‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 951 sur 1225 · GIG · texte numérisé non relu

GIG

GIN

ment de musique à cordes frottées par un archet et dont la forme rappelait un peu celle de la mandoline. Danse vive et bizarre, d'origine anglaise, exécutée par un danseur seul, sur un air à deux-quatre, d'un mouvement précis et très caractéristique ; la gigue est la danse favorite des matelots anglais. (Aux XVII» et xviii» siècles, on dansait à l’Opéra une gigue qui n’avait qu'un rapport très éloigné avec la danse précédente ; on Gigue

en trouve de nombreux °

exemples dans les anciens opéras français, écrits à sixhuit ou à douze-huit. Corelli en a donné de célèbres.) giÇUer [ji-ghé] v. n. Gambader. (Vx.)

Gijon [pron. esp. ghi-hron]. v. d’Espagne (prov. d’Oviedo), sur une petite presqu’île de rAtlantique ; 47.0OO h. Bassin houiller. Pêche active.

Gil y Zarate (Antonio), auteur dramatique et littérateur espagnol, né à l Escurial, m. à Madrid (1786-1861) ; auteur de Don Alvarez de Lutta, Blanche de Bourbon.

Glla (la), rivière qui arrose, aux Etats-Unis, le Nouveau-Mexique et l’ Arizona, et se jette dans le Colorado (riv. g.) ; cours 800 kil.

Gilbert ou lUngsmill (îles), archipel madréporique de la Polynésie, au S.-E. des Marshall. Cet archipel, composé de seize îles, appartient à l’Angleterre.

Gilbert [ bér J ( saint ) , moine, né en Auver^e vers 1060, m. en 1152. Il accompagna Louis VII à la croisade.

Fête le 3 octobre.

Gilbert (Nicolas-Joseph- Laurent), poète français, né à Fontenoy- le -Château (Vosges), m. à niôtel-Dieu , à Paris (1751-1780). D’humeur satirique, il fit la guerre aux philosophes et aux encyclopédistes. Il est l’auteur de sati- N.-J. Gilbert,

res, et les strophes de ses

Adieux à la vie sont devenues classiques. Voici la strophe la plus souvent citée ;

Au banquet de la vie, infortuné convive. J’apparus un jour, et je meurs ;

Je meurs, et sur ma tombe où lentement j’arrive. Nul ne viendra verser des pleurs.

Une légende, à peine dissipée, veut qu'il mourût de misère à l’IIôtel-Dieu et que, dans un accès de délire, il avala une clef qui lui resta dans l’œsophage. La vérité est qu’il mourut des suites d’une chute de cheval, après avoir subi l’opération du trépan.

Gilbert (Augustin), médecin français, né à Buzancy (Ardennes) en 1858 ; auteur de travaux sur la médecine expérimentale et les maladies microbiennes, les maladies du foie, les moyens thérapeutiques. Membre de l’Académie de médecine (1905).

Gilbert (François-IIilaire), agronome français, né à Châtellerault, m. en Espagne (1757-1800). Membre de l’Académie des sciences (1795). Il importa en France des moutons mérinos.

Gilbert (Joseph-IIcnry), agronome anglais, né à IIull, m. à Rothamstead (1817-1901). A surtout étudié la question des assolements.

Gilbert (sir 'William Schwenck), poète et auteur dramatique anglais, né à Londres, m. à Harrow Weald (Middlesex) (1836-1911). Il a écrit des livrets à la fois pathétiques et humoristiques.

Gilbert (Eugène), aviateur français, né à Riom, m. accidentellement à Villacoublay (1889-1.918). Il s’était spécialisé dans les grands voyages aériens.

Gilbert-Martin (Charles) , caricaturiste et journaliste français, né à Pleine-Selve (Gironde) en 1839.

Gil Blas de Santillane [Histoire de), roman de Le Sage, un des plus parfaits ouvrages que nous offre le genre picaresque (1715-1745). Gil Blas quitte Oviedo pour aller étudier à l’université de Salamanque ; mais une série d’aventures le détourne de son projet et forme son expérience. Il fait tous les métiers, et sert une quinzaine de maîtres de conditions diverses, tantôt laquais, tantôt favori d’un premier ministre. Gil Blas n'est ni un héros ni un malhonnête homme ; il a l’intelligence vive, mais bornée à l’intérêt présent ; il garde un fonds bourgeois solide et paisible. Parmi les épisodes de Gil Blas auxquels les écrivains font aussi de fréquentes allusions, il faut citer celui de la caverne des brigands et celui de l'archevêque de Grenade. V. arcbevÈquE.

GildaS fsaint), fondateur du monastère de Sainf- Gildas de Bhuis (Morbihan), m. en 565. Fête le 26 octobre.

gildo [ghil-de] n. f. Nom donné à des associations de mutualité formées au moyen âge entre les corporations d'ouvriers , puis de marchands ou d'artistes. (Ces gildes se sont développées surtout dans le nord de la France, les Pays-Bas et l’Angleterre. Elles ont contribué, au moyen âge, à la formation des communes. On écrit aussi ohilde ou

GtlILDE.)

Gileppe, rivière de Belgique, s.-affl. de la Meuse par la Vesdre et l’Ourthe ; cours 200 kil. Barrage célèbre, construit de 1867 à 1878 po’ur alimenter d'eau sans calcaire les manufactures de draps de Verviers, située à 9 kilom. à l’O. sur la 'Vesdre.

gilet [lé] n. m. (de Gille, personnage de comédie). Vêtement court et sans manches, qui se porte sous l'habit, la redingote. Sorte de camisole de laine, de coton, etc., qui se porte sur la peau : gilet de flanelle. Sorte de brelan qui se joue à quatre.

— Ency X. Cost. Le gilet n’est qu'une veste sans basques. C’est l’habit à la française, paru au temps de Louis XIV, qui donna naissance au gilet plus ou moins richement brodé de soie, d’argent ou d’or, et dont la forme, à travers les nombreuses vicissitudes de la mode, s’est conseiwée à peu près intacte jusqu’à nos jours. On le faisait en drap, en velours, en soie, en bouracan, etc.' Le luxe des gilets fut très grand au xviii» siècle. Sous la Révolution, la déesse Raison, la Liberté, les attributs révolutionnaires

André Gill.

figurèrent sur les boutons de gilet, grands comme des écus de six livres. De nos jours, le gilet est revenu à de plus modestes proportions.

gileter [té] v. a. (Double le t devant une syllabe muette : je gilette, U gilettera-] Vêtir d’un gilet.

giletier [ti-é], ereadj.et n. Qui confectionne des gilets.

N. f. Chaîne de montre, qui s’agrafe à l’une des boutonnières du gilet.

Gilgamesh, héros des vieilles légendes épiques assyriennes, identifié parfois avec Nemrod et dont les aventures rappellent celles d'Ilercule.

gilie [Zî] n. f. Genre de polémonaciées , comprenant des herbes à fleurs fort belles, bleues, blanches ou rouges, disposées en cvmes. (On en connaît une qua-

saS' î,xs "««f?;' “!*■■-

livée. Mn.l»l.rdi,ud'Europ,.) Eii'/fî;;:,.,, Gllkin (Iwan), poete belge, ^ ^

né à Bruxelles en 1858, auteur de ; la Nuit, le Cerisier fleuri, des drames ; Prométhée et Savonarole.

gilljpAiZjn. m. (m. angl.)

Petit peigne d’acier établi entre les cylindres fournisseurs et les cylindres étireurs des machines à étirer la laine, le chanvre, etc.

Gill (Louis -Alexandre Goset ue Guines. dit André'. caricaturiste français, né à Paris, m. à Charenton (18.40-1885). Son crayon, spirituel, ingénieux, frappe par l'imprévu et la vérité. Atteint de la monomanie des grandeurs, il mourut fou.

Gill {sir David), astronome anglais, né à Blayrithan (Ecosse), m. à Kensingtoni 1843-1914), Il s’est livré à d’intéressantes opérations de mesures géodésiques etastronomi(iues.

Gillain (Cyriaque-Cyprien-Victor).

général belge, né en 1857. Au cours de la Grande Guerre, par sa victoire de 'Thourout-Thielt, en octobre 1914, il libéi’a la côte belge des troupes allemandes. Chef d’état-major en 1918.

gill-bOX [ghilboks] n. m. Machine employée dans les filatures de chanvre, de lin et de laine pour l’étirage de ces textiles. PI. des gillboxes.

gille Iji-le] n. m.

(de Gille ou Gilles).

Homme naïf, niais :

jouer les gilles. Faire gille, s'enfuir, faire banqueroute. (Vx. ) gille [ji-le] n. m.

Pèch. Epervier de grande taille, chargé en plomb.

— Encycl.Lo gille est retenu en partie

au bord du bateau, la portion immergée pend verticalement dans l’eau : une corde fixée à l’extrémité inférieure permet de relever l'engin dès qu’on le suppose chargé de poisson. Ce filet se tend en travers de la rivière, que le bateau parcourt d’une rive à l’autre, perpendiculairement au courant.

Gille ou Gilles

(correspondant au latin Ægidius), un des types de la comédie bouffonne, sorte de Pierrot niais et poltron, que Watteau a représenté dans un remarquable tableau, qui est au musée du Louvre. (V. p. 979.)

Gille (Philippe), auteur dramatique, critique d'art et littérateur français, né et m.

à Paris (1831-1901). On lui doit notamment les pièces ; les Charbonniers, ma Camarade, etc., les livrets de Manon, de Lakmé, etc.

Gille (Valère), poète belge, né à Bruxelles en 1 867, d’une inspiration saine et délicate [le Château des merveilles, la Cithare, le Collierd'opales, etc.).

gillénie [ji-ié-ni] n. 1. Genre de rosacées, tribu des spirées, comprenant des plantes vivaces des Etats-Unis.

giller [/t Zé] V. n.

Faire gille. iVx.)

gillerie [ji-ie-rt\ n.f. Pop. Action de gille.

H Lei/ond. del.

Gill-box.

gilles [ji-le] n. m. Ancien jeu de cartes, analogue au brelan.

Gilles (saint) [en lat. Ægidius], ermite qui vécut en Provence auvi» ou au viii» siècle. Fête le l'f septembre. On le représente avec une biche, parce que, d’après la tradition, une biche poursuivie par des chasseurs s’étant réfugiée dans sa grotte, une flèche 1 atteignit lui-même à la main et manqua la biche, qui vint se coucher à ses pieds.

Gillet (Claude-Casimir), botaniste français, né à Dormans (Marne), m. à Alençon (1806-1896).

Gillet de La Tessonière ou de La TeSSOnnerie, conseiller à la Cour des monnaies et auteur dramatique ( 1620-1660). Il a écrit des tragédies, tragi-comédies et comédies [Francion, le Déniaisé, etc.).

Gilliugham [dji-lin'-gham'], v. d’Angleterre (Kent), sur le Medway ; 52.300 h.

gillon [ji-lon] n. m. Nom vulgaire du gui.

Gillot (Jacques), érudit français, né à Langres vers 1530, m. en 1619, conseiller au Parlement de Paris, un des auteurs de la Satire Ménippée.

Gillot (Firmin), lithographe français, né à Brou, près de Chartres, m. à Paris (1820-1872). Il est l’inventeur du procédé (gillotage ou zincographie) par lequel on transforme une épreuve lithographique en cliché typographique.

gillotage [ji-lo] n. m. (du n. de l’inventeur). Syn. de zincographie.

Gillray (James), caricaturiste politique anglais, né à Chelsea, m. à Londres (1757-1815). Il tourna en ridicule George III et ses courtisans.

Gilly, V. de Belgique (Hainaut), arr. de Charleroi) ; 25.000 h. Houille.

Gilolo ou Halmaliera, la plus grande des Moluques, située à l’E. de Célebes ; 125.000 h. A la Hollande.

Gil-Pérès (Jules-Charles-Pérès Jolin, dit), acteur français, né à Paris, m. àVanves (1827-1882) ; il fut un des meilleurs comiques de son temps. Atteint d'aliénation mentale, il mourut dans une maison de santé.

gimblette [jin-blè-te]n. t (proveaç. gimbeleto). Petite pâtisserie sèche, ou bonbon en pâte de fruit, ayant la forme d’un anneau.

— Encyol. GimZiZeZfeà Za cerise. Prendre 250 grammes de sucre en poudre, 250 grammes d’amandes mondées, un zeste d’oi’ange, et des blancs d’œufs. Piler les amandes avec les blancs d'œufs, ajouter le sucre et faire une pâte. Laisser reposer un instant, abaisser la pâte et découper des couronnes de la grosseur d’une pièce de 2 francs. Faire cuire sur des plaques, et mettre ensuite au milieu une cerise.

On fait aussi les gimblettes en pâte de fruits, saupoudrées de sucre de couleur.

Gimone (la), rivière de France, née dans les Hautes-Pyrénées. Elle descend du plateau de Lannemezan, arrose Gimont, Beaumont de Lomagne, et se jette dans la Garonne (riv. g.), après un cours de 133 kil. Le canal de la Neste assure la régulai’ité de son débit en été.

Gimont [mon], ch.-l. de c. (Gers), arr. et à 26 kil. d’Auch, sur la Gimone; 2.590 h. (Gimontois). Ch. de f. M. Bestiaux. — Le cant. a 11 comm., et 7.230 h.

gin [djin'] n. m. (m. angl., signifiant genièvre^ Eau-de-vie de grains (orge, blé, avoine), fabriquée en Angleterre et en Ecosse.

Gincby, comm. de la Somme, arr. et à 17 kilom. de Péronne, sur le plateau de Bapaume ; 187 hab. en 1914. Enlevée par la 4“ armée britannique le 15 septembre 1916, au cours de la bataille de la Somme, puis reprise par les Allemands en mars 1918 au cours de la 2» bataille de Picardie et recouvrée par les Alliés dans la même année (22 août), pendant la 3» bataille de Picardie. Complètement détruite.

gindre ou geindre [jin-dre] n. m. (pour joindre; du lat. junior, plus jeune). Ouvrier boulanger, qui pétrit le pain.

Ginestas [nès-Zass], ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 16 kil. de Narbonne, non loin de l’Aude ; 1.150 h. — Le cant. a 15 comm., et 14.840 h.

gingaS [ghâ] n. m. Toile à matelas.

Gingelom, coinm. de Belgique (Limbourg,arr. de Hasselt) ; 1.300 h ; sur la Graes Beek. Pays agricole.

Gilets a.nciens : 1. Régence; 2. En 1788 ; 3. Incroyable; 4. En 1830. — Gilets modernes ; 5. Croisé; 6. Simple; 7. De cérémonie; 8. .Arabe (spahi); 9. D’escrime; 10. D’écurie; 11, De flanelle ; 12. Tricoté, dit de chasse.

GIR

GIN

gingembre [jan-bre] n. m. {gt. ziggiberis). fienre de zingibéracées, originaires d'Asie.

— Enoycl. Les gingembres sont des herbes vivaces, odorantes, fleurs vivement colorées.Le gingembre officinal, originaire d'Afrique, est l'espèce la plus connue ; son rhizome renferme une résine et une essence aromatique à saveur brûlante. On l'emploie comme condiment.

gingeole [fo-le] n. f.

Bot. Nom vulgaire de la jujube.

gingeolier [jo-li-é] n. m. Bot. Nom vulgaire du jujubier.

gingeon [jon] n. m.

Dialect. Canard siffleur.

ginger-beer [djin'djeur’-bîr] n. m. (m. angl., signif. bière de gingembre).

Boisson gazeuse,aromaiisée de gingembre et de poivre, ginger-bread [djin'-

jeur’-brèd] n. m. (m. angl., signif. pain de gingembre).

Pain d’épice anglais, fait de mélasse aromatisée avec du gingembre.

gingibrine n. f. Nom donné à la poudre de gingembre.

gingin n. m. Pop. Avoir du gingin., être intelligent ; avoir du savoir-faire.

gingival, e, aux adj. (du lat. gingiva^ gencive). Qui appartient aux gencives.

Gingembre

fleur.

gingi'Vite n. f. (même étymol. qu'à l’art, précéd.V Inflammation des gencives.

— Encycl. La gingivite est un des symptômes, quelquefois le symptôme dominant, de plusieurs maladies de la bouche. Les causes en sont ; la dentition, la carie dentaire, la malpropreté de la bouche, l’abus du tabac, des mets épicés, la stomatite érythémateuse, la stomatite mercurielle, le muguet, etc.

Le traitement consiste à faire des lavages fréquents et à la brosse, avec des solutions antiseptiques faibles ; eau boriquée, chlorate de potasse, bicarbonate de soude, eau oxygénée. On traitera la cause et, s’il est nécessaire, on fera des attouchements à la teinture d'iode ou au nitrate d’argent.

ginglard [glar] n. m. Arg. Petit vin acide et vert. (On dit aussi reginglard.)

ginglyme n. m. (gr. gigglumos). Articulation permettant des mouvements analogues à ceux d'une charnière : le genou est un ginglyme.

ginglymoïdal, e, aux [mu-i] adj. se dit

des articulations de la nature du ginglyme.

gingol n. m. Gros fusil cochinchinois, qu'on charge jusqu'à la gueule de lingots de fer.

ginguelet [ghe-lè] n. m. (dim. de ghiguet). \in léger. Adjectiv. : vin ginguelet.

Ginguené (Pierre-Louis), littérateur français, né à Rennes, m. à Paris (niS-lSlG) ; membre de l’Académie des inscriptions ; auteur d’une Histoire littéraire de l'Italie.

ginguer [ghé] v. n. Sauter, folâtrer. Ruer, en parlant des bêtes de somme ou de labour.

ginguet, ette [ghè, è-fe] adj. Fam. Qui est un peu aigre ; vin ginguet.

feubstantiv. ; du ginguet.)

Qui a peu de valeur : robe ginguette.

Ginisty (Paul), littérateur français, né à Paris en 18.5B, auteur de romans, études de mœurs, d’un style alerte et souvent humoristique {la Fange, les Rastaquouires,

Paris à la loupe, etc.). Il fut directeur de l’Odéon de 1896 à 1906.

ginkgO [jink'-gho] n. m. Genre de conifères de Chine, cultivées comme ornementales. n- ■ .

— Encycl. Le ginkgo Gmisty.

est un bel arbre de Chine,

à fleurs dioîques, et dont l'amande, crue ou grillée, fournit un aliment très estimé. On n’en connaît qu’une espèce, qui réussit bien d^s les pays tempérés comme arbre d'ornement.

ginouscle [nous-We] n. f. Dialect. Nom vulgaire de \euphorbe ou épurge.

ginseng Istegà’] n. m. Nom vulgaire d’une drogue d'origine chinoise.

— Encycl. Pharm. Le ginseng est la racine d'une espèce du genre panax. Les Chinois la considéraient comme un tonique. On en connaît une autre espèce, originaire du Canada, et qui paraît jouir de la même propriété.

Gioberti {bèr] (Vincenzo), philosophe et homme politique italien, né à Turin, m. à Paris (1801-1852), Ses ouvrages historiques, où il s'est montré très hostile à la France, ont beaucoup contribué à la formation de l'unité italienne (le Primato, etc.).

giobertite \bèr] n. f.

(de Giobert, n. d’un chim.

ital.). Carbonate naturel de magnésie.

Gioconda (la), opéra dont le livret, très romantique, est de Tobia Gorrio (anagramme d’Arrigo Boïto) et dont la partition, due à A. Ponchielli, renferme des mélodies passionnées (1878).

GiOCOndO (Fra Gio- Gioberti.

vanni), architecte et philologue italien, né à Vérone, m. à Venise (vers IWSvers 1515). II séjourna en France, où il édifia la façade orientale du château de Blois et le pont Notre-

Dame, à Paris. Il devint architecte de Saint-Pierre de Rome, dont il consolida les fondations.

giocoso adj. (m. ital.). Musiq. Gai. joyeux, léger.

Gioia ou Gioja (Flavio), navigateur légendaire du xive siècle, originaire, disait-on, d’Amalfi, et qui fut regardé longtemps comme l'inventeur de la boussole, déjàconnuedes Chinois.

giol n. m. Nom vulgaire de l'ivraie.

Giolitti ( Giovanni ), homme d’Etat italien, né à Mondovi en 1842 ; plusieurs fois président du conseil de 1892 à 1914. Il se montra partisan de la Triple-Alliance. En 1914, il s'efforça de maintenir la neutralité de l’Italie. Il est redevenu présidentdu conseil en 1920.

Giordano (Luca), peintre napolitain, dit il Fa presto; né et m. à Naples (1632-1705) ; peintre élégant ethabile, mais àqui fittort tnoiuu.

sa tropgrande rapidité d’exécution. Son style est brillant, mais incorrect [Mars et Vénus, V énus et V Amour,

Enlèvement d'Europe). Il travailla en Espagne, à l’Escurial, de 1692 à 1702.

Giordano (Umberto) , compositeur italien, né à Foggia en 1868 ; auteur de :

André Chénier, Fédora,

Sibéria.

Giorgione (Giorgio Barbarelli, dit leV un des meilleurs peintres de l'école vénitienne, né à Castelfranco, m. à Venise (1478-1511). On trouve chez Luca Giordano.

lui la science, l'harmonie et un coloris chaud et puissant. Il faut citer, parmi ses chefs-d’œuvre : la Sainte Famille,' du Louvre, et Saint Nicolas etsaint Georges apaisant la tempête.

On l\u attribue ordinairement le Concert champêtre. du Louvre, mais d’autres croient que ce chefd’œuvre est dû au Titien.

giorno (à) [dji-or-no] loc. adv. (loc. ital.). Se dit d’un éclairage si brillant qu’il peut remplacer Téclat du jour : jardins éclairés à 9j;Oyn,o. Giorgione.

GlOttO fAmbrogio ou Angiolotto DI Bondone, dit), peintre florentin, néà olle, m. à Florence ^1266-1336) ; élève de Cimabué, ami de Dante, un des plus brillants génies qui aient illustré l’art. Il introduisit dans la peinture l’expression, la passion, la vie, la grâce, le mouvement, le naturel ; auteur de fresques remarquables à l’église de Santa- Croce (Florence), à Assise, et surtout à la chapelle de VArena, à Padoue, dont la décoration est son œuvre la plus considérable. r,ioito

Giovanni da Fie- SOle, surnommé Fra Angelico ou lePeintredes anges, peintre et dominicain toscan, né à Vicchio, m. à Rome (1387-14-55). Ses œuvres brillent par une suavité d'inspiration et de coloris inimitable (Couronnement de la Vierge, Descente de croix, décoration du couvent de Saint-Marc, à Florence).

Giovanni Fiorentino (Ser), conteur italien du xiv« siècle, auteur de il Pecorone (la Grosse Bête), recueil de nouvellespleines de verve. Giovanni da Fiesole.

gipon n. m.V. GUiPON.

gipsy [pr. angl. djipsé] n. Nom anglais des bohémiens ; un, une gipsy. PI. des gypsies.

Girafes.

girafe n. f. (ar. zourafa). Genre de mammifères ruminants d’Afrique : les girafes s'apprivoisent facilement. Pop. Femme longue et maigre. Cou de girafe, cou très long. Pop. Peigner la girafe, ne rien faire.

— Encycl. Les girafes (cameleopardalis) ont le cou très long et rigide (elles n'ont, en effet, que sept vertèbres cervicales) ; leur train de derrière est déprimé, leur front garni de deux cornes poilues. Leur pelage, fauve rosé clair, blanc en dessous, est marqué de larges taches brunes ; elles atteignent les feuilles des arbres à 6 mètres de haut et ne peuvent brouter les plantes à terre qu’en écartant les pattes de devant. Elles vivent par troupes, vont l’amble et marchent rapidement. On en connaît plusieurs espèces, qui, toutes, habitent le continent africain.

girafeau [fô] n. m. Petit de la girafe.

Giralda (la), tour carrée de Séville, érigée entre 1184 et 1196 pour servirde minaret aune mosquée aujourd'hui détruite. Haute de 94 mètres, elle tire son nom de la statue de la Foi qui la surmonte et qui, malgré son poids (1.288 kilogr.), sert de girouette ( giraldillo ) .

C'est un des bijouxdel’archi lecture arabe en Espagne.

Giraldaou la Nouvelle Psyché, opéra-comique en 3 actes, paroles de Scribe, musique d’A.Adam (1850). Le livret est un épisode invraisemblable, mais amusant, des amours de la jeune Espa- La Giralda de Séville,

gnole Giralda, qui finit par épouser don Manoël, quelle aime. La partition est gracieuse, pleine d’enjouement et d'une forme soignée.

giraudo n. f. (ital. giranda). Faisceau de jets d’eau ou de fusées pyrotechniques.

girandole n. f. (ital. girandola). Girande. Chandelier à plusieurs branches.

Succession de lignes ondulées fixes ou mobiles, formées de lampions, de becs de gaz ou d’ampoules électriques que Ton allume dans les fêtes publiques. Assemblage de —v diamants, etc., formant pendants d’oreille.

Girard \rar\ (l'abbé Gabriel), grammairien français, né et m. à Montferrand [Puy-de-Dôme] (1677- 1748). Membre de l’Académie française.

Girard (Jean-Baptiste), en religion le Père Grégoire, pédagogue suisse, né et m. à Fribourg (1765- 1850), ami de Pestalozzi et partisan de l’enseignement mutuel.

Girard (Pierre-Simon), ingénieur français, né à Caen, m. à Paris (1765-1836). Il dirigea les travaux du canal de TOuroq. Membre (1815), puis président (1830) de l’Académie des sciences.

Girard (Philippe de), né à Lourmarin CVaucluse), m. à Paris (1775-1845). Il inventa d’abord les lampes hydrostatiques à niveau constant et les globes dépolis. Napoléon ayant, en 1810. proposé un prix pour la création de la meilleure machine à filer le lin, Philippe de Girard résolut le problème en quatre mois ; mais le prix ne fut pas décerné. L’Empire tomba, et l’inventeur, ruiné, fut un moment mis en prison pour dettes. Louis XVIII ne sut pas réparer cette injustice, et Philippe de Girard dut accepter les propositions du tsar Alexandre l'L II installa près de Varsovie une filature et fut nommé ingénieur en chef des usines de Pologne.

Girard (Ju/es-Augustin , helléniste français, né à Paris, m. à Cannes (182.5-1902); auteur de bonnes Etudes sur l'éloquence attique et sur le Sentiment religieux en Grèce; ti-aducteur de Théocrlte. Membre de TAcadémie des inscriptions en 1873.

Girard (Aimé), chimiste et agronome français, né et m. à Paris (1830-1898). Membre de l’Académie des sciences (1894). Les industries agricoles de la sucrerie et de la distillerie lui doivent de nombreuses améliorations.

Girard (Paul), helléniste français, né et m. à Paris (1852-1922) ; membre de l’Académie des inscriptions en 1908 (l'Education athénienne, etc.).

Girardet [dé] (Karl), peintre suisse, né au Locle, m. à Pans (1810-1871) ; a peint des scènes de genre, de voyages. A sa famille appartiennent plusieurs peintres qui se sont distingués en France, soit comme peintres de genre, soit comme peintres orientalistes : Edouaru-Henri, né à Neuchâtel, m. à Paris (1819-1880) ; — Eugène, né et m. à Paris (1853-1907) ; — Jules, né à Paris en 1856.

Glrardin (René-Louis, marquis de), maréchal de camp et littérateur, né à Paris, m. à Vernouillet (1735-1808) ; recueillit Jean-Jacques Rousseau dans sa terre d'Ermenonville ; — Xavier (comte dei, fils du précédent, général et administrateur français, né à Lunéville, m. à Paris (1765-1827) ; — Alexandre, général français, frère du précédent, premier veneur de Louis XVIII, né et m. à Paris (1776-1855).

Girandole.

GIR

GIR

Ivien

StChr^a

ISfSeuniaY

V\ vf-j-rv T^

^ Ver/ÀeuiJ^^^^

o^c- Pauill

S Sauveur O i- ^Hourtin

SVbJi SILaurent ® «

'ôtm

ulras À

[çLubzac

qÆ^sj^oii Jl/fésffuq-h'^ ' -

au vel^re - Ppl I^IpAL \

le€uv^ne

l^EAU

Pessaçx

Indernos-

-Bains

^isAuden^

badülac -4

’Sf Croix . ■

■y'^î^.yp nviei

'm reole\

~acture

WÂRos

'Uzeste

Page 1