VAIRE
goliard
[/i-rtrj n. m. (du nom d un certain évêque Golias, à qui l’on attribuait des poésies hardies et des tours pendables). Au moyen âge, clerc ou moine défroqué, qui courait le monde en faisant ordinairement le métier de ménestrel ou de jongleur.
— Encycl. On désignait sous le nom de goliards, au xiiie siècle, les clercs de mauvaises mœurs, sortes de bouffons d'église, plus adonnés à la bonne chère et à la débauche que respectueux de la discipline ecclésiastique. La littérature goliardique roule sur toutes sortes de sujets : la boisson, l'amour, et même les exhortations morales. Ces poèmes , toujours écrits en latin, ont été recueillis en grande partie parEdelestanddu Méril {Poésies latines populaires du moyen âge et Poésies inédites du moyen âge). Le nombre de ces fantaisies poétiques s’accroit tous les jours par des publications incessantes, surtout dans les revues d’érudition allemandes ; les poésies goliardiques sont même encore chantées de nos jours par les étudiants d’Allemagne, qui en ont fait imprimer des recueils spécialement pour leur usage.
goliardique adj. Qui se rapporte aux goliards. Goliath., géant philistin, qui, ayant lancé un défi à l'armée d'Israël, fut tué par DaVid d’un coup de pierre au front. {Bible.) Par anal. N. m. Homme très grand.
Golik, localité d’Albanie, dans la vallée du Skuinbi, a(fl. de l’Adriatique. Victoire des Français sur les Hongrois en octobre 1917.
golille [U mil., e] n. f. (de Tesp. goln, gorge). Archéol. Fraise à l'espagnole, serrant très fort le cou.
golmelle [mh-le\, gôlmette [mù-te] ou golmotte [mo-te] n. f. Noms vulgaires de deux espèces de champignons comestibles, l'ammanite rougeâtre et la lépiote vulgaire. (La fausse golmelle est l'amanite panthère, vénéneuse.) V. la planche champignons.
Golo (le), le principal fleuve de la Corse ; il finit sur la côte est de l'île ; cours 75 kil.
Golo, nom du traître, dans la légende de Geneviève de Brabant. V.
Geneviève de Bradant.
golok. n. m. Coutelas malais.
GoltZ (Colmar von der), général, baron prussien, né à Bielken- Jl feld (Prusse- Orientale) ■
en 1843, mort dans l’Irak en 1916. Auteur d’un ou-
vrage sur la Nation /jSi
or/nde. Il fut chargé d'or- r) ’îçf iiî?'’ ganiser l'armée ottomane et commanda les 4-^
P» et Go armées turques en 1915-1916.
Goltzius [t/ss] ou 1 Goltz (Henri), peintre hollandais, né à Muhlbrecht, m. à Ilaarlcm (1558-1G6J), d’un talent un peu maniéré ; surtout estimé comme graveur.
Golfe : 1. Élévation ; 2. Représenté sur une carte.
Gulizius.
Golueho-wski (comte Agénor), homme politique autrichien, né en Galicie (1812 1875’. — Son fils, Agénor, né en Galicie, m. à Lemberg (Lwow) [ 1 849-1921 ] , diplomate et ministre des affaires étrangères en Autriche-Hongrie de 1895 à .1906. Il eut une politique pacifique.
GomEr ( François ) , théologien protestant flamand, l'un des chefs du calvinisme rigide, adversaire d’Arininius, né à Bruges, m. à Groningue (1563- 1641). Les partisans de sa doctrine {gomarisme), furent appelés gomarisles.
gomarisme [ris-me] n. m. Doctrine protestante de Gomar sur la prédestination. Goluchowski (père).
gomariste [ris-te] ou
gomarien, enne [ri-in, è-né] n. et adj. Partisan de Gomar.
gombaud [ghon-bô] ou gombo [ghon] n. m. Nom vulgaire d’une ketmie comestible {hibiscus esculentus), malvacée d’origine indienne, que l’on cultive dans les régions chaudes du globe : tes peuples des régions tropicales utilisent le fruit du gombaud comme condiment.
Gombauld [ghon-bô] (Jean Ogier de , poète français, né à Saint-Just, m. à Paris (1570-16661 ; écrivain précieux et fade, commensal de l'hôtel de Rambouillet ; auteur A' Endymion, roman à clef, de tragédies, de sonnets, etc.
Gomberville [ghon-bèr] (Marin Le Roy de), littérateur français, né et m. à Paris (1600-1674). U fut un des premiers membres de l'Académie et écrivit des romans {Caritie, Polexandre), dont le succès fut très vif.
Gombette {loi), code de lois que la tradition attribue à Gondebaud ou Gombaud, roi de Bourgogne (ve s.), et qui, en vertu des principes de la personnalité des lois, était applicable aux seuls Burgundes, les Gallo-Romains conservant leur statut personnel.
gombo n. m. V. GOMBAUD.
Gomel, v. de Russie (gouv. de lkIohiîev\ au confl. de l’Ipout et du Soj, affl. du Dniéper ; 26.000 h.
^OIÏlèll6 n. f. Câble qui recevait l’ancre d’une galère.
g’oménol n. m. Marque déposée servant à désigner une essence tirée d’une variété de mélaleuque (melaleuca viridiflora)^, dite aussi niaouli.
— Encycl. Le goménol est un liquide oléagineux, employé en thérapeutique dans les maladies des voies respiratoires et dans les cystites, comme désinfectant, désodorisant, antiseptique. Il n’est ni caustique ni toxique, et c'est un bon agent de cicatrisation. On Tutilise sous forme de capsules, d'huile goménolée, de vaseline goménolée, sirop.
goménolé, © adj. Qui renferme du goménol : vaseline goménolée.
GomeS L6al (Antonio Duarte), poète portugais, né à Lisbonne en 1848, auteur de V Antéchrist ; il a subi l’influence de Baudelaire.
GomeZ [mèz] (Sébastien), dit le Mulâtre de Murillo, peintre espagnol, esclave, puis élève imitateur de Murillo, m. en 1680.
g^omila n. m. (m. dalmate). Monticule de pierre servant de sépulture en Dalmatie. PI. des gomilen.
gommage \gho-ma-je) n. m. Action de gommer : le gommage des étoffes. Son résultat.
gommart \gho~mar'\ n. m. Bot. Genre de burséracées.
— Encycl. Les gommarts sont des arbres balsamiques, à suc gommo-résineux, à fleurs groupées en grappes, dont on connaît une cinquantaine d'espèces de l’Amérique tropicale. Le gommart vrai, des Antilles, donne une résine assez analogue à l'élémi, et dite chihou ou cachibou..
gommât© n. m. Chim. Syn. de gummate.
gomme \gho~me] n. f. fiat, gummis). Bot. Substance mucilagineuse, qui découle de certains arbres. Gomme arabique, gomme qui provient des différentes espèces d’acacias, et qui fut d abord récoltée en Arabie. Gomme élastique, petit bloc de caoutchouc, servant à effacer des traits de crayon, de plume. Gomme laque, v. laque. Arbor. Maladie des abricotiers et des pêchers, se traduisant par des ulcérations et des écoulements visqueux. Pathol. Tumeur des couches profondes du derme avec tendance à l’ulcération. Ce nom est surtout donné aux accidents tertiaires de la syphilis. Arg. boulev. Classe des gommeux : fréquenter la haute gomme,
— Encycl. Arbor. La gomme se produit d'une façon constante et normale, au moment de la maturaiion des fruits, ou bien c’est l'indice d un état pathologique. Les gommes sont des substances amorphes, non cristallisables, de coloration pâle ou brunâtre, constituées par des mélanges, en proportions variables, de différents corps. Les principales gommes sont : la gomme adragante (extraite de l'astragale), la gomme ammoniaque (de certaines ombellifèresi, la gomme arabique{dQ divers acacias), la gor^ie-guile (d’une clusiacée), etc. La gomme laque est un produit de sécrétion fourni par une petite cochenille (coccms lacca), ; elle est produite surtout dans l’Inde anglaise, et dans l’Indochine : les Annamites l’emploient pour le laquage des dents. En Europe, elle sert à la fabrication des vernis, et comme isolant en électricité, etc. V. laque. Les gommes-résines sont des mélanges d’une résine et de gomme soluble dans cette résine, comme l'encens, la myrrhe, la gomme ammoniaque, l’assa-fœtida, l’opopanax, la gomme-gutte, la scammonée, etc.
gonitné Dÿ/io-mé], e adj. Enduit de gomme. £'nu gommée, eau contenant de la gomme en dissolution.
Gomni6gIlÎ6S. comm. du Nord. arr. et à 2o kil. d’Avesnes, près de i’Honnelle ; 3.270 h. Ch. de f. N. Passementerie.
gomuie-gutt© [gho-me-ghu-te] n. f. Gommerésine. latex jaune d'une clusiacée, employée comme couleur jaune ou peinture et comme purgatif on médecine. PI. des gommes-guttes.
GOM