V. LIEU
géométriquement [ke-man] adv. D une manière géométrique.
géométriser [cé] v. a. Rendre géométrique, rapporter à la géométrie.
géométrisme Qri.s-îne] n. m. Philos. Manière de penser qui ramène tout aux formes et à la méthode de la géométrie.
géométrogrupllie [fî] n. f. Art des constructions géométriques.
ë^.piïIOTes n. m. pl. (gr. geomoroi). Classe de Propriétaires fonciers, dans un certain nombre de cités de la Grèce ancienne. S. un géomore.
S’c. mor-
Phé. forme]. Partie de la géodésie qui a trait plus particulièrement à la recherche de la forme de la terre.
d’insectes lépidoptères.
etc.) S. une géomètre.
GEO
géomorphogénie [ni] n. f. ;de géo, du gr. morphè, forme, et genos, origine). Etude de la formation du relief terrestre.
géomyidés [dé] n. m. pi. Famille de mammifères rongeurs, comprenant les géomys et genres voisins. S. un géomyidé.
géomys [miss] n. m. Genre de mammifères rongeurs , comprenant des animaux américains qui ressemblent à des rats, avec des abajoues, la queue ronde et nue.
géonémie
[mîj n. f. (de géo, et du gr. nemein, habiter). Etude de la distribution géographique desorganismes.
géonome n. m. Genre de palmiers, dont plusieurs espèces sont cultivées dans les serres d Europe.
géonomie [mf] n. f. (de géo, et du gr. nomos, loi). Etude des lois qui président anx changements opérés dans la forme superficielle de la terre, géonomique adj. Qui concerne la géonomie, géophage n. m. (de géo, et du gr. phagein, manger) adj. et n. Qui mange de la terre ; certaines peuplades mglaises sont géophages.
géophagie [j{\ n. f. (de géophage). Habitude de manger de la terre.
géoph'ile n. m. Genre de myriapodes, comprenant des mille-pieds g,ui habitent les terrains humides ; certains géophiles émettent une lueur phosphorescente.
géophilidés [dé] n. m. pl. Famille de myriapodes, comprenant les géophiles et genres voisins.
géophone n. m. (de géo, et du gr. phônè, voix). Instrument d’écoute pour déceler les bruits provenant du sol (travaux de sape, localisation de mineurs ensevelis, etc.).
géophysique \zi-ke] n. f. Science qui traite dè la physique du globe. Adjectiv. : l'Union géophysique.
geoponie [ni] n. f. (de géo, et du gr. ponos, travail). Culture de la terre ; agriculture.
géoponique adj. Qui a rapport aux travaux de l’agriculture. N. f. Ensemble des connaissances relatives à la culture des champs.
Géoponiques, ouvrage écrit à Constantinople, probablement sous les auspices de Constantin Porphyrogénète, et qui est une compilation, œuvre d’ua écrivain habile plus que d’un véritable agronome.
géorama n. m. (de géo, et du gr. brama, vision). Représentation sur une grande échelle de la totalité de la surface terrestre. Pl. des géoramas.
George Dandin ou le Mari confondu, comédie en trois actes et en prose, de Molière (1668). C’est dans cette pièce, si amusante, que le grand comique met en relief la folie que commet un homme en épousant une femme d’une condition supérieure à la sienne. Le personnage de George Dandin est devenu proverbial pour caractériser un homme qui est obligé de souffrir patiemment toutes les extravagances de sa femme. Les écrivains x’appellent souvent aussi cette réflexion qu’il s’adresse à lui-même ; Vous l'avez voulu, George Dandin, vous l'avez voulu, pour faire entendre qu’on ne doit s’en prendre qu’à soi-même d’une faute qu’on s’est obstiné à commettre malgré tous les conseils.
George I*'’, né et m. à Osnabrück (1660-1727), électeur de Hanovre, puis roi d’Angleterre de 171i à 1727, le premier de la dynastie de Hanovre, encore aujourd’hui régnante. Il descendait par sa mère de Jacques pf Stuart. Ce fut un prince impopulaire. Il fit enfermer au château d’Alsen, pendant trentedeux ans, sa femme Sophie de Zell, qu’il soupçonnait d'infidélité ; — George II, né à Hanovre, m. a Kensington (1683-1760), fils et successeur du précédent, roi d’Angleterre à partir de 1727 ; sous son règne eurent lieu la guerre de succession d’Autriche et la guerre de Sept ans, qui fondèrent la puissance coloniale anglaise, au détriment de la France ; — George III, petit-fils et successeur du précédent, né à Londres, m. à Windsor (1738-1820), roi d’Angleterre à partir de 1760 ; c’est sous son règne que l’Angleterre perdit ses colonies d’Amérique (1783) t il fut l’adversaire implacable de la Révolution et de l’Empire français ; atteint d'une maladie mentale, il dut, en 1810, eéder la régence à son fils ; —
George l’y, né à Londres, m. à Windsor (1762-1830), fils et successeur du précédent ; régent en 1810, il devint roi en 1820 ; ce fut un souverain incapable et déconsidéré par ses mœurs et le scandaleux procès qu’il engagea contre sa femme, Caroline de Brunswick; — George V, fils et successeur d’Edouard ’VII, né à Londres en 1865, roi en 1910. Son règne a été marqué par la participation de l’Empire britannique à la Grande Guerre, par des révoltes en Irlande, en Egypte, dans l’Inde, ainsi que par le rattachement à l’Empire des colonies allemandes placées sous son mandat et de différentes parties de l’Asie (Palestine, Mésopotamie, etc.).
Le roi George ’V a épousé en 1893'ViotoriaMary, princesse de Teck, dont il a six enfants.
George (Marguerite- Joséphine Weimer, dite Ml*®) , tragédiennne française, née à Bayeux, m. à Paris (1787-1867 ). Elle se distingua à la Comédie- F’rançaise dans le répertoire tragique classique et les premiers drames romantiques, Elle a laissé des Mémoires, où elle contesa liaison avec le Premier Consul.
George V.
George.
GER
tion ce territoire qui en faisait partie depuis 1802. Alors, l’ancien royaume de Géorgie avait été rattaché à l'Empire des tzars, où il avait formé les trois gouvernements de Tiflis, de Koutaïs et de Batoum.
Géorgien, enne [ji-in, è-ne], habitant ou originaire de la Géorgie : tes Géorgiens. Adjectiv. : la langue géorgienne.
géorgiqUO adj. (de géo, et du gr. ergon, ouvrage). Qui concerne les travaux de ragriculture : poème gèorgique. N. f. pi. l*oème sur les matières qui se rapportent à l'agriculture : les Géoi’giques de Virgile, de Delille.
Géorgiques (les) ou les Travaux de la terre. poème didactique en quatre chants, par Virgile (1. Culture ; 2. Vigne ; 3. Bestiaux ; 4. Abeilles) ; ouvrage d’économie rurale, où l'on admire une perfection littéraire continue, une infinie variété de formes, une sensibilité pénétrante qui anime la nature, et particulièrement la beauté des épisodes (!=■■ s, av. J.-C.i. Les Géorgiques ont été traduites par Delille.
géorysse [n‘-se] n. m. Genre de coléoptères clavicornes, comprenant de petits insectes qui vivent enfouis au bord des eaux douces, dans les régions tempérées.
gébsaure [j^-o-sô-re] ou géosaurus [/é osô-russ] n. m. Genre de sauriens, comprenant des crocodiles fossiles.
géosauriens [s6-ri-in] n. m. pl. Nom employé parfois pour désigner les sauriens vivant sur la terre, par opposition aux hydrosauriens. S. un géosaurien.
géoscope n. m. Qui pratique la géoscopie, géoscopie Ijé-os-ko-pî] n. f. (de géo, et du gr. skopein, examiner). Divination par l'examen des colorations que prend la terre à l’aurore et au crépuscule, et qu'il ne faut pas confondre avec la géomancie.
géosphérique [jé-os-fé-ri-ke] adj. Qui représente le globe terrestre : machine géosphéiique. géostatique adj. statique du globe terrestre, géosynclinal, e, aux adj. syn. de synclinal.
^ géotactisme \tak-tis-me] n. m. (de géo, et du lat. tactus, touché). Bot. Mot créé pour désigner les phénomènes de mouvement que présentent certains organes des végétaux inférieurs. (Le géotactisme est positif quand le mouvement suit la direction de la pesanteur, négatif quand il suit la direction inverse.)
gbothermal, e, aux [tèrl adj. Se dit des sources chaudes qui prennent leur température dans les profondeurs de la terre.
géothermie [tèr-mi] n. f. (de géo, e! du gr. thermos, chaleur). Chaleur interne de la terre.
géothermique [tèr-mi-ké\ adj. Qui a rapport à la géothermie. N. f. Se dit de tout ce qui se rattache à la chaleur interne du globe.
géotrie [trf] n. f. Genre de poissons cyclostomes, comprenant des lamproies de l’Australie et de l’Amérique du Sud.
géotropique adj. Qui a rapport aux phénomènes du géotropisme.
géotropisme [pls-me] n. m. (de géo, et du gr; trepein, tourner). Propriété que possèdent certains organes, notamment les racines et les tiges, de prendre une direction déterminée, sous l’influence de la pesanteur.
géotrupe n. m. Genre d’insectes coléoptères des régions froides ' et tempérées, qui vivent dans les matières stercoraires.
géphyriens [ri-in] n. m. pl. Classe de vers, comprenant les spironcles et les formes voisines. S. un géphyrien.
— Encycl. Les géphyriens sont des animaux marins, vivant dans la vase et le sable. Ce sont des annélides arrivés à un état de dégradation qui les rend méconnaissables.
Gépides, peuple germain, qui fit partie des bandes d'Attila avant de s’établir en Dacie. Les Gépides furent, à l’instigation de Justinien, exterminés par les Lombards, après plusieurs années de guerre (vp s.).
Ger [j'ér], comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 25 kil. de Pau ; 1.290 h. Dans la comm., sur le plateau de Ger, se trouve un champ de tir pour l'artillerie.
Ger, comm. de la Manche, arr. et à 14 kil. de Mortain, non loin de l'Egrenne ; 1.820 h. Papeterie, filature.
Ger (pic de), pic des Pyrénées, situé au S.-E. d'Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées) ; 2.612 m.
Géra, v. d’Allemagne (Reuss), sur l'Elster Blanche ; 47.000 h. Etoffes, faïencerie.
GÎérace, v. d’Italie (Calabre) ; 10.000 h. Eaux minérales sulfureuses.
géranate n. m. Sel de l’acide géranique. gérance n. f. Fonction de gérant. Temps que dure cette fonction.
Gérando (Joseph-Marie, baron de), érudit et philosophe français , de l'école de Condillac, né à Lyon, m.àParis(n72-1842). 1'^
Son principal ouvrage est h -^3
une il istoire comparée des sSpl
systèmes de philosophie ÎtJ
relativement aux prin- Sf %r/
cipes des connaissances hu-
géraniacées [ s é ]
n. f pl. Famille de plantes
dicotylédones supérova-
riées, qui a le géranium f
pour^ type. S. une géra- ' ^ /]
géranial n. m. ai- t •
déhyde liquide, constituant " '
d’un grand nombre d es- Baron de Gérando.
sences (citron, rose, etc.),
et qu’on utilise pour préparer l’ioiione ou essence de violette artificielle. Syn. citrel.
géraniol n. m. Alcool bouillant à 232», insoluble dans Teau, que l’on trouve dans les essences ■ de rose et de géranium.
géranique adj. m. Se dit d'un acide obtenu en oxydant le géraniol.
Géranium.
géranium [m'-om’] n. m. (du gr. genaros. grue). Genre de géraniacées, que l’on cultive dans les jardins à cause de la beauté de ses fleurs, et dont le fruit figure un bec de grue.
— Encycl. Les géraniums sont des herbes, souvent cespiteuses et noueuses à la base. Ce sont des plantes à odeur forte, due à des essences volatiles. On en connaît une centaines d’espèces des pays tempérés, très cultivées comme plantes ornementales . On désigne souvent improprement sous le nom de 3 é r a n iti m des espèces du genre pélargonium.
gérant [ran], e n.
Qui gère, qui administre les affaires d’autrui :
■le gérant d'un journal,
d'un café, d'un immeuble. Adjectiv. : avoué gérant.
— Encycl. Dr. Gérant ([affaires. On nomme ainsi celui qui, en l’absence d’une personne, prend en main, sans en avoir reçu mandat, les intérêts de cette personne.
Si une personne, sans en être chargée, gère les intérêts d une autre, par exemple en faisant réparer sa maison abîmée par Torage en son absence, il y a entre elles un quasi-contrat de gestion d’affaires. Sans avoir contracté ensemble, elles sont pourtant obligées Tune envers l’autre, comme si elles l'avaient fait ; c'est un quasi-contrat.
Celui dont l'affaire a été gérée est présuiné avoir donné mandat d'agir pour le bien de ses intérêts : le gérant peut donc lui réclamer le montant des dépenses par lui payées, avec les intérêts du jour des avances. La gestion d'affaires est très importante en pratique : elle est admise aussi bien pour faire acquérir un droit à autrui, que pour lui conserver un bien qu’il possède.
Gérard [rar] (Balthasar), fanatique qui assas sina le prince d'Orange en 1584.
Né en 1558 à Vuiilafans (Franche-Comté), supplicié à Delft.
Gérard (Louis), botaniste français, né et m. à Cotignae eVar) [1733-1819]. Membre de l’Académie des sciences (1796).
Gérard ( Michel ) , dit le Pire Gérard, cultivateur, né à Saint-Martin ( Ille-et-'Vilaine ) , m. à Montgermont (1737-1815).
Il fut député à la Constituante.
Sa bonhomie lui valut une grande popularité, et Collot d'Herbois publia V Almanach du Père Gérard, où le député breton était censé exposer à ses amis les principes nouveaux.
Gérard (le baron François), peintre d’histoire français, né à Rome, m. a Paris (1770-1837). C’est un artiste vigoureux et correct. Ses chefs-d'œuvre sont; Psyché, la Bataille d' Austerlitz, 'Corinne au cap Mis'ene , [Entrée de Henri IV à Paris, etc. Ses portraits sont cités pour , ■" âW
leur perfection et leur
Gérard (Etienne-Maurice, comte), maréchal de France, né ’ à Damvillers, m. à Paris (1773-1852). Il se distingua à Ligny (1815), et prit Anvers (1832). Il fut f [Vyf’ sous Louis-Philippe ministre de la guerre, président du conseil et gr^d chancelier de la Légion d'ho-nneur. Napoléon III le nomma sénateur.
Gérard (Jules), dit le Tueur de Lions, officier de spahis, né à Pignans (Var), m. dans le Sierra- Leone. où il se noya en traversant le Jong (1817-1864); tireur aussi intrépide qu’habile, il se rendit fameux en faisant la chasse aux lions qui dévastaient l’Algérie.
Gérard (James -Watson), diplomate américain, né à New-York en 1867, ambassadeur à Berlin de 1913 à 1917 ; a publié d'intéressants Mémoires.
Gérard de Ner'val (Gérard labrunie, dit), poète et littérateur français, né et m. (par suicide) à Paris (1808-1855) ; auteur d’œuvres charmanles ou étranges ; les Filles du feu, où se trouve le gra cieux conte Sylvie, Voyage en Orient, etc.
gérardie [df] n. f. Genre de polypiers, dont l’espèce type est la gerardia Lamarcki, qui vit sur des gorgones.
Gérardmer [rar-iné], ch.-l. de c. (Vosges), arr. et à 29 kil. de Saint-Dié (à (671 m.
d’alt.) au bord d’un joli lac ;