‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 968 sur 1225 · V. AÉROPLANE · texte numérisé non relu

V. AÉROPLANE

gouvernance [uèr] n. f. Sous l’ancien régime, nom des juridictions royales ordinaires de Lille, Douai, Arras et Béthune.

gouvernant [vèr-nan], e adj. Qui gouverne: le parti gouvernant. N. f. Femme d’un gouverneur. Femme a laquelle est confiée l’éducation d'un ou plusieurs enfants. Femme qui a soin du ménage, de la maison d’un homme veuf ou célibataire. N. m. pl. Ceux qui gouvernent un Etat : ce nest guère la peine de changer de gouvernants.

Gouvernante {la), tableau de Chardin (Vienne) ; petite scène pleine de grâce simple et de fine observation. (V. p. 1005.)

gOUVern© [uèr-ne] n. f. Action de diriger une embarcation. Règle de conduite : je vous dis cela pour votre gouverne.

gouverneau [vèr-n6\ ou gouverneur n. m.

Papet. Ouvrier chargé de faire pourrir les chiffons.

gouvernement [vèr-ne~man] n. m. Action de diriger, d’administrer. Constitution politique : gouvernement républicain, monarchique. Ceux qui gouvernent un Etat : les amis du gouvernement. P onction de gouverneur d'une colonie, d’une province, etc. : être nommé au gouvernement de la Guyane. Hôtel du gouverneur (en ce sens, prend une majuscule) : incendier le Gouvernement. Hist. Nom des circonscriptions militaires de France avant la Révolution.

— Encycl. On distingue deux foi’mes essentielles de gouvernement : 1» le gouvernement absolu, où l'exercice du pouvoir n’est soumis à aucune règle ; 2o le gouvernement légal, où le souverain est tenu de conformer ses décisions à des règles précises, à des prescriptions constitutionnelles.

On distingue, à un autre point de vue, le gouvernement direct, où le souverain exerce le pouvoir par lui-même, et le gouvernement représentatif, dans lequel l’exercice du pouvoir est délégué à des représentants : le gouvernement monarchique affecte la forme directe, le gouvernement parlementaire est représentatif.

— Hist. Gouoemement révolutionnaire. Ce fut le nom donné au gouvernement de la Convention (octobre 1793 -octobre 1795) ; ses principaux organes étaient le comité de Salut public, le tribunal révolutionnaire et les représentants en mission.

Gouvernement provisoire de lS/5, nom donné à la « commission de gouvernement » instituée, sous la présidence de Fouché, après le désastre de Waterloo, et qui fonctionna du 22 juin au 7 juillet 1915.

Gouvernement provisob'e de 1848, gouvernement qui assuma la direction des affaires après la révolution de 1848 (24 février-6 mai 1848) ; les principaux membres de ce gouvernement furent Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Garnier-Pagès.

— Milit. Gouveimement militaire. Il existe en France deux gouvernements militaires : à Paris et à Lyon.

gouvernemental, e, auxfuèr-ne-nraîiiadj.

Qui appartient au gouvernement : système gouvernemental. Qui soutient les gouvernants : député gouvernemental.

gouvernementalisme [ vèr-ne-man-ta-iüme] n. m. Système politique qui rapporte tout au gouvernement. (Peu us.)

gOUVernementiste [vèr-ne-man-tis-te] n.

Personne qui soutient le gouvernement, approuve les actes des ministres.

gouverner [v'er-nél v. a. (lat. guhernare). Diriger, conduire : gouverner un vaisseau. Administrer ; Louis XII gouverna sagement. Fam. Gouverner sa barque, conduire ses affaires. Elever, instruire un enfant. Gramm. Régir : verbe qui gouverne l'accusatif. V. n. Obéir au gouvernail ; bâtiment gui ne gouverne plus. Faire évoluer un navire ; diriger ; gouverner sur un cap. Allus. hist. V. régner.

gouverneur [nér] n. m. Qui gouverne une colonie, une province, une place forte, un grand éta.- , blissement public : le gouverneur général de l’Algérie; le gouverneur de la Banque de France. Celui qui est chargé de l’éducation d'un prince, d'un jeune homme de distinction. Papet. Ouvrier papetier chargé de faire pourrir les chinons, do les couper, de les mettre en piles, etc. (On dit aussi GonvERNE.A.u.)

— Encycl. Dr. Les fonctionnaires placés à la tête de nos établissements d’outre-mer portent le nom de gouverneurs généraux, de gouverneurs ou de résidents supérieurs.

Les gouverneurs généraux ont la haute administration d'un groupe de colonies, auquel ils donnent la direction d'ensemble ; ils ont sous leurs ordres des lieutenants gouverneurs.

Les colonies formant une unité administrative distincte sont administrées par un gouverneur, excep- j tlon faite de Saint-Pierre-et-Mique- 1 Ion, où le pouvoir appartient à un J simple administrateur.

En Indochine, le gouverneur gé- ' néral a sous ses ordres des résidents supérieurs.

Les gouverneurs généraux sont assistés d’un conseil supérieur ou d’un conseil de gouvernement ; les gouverneurs, d’un conseU privé ou d’un conseil d’administration ; les résidents supérieurs, d’un conseil du protectorat,

— Milit. Les généraux placés à la tête des commandements militaires de Paris et de Lyon portent le titre officiel de gouverneur.

L’officier qui doit diriger en temps de guerre la défense d’une place porte le titre de gouverneur, s’il est en fonction dès le temps de paix, ou de gouverneur désigné, s’il ne doit exercer le commandement de la place qu'en temps de guerre.

— Hist. Gouverneurs de province. Les premiers véritables gouverneurs de province furent nommés par Charles VI. Ils étaient, à la fin du xvii® siècle, au nombre de 39.

Avant le xvii® siècle, leur autorité était surtout militaire. Le plus souvent, ils avaient pouvoir de convoquer et présider les parlements, les états provinciaux, les corps municipaux. Leur rôle fut de beaucoup diminué par la création des intendants, fonctionnaires civils infiniment plus dociles aux ordres du roi, et, à la fin de l’ancien régime, leur rôle était tout de représentation.

Costume de gouverneur des colonies.

gouvernorat [vèr-no-ra] n.m. Dignité de gouverneur.

GouvieUX, comm. de l’Oise, arr. et à 14 kil. de Senlis, sur la Nouette ; 2.820 h. Filatures.

GoU'ville, comm. de la Manche, arr. et à 10 kil. de Coutances ; l.BiO h. Ch. de f. Bains de mer. Plage de sable.

gouvion n. m. Cheville de fer, servant à assembler les pièces de grosse charpente.

Gouvion-Saint-Cyr (Laurent), maréchal de France, né à Toul, m. à Hyères (1764-1830). Il se distingua à Novi, à Hohenlinden, en Prusse, en Catalogne, en Russie, où il fut fait maréchal de France, à Dresde (1813). Ministre de la guerre sous Louis XVIII, il fit voter en 1818 la loi sur le recrutement de l'armée. On lui doit des Mémoires.

Gouy, eomm.de l’Aisne, arr.etàig kil.de Saint-Quentin, sur l'Escaut; 1.271 hah.

en 1914. Ch. de f. du Camhrésis. Le passage du canal de l’Escaut a été forcé entre Cambrai et Saint-Quentin par les Anglais à Gouy, le 3 octobre 1918, en même temps que par les Américains au Catelet (bataille de Saint-Quentin). Gouy, que les Anglais ont alors conquis, est aux trois-quarts détruit.

Gouy (Georges-Louis), physicien français, né et m. à Vals-les-Bains (1834-1926) ; auteur d'une nouvelle théoriedela lumière blanche; il étudia aussi l’électrooapillarité. Membre de l’Académie des sciences (1913).

Gouy-leZ-Piéton, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de Charleroi) ; 3.940 h. Coutellerie.

GoUZeaUCOUrt, comm. du dép. du Nord, arr. et à 17 kil. de Cambrai, non loin de l'Escaut ; 1 .929 hab. eu 1914. Une des avancées de la célèbre ligne Hindenburg, où les Franco- Britanniques ont abordé la position allemande le 18 septembre 1918. Le village est complètement détruit.

Gouzeaucourt, comm. du Nord, arr. et à 17 kil. de Cambrai, non loin de l’Escaut ; 2.010 b. Ch. de f. N. Tissus. Complètement détruite au cours de la Grande Guerre.

GOUZOU) comm. de la Creuse, arr. et à 19 kil. de Boussao ; 1.700 h.

Geveu, comm. d’Ille-et- Vilaine, arr. et à 47 kil. de Redon ; 2.050 h.

Gower (John), poète anglais, né vers 1325, m. à Londres en 1408 ; auteur de trois longs poèmes ; Spéculum meditantis (en franç.),

Vox clamantis ( en lat . j,

Confessio amantis (en angl.), abstraits et artificiels.

Goya [gho-ia] y Lu.- Goya.

Cieutes ( Francisco de ) ,

peintre espagnol, né à Fuente de Todos, m. à Bordeaux (1746-1828). Auteur d'un grand nombre d'œuvres de tout genre, remarquables par la hardiesse du dessin, l'originalité et la variété des types, et l’éclat de la couleur [la Famille royale. Loge au cirque de taureaux, la Foire de Madrid, etc.). Ses eaux-fortes : les Courses de taureaux, les Caprices,

Gouvion Saint-Cyr.

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