ART GOTHIQUE
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Art gothique ; 1. Cathédrale d^A.iniens, — 2. Intérieur de Notre-Dame de Châlons-sur-Marne. — 3. Cité de Carcassonne, tour Saint-Nazaire (xiii< s.). — +, 5. Plan et coupe d une église gothique (Reims), — G. Rosace. — 7. Vitrail. — 8. Chapiteau. — 9. Frise. — 10. Penture en fer forgé. — 11. Tombeau. — 12. Statuette en bois. — 13. Épi en plomb. — 14. Lettre ornée. — 13. Sceau. — IG. Reliquaire. — 17. Bande d'orfroi. — 18. Panneau de boiserie. — 19. Dressoir. — 20. Gargouille.
GOU
GOU
Gough 'sir Hubert de La Poer), général anglais. né en 1870 ; commandait la K® armée britannique pendant la bataille de la Somme en 1916 et, de nouveau, lors de l'attaque allemande de mars 1918.
gOUin n. m. Mauvais garnement. Matelot qui se conduit mal. (V. l’art, suiv.)
Gouin (Jean), surnom donné aux fusiliers marins, et dérivé soit du nom propre breton très répandu Jean Le Gwenn (Jean le Blanc), soit de gwin (eau-de-vie).
goulue n. f. Pop. Femme de mauvaise vie. goujat Ija] n. m. (du provenç. goujo, garçon). Valet d’armée. (Vx.) Apprenti maçon. Homme sale et grossier, ou sans moeurs.
goujaterie [ri] n. f. Caractère, action de goujat.
goujatisme \tis-ine\ n. m. Caractère de goujat. Goujet (l'abbé Claude-Pierre), littérateur et oratorien français, né et m. à Paris (1697-1767) ; auteur d’une précieuse compilation : la Biblioihègue française ou histoire littéraire de la France.
goujon n. m (de gouge). Cheville de fer servant à lier certaines pièces de construction, de machines, etc. Goupille de fer qui réunit les deux portions d’une charnière. Petite gouge à l’usage des sculpteurs.
— Encycl. Les goujons emploj-és dans la construction des machines sont des pièces taraudées aux deux bouts. La partie intermédiaire, pour faciliter le serrage, est carrée ou hexagonale. On emploie ces pièces pour fixer une partie mobile et peu épaisse à une autre fixe et de plus grande épaisseur. Souvent, ces pièces reçoivent un écrou dont une face presse la partie que l’on veut fixer. Les couver- Goujons : 1. Pour pierres; 2. De poteau, des de cylindre
sont reliés à ce dernier par des goujons à écrou ; il en est de même des couvercles de tiroir, des foyers de locomotive, etc.
goujon n. m. (lat. gobio). Genre de petits poissons des rivières limpides et sablonneuses d’Europe : la chair du goujon est très délicate. Pop. Jeune souteneur. Avaler le goujon, mourir. Faire avaler le goujon à quelqu'un, le duper.
— Encycl. Le type du genre est le goujon commun (gobio fluviatilis), répandu dans les eaux douces de toute l'Europe et du nord de l’Asie.
Le goujon atteint rarement 15 centimètres ; c'est un joli petit pftisson', dont le dos offre des reflets jaunes, bruns Goujon,
ou bleus. Il fré-
quente les fonds sablonneux, et sa pêche est assez facile. La meilleure amorce à employer est le ver de vase ou le ver de terreau ; on se sert d’une ligne très fine (un seul crin), qu'on laisse traîner de
10 centimètres sur le fond. On le pêche aussi à la carafe (v. ce mot) et la balance, deux hameçons montés sur crin et fixes à chaque extrémité d'une petite fourche en fil de laiton.
Goujon (Jean), célèbre sculpteur et architecte français de la Renaissance, né à Paris en 1515. II est l'auteur des bas-reliefs de la fontaine des Innocents, et participa à la décoration du Louvre (les Cariatides) et des châteaux d'Ecouen et d’Anet. Citons encore la Diane assise (Louvre). Ses oeuvres sont modernes par le sentiment, antiques par le caractère et la sobriété de l'expression.
11 est. établi aujourd'hui qu'il était mort, en Italie, à Bologne, entre 1566 et 1568, c’est-à-dire bien avant la Saint-Barthélemy, où la légende voulait qu’il eût péri.
Goujon ( Alexandre ) , conventionnel français, un des derniers montagnards, né à Bourg, m. à Paris (1766-1795).Condamné àmort pour avoir pris part à l’insurrection du pr prairial, il se poignarda pour ne pas monter sur l’échafaud, goujonner jjo-né] n. a. Fixer par des goujons. gO'Ujonnier [jo-ni-éj n. m. Sorte d'épervier (filet) à mailles très serrées, pour la pêche au goujon.
goujonnière [jo-ni] adj. f. Perche goujonniére, nom vulgaire d'un petit poisson des rivières françaises, la grémille cominmie.
goujonnoir [jo-noir) n. m. Outil de tonnelier, aorte de crapaudine servant à supporter le travail qu’ü exécute.
goujure n. f. Cannelure destinée à recevoir les garnitures des poulies.
gOUlaCllO n. f. Bœuf Goujonnoir.
a la hongroise, c’est-à-dire
préparé avec des oignons hachés, bouquet garni, poivre rouge, ail, grains de cumin, marjolaine, muscade, etc., et cuit pendant 3 ou 4 heures. (La sauce est additionnée de bouillon et liée avec un peu de farine.)
Jean Goujon.
gouldie [dî] n. f. Genre de passereaux ténuirostres, comprenant de jolis petits colibris de l'Amérique tropicale.
gOIll6 n. f. (lat. gula). Pop. Bouche, gueule.
goulo n. f. (ar. ghoul). Sorte de vampire, à forme de jeune femme, qui, dans les superstitions orientales, suce le sang des vivants, et dévore les cadavres, pendant la nuit.
goulée [lé] n. f. (de goule). Fam. Grosse bouchée. Prov. : Brebis qui bêle perd sa goulée, quand on parle à table, on n’a pas le temps de manger.
goulet [iè] n. m. (de gueule). Entrée étroite d’un port, d'une rade : le goulet de Brest. Passage étroit dans les montagnes. Chacune des ouvertures coniques garnissant l'intérieur des vervenx, et par où le poisson pénètre, sans pouvoir ensuite ressortir. gOUlette n. f. V. GOULOTTE.
Goulette (La), v. de Tunisie, à 12 kil. de Tunis, sur le canal qui va de Tunis à la mer ; 4.000 h. Belle rade, jadis active. l’iage de bains.
gouliafre n. m. (du lat. gula. gueule). Pop. Grand glouton.
goulleh [lè] n. f. Alcarazas d'Egypte, en terre grise et poreuse.
goulot [/o] n. m. (de gueule). Cou de tout vase dont l'entrée est étroite : le goulot d'une carafe. Pop. Bouche, gosier.
gouloterie [rf]n. f. Articles de commerce faits en verre.
goulotte [lo-te] ou goulette Uède] n. f. Petite rigole pour l’écoulement des eaux. Poj). Bouche.
goulu, e adj. et n. (de gueule'}. Qui mange avec avidité. Glouton, goinfre. Pois goulu ou gourmand, dont on niante aussi les cosses vertes et tendres. 7' enailles g oulu! s, ienaiWes de serrurier à longues mâchoires. Ant. Sobre, tempérant.
goulu n. m. Nom vulgaire de Tanguille et de l'anchois, en certaines régions de la France, goulûment [man] adv. D'une façon goulue, goum [ghoum’] n. m. (m. ar.). Famille, tribu, chez les Arabes. En Algérie, au Maroc et dans le Haut-Niger, contingent armé fourni par une tribu, et qui, conduit par des officiers français, fait le service d'éclaireurs.
goumier [mi-é] n. m. Cavalier faisant partie d'un goum.
Goun3.ba.d, v. de Perse (Khorassan) ; 30.000 h. goundou n. m. Tumeur osseuse des mâchoires, observée exclusivement chez des sujets de race nègre.
Gounod [nô] (Charles), compositeur français, né à Paris, m. à Saint-Cloud (1818- 1893); auteur des opéras :
Sapho, Faust, son triomphe;
Philémon et Baueis, la Reine deSaba, Mireille, Roméo et Juliette, etc. ; de jolies mélodies vocales (la Sérénade, le 'Vallon, le Soir, etc.) ; de belles compositions religieuses (Mors et Vita, Ave Maria, Te Deuni, Stabat Mater, etc.). C'est un des grands maîtres de l’école française, Gounod.
un mélodiste d'une inspiration élevée, d'un style sobre et soigné, et aussi un lettré délicat, à qui Ton doit une étude remarquable du Don Juan de Mozart. 11 était membre de l'Académie des beaux-arts.
goupie [pî] n. f. Genre de célastracées, comprenant des arbres américains à feuilles astringentes, employées contre les ophtalmies.
goupil Ipil'] n. m. (lat. vulpeeula). Renard. (Vx.).
gOuplllRge [pi. Il mil.] n. m. Action de placer des goupilles.
goupille [pi, U mil., e] n. f. Petite cheville de métal qui sert à assembler deux pièces d'horlogerie, d'armurerie, etc.
goupiller [pi, ll mil., é] v. a. Fixer avec des goupilles. Arg. Arranger, confectionner en général.
ll mil., on] n. m. (du vx fr.
goupillon [pi
goupil, renard, le goupillon étant fait autref. d'une queue de renard, ou, suivant d'autres, de guipon). Tige garnie de poils, ou baguette métallique, surmontée d'une boule creuse à petits trous, qui sert à l'église pour faire des aspersions d'eau bénite. Brosse ronde à manche pour nettoyer les canons, les verres
teilles, etc. Sorte de fléau d'armes, à plusieurs chaînes, en usage autrefois. Fam. et en mauv. part, le goupillon, le parti des prêtres.
goupillonner [pi, U mil., o-né] v. a. Nettoyer avec un goupillon.
goupillonnure [pi, ll mll., o-nu-re. n. f. Etat de faiblesse de la -vigne, provenant de la mauvaise nature du sous-sol. Syn. gouiullure.
gour n. m. pl. (plur. de gara). Nom donné dans le Sahara à des buttes de terre isolées, débris, le plus souvent , d un plateau disparu, et surmontées d'une sorte de chapiteau de tuf calcaire , parfois surplombant.
goura n. m.
Genre de colombidés , vulgairement appelés 'gigeons couronnés.
— Encycl. Les gouras habitent la Nouvelle-Guinée et Goura,
le nord de l’Australie. Leur chair fine est recherchée ; ils se reproduisent difficilement en captivité.
Gourara, vaste oasis du Sahara algérien ; IG.OüO h. La principale agglomération est 'rimimoun.
gourari adj. invar. Se dit. dans le Sud de l'Algérie et dans les oasis sahariennnes soumises à la France, des pièces d'argent de différents types qui ont servi, jusqu'en 1906, de monnaie d’appoint dans les jiayements.
Gouraud (Henri-Joseph-Eugène), général français, né à Paris en 1867. Il se distingua aux colonies, particulièrement au Sénégal. En 1915, il fut mis à la tête du corps expéditionnaire des Dardanelles, où il perdit le bras droit, puis commanda la 4® armée (en Champagne) jusqu'à la fin de la guerre, sauf un court séjour au Maroc , comme résident général, en 1916-1917. Haut commissaire de France en Syrie et en Cilicie, en 1919; il devint en 1923 gou. verneur militaire de Paris.
G*' Gouraud.
Gouray (Le;, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 33 kil. de Loudéac; 1.780 h. Granit.
gourbet [6ê] n. m. Nom du roseau des sables, ^.dans le Médoc.
gourbi n. m. Cabane, hutte de branchages, de clayonnage, utilisée par des Arabes.
— Enoycl. Les gourbis sont d'habitude enterrés P artiell e ment, de façon à n’avoir besoin d'autre charpente que celle de leur toitm’e, conique ou formée de deux pans appuyés à une faîtière. Dans les murailles, formées de clayonnage, on ménage une porte et une fenêtre. Gourbi.
Le sol est établi en pente légère. Les gourbis ont l’avantage d'être chauds Thiver, et frais l'été.
Evaser
gourbillage [6i, ll mil., arje], ou gourbiage [je] n. m. Action de gourbUler.
gourbiller [bi, il mil., é] v. a. Mar. l’entrée d'un trou pour y loger une tête de clou ou de cheville.
gourd [ghour], 6 adj.
(du lat. gurdus, lent, paresseux). Engourdi par le froid. (Ne se dit que dans ; avoir les doigts gourds, les mains gourdes.) N. et adj. f.
Pop. Imbécile : c’est une gourde ; faut-il être gourde !
gourde n. f. (lat. eucurbita). Espèce de cucurbitacées. (Les fruits renflés de cette espèce servent de bouteilles quand ils sont séchés et vidés.) Flacon métallique ou clissé, servant au même usage. Nom peu usité de la piastre.
— Encycl. Bot. La gourde (lagenaria vulgaris) Gourdes : 1. Garnie de cuir; est une plante annuelle her- 2. Glissée ; 3. Naturelle, bacée, dont le fruit mûr
prend dans sa partie externe la consistance du bois, et contient intérieurement une pulpe fongueuse. On cultive en France, comme ornementale, cette plante originaire des Indes ; on se sert du fruit pour confectionner des bouteilles.
gourde n. f. Coup qui engourdit. (V.x.)
gourdement [manjadv.
Pop. Bêtement. Arg. Beaucoup.
gourdin n. m. (lat. cordino). Gros bâton court.
gourdiner [né] v. a.
Donner des coups de din à.
Gourdon, ch.-i.
(Lot), à 43 kil. de Cahors, àudessus du Bleu ; 4.290 hab.
(Gourdonnais). Pâtés truô'és. Commerce de noix et cerneaux, huiles, truffes. Ch. de f. Orl. — L'arr. a 9 cant , 79 oomm., 57.090 h. ; le cant. a 10 comm., et 8.450 h.
gour-
d’arr.
Armes de Gourdon.
Gourdon (Georges), poète français, né à Vau dré, m. à Rochefort (1852-1915) ; auteur des Chansons de geste.
Gourdon de Genouillac (Nicolas -Jules- Henri), littérateur et héraldiste français, né et m. à Paris ( 1826-1898 ); auteur de nombreux ouvrages :
Grammairehéraldique; Dictionnaire historique des ordres de chevalerie ; Dictionnaires des fiefs, seigneuries, châtellenies, etc., de l'ancienne France; l'Art héraldique, etc.
goure n. f. (de l’ar.
gharr, tromper). Se dit de toute drogue falsifiée. Fig, et arg. Duperie.
goureau [rô] n. m. Variété de gi’osse figue.
gourer tré] v. a. (de Gourduii de Genouillac. goure). Falsifier des drogues. Fig. et arg. Tromper, duper. Se gourer v. pr. Arg. Se tromper.
gouret [rè] n. m. Sorte de jeu de mail.
GOU
goureur, eu se [ew-ie] ad‘ et n. Celui ou * celle qui falsifie les drogues. Par ext. et Arg. Trompeur,
gourgandine n. f. Corsage de femme laissant voir la chemise. (Vx.) Auj., femme de mauvaise vie.
gourgandiner [ghaji, né] v. n. (de gourgandine). Fam. Fréquenter les filles.
gourgane n. f. Nom vulgaire de la fève de marais.
Gourgaud [ghô] (Gaspard, baron), général français, né à Versailles, m. à Paris (n83-18.')2). Il accompagna à Sainte-Hélène l’empereur Napoléon I"’, écrivit sous sa dictée les Mémoires pour servir à l'histoire de France sous Napoléon, et revint en France en 1818.
gourgouran n. m.
(del angl.propr«?n,qui vient du franç. gros grain). Etoffe de soie des Indes unie et à bandes formées d'armures diverses.
Gourgues (Dominique de), navigateur français du xvi« siècle, né à Mont- Gourgaud.
de-M.arsan, mort à Tours
(vers 1330-1583). Ce catholique vengea la mort de Ribaud et de ses compagnons tués en Floride par les Espagnols « comme français et comme hérétiques » (1567).
Gourin, ch.-l. de o. (Morbihan), arr. et à 33 kil. de Pontivy ; 5.050 h. Ch. de f. Ardoises, minerai de fer. — Le cant. a 5 comni., et 14.520 h.
Gourkas. v. Gorkh.4s.
GourJiO (Joseph-Vladimirovitch), général russe, m. à Tver (1828-1901). Il fit la guerre de Ci'imée, et se distingua en 1877-1878 pendant la guerre d'Orient : vainqueur de Chefket-pacha, puis de Soliman-pacha, il arriva en vue de Constantinople. Gouverneur général de Pétrograd. Très favorable à l'alliance française.
gourmade n. f. Coup de poing, coup sur la figure : recevoir une gourmade.
gourmand \man], e adj. et n. Qui mange avec excès les bons morceaux, les mets fins. Adj. F'ig. Avide : gourmand de louanges. Pois gourmands, V. GOULU. Bot. Branche gourmande ou n. m. gourmand, rameau inutile, rameau qui pousse au-dessous d’une greffe ou d’une branche à fruit : il est bon d'élaguer soigneusentent les gourmands. Ant. Tempérant, frugal, sobre.
gourmander [dé] v. a. Dominer, régenter : gourmander ses passions. Réprimander ou traiter avec dureté : gourmander un écolier paresseux.
gourmandiller [di, U mU., é] v. a. Faire de
légers reproches.
gourmandise [di-zé] n. f. Vice du gourmand : la gourmandise est un des sept péchés capitaux. Mets friand : les enfants aiment les gourmandises. Paov. : La gourmandise tue plus de monde que l'épée, les excès de table font périr plus de gens que la guerre.
gOUrmas fmass] n. m. Dans les marais salants de l’Ouest, canal souterrain.
gourme n. f. Art vétér. Ecoulement nasal, qui attaque surtout les poulains. Méd. Eruption squameuse. particulière aux enfants; la gourme se montre de préférence à la figure et au cuir chevelu ; la gourme au cuir chevelu est souvent causée par les parasites. Fig. Jeter sa gourme, faire des folies de jeunesse.
— Encycl. Pathol. La gounne ou impétigo larvé, vulgairement appelée croate de lait, est une maladie cutanée, auto-inoculable, caractérisée par des vésicopustules, qui donnent un liquide séchant en croûtes jaunâtres, mais ne laissant pas de cicatrice.
Cette maladie, fréquente chez les enfants, est contagieuse : elle se montre généralement sur la face ou le cuir chevelu, mais elle peut s’étendre à tout le corps.
On la traite par les soins de propreté les plus minutieux. On empêche les grattages en enveloppant les mains, et on calme les démangeaisons par des poudres. Enfin, on a recours aux toniques si l’enfant n’est pas au sein.
C’est une dermatose bénigne.
— Art vétér. La gourme est une maladie microbienne contagieuse, particulière aux jeunes chevaux. Elie est caractérisée par des abcès sous-glossiens, un jetage abondant et floconneux, et peut se compliquer de bronchite, de pneumonie, de pleurésie, etc. Simple, elle se termine par résolution ou guérison naturelle ; mais il faut tenir l’animal dans un local à température égale et moyenne, le nourrir de barbotages tièdes, déterger les abcès après ponction, au moyeu de liquides antiseptiques, et enfin lui faire des fumigations do -rapeurs tièdes pour faciliter le jetage. Dans les formes graves avec fièvre intense, on donne de la quinine, du borax, de l’antipyrine, que l’on mélange aux boissons.
gourmé, e adj. Qui affecte un maintien composé et trop grave : diplomate gourmé.
gourmer [mé] v. a. Battre à coups de poing. Mettre la gourmette à un cheval. Se gourmer v. pr. Se battre. Prendre un maintien grave.
gourmet [mè] n. m. Qui se connaît en vins, en bonne chère : Lucullus est resté le type des fins gourmets. Dégustateur de vins. Gourmette.
gourmette [mè-te] n. f.
Chaînette qui fixé le mors dans la bouche d’un cheval en réunissant les deux branches après avoir passé sous la — ganache (v.
MORs).thaine démontré. Gourmette à polir,
bracelet dont
les mailles sont disposées comme celles de la gourmette. Chaînette en mailles d’acier pour polir.
Gourmont (Gilles de), imprimeur fiançais, né vers 1481), m. après 1533. le premier qui ait imprimé à Paris des livres grecs et hébreux.
GOU
Gourmont Remy de), écrivain français, né à Bazoches-en-Iloulme, m. àParis(1838-191o) ; essayiste souple et ingénieux, styliste opulent et subtil, auteur de nombreux ouvrages ; le Latin mystique, le Livre des masgues, Eqnlogues, Promenades littéraires, l'Esthétique de la langue française.
gOUrnable n. f. Cheville de cliêne, employée dans la construction des bateaux.
gournabler [ilé] v. a. Fixer avec des gournables ; gournabler des bordages.
gournablerie [>■(] n. f. Lieu où ion fabriquait les gournables. (Vx.)
gournablier [bli-é] adj. et n. m. Qui fait des gournables. (Vx.)
gournay [7ié] n. m. Fromage fermenté à pâte molle, fabriqué à Gournay (Seine-Inférieure).
Gournay [nè], ch.-l. de c. (Seine-Inférieure), arr. de Neufchatel, près des sources de l’Epte ; 4.200 h. Ch. de f. Et. et N. Beurre, fromages. — Le cant. a 16 comm., et 10.540 h.
Gournay {race de), race française de gallinacés, originaire du pays dé Gournay. Les poules de cette race sont très rustiques et bonnes pondeuses.
Gournay (Marie Le Jars de), femme auteur, née et m. à Paris (1566- 1643 ) et disciple enthousiaste de Montaigne, dont elle publia l’édition posthume de 1595. Elle a défendu l’école de Ronsard contre celle de Malherbe.
Elle a laissé des vers, des œuvres de morale, etc.
Gournay (Vincent de), économiste français, né à Saint-Malo (1712-1759). de Gournay.
Il professa le premier la
fameuse maxime des physiocrates : laissez faire, laissez passer. Intendant de commerce, il lutta avec Trudaine pour la liberté de l’industrie. Il eut pour disciple Turgot.
gourou n. m. Dans l’Inde, chef religieux d’un village. Missionnaire chrétien.
Gourounsi, région et cercle de l’Afrique-Occidentale française (Soudan), entre les deux branches de la Volta. Ch.-l. Sati.
Goursat (Edouard-Jean-Baptiste), mathématicien français, né à Lanzae (Lot) en 1858. On lui doit de remarquables travaux d’analyse infinitésimale. Membre de l’Académie des sciences (1919).
gourse n. m. Petite embarcation pointue à l’avant et à l’arrière, dont on se sert en Provence et en Italie.
Gourville (Jean Hérault de), administrateur français, né à La Rochefoucauld, m. à Paris (1623-1703). Il servit la maison de La Rochefoucauld, puis Condé. Poursuivi par Colbert apres la disgrâce
de Foucquet, il se retira à Bruxelles. Il fut rappelé en 1690. Il a écrit d’intéressants Mémoires.
gouspin tghous-piri] ou goussepain [ghouse-pin] n. m. Pop. Gamin, petit vaurien.
gOUSSaut [ghou-sô] n. m. Cheval court de reins, et dont l’encolure et la conformation dénotent de la vigueur. Chien lourd et trapu. Faucon de vol lourd. Adjectiv. ; un cheval goussaut ou gaussant. (La forme gaussant est due à une erreur typogr.)
gousse [ghou-se] n. f. Fruit déhiscent des légumineuses ; gousse de pois. (V. la planche plante.) Partie d’une tête d’ail ou d’échalote. Gousses de
plomb, plombs qui servent à maintenir les filets au fond de l’eau.
goussepain n. m. v. gouspin.
gousset [gftou-sé] n. m. (de gousse). Creux de l’aisselle. Petite pièce d’une manche de chemise, à l'endroit de l’aisselle. Petite poche placée en dedans ’ de la ceinture d’un pantalon. Pochette d’un corset de femme. Poche du gilet. Avoir le gousset vide, être sans argent. Petite console pour soutenir des tablettes. Bios. Pièce honorable qui est un pairie plein. (V. la planche blason.)
Gousset (Thomas-Marie-Joseph), pré¬
lat et théologien français, né à Montigny-lès-Cherlieu (Haute-Saône), m. à Reims (1792-1866) ; auteur d’un traité de Théologie morale.
gOUSSette [ghou-sé-te]n. f. Petite gousse monosperme, telle que celle du trèfle.
goût [ghofi] n. m. (lat. gustus). Sens par lequel on discerne les saveurs : la langue et le palais sont le siège du goût. Saveur : mets d'un goût exquis. Pop. Odeur ; goût de pourri. Appétence des aliments, etc. : n'avoir goût à rien. Fig. Faculté d’apprécier les défauts ou les qualités dans les œuvres d art ; critique pleine de goût. Prédilection, penchant particulier : goût pour la peinture. Grâce, élégance : être mis avec goût. Opinion, préférence, manière de voii% de dire, de famé : dans le goût du xviui siècle. De haut goût, se dit d’une préparation, et, au fig., d’une œuvre très épicée, très salée. Prendre goût à quelque chose, commencer à s’y plaire. Pop. Faire passer le goût du pain à quelqu'un, le faire mourir. pROV. : Morceau avalé n’a plus de goût, une mauvaise affaire une fois passée, l’impression n’en subsiste pas : ou : on ne se souvient pas des bienfaits. Tous les goûts sont dans la nature, il ne faut reprocher son goût à personne, V. couleur.
— Encycl. Physiol. L’organe principal du goût est la langue, dont les papilles sont les appareils de perception. On peut classer les saveurs perçues en salées, .sucrées, acides et amères. L’exercice du goût s’accompagne de sensations ; olfactives (fumet des viandes, bouquet des vins), tactiies (saveurs âcres, astringentes, gommeuses), thermiques (fraîches, chaudes), etc.
-y Œnol. Le vin peut contracter différents goûts, qui en altèrent la saveur, ou en diminuent la qualité : les bouchons de qualité défectueuse donnent un goût désagréable (goût de bouchon) ; abandonné dans un fût en vidange, il contracte le goût de moisi ou de fût ou le goût de piqué quand il commence à subir l'action du mycoderma aceti. On peut, dans une certaine mesure, corriger ces goûts défectueux en mélangeant au vin de l’huile d’olive et en agitant vigoureusement le mélange. Après repos, on soutire dans des futailles propres.
Le goût de terroir est causé par la nature du terrain, dont certaines parcelles arrivent dans la cuve de fermentation : le même traitement peut être appliqué dans les cas précités ; on peut, en outre, pour les vins blancs, utiliser le charbon de bois.
goûter [té] V. a. (lat. gustare). Discerner les saveurs par le goût : le cuisinier goûte les mets. Fig. Approuver ; goûter un projet. Aimer, estimer ; goûter la musique. Eprouver, jouir de : goûter le bonheur. V. n. Essayer : goûter d’un métier. Manger en petite quantité : goûter d'un mets. Absolum. Faire le repas du goûter. Goûter de ou goûter à. consommer iimir la première fois ou en petite quantité : goûter d'un mets exotique. Fig. Essayer, connaître : quand on a goûté de Paris on ne veut plus de la province. Sa goûter v. pr. Etre goûté. Sapprécier mutuellement.
goûter [té\ n. m. Légère collation dans l’aprèsmidi. Ce qui constitue cette collation : emporter son goûter avec soi.
Goûter de l’automne ((e), sujet pastoral de Boucher, au Louvre ; charmant tableau composé et peint d ans le style léger du xviii® siècle. (V. p. 1005.)
gOÛte-irin. n. m. invar. Petit cylindre creux, sorte de pipette, que l’on plonge dans un tonneau rempli de vin. (Le liquide monte à l’intérieur, et on l’empêche de retomber en posant le pouce sur l’orifice supérieur.)
Gouthière, ciseleur, bronzier et fondeur français, né à Troyes vers 1740, m. en 1806. Collaborateur de Riesener et de Clodion, il personnifie avec goût et finesse le style Louis X'VI.
GoutroUX, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi) ; 1.230 h.
gouttant [ghou-tan], 6 adj. Qui dégoutte, s’égoutte.
Goûte-vin.
goutte [ghou-te] n. f. (lat. gutta). Petite pariie sphérique qui se détache de tout liquide : des gouttes de pluie ; vingt gouttes d'eau pure pèsent à peu près un gramme. Très petite quantité : boire une goutte de vin. Fam. Petit verre de liqueur alcoolique : boire la goutte. Mucosité liquide qui reste suspendue au bout du nez. Petite quantité de métal précieux en fusion, qu’on prélève pour en faire l’essai. Archit. Petit ornement conique, dans un plafond dorique ou sous les triglyphes. Blas. Chacun des pendants du lambel. (Syn. denticule.) N’avoir pas une goutte de sang dans les veines, se dit d’une personne saisie d’effroi, etc. Pop. Dottner la goutte, donner à teter. Boire la goutte, manquer de se noyer. (V. eau.) N. f. pl. Nom donné à certains remèdes liquides qui ne s’administrent qu’à de très faibles doses. Adverbialem. Ne... goutte, pas du tout : ne voir, n'entendre goutte. Loc. adv. Goutte à goutte, goutte après goutte ; au fig., petit à petit.
Goutte de lait (la), nom donné à diverses sociétés philanthropiques, destinées à diminuer la mortalité infantile dans la classe ouvrière, en préservant la première enfance des maladies causées par une mauvaise alimentation- Les nourrissons y sont pesés à de fréquents intervalle* ; on distribue aux mères, et à un prix réduit, du lait stérilisé.
goutte [ghou-te] n. f. (lat. gutta). Affection diathésique, caractérisée par dçs troubles viscéraux et articulaires, avec dépôts d’urates : la goutte se traite par un régime alimentaire sévère. Goutte sciatique, V. sciatique. Goutte sereine, v. amaurose. Goutte militaire, blennorragie chronique.
— Encycl. Pathol. La goutte se caractérise par des poussées de douleur et des gonflements articulaires ; elle paraît liée à des troubles de la nutrition ou à une altération des procédés d’oxydation. L’oxydation incomplète des matières azotées s’arrête à l’acide urique, qui, peu soluble, s’accumule sous forme d’urate de soude dans certaines parties de l’organisme, et provoque la crise.
La goutte est héréditaire, et frappe de préférence les personnes qui se livrent à des excès alimentaires, sans faire des exercices physiques suffisants ; c’est une des*formes de la diathèse arthritique. On note : gros foie, intermittences cardiaques, vertiges, névralgies, etc. La douleur se fixe sur une articulation, ordinairement le gros orteil, et débute le plus souvent la nuit. Les régions atteintes s’œdématient et sont douloureuses ; la fièvre apparaît, les urines se chargent d’acide urique, et sont parfois albumineuses.
Le traitement de la goutte est surtout hygiénique et prophylactique ; pendant la crise, il réside dans la diète lactée ; on peut ordonner l’eau de tTchy, le sallcylate de soude et les préparations de colchique ; exceptionnellement, on fera des injections de morphine. On pourra aussi faire envelopper d’ouate la partie douloureuse, après une onction de pommade ou de baume chloroformé.
Dans l'intervalle des accès, le traitement consiste à suivre un régime sévère, d’où sont exclus gibier, charcuterie, mets épicés, truffes, crudités, alcool, etc. ; l’exercice est indispensable.
goutte-d’eau n. f. Outil de menuisier, servant à creuser une sorte de larmier dans une fenêtre, pour l’écoulement des eaux. Pl. des gouttes-d'eau.
gOUtte-de-SUif n. f. Télégr. Petit bouton de cuivre rouge, qui sert d’appui à la manette mobile du commutateur à manivelle. Pl. des gouttes-de-suif. gouttelette [ghou-te-lè-té] n. f. Petite goutte, goutter [ghou-té] V. n. Laisser tomber des gouttes : les feuilles des arbres gouttent après la pluie.
gouttereau [ghou-te-rS] adj. m. Mur gouttereau. dans les édifices gothiques, mur garni de gouttières où s’écoulait l’eau des combles. Par suite, mur percé de larges fenêtres, formant l’étage supérieur d’une nef d’église.
goutteux, euse ^ghou-teû. eu-ze' adj. et n. Atteint de la goutte. Qui se rapporte à la goutte.
GOU