‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 965 sur 1225 · GOT · texte numérisé non relu

GOT

GOU

ance au caraeti^re gothique, encore usité dans les ouvrages allemands. Se dit improprement d'un genre d'architecture mieux appelée architecture ogivale :

Écriture gothique (majuscules).

l'architecture dite gothique est d'origine française. N, ni. L'architecture gothique. La langue gothique. N. f. L’écriture gothique.

— Encycl. Art gothique. L’art improprement appelé gothique .'puisqu'il n'a rien de commun avec les Goths) ou ogival, et qui serait plus justement appelé art/’ranpais, puisqu'il estoriginaire de l'Ile-de-France, a fleuri en Europe du xii« au xvi® siècle. Son principe générateur réside, non comme on l'a dit longtemps, dans la courbe brisée des arcs, mais dans la structure ogivale de la voûte ; elle découle tout entière, y compris l’arc-boutant, de la découverte de lavoâte sur nervures ou croisée d'ogive. Cette découverte, nécessitée par l'agrandissement des églises et la poussée croissante des voûtes, entraîna l’emploi de l’arc brisé et des arcsboutants. destinés à en augmenter la stabilité. L'enthousiasme religieux de cette époque éleva les magnifiques basiliques de Sens , Laon , Noyon, Senlis, Paris,

Rouen, Soissons, Bourges, Reims, Auxerre,

Amiens, Chartres. A l'étranger, les cathédrales de Cologne, de Cantorbéry, d’Upsal, de Burgos, de Tolède, attestent la rapide diffusion de cet art. L'architecture civile et militaire se modifia également : les bâtiments de la' Merveille, au Mont- Saint-Michel, les châteaux de Coucy et de Pierrefonds, les remparts de la cité de Carcassonne, sont parmi les plus remarquables spécimens de l'art nouveau. La sculpture monumentale qui ornait si richement les cathédrales, la peinture appliquée aux édifices étaient uniquement appropriées aux besoins architecturaux.

L Eglise donnait les thèmes, les idées directrices , et les artistes interprétaient avec docilité. Les arts du mobilier, de l’orfèvrerie, etc., reflètent les mêmes principes décoratifs.

— Linguist. Le gothique est la langue que parlaient les Goths christianisés de la province de Mésie, et qui représente le rameau oriental des idiomes germaniques.

11 nous est connu surtout par une traduction de la Bible faite au iv« siècle par l’évêque Ulfilas, et dont il nous reste de longs fragments (notamment les quatre Evangiles). La grammaire du gothique est très claire, malgré la richesse des formes. L'écriture allemande dite gothique n’est qu’une transformation de l’alphabet latin, et n’a rien de commun avec celle des Goths.

gothismâ [tis-me] n. m. Temps où régnait l’art gothique.

Goths [gho],^ ancien peuple de la Germanie. D’abord cantonné à l’embouchure de la 'Vistule, il occupa plus tard le sud-est de l’Europe. Les Ostrogoths (Goths de TEst) se trouvaient au me siècle en ' Pannonie et en Mésie ; les Goths de l'Ouest ou Wisigoths avaient pour chef Alaric, et envahirent l'empire romain en 4-10. V. Ostrogoths, Wjsigoths.

Goths (Histoire des), par Jornandès ou Jordanis (vie s.), faite uniquement, malgré l'origine germaine de l’auteur, d’après des sources romaines.

goto ou gotto [gûo-to] n. m. Instrument de musique japonais, long de deux mètres, et muni de

Goto.

treize cordes de soie. (On en joue au moyen de petits dés terminés par un ongle d’ivoire.)

gotou n. f. Fille de campagne. Femme dissolue.

goton n. m. Anneau de fer plat, muni de dents, et servant à accrocher le timon.

Gott strafe England ! (Dieu punisse l'Angle- ‘ terre [i, imprécation par laquelle les Allemands traduisaient leur déconvenue de l'intervention anglaise dans la Grande Guerre.

Gottfried ou Godefroy de Strasbourg, l’un des grands maîtres de la poésie épique allemande (xii-xiiie 8.) ; auteur de Tristan.

Gotttielf (Jérémias). V, Bixzius.

GottldiHd ou Gotlândy île de Suède, dans la mer Baltique; 83.000 h. Ch.-l. Wisby. Affriculture.

Gottorp, branche de la maison de îïolstein, de laquelle descendait le tsar Paul 1er.

GottscliaLls: [ghot-chaik] ou Gotescalc, hérétique allemand, né près de Mayence (808-867).

Gottscliall (Rodolphe de), auteur dramatique, romancier et critique allemand, né à Breiau (1823-1909).

GottSCll6(i rÿAot’-chèd’] (Jean-Christophe), littérateur allemand, né près de Kœnigsberg, m. à Leipzig (1700-176^. Critique dont l'influence fut considérable, il s’efforça dép'-'-er la littérature allemande et surtout le théâtre au moyen de l'imitation française.

gouaclld n. f. (de Tital. guazzo, lavage). Préparation faite avec des substances colorantes détrempées avec de Tcau mêlée de gomme, rendues pâteuses

par une addition de miel, etc. : employer de la gouache. Tableaux peints de cette manière : de jolies gouaches.

— Encycl. La gouache diffère de l'aquarelle ; tandis que celle-ci donne des aplats, la gouache permet de revenir plusieurs fois sur un même ton et de lui donner de la vigueur et du relief. La gouache est difficile à conserver dans sa fraîcheur : elle jaunit et noircit souvent, à la longue ; mais elle permet de jeter rapiuement sur un album une impression passagère de couleur, et à ce titre, elle est précieuse. Les artistes du xviiG siècle (Cochin, Moreau) relevaient souvent leurs dessins de gouache, gouaché, e adj. Qui tient de la gouache, gouailler [a, il mil., é] v. a. Fam. Railler. V. n. Dire des plaisanteries.

gouaillerie [a, il mil., e-rî] n. f. Fam. Raillerie, plaisanterie, moquerie.

gouailleur, euse [a, il mil., eu-zcf adj. Fam. Qui gouaille ; les Parisiens sont souvent gouailleurs. Qui marque la gouaillerie ; ton gouailleur. N. ; un gouailleur.

gouais n. m. 'V. GOUET.

gOUalante n. f. Arg. Chanson, goualer [lé] v. a. et n. Arg. Chanter, avouer, goualeur, euse [eu-ze] n. chanteur, chan¬

teuse. (La Goualeu«e est le surnom de Fleur-de-Marie dans les Mystères de Paris. d'Eugène Sue.)

Goualior, Etat vassal de l’empire des Indes (Prov. cent.); 3 millions d'h. Cap. Gouafior; 90.000 h.

gouanie [nî] n. f. Genre de poissons acanthoptères, dont le type est un petit poisson allongé, à tête courte et museau obtus, rnussâtre, pointillé de rouge, qui vil dans la Méditerranée.

gouape n. f. Pop. V. GOUAPEÜR.

gouaper [pé\ v. n. Ne rien faire, fréquenter les cabarets, les mauvaises sociétés, etc.

gouapeur, euse [eu-ze] n. ou gouape n. f. Personne qui gouape.

GouareC {réh], ch.-l. dec. (Côtes-du-Nord), arr. et à 37 kil. de Loudéac, sur le Blavet ; 810 h. — Le cant a 8 coinm., et 8,850 h,

GoubaUX ihô] (Prosper), littérateur et auteur dramatique français, né et in. à Paies (1793-1859) : collaborateur de Ducange fpour Tieiite ans ou la Vie d'un joueur). Dumas père, Eugène Sue ; fondateur du collège Chaptal.

Goubet (Claude-Désiré), ingénieur français, né à Lyon, m. à Paris (1838-1903). Il construisit deux tj'pes de sous-marins dont les essais ne purent cependant déterminer l’Etat à l’achat de cette invention.

Gouda ou Ter-GoUW, V. des Pays-Bas (IIollande-Méridionale), sur un bras navigable du Lek : 24.0i)0 h. Fabrique de savon. Commerce de fromages.

Goudehaux [c/nî] (Michel), financier et homme politique français, né à Nancy, m. à Paris (1797- 1862) ; ministre des finances en 1848.

Goudeau (Emile), poète et romancier français, né à Périgueux, m. à Paris (1849-1906), auteur de Fleurs de bitume. Poèmes ironiques, etc.

Goudelin, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 11 kil. de Guingamp, non loin du Leff; 1.890. Ch. def. Miroiteries,

Goudelin ou Goudouli (Pierre), poète, né et ra. à Toulouse (1880-1649), auteur de pastorales, ballets, etc., en dialecte toulo'usain.

Goudiuiel (Claude), musicien français, né à Besançon, massacré à Lyon au moment de la Saint- Barthélemy comme huguenot (1503-1572) ; auleur'd'un grand nombre de compositions religieuses. Son stylo est à la fois plein, hai’monieux et pur.

Goudjerat, Goujerat, Gujerat, Gou- Zarat ou Guzarat, région de rilindoustan occi dental ^presqu'île de Kattiavar), sur le golfe d'Oman ; environ 9 millions d'hab.

Goudjranvalla, v. de l'Inde (Pendjab);

Goudjrat ^ra], v. de l'Inde (Pendjab), près du Tchninab ; 16.000 h. En 1849, victoire des Anglais sur les Sikhs.

goudron, n. m. (ar. gatran). Substance résineuse, résidu de la distillation de différents bois. Résidu de la distillation de la houille ; oji a extrait

du goudron de houille de merveilleuses couleurs. Mélange de goudron végétal, d’huile ou de suif, servant à enduire les cordages, les bâtiments, etc., pour les préserver de l'humidité. Goudron minéral, sorte d'asphalte ou de bitume.

— Encycl. Le goudron est le produit de la distillation sèche d'un grand nombre de matières organiques. Il est liquide, huileux et visqueux, de couleur brune ou noire ; son odeur est empyreumatique : sa densité est supérieure à 1, et il est insoluble dans Teau, Il brûle avec une flamme fumeuse.

Le goudron de houille est le produit secondaire de la fabrication du gaz d’éclairage. Au sortir des appareils de purification, il est mélangé à des eaux ammoniacales, dont on le sépare par décantation. I.e goudron fournit par distillation un grand nombre de dérivés (v. houille, tableau des dérivés). Outre cette utilisation, le goudron sert encore pour imperméabiliser le carton de toiture, etc. En agriculture, on l’emploie comme antiputride, pour enduire les bois enfoncés en terre ; il entre dans la composition des enduits destinés à recouvrir les plaies des végétaux, des enduits propres à engluer les insectes, etc.

Le goudron de bois ou goudron végétal s’obtient par la carbonisation des bois, ou par leur distillation. Le premier est noir, assez liquide ; il renferme de la naphtaline, et laisse par distillation un résidu fusible. Le second est clair, un peu visqueux, et renferme de la paraffine ; en particulier, le hêtre donne la créosote. La nature de ces goudrons varie suivant l’espèce de bois employé et les procédés d'extraction. Le goudron végétal est employé en thérapeutique sous forme à'eau de goudron (5 gr. de goudron par litre d’eau), de sirop de goudron; on considère ces préparations comme béchiques et expectorantes. Le goudron est prescrit, en pommades, contre de nombreuses maladies de peau.

D'autres goudrons, ceux des fours d coke, de métallurgie, de tourbe, de lignite, de schistes, etc., reçoivent aussi des applications industrielles. Le goudron animal (huile animale de Dippel) se produit dans la distillation des os. C'est une source de produits pyridiques et quinoléiques utilisés dans les industries des matières colorantes et pharmaceutiques.

goudronnage [dro-na-je] n. m. Action de goudronner, de recouvrir de goudron des cordages, des toiles, des planches, etc., pour les préserver de l'humidité. Goudronnage des routes, opération consistant à répandre sur les 'routes et les chaussées macadamisées du goudron liquide (à chaud ou à froid) pour empêcher le soulèvement de la poussière.

goudronner [dro-né] v. a. Enduire de goudron ; on goudronne les cordages pour les empêcher de pourrir par l'humidité.

goudronnerie [dro-ne-rî] n. f. Lieu où l'on prépare, où Ton conserve le goudron.

goudronneur [dro-neur] n. m. Ouvrier qui prépare ou qui emploie le goudron.

goudronneux, euse [dro-neû, eu-ze] adj.

Qui est de la nature du goudron.

goudronnier [dro-ni-£\ n. m. Fabricant ou marchand de goudron.

goudronnière [dro-ni-è-re] n. f. Emplacement où Ton fait le goudron dans les bois. Appareil destiné à produire des émanations de goudron.

Gouesnou, comm. du Finistère, arr. et à 7 kil. de Brest, près de la Penfeld ; 1.390 h. Ch. de f. Tannerie.

gouet [ghou-ë] n. m. (du lat. gabia, gouge). Grosse serpe à l'usage des bûcherons, vi- ygiflIlhK gnerons; etc. Variété de cépage de la /| jijiik Savoie, dit aussi gouais. Nom vulgaire de Vaimm.

Gouézec, comm. du Finistère, arr. et à 12 kil. de Châteaulin ; 2.290 h. Ardoise.

Gouffé (Armand), chansonnier et vaudevilliste français, né à Paris, m. à Beaune (1775-1845). Ses chansons sont inspirées par un épicurisme bonhomme.

Gouffier [ft-é] (Adrien de), grand aumônier de François I«r; m. en 1523.

gOUfEre [ghou-fre] n. ni. (Ae^olfe). Abîme, précipice : towiier dans «n gouffre gouet Tournoiement d’eau: le gouffre du Mælstrom. Fig. Cause de malheurs ou de ruine : le gouffre du jeu. Centre vaste et absorbant : Paris est un véritable gouffre. Gouffre d'argent, dissipateur.

gouge [ghou-je] n. f.

(lat. gubia). Ciseau de menuisier, de sculpteur, etc., creusé en canal et muni à son extrémité d’un taillant courbe. Tranchet courbe pour creuser les talons des chaussures. Ciseau a tranchant demi -circulaire, qui sert à riiginer les os, et à enlever les exostoses. Outil en forme de gouttière pour creuser le fond des tranchées de drainage. Sorte d’épieu , en 2. De chii-urgien ; 3. De îneusage au moyen âge. nuisier; 4. De maçon,

gouge [ghou-je] n. f.

(provenç. goujo). Dans le Midi, servante ; fille, femme. (.•Ailleurs, no se dit qu’en niauv. part.)

gOUgelhOpf (ghou-gkè-lopf] n. m. Gâteau alsacien fait en forme de couronne, avec de la farine, des œufs, du beurre, du lait, des raisins, etc. (On écrit aussi ougelopf.)

gOUger [yé] ou gOUjerjyé] V. a. (Gouyer prend un e après le g devant a et o : il gougea, nous gougeons.) Travailler le bois à la gouge.

gougère n. f. Gâteau fait avec du fromage blanc, des œufs et de la mie de pain.

Gouges (Olympe de), dame Aubry, femme de lettres et révolutionnaire, née à Montauban, guillotinée à Paris pour avoir écrit une lettre injurieuse à Robespierre (1748-1793).

gOUgette [jè-té] n. f. Petite gouge.

Gough ( sir llugh), feld-maréchal anglais, né et m. à Saint-Hélène (Irlande) [1779-ÎS69\ 11 écrasa en 1849 les révoltes des Mahrattes et des' Sikhs.

Noms

Lettres 1

Valeur

Chiffres

corresp. t

Noms

Lettres

Valeur

Chiffres |

corresp.

Ans .

Naiitlis ....

Bairika ....

Jer .

Dags .

Pairtlir ....

Aihviis ....

Qairtlir ....

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Raida .....

luja, lus . . .

Sojil, Sauil. .

Hagls .

Thaurnus. . .

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Vinja .....

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Kaunzama . .

Iggus .

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Lagus .

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Alphabet de la langue gothique.

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