‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 96 sur 1225 · AME · texte numérisé non relu

AME

amende ^mnn-de] n. f. (de amender . Peine pécuniaire infligée pour une infraction aux lois : payer une amende. Amende, honorable, peine infamante qui consistait dans Taveu public d'une faute, d'un crime : la Constituante abolit l'amende honorable en 1791. Farn. Faire amende honorable, avouer ses torts, demander pardon.

— Encycl. L'origine de 1 amende paraît remonter au système des compensations, usité chez les Francs, sur lesquelles le roi prélevait une somme '.fredum). L'amende est une peine pécuniaire, et il ne faut pas la confondre avec les dommages-intérêts, qui n'ont pas le caractère d'une peine, mais d'une simple réparation civile accordée en compensation d'un préjudice subi. L'amende est une peine tantôt principale, tantôt accessoire en matière de contraventions et de délits, toujours accessoire en matière de crimes. Elle est essentiellement personnelle, et, si le condamné vient à mourir, elle change de caractère ; elle n'est plus qu'une dette ordinaire à la charge des héritiers, sans qu'aucune idée de répression sociale vienne désorniais s'y rattacher.

Eimeildemeilt [man-de-man] n. m. (de amender). Changement cri mieux : l' amendement d'un criminel. Modification apportée à un projet ou à une proposition de loi en discussion. Toute substance qui, incorporée au sol, améliore ses propriétés physiques.

— Encycl Agric. D'apres Tétymologie même du mot, on pourrait comprendre sous le nom d'iiinendements toutes les substances qui, incorporées à la terre, tendent à améliorer sa fertilité. Cependant, il y a lieu d'établir une distinction entre les amendements et les engrais. Si le sable dans les terres argileuses ou Targile dans les terres sablonneuses sont de véritables amendements ; si, d'autre part, le sulfate d'ammoniaque, le chlorure de potassium, le phosphate de chaux, etc., sont de véritables engrais, la distinction devient plus difficile à établir pour des substances comme la marne, le plâtre, la chaux, le fumier de ferme même, qui jouent le plus souvent dans le sol où elles sont incorporées le double rôle d'amendements et d'engrais, tantôt plus amendements qu’engrais, et tantôt plus engrais qu'amendements.

En définitive, il faut réserver l'appellation d'amendements pour les substances qui améliorent les propriétés physiques (compacité, porosité, perméabilité, etc.) d'un sol, et celle d'engrais pour les substances qui en modifient les propriétés chimiques (propriétés nutritives, riches en tels ou tels éléments chimiques que les plantes sont susceptibles d'y puiser, etc.).

aiueuder [man-dé] v. a. (du lat. amendare, corriger). Améliorer, rendre meilleur, plus fertile ; amender une terre. Modifier : amender un projet de loi. S'amender v. pr. Se corriger, devenir meilleur : enfant qui s'est beaucoup amendé. Prov. ; Mal vit qui ne s'amende, c'est mal user de la vie que de ne pas se corriger. Ant. Corrompre, violer, gâter.

£inièll6 adj. (lat. amænus). Doux, agréable ( avoir un caractère amène.

amenée n. f. Action d'amener; état de ce qui est amené. Tuyaux d' amenée, tuyaux de drainage.

Amenemllât, nom de quatre rois d’Egypte de la xiie dynastie. Le plus fameux, Amenemhât III, fit exécuter de grands travaux ; il créa le lac Mœris, et édifia le Labyrinthe.

amener [né] v. a. (de à, et mener. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : j'amène, il amènera.) Mener, conduire en menant vers une personne ou en quelque lieu : amenez-moi mon cheval. Fig. Introduire : amener une mode. Préparer avec art : amener un incident. Occasionner : la guerre amène bien des maux. Mar. Amener les vadles, les mettre bas. Amener son pavillon, ses couleurs, se rendre. ■

Amenhotep ou Aménophis, nom de quatre souverains égyptiens de la xvme dynastie.

Amenliotpou, Aménothès [léss] ou Ménephtall, quatrième roi de la xix® dynastie égyptienne, fils et successeur de Ramsès II. Il embellit Thèbes et Memphis, et fut enterré dans la vallée des Rois.

aménité n. f. (de amine). Douceur, politesse, affabilité, amabilité. Ironiq. au plur., invectives : échanger des aménités. Ant. Aigreur, maussaderie, acariâtreté.

aménomanie [nî] n. f. (lat. amænus, agréable, et gr. mania, manie). Délire gai, mononianic joyeuse.

aménorrhée [no-ré] n. f. du gr. apriv., tnên, mois, et rhein. couler). Absence, suppre.ssion ou diminution pathologique des règles, chez les femmes.

amentacées [min-ta-sé] n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones à llcurs en chatons [amentum) [orme, bouleau, saule, chêne, noyer, etc.]. S. une âmentacée.

amentifère [mini adj. (du lat. amentum. chaton, et ferre, porter). U 'ist. nat. Qui porte des espèces de chatons.

amentiforme [mi a] adj. Hist. nat. En forme de chaton,

amenuisement n. m. Action d'amenuiser.

amenuiser [zé] v. a. (de à, et menu). Rendre plus mince, plus menu : amenuiser une poutre, une planche, une cheville.

amer [mèF, ère adj. (lat. amarus). Qui a une saveur rude et désagréable ; la quinine est amire. Fig. -..douleur amire. Fonde amère, la mer. Triste, douloureux : souvenir amer. Irritant, mordant, dur, offensant ; raillerie amère, critique amère, reproches amers. N. m. Ce qui est amer : substance amère, l'aloès est un amer. Vésicule du fiel de quelques animaux ; un amer de bœuf. Prov. : Ce qui est amer à la bouche est doux au cœur, des choses désagréables peuvent être salutaires. On ne peut mâcher amer et cracher doux (fam.), les mauvais traitements aigrissent le caractère. Ant. Sucré, suave.

— Exoycl. Les amers sont des médicaments toniques, qtii provoquent l'appétit, et activent la digestion. Les principaux sont : la petite centaurée, la gentiane, le houblon, la menthe, les chicoracéps. la rhubarbe, la strychnine, le quassia amara. On les emploie soit en tisane, soit sous forme d'élixirs, j à la dose de quelques gouttes avant les repas.

amer [mf-r] n. m. Mar. Se dit de tout objet fixe 'tour, balise, etc.) servant à indiquer aux navigateurs la route qu'ils doivent suivre aux abords de la côte.

Amerbach (Jean), imprimeur de Bâle, né à Rcutiingen. m. à Bâle (1444-1514 :

créateur du caractère d’imprimerie dit anciennement saint-augustin.

amèrement [man] adv.

Avec amertume : se plaindre amèrement d'une injustice.

Améric 'Vespuce,

navigateur , né à Florence .

m. probablement à Séville (1451-1512), qui, au service soit de l'Espagne soit du Portugal, visita quatre fois le Nouveau monde, déjà décou- Améric vc.puce. vert par Colomb. Les premiers cartographes donnèrent son nom à Amérique.

Américain, e [kin. è-ne', habitant ou originaire de l'Amérique : les .Américains. Adjectiv. : mœurs américaines.

américaine [A’é-ne] n. f. Espèce de phaéton ou de char à bancs à quatre roues, dont les deux sièges (l'un avec capote; sont interchangeables.

américaniser [zé] V. a.

Donner le caractère américain.

S’américaniser v.

pr. Prendre les mœurs américaines.

américanisme [nîs-me'^ n. m. Manière d'être des Américans. Admiration outrée des mœurs américaines. Science, étude des antiquités américaines. Ensemble des principes libéraux attribués à certains ecclésiastiques des Etats-Unis.

américaniste [nis-le] adj. et n. Qui est partisan des Américains. Qui appartient à l'américanisme (au sens religieux , ou qui en est partisan. Qui se livre à Tétude des antiquités américaines.

Amérique, une des cinq parties du monde, découverte par Christophe Colomb en 1492. Dès le viiie ou le ix® siècle, les Norvégiens élaient arrivés jusqu'au Groenland, et avaient atteint la côte orientale de l’Amérique du Nord. Cette découverte ne diminue en rien la gloire de l'illustre Génois, car elle n'eut aucune influence sur le progrès des relations de peuple à peuple. Après Colomb, les principaux explorateurs de l’Amérique sont : Améric Vespuce, Jacques Cartier, Cabot, Magellan. La Condamine, Champlain, Ilumboldt, Crevaux.-etc.

On distingue, au point de vye géographique : 1» l’Amérique du Nord; 2“ l’Amérique centrale; 3» l’Amérique du Sud. L’Amérique du Nord mesure 6.800 kil. de long, et 5.200 kil. de larg. ; l'Amérique du S., 7.343. kil. de long, et 4.861 kil. de larg. ; ensemble, elles ont une superficie de plus de 38 millions de kil. carr., et environ 200 millions d'h. (.-Iméricains). L'Amérique est, ainsi, près de quatre fois plus grande que l'Europe, et soixante-treize fois plus grande que la France.

Des mélanges innombrables se sont accomplis entre toutes les races qui ont foulé le sol américain. Une grande majorité de la population est formée d'Européens immigrés, ou de leurs descendants : Portugais, Anglais, Français, Irlandais, Allemands, Espagnols, etc. Les principales races indigènes sont, en allant du N. au S. ; les Esquimaux ou Innuit, les Peaux-Rouges, les Mexicains (Aztèques, Otomis, Zapotèques, etc.), les hidiens (Guaranis, Bütocudos, Quichuas, Araucans, Fuégiens, Patagons, etc).

Le Nouveau monde produit en abondance la plupart des denrées recherchées par le commerce et l'industrie ; parmi les minéraux, Tor et l'argent se trouvent en Bolivie, au Pérou, au Mexique, dans l'Alaska et le Canada (Klondyke).. De très importants gisements de fer et de houille existent aux Etats-Unis, tandis qu’au Chili on extrait le cuivre en grande quantité.

Même variété dans la végétation ; les céréales, notamment le blé et le mais, sont cultivées avec succès dans la vallée du Mississipi. On les retrouve au Chili, au Mexique et dans les hautes vallées des Andes, qui sont la patrie de la pomme de terre. Les produits de la végétation tropicale, la canne à sucre, le café, la vanille, le coton, sont fournis en abondance par les provinces méridionales des Etats- Unis, le Mexique, la Colombie et le Brésil. Enfin, la végétation arborescente, très développée, fournit d'excellents bois de construction, surtout au Canada ; des bois d'ébénisterie très rechercliés (chêne, acajou, palissandre), des bois de teinture, etc.

L’élevage a pris une grande extension dans les plaines tempérées des deux continents, et les animaux importés d'Europe : le cheval, le bœuf et le mouton, s'y trouvent en troupeaux innombrables.

La faune de l'Amérique est des plus variées. On y rencontre le caïman, le tamanoir. Tours, le jaguar, le puma, le tapir, le lama, le bison, le condor, les perroquets, le boa, les singes à queue prenante, etc., et tous les animaux domestiques.

Amérique du Nord. En forme de triangle aminci vers le S., elle est bornée au N. par Tocran Glacial arctique, à TE. par l'Atlantique, au S. par le golfe du Mexique, à TO. par le Pacifique. — Principales régions naturelles : 1» tout au N., en lisière de l’océan Glacial et de la baie d'Hudson, terres froides, marécageuses, lacustres du Canada, confinant au S. à la région des grands lacs : Sujiérieur, Michigan, Huron, Erié, Ontario, qui s’écoulent par le grand fleuve Saint-Laurent; 2» à TO., s’étendant de la presqu'île d'Alaska, au N., jusqu'au Mexique, au S., soulèvement montagneux des Rocheuses, prolongées par la sierra Madré, et qui enferment le Grand Bassin; 3» à l'O.. le long du littoral océanique, soulèvement des Alleghnnys ; 4» entre les deux régions précédentes, profonde et

AMÊ

large vallée du Missüsipi. dont les grands affluents supérieurs (Ohio, Missouri) drainent la Prairie, et qui vient finir au milieu des terres basses, humides et chaudes bordant le golfe du Mexique ; 5® le plateau volcanique du Mexique.

Etats : le Canada, les Etats-Unis, le Mexique. Amérique centrale. C’est \ine région montagneuse, aux contours étranglés (presqu’île de yucn~ tan. isthme de Panama), et partagée en petites républiques : Guatemala, San-Saleador, Nicaragua, Honduras, Costa-Rica, Panama. L’archipel des Antilles dépend géographiquement de l’Amérique centrale.

Amérique du Sud, En forme de triangle, elle est terminée au S. par le cap Horn. Régions naturelles ; 10 à l’O., en bordure du Pacifique, soulèvement voldânique de la cordillère des Andes; 2o à l'E., bordé par l’océan Atlantique, plateau brésilien (1.200 à 1.500 in. d'alt.) ; 3o s’inclinant à l’E. et au S. vers l’océan Atlantique, larges plaines des grands fleuves Orénoque, Amazone, Parana et Paraguay (rio de la Plata) ; 4o au S., terres sèches, presque désertiques, des Pampas et de la Patagonie.

Principaux Etats : Colombie, Equateur, Bolivie, Pérou, Chili, Venezuela, Guyanes, Brésil, Paraguay, Uruguay. Argentine. Les îles delà Trinité, Falkland, la Terre de Feu dépendent de l’Amérique du Sud.

Amérique espagnole ou Amérique latine.

C'est le nom donné à l'ensemble des parties de l’Amérique centrale et de l'Amérique du Sud qui furent colonisées par les Espagnols (Mexique, Pérou, Bolivie, Chili, Colombie, etc.),

Amerongen [g/i/'n’J, bourg du royaume des Pays-Bas (prov. d’Utrecht), près du Rhin inférieur; 2.200 11. C’est dans son château que le kaiser Guillaume II s'est retiré en fuyant d'Allemagne, en 1918.

amerrir [mè-rir] v. n. (de mer, par analogie avec atterrir). Se dit d'un hydravion qui se pose à la surface de l'eau : amerrir doucement.

amerrissage [mè-rP-sa-Je] n. m. Action d'amerrir: l'amerrissagè d'un hydravion.

Amers iLACs), lacs salés, situés dans la basse Egypte et traversés par le canal de Suez. On distingue le Grand elle Petit lac Amer.

Amersfoortj V. de Hollande (prov. d’Utrecht), sur l’Eem; lo.+ÜÜ h. Damas. Patrie de Jean Barneveldt.

amertume [mér] n. f. (lat. amaritudo). Saveur amère : l'amertume de La quinine. Fig. Affliction : les amertumes de la vie. Aigreur : critiquer avec amertume. Œnol. Maladie d'origine microbienne, qui se développe dans les vins rouges et leur donne une saveur amère. Ant. Aménité, douceur.

améthyste \tis-te] n. f. du (gr. amethustos, qui n’est pas ivre). Pierre précieuse de couleur violette, qui est une variété de quartz coloré par l’oxyde de manganèse : les a7}cie)is attribuaient à V améthyste la propriété de 'préserver de l'ivresse (d’où son nom), amétrope adj. Qui est atteint d’amétropie. amétropie [pi] n. f# (du gr. a priv., 7nétron, mesui’e, et dps, œil). Ensemble des imperfections de l’œil considéré comme système optique, et comprenant l'hypermétropie, la myopie, l'astigmatisme.

Amette ’(Léon-Adolphe), prélat français, né à Douville (Eure), ni. à Antony (Seine) [1850-1920]. Archevêque de Paris G908), cardinal (191 1 il fut un ardent patriote et un grand ai’tisan de la réconciliation de l'Eglise et de l'Etat.

ameublement [ma/i n. m. Ensemble de meubles garnissant une maison, un appartement.

ameublir v. a. Dr.

Convertir en biens meubles ; ameublir un domaine. Faire entrer ses immeubles dans la communauté. Agric.

Rendre une terre plus meuble, plus légère, ameublissement

[bli-se-777an] n. m. Action d'ameublir : l'aiyieublis.seyitent d'une ter7'e, des inimeubles. Dr. Clause par laquelle des époux font passer un immeuble à l’état de meuble, pour le faire entrer dans la communauté.

— Encycl. a gric. L’ameublissement a pour effet : lo de faciliter la germination des semences et le développement des jeunes plantes ; 2o d’assurer la production des fermentations et des réactions grâce auxquelles la matière organique des fumiers passe à l'état minéral et devient assimilable par les plantes.

ameulonnor [lo-7ié\ v. a. Mettre en meules le foin, la paille ou les céréales moissonnées.

ameutement [man] n. m. Action d’ameuter : ameute77ient de la foule. Assemblage des chiens dans une meute.

ameuter [té] v. a. (de «, et 77ieute). Assembler des chiens courants pour la chasse, ou les jeunes chiens avec les vieux pour les dresser. Soulever, attrouper : a7neuter le peuple. Fig. : a7neuter toutes les colères. Ant. Apaiser, calmer, disperser.

Amfreville-la-Campagne [an], ch.-i. de c. (Eure», arr. et à 20 kil. de Louviers ; 540 h. Ch. de f. Et. BeuiTC. — Le canton a 24 coinm. et 6.230 h.

Amfreville-la-Mi-Voie, comm. de la Seine-Inféineurc, arr. et à 5 kil. de Rouen ; J. 500 h.

Amhara^ région de l’Abyssinie centrale. C'est la partie la plus élevée du massif abyssin.

amherstie [am’-Aèrs-îf] n. f. Genre de légumineuses, dont l'unique espèce est un arbre de l'Inde, à grandes fleurs écarlates.

ami, e n. (lat. icus). Personne avec qui l’on est lié d’une affection réciproque ; xni ami fidèle, .-bni d'enfance, avec qui l'on est lié depuis l'enfance. A7711 de la 77xaison, celui qui vit dans l’intimité d'une famille. .Imt de cœur, celui que l’on préfère. Ami de cour, celui qui n'a que les apparences de Tamitié. Nos n77iis /es en?iem?s, nom ironique donné aux Alliés envahisseurs (1814). lig. Parti.san : ami de la vérité. Adj. Sympathique, amical : voix amie. Propice, favorable : rivage am/; verits amis. (La construction de a77ii avec la prép. avec est mauvaise.) Prov. : Les bons comptes font les bons amis, à chacun son dû, c'est le meilleur moyen de s’entendre. Ami au prêter, ennemi au rendre, ou aime à empruntei', mais, quand

il s'agit de rendre, la brouille survient. Les amis de nos amis sont nos amis, nos bons procédés doivent s’étendre à ceux à qui nos amis poident intérêt. Pour se dire amis, il faut avoir mangé ensemble un minot de sel, l’amitié ne devient solide qu’avec le temps. Ant. Ennemi.

— Ai.lus. littér, :

Soyons amis, Cinna, c’est roui fjui t'en convie,

vers de Corneille, dans Cinna (acte V, sc. 3). On ne cite généralement que le premier hémistiche , et presque toujours pjar plaisanterie.

Rien u’est plu.s dang'ereux qu'un ignorant ami;

Mieux vaudi'ait un &age ennemi,

vers de La Fontaine, devenus proverbe {l'Ours et l'Amateur des jardins).

Nul n’aura de l’esprit hors nous el nos amis,

vers de Molière, dans les Femmes savantes (acte III, SC. 2.).

L’ami du genre humain n’est point du tout mon fait,

vers de Molière, dans le Misanthrope (acio. l'r, sc. L').

Un frère est un ami donné par la nature,

vei’s de Legouvé père. V. frère.

Ami des enfants (/’), par Berquin ; charmant recueil de dialogues et de récits enfantins (1784). On donne souvent ce titre à Berquin lui-même.

Ami des femmes (/’), comédie en cinq actes et en prose, d’Alex. Dumas fils (1864). Elle a pour héros de Ryons, qui s’est institué le protecteur de vertu des femmes. Étincelante de verve et d'esprit, elle abonde en mots d’une acuité remarquable.

Ami des hommes (/’) ou Traité de la population . par le marquis Riquetti de Mirabeau, père du célèbre orateur: livre d'économie politique, que le Dauphin, fils de Louis XV, appelait le « bréviaire des honnêtes gens » ; ouvrage de théorie un peu confuse, mais empreint d’une large philantliropie (1755).

Ami du peuple (/’), feuille ultra-révolutionnaire, rédigée par Marat, et qui parut du J2 septembre 1789 au 21 septembre 1792.

Ami du roi (/’), journal ultra-royaliste, rédigé en grande partie par Tabbé Royou, et qui était au royalisme ce que l’Ami du peuple était à la démagogie (1er juin-1790-4 mai 1792).

Ami Fritz (T), comédie en trois actes, en prose, d’Erckmann-Chatrian (1876), tirée de leur roman, qui avait paru en 1864. Fritz Kobus, célibataire endurci, est peu à peu amené au mariage par la grâce de Suzel, la fille de son fermier. La pièce, formée d’épisodes de la vie alsacienne, vaut surtout par la poésie et l’émotion douce. Le compositeur italien Mascagni en a tiré une comédie lyrique (1893).

amiRbilîtè n. f. Qualité de ce qui se fait à l’amiable : V amiahilüé des coxicordats.

amiable adj. Affectueux, gracieux : accueil amiable. (Vx.) Qui a lieu par la voie de la conciliation, par opposition à la voie contentieuse : partage amiable. Math. Nombres a77iiables, paire de nombres dont chacun est égal à la somme des parties aliquotes de l’autre. (Ainsi 284 et 220 ; les parties aliquotes sont : 1, 2, 4, 71, 142 ; celles de 220 : 1, 2, 4, 5, 10, 11, 20, 22, 44. 55, iOO. Or, 284 = 1 -1- 2 -|- 4 -j- o -h lü U ( 20 -t • 22 -f- 44 + 55 + 110 ; et 220 = 1 -f- 2 -h 4 -{- 71 142.) A l'n77iiable loc. adv., de gré à gré, sans

inten’^ention judiciaire : tei'miner un différend à l'a7)iîahle; vendre à l'amiable.

amiablemeHt [xyian] adv. D'une manière amiable, par voie de conciliation ; résoudy'e ayyiiablement un difj'éx'eyid.

amiantacé, e adj. Qui ressemble à l’amiante, amiante n. m. (du gr. ayyiiantos, incorniptiblel. Minerai filamenteux, qui résiste puissamment à l'action du feu.

— Encycl. L’amiante est un silicate de chaux et de magnésie, principes difficilement fusibles. L'amiante était connu des anciens, qui le cardaient, le filaient, et en faisaient des nappes, des serviettes, etc., que l'on jetait au feu quand elles étaient sales, et qui en sortaient plus blanches que si on les eût lavées. C'est dans une toile d'amiante qu'ils brûlaient les corps des personnages distingués dont ils voulaient conserver les cendres pures et séparées de celles du bûcher. Entre autres applications, on s'en sert aujourd'hui, en mécanique, pour garnir les joints qui sont destinés à être portés à une température élevée. On utilise également l'amiante pour remplacer le verre dans les portes de poêles à feu visible ; on en garnit les bûches de fonte des cheminées à gaz, on en fait aussi des mortiers (fibrociment) résistant à de hautes températures, en mélangeant des déchets d’amiante avec de la chaux ou du ciment et de l'eau ; le papier d'amiante sert à faire des filtres pour produits chimiques ; le hoU d'aniiayite. employé pour la construction, est un mélange complexe obtenu en faisant solidifier de l’amiante et du ciment avec des oxychlorures de magnésium ou des silicates et aluminates de chaux. L’amiante entre encore dans la préparation de certaines peintures destinées à préserver de l'oxydation les pièces métalliques.

aniiantin, e adj. Fait d'amiante : rideau ay/iianthi.

amibe n. f. (du gr. aynoibè, fci’mentation). Protozoaire microscopique des eaux douces et salées, muni de pseudopodes qui lui servent à se mouvoir, amibiase [zc] n.f. Maladie causée par les amibes, amibien, erine [bi-in, è-ne\ adj. Se dit d’une maladie causée par les amibes : dysentey'ie amihiemie.

amiboïde adj. (de ayyiihe, et du gr. eidos, forme'. Se dit des mouvements ou des déformations que présentent les éléments cellulaires, et qui sont comparables à ceux des amibes.

— Encycl. Les mouvements amiboïdes s'observent dans le protoplosma, les noyaux et les nucléoles des cellules sans enveloppes, ainsi que chez les globules blancs et les cellules nerveuses.

amiboïsme n. m. Déplacement d'une cellule, à la façon d’une amibe.

amical, e, aux adj. inspiré par l'amitié, qui témoigne de l’arritié : coxiseils (nyiicnu.v. N. fcin. Nom donné aux sociétés formées par les membres de l’enseignement pour la défense de leurs intérêts : les ayyiicalcs d'instituteurs; chaque lycée a son ay/iicale. Ant. Hostile.

amicalement [wan] adv. D'une manière amicale : traiter ayyiicaleyyxeyit un inférieur; bien ay/xicaleyyxent à vous.

Page 1