de Saint- Georges (Bavière).
Georges !"■ de Grèce.
GER
GER
gerbe Jrr-he] n. f. aliéna, garbe). Botte d’épis, ae fleurs, etc., coupés de manière que toutes les tètes soient du même côté :
une gerbe de blé, de fleurs. Pièce d'artifice composée de plusieurs fusées qui s'élancent en gerbe .
Art. Ensemble des trajectoires parcourues par les projectiles lancés sur un même but durant un tir continu. Gerbe d’éclatement, ensemble des trajectoires parcourues par les éclats d'un obus explosant.
gerbée tjér-bé] n. f. Botte de paille où il reste encore quelques épis. Fovirrage composé de céréales et de légumineuses récoltées un peu avant la maturité.
gerber 'jèr-bé\ v. a. Mettre en gerbes ; gerber le blé. Placer des tonneaux les uns sur les autres. Anj. Condamner. V. n. Produire de nombreuses gerbes ; blés gui gerbent bien. Imiter la forme d'une gerbe : fusées, jets d'eau qui gerbent bien.
Gerberge, reine d'Austrasie, femme de Carloman, le frère de Charlemagne (750-774).
Gerberge, reine de France, femme de Louis d'Outre-mer, et mère de Lotbaire ^913-969).
Gerbe de blé.
gerberie !Jèr-be-rî] n. f. Lieu où l'on renfermait les gerbes. Prestation en gerbes. (Vx.)
Gerberon (Gabriel), bénédictin et érudit janséniste français, né à Saint-Calais, m. à Saint- Denis (1628-1711).
Gerbert [bér]. v. sylvestke li.
Gerbet tjér-bé'] (Jlsr Philippe-Olympe), prélat et écrivain ecclésiastique français, ami de Laoordaire et de Montaleinbei't, évêque de Perpignan, né à Poligny, m, à Perpignan (1798-1864).
gerbeur, euse [jèr-beur, eu-ze] adj. Qui sert au gerbage ; cric gerbeur. N. m. Ouvrier qui opère le gerbage.
gerbeuse ’j'er-beu-ze] n. f. Appareil de levage.
Gerbeuse : A, gerbeuse ; B, pont gerbeur.
au moyen duquel on peut facilement entasser les futailles les unes sur les autres.
Gerbéviller [jér-bé-m-lé], ch.-l. de c. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 13 kil. de Lunéville ;
l. 380 h. (en 1914) Ch. de f. E. Au début de la Grande Guerre, à la suite de leurs échecs successifs entre Meurthe et Mortagne (bataille de la Mortagne) les Allemands détruisirent méthodiquement Gerbéviller et en tuèrent nombre d’habitants malgré le dévouement de la sœur Julie (12 sept. 1914). Ville à peu près complètement détruite. — Le canton comptait 20 coinm. et 7.428 h. en 1914.
gerbier ljér-6i-é].n. m. Syn. de meule. Autref., construction mobile destinée à protéger un tas de gerbes. Monceau isolé dans les champs.
— Excycl. Les [gerbiers étaient des constructions mobiles à claire-voie, sous lesquelles on abritait les gerbes jusqu'au moment du battage. Tant que celui-ci s'est effectué au fléau, les gerbiers avaient leur raison d'étre : ils étaient, en effet, moins coûteux àétablir qu'une grange, et abritaient suffisamment les gerbes; mais, le battage mécanique se répandant de plus en plus, les gerbiers sont devenus d'un usage très restreint.
Gerbier-de-Jonc Ijér-bi-é-de-jon', sommet volcanique du Vivarais, au pied duquel la Loire prend sa source ; l.n54. m.
gerbière Jér] n. f. Gros gerbier. Charrette servant a transporter les gerbes.
gerbiformG [jèrj adj. Qui a la forme d'une gerbe.
[jèr-bi. Il mil., e] n. f. Genre de mammifères rongeurs, voisin des gerboises.
gerbillon [j'er, il mil.', n. m. Petite gerbe.
Gerbillon [y'ér, il mil.] (Jean-François), jésuite et miss 10 nnaireenChine, né à Verdun,
m. à Pékin (1634-1707).
gerboise
[jèr-boi-ze'n.f.
(ar.r/er/io .Genre de mammifères rongeurs et sa U t e U rs, habitant l’ancien monde, i On dit aussi Gerbqisc.
GERHo, n. m.)
— Encycl. On connait une dizaine d'espèces de gerboises. L'espèce type dipus sagittai se rencontre en Europe, et s étend jusqu'en Asie centrale ; elle est
Saint-Geimaiu-l’.Auxerrois.
Saint-Germaiu-des-Prés.
roux jaunâtre, couleur de sable, avec le ventre blanc, et est de la taille d'un écureuil.
gerce [/ér-se] n. f. (de gercer). Fente produite par la dessiccation dans une pièce de bois. Crevasse dans la peau : le froid produit des gerces sur la peau. ,On dit mieux gerçure.) Teigne qui attaque les étoffes et les papiers.
gercement I jèr-se-man] n. m. Action de gercer. Son résultat.
gercer [jèr-sé] v. a. (lat. pop. carptiare ; de carpere, déchirer. — Prend une cédille sous le e devant a et O il gerça, nous gerçons.) Faire dè petitès crevasses : le soleil gerce la terre. V. n. : la peau gerce à l'air sec. Se gercer v. pr. Arg. anc. Se blesser. Arg. boulevard. Devenir, paraître vieux, couvert de rides.
gerçure [jér] n. f. Petite fente de la peau ou d'une muqueiise. Petite fente dans l’écorce d'un arbre.
— Encycl. Pathol. La plupart des gerçures sont très bénignes ; elles s’observent aux lèvres (froid), dans les plis de la peau, aux mains chez certains ouvriers, aux pieds chez d’autres. Pour éviter les gerçures, il faut assécher soigneusement les régions mouillées, les mains notamment. Les plus douloureuses sont celles du mamelon chez les nourrices. Ün les prévient souvent en lavant, avant et après la tetée, le mamelon et l'aréole avec de l’alcool à 90». Le traitement consiste à panser avec des pommades au sous-nitrate de bismuth.
gerçuré, e [jèr] adj. Se dit d’un arbre ou d'un arbuste qui a des'gerçures.
Gerdil (Ilyacinthe-Sigismond), cardinal et philosophe savoisien, né à Samoens (Haute-Savoie), m. à Rome (1718-1802), auteur d’un Anti-Emile, réfutation de Rousseau. '
gérer yé] v. a. (du lat. gerere, faire, portèr. — Se conj. comme accélérer.) Administrer, régir pour le compte d'un autre : gérer une tutelle, un domaine. Se gérer v.pr.
Dr. Se porter : se gérer créancier.
géreur n. m. chef d’une exploitation coloniale.
gerfaut IJèr-fo] n. m. (orig.
gerni.) Oiseaii de proie du genre faucon.
— Excycl. Le genre gerfaut est caractérisé par le bec crochu très courbe, les tarses emplumés aux deux tiers, la queue longue et très étroite. On en connaît six espèces, propres à l’hémisphère boréal ; ce sont les plus grands des faucons. C’était le gerfaut qui était jadis estimé le plus en fauconnerie, et il n’était guère employé que par les princes ; sa valeur variait entre 16.000 et 23.000 francs.
Gergovie lyéT^ÿ/io uf], v. de la Gaule, dans le pays des .Arvernes, sur un plateau voisin de Clermont-Ferrand. Vercingétorix la défendit avec succès contre César 32 av. J.-C.).
Gergy [jèr-j{]. comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 14 kil. de Chalon-sur-Saône : 1.310 h. Ch, de f. P.-L.-M. Port sur la Saône. Vignobles.
Gerbardt tjé-rar] (Charles-Frédéric) , savant chimiste français, né et m. à Strasbourg (1816-1856).
Géricault [kd] (J. -L. -a. -Théodore), peintre français, né à Rouen, m. à Paris (1791-1824) ; auteur du Chasseur de la Garde, du Cuirassier blessé, du Radeau de laJléditse.dn Grand Derby d'Epsom. Ses ouvrages inaugurent le mouvement romantique en peinture, par la fougue de l'exécution, la hardiesse du coloris et le pathétique de l’expression. Il faisait aussi de la sculpture.
Gering 'Ulricl. imprimeur, né en Suisse, m. à Paris, où il avait installé la première imprimerie dans la Sorbonne (U'i-O-lolû;.
Gerlacb. (François-Do- Géricault.
rothée), philologue et historien allemand, né à ’Woll’sbehringen, m. à Bâle (1793- 1876) : auteur d'éditions critiques de Salluste et de Tacite.
Gerlaob [çAèr-io/c] Ernest-I.ouis de\ homme politiciue allemand, né et m. à Berlin (1795-1877) ;
chef du parti piétiste et fondateur de la Gazette de la Croix,
Gerlacbe (Etienne-Constantin, baron de), magistrat et homme politique belge, né à Biourge, m. a Bruxelles (1785-1871). Il fut un des premiers chefs du parti catholique.
Gerlaclie [j’érl (Adrien de), marin belge, né â Hasselt en 1866, explorateur des mers antarctiques.
Gerle [jèr-le] (dom Christophe-Antoine), chartreux, né en Auvergne en 1740, m. en 1801 ou 1805 ; député à la Constituante, esprit inquiet et déséquilibré.
gerlon \jèr] n. m. Cuve qui, dans la fabrication du papier, sert au premier mouillage des chiffons triés.
germain, e yèr-min, è ?ie] adj. (du lat. germanus frère). Cousins germains, cousines germaines, issus des deux frères, -des deux sœurs, ou les uns du frère les autres de la sœuir Frères germains, sœurs germaines, issus du même père et de la même mère, par opposition aux frères utérins, qui ont la même mère, mais un père différent, et aux frères consanguins, qui ont le même père, mais une mère différente. Substantiv. Cousins issus de germains, se dit des personnes qui sont nées de deux cousins germains.
Germain, e [jêr-min, è-?ie], de la Germanie : les Germains. Adjectiv. : tribus germaines.
— Encycl. Les Germains appartenaient à la race aryenne ; mais ils représentaient un état de civilisation moins avancé que les Grecs et les Latins. Leur religion était naturaliste et, dans leur organisation sociale, l'individu jouissait d'une assez grande liberté. Une partie de leurs coutumes se retrouve dans les usages de la monarchie franque. V. Franc.
Germain [min] (saint), évêque d’Auxerre, né à Auxerre, m. à Flavenne (390-448). Il consacra à Dieu sainte Geneviève. L'église Saint-Germain-l' Auxerrois, a Paris, lui a été dédiée. Fête le 31 juillet.
Germain (saint), évêque de Paris, né à Autun (494-376). Fête le 28 mai.
Germain (Sophie), mathématicienne française, née et m. à Paris (1776-1831).
Germain (Alexandre PoiNET, dit), acteur français, né à Paris en 1847. Il a fait applaudir, principalement aux Nouveautés, sou jeu plein d'imprévu et d'un comique que renforçait la mobilité de sa physionomie.
Germain (Auguste), littérateur français, né et m. à Paris (1862-1915), auteur ironique des romans : Famille, Théâtreuses ; des pièces: le Bonheur qui passe, le Paix du foyer.
Germain-l’Auxerrois (église de Saint-), église de Paris, dont l’origine remonte au vi» siècle. Elle s’appelait alors Saint-Germain-le-Rond. Brûlée par les Normands, elle fut reconstruite sous le roi Robert, et reçut alors son surnom d' Auxerrois. De style gothique, décorée jadis de magnifiques peintures, elle fut ravagée en 1831, à la suite d’une manifestation populaire : elle a été, depuis, restaurée. Dégagée des maisons qui la masquaient, elle fait aujourd’hui face à la colonnade du Louvre. Une tour gothique, de construction récente, la raccorda à la mairie du 1er arrondissement, construite dans le même style. Une des cloches de l’église donna le signal de la Saint-Barthélemy (1572).
Germain-des-Prés (ancienne abbaye et église de Saint-), abbaye célèbre, fondée en 558 par Childebert 1er sous le vocable de Saint-Vincent et consacrée en 754 à Saint-Germain, évêque de Paris, quand ses reliques y furent transportées sur Tordre du roi Pépin. D'abord soumis à la règle de saint Benoît, les moines entrèrent en 1631 dans la congrégation de Saint-Maur, et Tabbaye devint un centre des études érudites. Des nombreux et vastes bâtiments il rte reste aujourd’hui que l’église, une des plus anciennes de Paris. Cette église (romane, avec quelques parties gothiques) est surtout remarquable par sa tour de façade, précieux reste de l'architecture religieuse du xt® siècle. On y voit de belles fresques de H. Flandrin.
Germain-des-Prés (foire de Saint-), une des plus anciennes et des plus célèbres de Paris. Elle se tenait, à la fin de l’ancien régime, au mois de février, sur le terrain où s’élève aujourd’hui le marché Saint-Germain.
Germaine (sainte) [Germaine Cousin], née à Pibrac’ ( Haute-Garonne)' [1379-16011. Son tombeau est devenu un lieu de pèlerinage. Fête le 19 janvier.
germandrée jér-man-dré] n. f. (gr. khamaedrusç Genre de plantes labiées.
- Encycl, Les germandrées sont des plantes herbacées, dont la corolle a un limbe unilabié. On en connait une centaine d’espèces, la plupart du midi de
Gerfaut.
GER
GER
Germauicus.
l’Europe et du nord de l'Afrique. La germandrée sauvage est réputée dans les campagnes comme apéritive et vulnéraire.
Germanicus 7iuss] (Tiberius Drusus Nero), général romain de la famille d'Auguste, vainqueur d'Arminius en Germanie. Soldat énergique et vertueux, il mourut prématurément à Antioche en l'an l'J de notre ère, peut-être empoisonné par Pison. 11 avait épousé Agrippine major et fut le père d'Agrippine la Jeûné, femme de Claude et mère de Néron.
Germanie 'jér ma-ni],
vaste contrée de l'Europe ancienne. auj. Allemagne. (Hab.
Gei'mains. v. ce mot.)
Germanie ( royaume DE,, fondé en 843 d'une partie de l'empire earolingicn.
Louis le Germanique en fut le premier roi. Il subsista jusqu'en 1024.
Germanie {la), nom sous lequel on désigne le Üe situ, moribxis et poj)utis Germanise, tableau d un art sobre et frappant, par Tacite ^98 de notre ère).
germanique [;ér] adj.
Qui appartient à la Germanie, à l'Allemagne, ou à leurs habitants : ISapoUon créa une confédération germanique.
— Encyci.. hinguUt. On donne le nom de germaniques aux langues en usage chez les peuples que les Romains appelaient Germains. On divise ordinairement les langues germaniçiues en trois sections : 10 germanique oriental (gothique) ; 2» germanique septentrional (islandais, norvégien, danois et suédois) ; 3» germanique occidental (anglo-saxon et anglais moderne, frison, bas allemand, bas franconien et hollandais, haut allemand). Le haut allemand se divise en ancien, moyen et moderne. Le haut allemand moderne n'est' autre que l'allemand actuel. Germanique [confédération). V. confédération. germanisant yèr, zan], e adj. Qui germanise. Qui étudie la langue, la littérature, le droit germaniques.
germanisation [jér, za-si-on] n. f. Action de gei'maniser. Son résultat.
germaniser [/ér, zë] v. a. Rendre allemand. Imposer une administration allemande : germaniser un pays. V. n. Commettre des germanismes.
germanisme [jèr-ma-nis-me] n. m. Façon de parler propre à la langue allemande.
germaniste4jér-»ui-nis-Ie] adj. et n. Qui s’occupe spécialem. des langues ou du di'oit germaniques.
germanium [Jèr-ma-ni-om'] n. m. Corps simple métallique, qui se rapproche beaucoup du bismuth. G1 a pour symbole Ge, pour poids atomique V2,5, pour densité 5,46, et il entre en fusion à 958“).
germanophile (de Germain, et du gr. philos, ami) adj. et n. Qui aime les Allemands.
germanophobe (de Germain, et du gr, photos, haine) adj. et n. Qui déteste les Allemands, germant L/ër^man], eadj. Qui germe, germe [jér-me] n. m. (lat. germen). Matière organique, dont le développement doit donner lieu à un être vivant : tout être vivant est isst^d'un germe. Partie de la semence, qui doit former la plante. Première pointe qui sort d'une graine. Fig. Principe, source, origine de quelque chose : les eaux malpropres véhiculent le germe de la fièvre typhoïde.
germen [jèr-mèn'] n. m. Ensemble des éléments reproducteurs d'un être vivant.
germer [jèr-mé] v. n. (lat. germinare). Se dit des grains, des semences qui commencent à pousser leur germe. Fig. Commencer à se développer, à fructifier : la cruauté germa au cceur de Néron. V. a.
de chaleur et d'hutnidité. Par e.rt. Passage à l'état de vie active d’un organe dont la vie a été jusque-là très ralentie. Phy. : la germination des idées.
— E.ncycl. On peut définir la germination de la graine ; le passage de cet organe de l'état de vie ralentie à celui de vie active. Parmi les conditions relatives à ce passage, les unes doivent être réalisées par la graine, les autres par le milieu extérieur.
La graine doit être mûre ; jetée à l'eau, elle doit tomber au fond. Pour germer, elle doit recevoir du milieu extérieur une quantité suffisante d'eau, une quantité suffisante d'oxygène, enfin être portée à une température minimum, variable avec la graine. Si la température est trop élevée, la germination n'est pas possible. Quand les conditions sont remplies, la graine gonfle, le tégument se soulève et se déchire au niveau du micropyle. Par l'ouverture passe la première racine ; puis la graine est soulevée par rallongement de la tigelle, le tégument se distend de pins en plus, se détache, et tombe sur le sol. La gemmule s’épanouit à son tour, s'allonge et ébauche la partie de la tige située au-dessus des cotylédons.
Germinie Lacerteux, roman des frères de Goncourt (1865), ouvrage d'un réalisme violent, où les auteurs ont voulu u donner la clinique de l’amour » et décrire les désordres de l'hystérie. — De ce roman, E. de Goncourt a tiré un drame (1889).
germinipare ‘jér] adj. (du lat. germen. inis, germe, et parère, enfanter). Qui se reproduit par des germes.
germiniparie \Jèr, ri] n. f. (de germinipare). Reproduction par des germes.
germiplasomes ‘jèr\ n. m. pl. Eléments ultimes de la constitution du plasma germinatif. S. un germiplasome. . .
germoir [/èr] n. m. Cellier de brasserie, où l'on fait germer l'orge. Caisse, pot destinés à recevoir les graines qu’on veut faire germer.
germon [yèr] n. m. Nom vulgaire d'une espèce de thon.
— Encycl. Le germon est un poisson de 1 mètre de long, à grandes nageoires pectorales, au' dos bleu foncé, auventred'un gris bleuâtre.
Il est très commun sur
les côtes françaises de l'Atlantique. Sa chair est très fine, et on le vend sous le nom de thon. germure [jèr] n. f. Germination. ("Vx.) Gernez (Désiré), physicien français, né à 'Valenciennes, m. à Paris (1834-1910) ; membre de l'Acadé mie des sciences (1906) ; a étudié les propriétés des corps en équilibre instable (sursaturation, surfusion, surchauffe, etc.).
Gero, margrave allemand de la Marche orientale (900- 965). Il apparaît dans les iVi'ôelungen comme le héros de son temps.
gérodermie \dcr-mi] n. f. (du gr. geron, vieillard, et derma, peau ) . Vieillissement précoce caractérisé notamment par des rides et le manque d'élasticité de la peau.
géromé n. m. (corrupt.
de Gérardmor). Fromage qui vient de Gérardmer (Vosges).
Gérome (Jean -Léon), peintre et sculpteur français, né à Vesoul, m. à Paris ( 1824-1904). Parmi se peintures, nombreuses et remarquables, citons ; la Sortie du bal masqué, la Mort de César, et ses scènes d'Orient ; parmi ses sculptures ; le Bréviaire. Tanagra, etc. Membre de l'Académie des beaux-arts en 1865.
géromorphisme f/is-me] n. m.(du gr. gerdn, vieillard, et morphè, forme). Aspect de vieillard que prennent certains individus sous l'influence de troubles nutritifs d'origine morbide ou psychique.
gérondif n. m. fiat, gerundivum ; de gerere, faire). Forme verbale particulière au latin, et qui exprime l'action comme « devant être faite ».
géronte n. m. (du gr. geràn. vieillard). Chacun des membres du sénat à Lacédémone, qui devaient être âgés de soixante ans au moins. Juge des chrétiens grecs. Littér. V. l’art, suiv.
Géronte, nom habituel du père ou du personnage grave de la pièce de notre ancienne comédie. Les premiers Gérantes n'eurent sur la scène aucune teinte de ridicule ; puis Géronte se vit peu à peu déchu de son rôle, et son nom ne désigna bientôt plus qu un vieillard dur, avare, rabâcheur, entêté, d'un esprit très borné, crédule à l'excès, et facile à tromper. C'est sous ce nom de Géronte, devenu ridicule, que Molière et, après lui. Regnard, ont raillô sur la scène, en les exagérant, les faiblesses, les travers ordinaires à la vieillesse. — Le nom de Géronte a passé dans la langue, où il désigne toujours un vieillard faible et crédule. (Dans ce cas, s'écrit avec une minuscule.)
géronterie [rt] n. f. Caractère de géronte. gérontisme [tis-me] n. m. (de géronte). Fam, Faiblesse sénile d'esprit.
gérontOCOmie fmfl n. f. (du gr. geràn, ontos, vieillard, et komcin, soigner). Hygiène spéciale des vieillards.
gérontocratie [sfj n. f. (du gr. gerôn, ontos, vieillard, et kratos. pouvoir). Gouverneuent confié à des vieillards.
gérontocratique adj. Qui a rapport à la
gérontoci'atie.
gérontoxon n. m. ( du gr. geràn, Oïitos, vieillard, et toxon, arc). Cercle blanc, opaque, qui apparaît autour de la cornée, chez un certain nombre de sujets âgés.
gérousie [zf] n. f. (gr. gerousia). Nom donné au sénat de diverses villes grecques (Lacédémone, Corinthe, etc,).
Gerpinnes, comm. de Belgique (Ilair.aut, arr. de Charleroi) ; 2.200 h. Filatures. '
Gerresheim, V. d'Allemagne (Prov.-Rhénane) ; 14.500 h. Distillerie, verrerie ; commerce de bétail.
gerrhonote [j'é-ro] n. m. Genre de sauriens brévilingues, comprenant dès lézards du continent américain.
gerrhosaure ijè-ro-zô-re] n. m. Genre de reptiles sauriens brévilingues, comprenant des animaux à pattes courtes, ordinairement bruns ou verdâtres, dont on connaît une dizaine d'espèces africaines.
gerris [yér-riss] n. m. Genre d'insectes hémiptères, comprenant des formes très sveltes, qui courent à la surface des eaux.
Gers [jèr] (le), riv. de France, qui naît sur le plateau de Lannemezan, arrose Auch, Fleurance, Lectoure, et se jette dans la Garonne (riv. g.), après un cours de 178 kil., non navigable.
Gers (DÉPARTEMENT Du), département formé par la Gascogne ; préf. Auch ; s.-préf. Condom, Lectoure, Lombez, Mirande. 5 arr., 29 cant., 466 comm. ; 222.000 h. 17“ région militaire ; cour d'appel d’Agen, archevêché à Auch. Ce département doit son nom au Gers, qui le traverse. L'agriculture et la fabrication des eaux-de-vie d’Armagnac, l’élevage (chevaux, bœufs, porcs, etc.) et la volaille sont ses principales ressources.
Gersau, comm. de Suisse (cant. de Schwyz), sur le lac des Quatre-Cantons, au pied du Righi; 1.890 h.
gersdorfflte n. f. Arséniure naturel de nickeL
Syn. ARSÉNIONIOKELINE.
gerseau [j’èr-sd] n. m. Mar. Corde qui renforce une poulie.
gersée \jèr-sé\ n. f. sue de racine d'arum, autrefois employéparles Italiennes pour se blanchir la peau.
Faire germer : que la terre germe l'herbe verte. Graine germée, graine qui commence à montrer sa radicule.
Germer [jèr-mèr] (saint), un des patrons du Beauvaisis, né à 'Vardes, m. à Faix (605-658). Fête le 24 septembre.
Germersheim, V. forte d’Allemagne (Bavière', au confluent du Rhin et du Queich ; 6.200 h.
germifleation [jèr, si-on] n. f.
Transformation, conversion en germe.
germinal, e, aux [j'éri adj.
(du lat. germen. inis, germe!. Qui se développe en place de la graine, en parlant d'une feuille : feuille germinale. N. m. Septième mois, dans le calendrier républicain (du 21 mars au 16 avril) ; lê germinal.
Germinal an III (journée du 13), nom sous lequel on désigne le soulèvement des faubourgs parisiens contre la Convention, après la réaction thermidorienne (Iff avr. 1795).
Germinal, roman d’E. Zola (le quatorzième de la série des Rougon- Macquartj, étude puissante de la vie des mineurs, où l'on trouve un saisissant tableau d'une grève (1885).
Malgré la crudité des détails et la luxuriance parfois excessive du style, ce roman est une des œuvres les plus fortes de Zola.
germinailt [jèr-mi-nan], e adj.
Qui est en état de' germination. Fig.
Qui germe.
germinateur, trice jèr] adj.
Qui a la faculté de faire germer.
germinatif, ive <jèr] adi. Qui a rapport à la germination : te blé conserve très longtemps son pouvoir germinatif.
germination (jèr, sz-on] n. f.
(lat. germinatio). Phénomène par lequel la plante sort de la graine ; la germination exige un minimum
GER
Gerson (Jean CiiARHER, dit Jean de), né à Gerson, près de Rethel, m. à Lyon (13G2-1428). Chancelier de l'Université, théologien, un des grands docteurs de son siècle, à qui longtemps fut attribuée, d'ailleurs à tort, l’ Imitation de Jésus-Christ, il fut, avec son ami Pierre d’Ailly, l'âme du concile de Constance, qui termina le Grand Schisme, et l'admiration de ses contemporains lui décerna le surnom de Docteur très chrétien.
Gerstheim - im- LiOCll, comm. du Bas- Rhin, arr. d'^Erstein; 1.680h.
Ch. de f.
Gertrude ( sainte ) , abbesse de Nivelle, en Brabant, née en Saxe, fille de Pépin de Landen. Fête le 15 novembre.
Gertruydenberg' [dèn-bèrgh], v. de Hollande ( Brabant- Septentrional ), à l'embouchure de la Donge : 2.000 h. Dans cette ville furent tenues, en niO, des conférences célèbres, entre les envoyés de Louis et les diplomates hollandais, qui abusèrent cruellement de la détresse de la France.
Gerson.
Geruzez [zèz] (Nicolas-Eugène), critique littéraire français, né à Reims, m. à Paris (1799-1865), auteur. d'un Cours de littérature.
Ger'vais [uè] et Protais [té] (saints), frères qui moururent martyrs à Milan, sous Néron. Saint Ambroise a raconté qu'une vision lui découvrit leurs reliques, avec la relation de leur martyre. Fête le 19 juin.
Gervais t église de Saint-) , à Paris, dont la façade (1616) est l'œuvre de Salomon de Brosse, et l'intérieur est du xve siècle.
Le 29 mars 1918, jour du vendredi saint , cette église fut ravagée par un Saint-Gervais.
obus alle-
mand de pièce à longue portée, qui fit de nombreuses victimes.
Vice- amiral Gervais.
Ger'vais (Paul), zoologiste français, né et m. à Paris (1816-1879) ; auteur d'une bonne Bistoire générale des mammifères.
Âlembre de l'Académie dès sciences (1874).
Gervais (Aifred-Ai-
hert), vice-amiral français, né à Provins, m. à ïfice (1837-1921), un des premiers artisans de l'alliance franco-russe, à la fin du XIX' siècle.
Gervais (Paul-Jean), peintre français , né à Toulouse en 1859 ; auteur de toiles d'une originale imagination décorative : le Jugement de Paris, Dona Maria de Padilla, la Folie de Titania.
Gervex [vèhs] (Henri), peintre français d histoire et de genre, né à Paris en 1852. A traité avec pittoresque des sujets modernes : le Retour du bal, le Bureau de bienfaisance, Séatice du jury de -peinture, etc. Membre de l'Académie des beaux-arts en 1913.
Gervinus (Georges- Godefroy ) , historien et homme politique allemand, né à Darmstadt, m. à Heidelberg (1805-1871) ; auteur Paul-Jean Gervais. d'une Bistoire du A'/.Y' siècle depuis les traités de Vienne. Il fut, en 1848, au parlement de Francfort, un des chefs de l'opposition libérale.
Géry on, un des géants de la mythologie grecque, lequel avait un triple corps et passait pour le plus fort des hommes. Il fut tué par Hercule.
géryonie fnfj n. f.
Genre de méduses nydroïdes, comprenant des formes à six rayons, que l'on rencontre dans diverses mers.
Géryvillo, tort et Henri Gervex.
comm. mixte, dans l'extrême sud de la province d'Oran ; 35.000 h. Climat très sain.
Gerzat, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 6 kil de Clermont, sur le Bedat ; 2.100 h. Ch. de f. P.-L -M Bitume.
gerzeau yér-mlj n. m. Nom vulgaire de la nielle des blés.
gésier [zi-é\ n. m. (lat. gigerium). Estomac proprement dit des oiseaux. Pop. Estomac, gosier.
— Enoycl. Le gésier est une poche, toujours assez vaste, musculeuse, à parois plus ou moins épaisses suivant le régime de l'oiseau. Chez les granivores, ces parois musculaires sont très puissantes et peuvent, à l'aide de petites pierres que certains avalent, broyer des noyaux.
gésine [zi-ne] n. f. (de gésir). Etat d'une femme qui est en couche. ("Vx.) Salle destinée aux femmes en couche, dans certains hôpitaux.
gésir [zir] V. n. (du \a.i.jacere, être étendu.— Usité seulement dans : Il git, nous gisons, vous gisez, ils gisent. Je gisais, tu gisais, il gisait, nous gisions, vous gisiez, ils gisaient. Gisant, e.) Etre couché : il gisait sur le sol. Consister : là git la difficulté. Se trouver : les minéraux qui gisent dans le sol. Ci-gît, ici repose, formule ordinaire des épitaphes.
Gesner ou Gessner [pr. allcm. ghèss-nér] (Conrad'., naturaliste et philologue suisse, néetm. à Zurich (1516-1565).
Gesner ou Gessner (Jean-Mathias), philologue allemand, né à Roth, m. à Gœttingue (1691-1761). Il réédita le Thésaurus de H. Estienne.
gesnériacées ou gesnéraeées [jés-né. sJ]
n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones gamopétales superovariées, dont le type est la gesnérie. S. une gesnériacée ou gesnéracée.
gesnérie [jès-né-rî] n. f. Genre de gesnériacées, comprenant des herbes, dont on connaît une trentaine d'espèces. (Plusieurs sont cultivées dans les jardins ou les serres chaudes, et ont donné naissance à de nombreux hybrides.)
Gespunsart [pon], comm. des Ardennes, arr. et à 10 kil. de Mézières, sur la Goutelle ; 1.750 h.
Ch. de f. dép. Minerai de fer.
gesse [j'é-se] n. f.
( provenç. geissa ) . Genre de légumineuses papilionacées.
— Enoycl. Les gesses ' (lathgrus) sont des herbes de l'hémisphère boréal , assez voisines des vesces, dont les feuilles composées-pennées, pourvues de grandes stipules foliacées, transforment une partie de leurs folioles en vrilles.
On en connaît près de cent espèces , dont quelquesunes sont cultivées comme fourrage. Leurs graines
servent parfois à l’alimentation, mais elles 'peuvent causer des accidents paralytiques [lathyrisme).
Gossen [yè-sèn’] ou GoSiieu [gho-chèn'] (pays de), contrée de la basse (Egypte, qui fut le séjour des immigrants israélites jusqu'à l’-exode.
Gessenay, comm. de Suisse (cant. de Berne), sur la Sarine ; 3.800 h. Bestiaux. Fromages.
Gesse.
g6SS6tt6 n. f. Syn. de gesse.
Gessi [pr. it. djè-si] (Francesco), peintre italien, né à Bologne (1588-1665) ; élève du Guide ; son chefd'œuvre est une Vierge (Milan).
Gessi (Romolo), voyageur italien, né à Ravenne, m. à Suez (1831-1881). Il explora le Soudan égyptien (1878 à 1881).
Gessler [pr. allem. ghéss-lèr\ (Hermann), bailli qui exerça un pouvoir tyrannique sur les Suisses au nom du duc d'Autriche et qui, selon latradition, fut tué par Guillaume Tell. V. Guillaume Tell.
Gessner (Salomon), poète et paysagiste suisse, né et m. à Zurich (1730-1788); auteur d'idylles d'une sentimentalité fade, mais avec des détails charmants, et de la Mort d'Abel.
Gessur, contrée de l'ancienne Palestine, à l’E. du Jourdain (tribu de Manassé).
g’esta. [jès-ta] n. m. pl.
(m, lat. signif. choses faites).
Ensemble des actes physiologiques du corps Gessner.
ou d’une partie du corps.
Gesta Del per Francos, recueil de chroniques et de documents historiques sur les croisades, formé par l’érudit J. Bongars (1611), qui en a emprunté le titre à Guibert de Nogent.
gestation ryès-ta-sz-on] n. f. (lat. gestatio). Etat d’une femelle qiii porte son fruit.. Temps que dure cet état. Fig. Travail latent de quelque chose qui couve : gesiation d'im poème.
— Encycl. La durée de la gestation est différente suivant les espèces d'animaux ; mais ces variations ne sont soumises à aucune loi qui les ferait dépendre du degré de perfection ou du genre de vie des animaux.
Pour l'espèce humaine, la gestation dure 270 jours, et s’appelle grossesse.
Chez les animaux domestiques, elle a les durées suivantes : 1 mois (en moyenne 30 J.) chez la lapihe, 8 semaines (52 j.) chez la chatte, 9 semaines (63 j.) chez la chienne, 2 mois (63 j.) chez le cohaye, 3 mois 3 semaines 3 jours (115 j.) chez la truie, 5 mois (150 j.), chez la brebis et la chèvre, 9 mois et 2 semaines (284 j.) chez la vache, 11 mois (345 j.) chez la jument, 1 année (364 j.) chez l'ânesse.
Des femelles d’animaux domestiques, les unes sont normalement unipares (jument, vache); la brebis est ordinairement unipare, mais certaines races (bizet, race barbarine) donnent souvent deux et même trois agneaux. Chez les autres espèces (chatte, chienne, chèvre, truie', la gestation est multipare.
Chez les animaux sauvages, la gestation a les durées suivantes : souris, 25 j. ; rat, taupe, écui*euil, lièvre, 30 j. ; belette, marmotte, 35 j. ; chauve-souris, 36 j. ; hérisson, 48 j. ; martre, 55 j. ; loutre, putois, renard, lynx, 63 j. ; blaireau, 65 j. ; loup. 70 j. ; lion, jaguar, llO j ; castor 120 j. ; chamois, 150 j. ; gazelle, 160 j. ; chevreuil, 165 j. : lama, 170 j. ; ours, 210 j. ; renne, 230 j. : phoque, 245 j. : morse, 260 j. ; zèbre, 300 j. ; chameau, 320 j. ; girafe, 440 j. : rhinocéros, 530 J. ; éléphant, 630 j.