En placage ; 6. En couronne ; 7. En écusson
C'est le premier des vingt-quatre chœurs que comprend la composition de Mantzaros, qui fut choisi comme hymne officiel.
Grèce (Histoire de). L'histoire grecque a été écrite par Grote (1846-185G), par Curtius (1887-1867), que continuent Droysen, dans son Histoire de l'Hellénisme, et Hertzberg, dans son Histoire de la Grèce .sous la dotnination romaine ; par V. Duruy (1887- 1889).
Grèce contemporaine (la), pamphlet historique par Edmond About (1861), malicieuse satire de la Grèce vers 1850.
gréciSRUt [zan] n. m. Celui qui s'attache aux habitudes grecques, aux façons de parler grecques, etc.
gréciser [zé] v. a. Donner une forme grecque aux mots d'une autre langue ; le médecin Sans- Malice grécisa son nom en « Akakia ».
grécité n. f. Caractère d’un mot qui est grec- Haute grécité, langue grecque de l’époque classique- Basse grécité, grec en usage après Alexandre. GreCO (il ou le), peintre. ’V. Theotocopuli. gréco-latin, e adj. Qui tient à la fois du grec et du latin : les langues gréco-latines.
grécomanle [ni] n. f. Manie d'imiter les mœurs, la langue des Grecs.
gréco-romain, © adj. Commun aux Grecs et aux Romains ; architecture gréco-romaine.
gréco-slave adj. Qui se rapporte à la fois aux Grecs et aux Slaves.
grécostase [sfaze] n. m. Lieu découvert du Forum, près de la Curie, où les ambassadeurs étrangers attendaient les audiences du sénat romain.
Grécourt [kour]
(J. -B. Joseph WiLLART de), abbé et poète français, épicurien ; né et m. à Tours (1683-174-3); auteur de contes, épi- ^ f
tres.chansons, fables, œu- I I ■■ I ■■ I vres aimables mais trop kaJ kJ kJ
souvent licencieuses.
lllBll
Grecques.
grecque [grè^ke] n.
f. Ornement consistant en une suite de lignes revenant sur elles-mêmes, toujours à angle droit. Scie de relieur pour grecquer. Suite d'encoches faites au dos des livres pour loger les ficelles ou nerfs. Coiffe féminine.
grecquer [grè~ké] v. a.
Rel. Entailler à laide de la grecque (scie).
grecs-unis n.m.pl. chrétiens orientaux qui, après avoir fait cause commune avec les Grecs schismatiques, sont rentrés à différentes reprises en communion avec le saint-siège.
gredin, e n. Sorte de petit épagneul anglais. grediU) e n. Personne vile, criminelle, gredinerie [rf] n, f. Acte de gredin. Abjection.
gredinette [nt-te] n. f. Fam. Jeune femme rusée, coquine.
Gredos (sierra de), massif montagneux de l’Espagne. prolongeant la sierra de Guadarrama, entre les vallées du Tage et du Douro ; 2.5^2 mètres d’altitude au maximum.
gréement ou grément [man] n. m. Ensemble de tous les accessoires nécessaires a un bâtiment, à un mât, etc. (poulies, cordages, voiles, etc.).
grccn [grin'] n. m. (m. angl. signif. vert). Pelouse, emplacement gazonné pour jouer au tennis, au golf.
Green (John Richard), historien anglais, né à Oxford, m. à Menton (1837-1883); auteur d’une très remarquable Histoire du 'peuple anglais., traduite en français par G. Monod.
Grcenaway (Kate', femme dessinateur anglaise, né et m. à Londres (1840-1901 ). Elle a créé d'amusants types enfantins, vêtus de costumes du début du xix® siècle.
grecnback n. m. (en angl. dos vert).
Billets de certaines banques des Etats-Unis, émis de 1801 à 1865, süuvest de couleur verte, et qui donnèrent lieu à de nombreuses fraudes.
Greenock ( gy'i-nok]. v. d'Ecosse (comté de Renfrew), sur le golfe de la Clyde ; 03.000 h. Port actif. Construction de navires.
groenockite n.f. Sulfure de cadmium naturel.
Greenwich 'gri-nitch], v. d'Angleterre, près de Londres, sur la Tamise ; 57.000 h. Hôpital de la marine. Collège naval. Observatoire par lequel passe le méridien de base des cartes anglaises, et sur lequel est basée la détermination des fuseaux horaires. 11 est situé à 9 m. 20 s., 9 ouest du méridien de Paris.
gréer [gré-é] v. a. (anc. holl. gereiden). Garnir un bâtiment, un mât de voiles, poulies, cordages, etc. ; gréer un navire en goélette. Avoir pour gréement : navires gui gréent des cacatois.
grées n. f. pl. Ensemble du gréement d'un bâtiment.
Grées ou Graies (Alpes), v. Alpes.
Grées ( en gr. griai, les oreilles ), filles de Phorcys et de Céto, et sœurs des Gorgones. Elles vinrent au monde avec des cheveux blancs, gréeur n. m. Celui qui grée les navires. Gréez-SUr-ROC, comm. de la Sarthe, arr. et à 42 kil. de Mamers, près de la Braye ; 1.310 h. Marbre.
greffage [grè-fa-ge] n. m. Action ou manière de greffer. Son résultat : le greffage a permis d'améliorer considérablement les espèces fruitières.
greffe [grè-fe'\ n. m. (lat. graphium ; gr, graphion. stylet à écrire). Lieu où sont déposés les minutes des jugements, où se font les déclarations, les dépôts concernant la procédure.
greffe [grè-fe] n. f. (lat. graphium ; gr. graphion, stylet). Arboric. Œil, branche ou bourgeon, détaché d'une plante pour être insérés sur une autre appelée sujet, fsyn. greffon.) L'opération elle-même. Physiol. Greffe animale, action de rattacher au corps d’un animal des parties qui en sont détachées ou qui ont été prises sur un autre individu.
— Encycl. Arbor. La greffe a pour but de reproduire ou de multiplier les arbres et arbustes à fleurs et à fruits. C'est le rapprochement de parties de plantes (différentes quelquefois) dont une (sujet) puise dans le sol les sucs nécessaires au développement de la nouvelle plante, et l'autre, ou les autres, (le greffon) assure la conservation des caractères qu'on a en vue de développer. Ce rapprochement se fait de manières très diverses, et l’on greffe de deux cents façons différentes. Toutefois, il existe trois types classiques de greffer, dont les autres ne sont que des modifications :
1® La greffe par approche se pratique en juxtaposant deux branches entaillées latéralement sur la même longueur, en maintenant le contact par une ligature solide, et en séparant du pied mère le rameau qui doit servir de greffon ;
2® La greffe par rameau détaché comporte de nombreuses variétés : greffe en fente (on coupe la tige du sujet horizontalement, et Ton pratique dans la section obtenue une incision où Ton introduit Textrémité amincie d’nu rameau de Tannée muni de deux ou trois yeux ; on ligature avec du rafia ou de t'iute autre manière, pour favoriser la soudure) ; la greffe en fente double, la greffe Bertemhoise, la greffe par côté, la greffe en fente plein ■ dite à cheval, lagreffe anglaise, etc., qui sont des modifications de la greffe en fente. La greffe anglaise est, de tous les systèmes, le plus employé pour le greffage de la vigne. Sujet et greffon sont taillés en sifflet, et rapprochés après avoir été incisés pour que les deux parties s'emboîtent parfaitement. La pr '/fe en placage s'effectue en enlevant latéralement sur le sujet une lanière d’écorce et de bois, et en appliquant sur la plaie un greffon de mêmes dimensions. La greffe en couronne se distingue de la greffe en fente en ce que le greffon est introduit entre le bois et Técorce du sujet ;
3“ Enfin, la greffe par œil ou bouton emploie comme greffon un œil (greffe en écusson) ou plusieurs yeux (greffe en flûte), que Ton introduit sous l’écorce du sujet, soulevée légèrement après une double incision en T.
— Chir. La thérapeutique par les greffes comprend ; les greffes de tissus, les greffes vasculaires et les greffes d'organe. Les premières, qui sont employées depuis longtemps ont pour type les greffes de peau, destinées à combler une perte de substance, à la suite d'une brûlure, par exemple. On peut enfin mentionner les gn ffes osseuses, très employées en ces dernières années pour consolider les fractures irréductibles. Les greffes vasculaires consistent à remplacer des parties de vaisseaux détruites ; elles consi ituent une chirurgie audacieuse et encore à ses débuts. Les greffes d’organes ont été surtout tentées en chirurgie expérimentale chez Taiiimal, et les conditions de leur réussite sont encore à l’étude.
La greffe diffère de Vautoplastie en ce que le greffon est complètement séparé de l’organisme sur lequel il a été prélevé.
greffer [grè-fé] v. a. Faire une greffe, enter : greffer un pommier. Fig. Ajouter, faire pénétrer: greffer des lois nouvelles sur les anciennes lois. greffeur [grè-feur] n. m. Qui greffe, greffier [grè-fi-é] n. m. (b. iat. graphiarius ; de graphium, greffe). Fonctionnaire public chargé, près les cours et tribunaux, de tenir la plume pour la rédaction des arrêts, jugements et autres actes du juge, d’en garder les minutes en un lieu appelé greffe, et d'en délivrer des expéditions. Pop. Chat.
— Encycl. Dr. Les greffiers sont nommés par décret, mais ils sont autorisés à présenter leur successeur au ministre de la justice. Le candidat no peut être parent ni allié, jusqu'au degré d'oncle ou de neveu inclusivement, d’un membre de la cour ou du tribunal. Il doit être âgé de vingt-cinq ans au moins.
Il y a un greffier près chaque juridiction.
GRK
io:jo
I.es gi'cfllers de la Cour de cassation, de la Cour des comptes, des cours d'appels ont le titre de jre/'fier en chef ; ceux du conseil d’Etat, des conseils de préfecture, des conseils de prud'hommes portent le nom de secrétaires. Le greffier peut présenter à. l'agrément du tribunal un ou plusieurs commisgeef fiers, qui prêtent serment et le suppléent, maie il reste responsable de leurs actes.
Lorsque le juge d'instruction se transporte sur les lieux, ilesttoujours accompagné duprocureur de la République et du greffier du tribunal.
grefflère [grè-fi] n. f. Femme du greffier.
greffoir [g rè-foir] n. m. Couteau pour greffer.
greffon [gré-fon] n. m. Bourgeon ou jeune rameau destiné à être greffé sur un sujet. Méd.
Fragment de tissu destiné à combler une perte de substance.
grégaire [gh^-re] adj. (latgregarius). Se dit des animaux qui vivent en troupes, des plantes qui croissent en grand nombre au même lieu. (Syn. orégarien.)
Social. Propre àla masse ; àla multitude : une illusion grégaire.
grégalade ou gréalade n. f, grégal, grégaly, grégou ou grégau \ghô] n. m. Coup de vent de N. -O. sur la Méditerranée, grégarien, enne adj. Syn. de grégaire.
grégariue n. f. Genre de protozoaires, renfermant des animalcules qui vivent dans le tube digestif des animaux articulés.
Greffoir : 1,2, D’horticulteur; 3. De viguerou.
grégarisme [ris-me] n. m. Tendance de certains animaux à vivre en troupes. Etat des animaux qui vivent en troupes.
grège adj. f. (ital, greggia). Se dit de la soie telle qu'on l’a tirée de dessus le cocon, et des llls que l'on fait avec cette soie.
grégeois fjoi] adj. m. (anc. forme du m. grec]. Feu grégeois, v. feü.
Gregh (Louis), ccmpositeur français, né à Philippeville, m. à Dourdnn (1843-1915), auteur de morceaux de piano, de l'opérette le Lycée de jeunes filles. — Son fils, Fernand, poète français, né à Paris en 1873, auteur de ; la Maison de l'enfance, la Beauté de vivre, etc. On lui doit aussi des essais de critique.
grégL e adj. Expression normande qui signifie fripé, chiffonné, ratatiné : un pantalon grégi.
Grégoire le Thaumaturge (saint), théologien de l'Eglise grecque, né vers 215, m. vers 270. 11 fut Télève d’Origène, qui le convertit au christianisme, devint évêque de Néocésarée, assista au concile d’Antioche, et opéra de nombreuses conversions. Fête le 17 novembre.
Grégoire rniuminateur (saint), apôtre et premier patriarche de l’Arménie (257-331). Fête le 30 septembre.
Grégoire de Nazianze
(saint), théologien, né près de Nazianze (Cappadoce), m.
à Nazianze (328-389) ; Père de l'Eglise grecque, ami de saint Basile. 11 étudia à Alexandrie, à Césarée et à Athènes, et devint évêque de Sasima, de Nazianze, puis de Constantinople, où il présida le deuxième concile oecuménique (381'. En butte aux attaques d’ennemis puissants, délaissé par Théodose, il se retira dans la solitude, où il Saint Grégoire de Nazianze. écrivit les œuvres, notamment les homélies et les poèmes, qui l’ont immortalisé. Il est, de tous les écrivains de l’antiquité chrétienne, celui qui se rapproche le plus de la perfection classique. Fête le janvier.
Grégoire de Nysse (saint), l'un des Pères de l’Eglise gi-ecque (vers 330vers 400), frère de saint Basile, et évêque de Nysse. Il eut à lutter contre les ariens, assista aux conciles d’Antioche, de Constantinople, et se fit remarquer comme logicien. Fête le 9 mars.
Grégoire de Tours, évêque de Tours, théologien et historien, né à Clermont- Ferrand en 538 ou 539 ; m. à Tours en 594, Il défendit Grégoire de Tours. Gontran, MérovéeetTévêque
Prétextât contre Chilpéric et Frédégonde, et affirma le droit d'asile de son église en refusant au même Chilpéric de lui livrer des fugitifs réfugiés dans la basilique de Saint-Martin.
Son principal ouvrage :
Histoire des Francs, renferme une foule de pré deux documents sur l’époque mérovingienne, mais le style en est souvent lourd et barbare.
Grégoire I", le Grand (saint), né à Rome vers 540, pape de 590 à 604.
On lui doit la liturgie de la messe et le rit grégorien. 11 fut un des esprits les plus vigoureux et un des souverains les plus énei^iques du moyen âge ;
— Grégoire II (saint), ^ .
pape de 715 à 731. Il corn- Grégoire le Grand, battit les iconoclastes, et
excommunia Léon Tlsaurien ; — Grégoire III isaint), pape de 731 à 741, prit possession de l’exarchat de Ravenne ; — Grégoire IV, pape de 827 à 843 ou 844, soutint, dans leur révolte, Lothaire et Louis le Germanique ; — Grégoire V (Brunon), pape de 996 à 999, excommuniale roi de France Robert, qui avait épousé sa cousine Berthe ; — Grégoire 'VI, pape en 1044, abdiqua en lO'fO; — Grégoire VII,
[saint] (Hildebrand), né à Soana (Toscane) vers 1013, jiape de 1073 à 1085, un des plus grands pontifes romains, célèbre par ses luttes contre l’empereur d’Allemagne Henri IV, qu’il humilia à Canossa iquerelle des investitures], et par les nombreuses mesures de discipline ecclésiastique qu’il prit (célibat des prêtres, etc. .
assiégé dans le château Saint- Ange, il fut délivré par Ro bert Guiscard, qu'il suivit à Salerne.où il mourut; — Grégoire Vlll, pape en 1187, m.
la même année ; — Grégoire IX, pape de 1227 à 1241, auteur d’une remarquable collection de Décrétales; — Grégoire X (Visconti), pape de 1271 à 1276;
— Grégoire XI (Roger de Beaufort), pape à Avignon de 1370 à 1378, condamna les sectateurs de Raymond Lulle et les béguards ;
— Grégoire XII (Corrario), pape de 1406 à 1415 ;
— Grégoire XIII (Buoncompagno), pape de 1572 à 1585. approuva la Saint-Barthélemy mais refusa d’excommunier Henri IV ; il réforma le calendrier ;
— Grégoire XIV (Sfondrato), pape de 1590 à 1591, soutint, énergiquement, en F rance, le parti ligueur ;
— Grégoire XV (Ludovisi), pape de 1621 â 1623, fonda la congrégation de la Propagande ; — Grégoire XVI (Capellari), né à Bellune en 1765, pape de 1831 à 1846, gouverna avec fermeté ses Etats et combattit sans relâche l'esprit révolutionnaire.
Grégoire-le-Grand (ordre de Saint-;, ordre pontifical, créé en 1831 par Grégoire XVI et modifié en 1834. Il comprend trois classes ; le ruban est rouge, avec un filet orange sur chaque bord.
Grégoire (Henri, l’abbé), prêti'e français, né à Vého (Meurlhe),
m. à Paris (1750-1831), membre de la Convention et évêque constitutionnel de Blois. Il fut sénateur sous l’Empire ; la Restauration l’exclut de l’Institut.
Gregoras (Nicéphore), his:
torien byzantin, né â Héracléeen -Pont, auteur d’une célèbre Ordre de Saint-Gré- Bistoire romaine ( 1295-1359). goire-le-Grand.
grégorien, enne [ri-in, è-ne] adj. Rit grégorien, rit attribué au pape Grégoire Ier, pour la célébration des offices et l'administration des sacrements. Chant grégorien, chant rituel de l’Eglise chrétienne, dont la tradition attribue la réorganisation au pape Grégoire le Grand ; ce plain-chant forme encore la base du chant ecclésiastique catholique (v église). Calendrier grégorien, le calendrier julien réformé par Grégoii-e Xlil en 1582.
— Enoycl. Liturg. Rit grégorien. Le manuel des cérémonies du rit grégorien' est contenu dans le Sacramentaire de saint Grégoire. Il se trouve dans la collection des ouvrages de ce pape. Toutes les Eglises n'adoptèrent pas le Sacramentaire grégorien. L’Eglise de Milan retint le Sacramentaire ambrosien, et le suit encore ; celles d’Espagne demeurèrent attachées à la liturgie retouchée par Isidore de Séville, nommée ensuite mozarabique.
GregoreviuS (Ferdinand), historien et poète allemand, né à Neidenbourg, m. à Munich (1821-1891) ; connu par ses travaux sur l’Italie, la Grèce, etc. (Rome au moyen âge, Lucrèce Borgia, Athènes au moyen âge, etc.).
Grégory (Jacques), savant écossais, né à Aberdeen, m. à Edimbourg (1638-1675) ; inventeur d'un télescope à réflexion.
grégou n. m. V. GRÉGALADE.
grègue [grè-ghe] n. f. (pour grecque). Haut-dechausses. (Vx. — Ne s’emploie guère qu’au plur.) Mettre de l'argent dans ses grègues, s’enrichir.
Tirer ses grègues, s’enfuir au plus vite.
gréguer [ghé] v. a. Emporter. (Vx.)
Gréhant (Louis-François-Nestor), physiologiste français, né à Laon, m. à Paris (1838-1910) ; auteur des Poisons de l'air, etc.
Greif (Frédéric-Hermann F’rey, dit Martin), écrivain allemand, né à Spire, m. à Kufstein (Tyrol).
(1839-1911), moins apprécié par ses immenses drames historiques que par ses poésies lyriques, d'un style pittoresque et musical.
Greif S'Wald, v. de Prusse (Poméranie); 23.800 h. Salines.
greignard [grè-ynar] adj. m. Se dit d’un fil de lin qui, saisi trop rapidement par l'eau chaude, se crispe en sortant du bac du métier à filer.
Greiz, v. d’Allemagne, cap. rte la princip. de Reuss ligne aînée, sur TElster ; 23.200 h. Draps.
grêlage n. m. Action de grêler la cire.
grêlant [lan], e adj. Dans lequel, pendant lequel il grêle :
contrée, année grêlante.
grêlasse
n. f. Averse de grosse grêle.
grêle adj.
(lat. gracilis).
Long et menu :
ambes grêles.
Aiçu et faible :
rOLï grêle. In- ’ tes tin grêle, yî;-* portion étroite de l’intestin , del’estomacau cæcum.
grêle n. f.
(anciennem.
gresle). Pluie congelée qui tombe par grains. Fig. Grande quantité d'objets qui tombent très dru : une grêle de pierres.
Grègues (1560).
Canon contre la grêle.
GRE
de traits. Méchant comme la grêle, hargneux, très désagréable.
— Encycl. Météor. Dans les climats tempérés, la grêle tombe généralement au printemps et en été, au moment le plus chaud de la journée, et rarement la nuit. Elle est annoncée par la formation do nuages fortement électrisés, gris cendré, bas, accompagnée d’un roulement particulier, qui parait dû au frottement des grêlons animés d’un mouvement tourbillonnaire très rapide. Les grêlons, ovoïdes, et dont le poids peut atteindre plusieurs centaines de grammes, sont constitués par un noyau neigeux opaque recouvert par des couches alternalives de neige et de glace.
— Econ. rur. La grêle, si redoutable aux récoltes, est un fléau contre lequel on a, de tout temps, cherché à les protéger. On a préconisé l’emploi de divers systèmes (canons paragrêles , fusées, pétards, ballonnets explosibles , niagaras électriques, etc.). Mais celui qui a donné les meilleurs résultats (sans, toutefois, que ceuxci aient satisfait tout le monde), est l’usage des canons ou celui des fusées paragréle, dontladéflagration provoque au sein des nuages une perturbation qui modifie l’état physique de ceux-ci et les fait se résoudre en pluie.
La plus grosse difficulté dans cette protection contre la grêle, c’est d’agir avec rapidité contre les nuages menaçants.
grêle n. f. Lame d’acier pour grêler les dents d'un peigne.
grêlé, e adj. Abîmé par la grêle. Qui a des marques de petite vérole : visage grHé. grêleau [iô\ n. m. Petit baliveau, grêler [lé] v. impers. Se dit quand il tombe de la grêle : il grêle. Loc. prov. : Grêler sur le persil, exercer sa critique, passer sa colère sur des gens ou des choses qui ne le méritent pas. V. a. Gâter parla grêle; l'orage a grêlé nos vignes. Criblé de cicatrices de petite vérole : personne que lapetite vérole a grêlée, grêler] ;é]v.a.
Arrondir les dents d’un peigne. Réduire la cire en rubans à l’aide du grêloir.
grelet [iê] n.
m. Marteau de maçon à panne allongée. Syn. do
GURLET.
grelet, ette [U, è-té\ adj. Un peu grêle, grelejte [lè-té\ n. f. Lime à longue queue et sans manche.
grêleUX, euse [ieff, eu-ze] adj. Qui a la nature ou l’apparence de la grêle. (Se dit d’un temps, d'une saison, où la grêle est à redouter.)
grêlier [U-^ n. m. Ancienne pièce d’artillerie que l'on chargeait de balles, de ferraille.
grêlifuge adj. (de grêle, et du lat. fugace, mettre en fuite). Se dit des appareils, engins (canons) ou pièces d’artifice (fusées), employés pour lutter contre la grêle et protéger les récoltes sur pied.
grelin n. m.
Mar. Petit câble , autref. formé d'aussières, auj. presque toujours de fil de fer.
grêloir n. m. ou grêloire n. f. Vase de ferblanc percé de trois trous, avec lequel on grêle la cire en grains, avant de procédera son blanchiment.
Coupe de grêlons.
grêlon n. m. Grain de grêle : de gros grêlons. grelot [io] n. m. Boule métallique, creuse et percée, contenant un morceau de métal qui la fait résonner dès qu’on la remue. Fig. Attacher le grelot, prendre l’initiative. (V. attacher.) Faire sonner son grelot, attirer l’attention. Mettre une sourdine à son grelot, se modérer. Gaieté un peu folle (allusion à la marotte des Grelot, fous) : les grelots du carnaval. Arg.
Avoir les grelots, avoir peur (grelotter de peur).
grelotière n. f. Courroie garnie de grelots, qui se place sous la ganache du cheval, grelottant [lo-tan], e adj. Qui grelotte.
grelotter [lo-té] v. n. Trembler de froid. Sonner comme un grelot.
grelotteux, euse [lo-tefi, eu-ze] n. Pauvre errant, sans abri.
grelou, grelouage n. m. grelouer v. a.
Techn. V. grêloir, grélage, grêler.
greluclion n, m. .Vmant de cœur d’une femme entretenue.
greluchonne ou grelichonne [eho-ne] n. f. Truelle de maçon pour le mortier.
Grelin.
Fusée paragrêle.
GRE
GRE
Grémille.
grelUCtlOIiner [cho-né] v. n. Faire le grehiclioii.
Grenibergeilu comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Termonde) ; 3.200 h. Huile, machines agricoles.
grément n. m. v. gréement.
grémial n. m. (du lat. gremium, giron). Morceau d'étoffe qu'on met sur les genoux d'un prélat officiant, quand il est assis. PI. des grémiaux.
grémil [mil'] n. m.
Genre de borraginacées médicinales et tinctoriales, comprenant l’fterée aux perles et Vorcanette.
grémille ou gremeuille [il mil., e] n.
f. Genre de poissons, de la famille des percidés, communs dans les eaux douces d'Europe. (La grémille [acerina eemua] est encore appelée per- A, grémial (xm* s.). che goujonniére, perche
goujonnée, chagrin, goujon-perchat, etc., à cause de sa ressemblance avec la perche et le goujon , c'est un petit poisson dépassant rarement O^.IS de long. Sa chair est très délicate.)
grenache n.
m. Cépage noir, à gros grains, du Languedoc et du Roussillon (Banyuls, Rivesaltes, Collioure, etc.). Atin de liqueur, tonique, recherché pour la préparation des vins de quinquina, etc., fait avec ce raisin ; une bouteille de grenache.
grenade n. f. (lat. granatum). Fruit du grenadier : l'écorce de la grenade est astringente. Artill. Petit globe creux, plein de poudre, muni d'une mèche, et qu’on lance à la main, ou au mortier, pour qu’il éclate au milieu des ennemis. Ornement militaire, représentant une grenade allumée. Grenade extinctrice, nom donné à des récipients de verre mince, emplis d’une substance impropre à la combustion, et qui, brisés sur les foyers d'incendie, en déterminent l'extinction. Fil de soie, formé de deux autres fils tordus. Toile dont la chaîne est de Un, et la trame de coton.
— Encycl. Milit. La grenade à main, dont l'origine remonte au xve siècle, ne fut plus employée lorsque les armes à longue portée firent leur apparition. Pourtant, en 1905, au siège de Port-Arthur, les Japonais utilisèrent des grenades. Dans la Grande Guerre, les Allemands se servirent de grenades dès 191i.
Pour leur répondre, Anglais et Français en fabriquèrent de sommaires dans les tranchées mêmes, avec des boîtes de conserves remplies de poudre et de clous, La fabrication se perfectionna ; on essaya un grand nombre d’engins différents. Les grenades fusantes ont été adoptées par l'armée française. Actuellement, les grenades françaises comprennent quatre catégories : lo grenades à main explosives ; 2“ grenades à main suffocantes et lacrymogènes ; 3» grenades incendiaires et fumigènes ; 4o grenades à fusil. Les grenades à main explosives se divisent en grenades défensives et grenades offensives (grenades citrons, grenades
Grenade (om. milit).
Grenade
extinctrice.
Grenades : 1. Grenade à main (16901 ; 2. Grenade offensive ; 3, Grenade citron ; 4, Grenade automatique ; 5. Grenade aiiemande ; 6. Grenade VB., grenade à fusii ; 7, 8.
Poiius grenadiers.
h allumeur automatique). Les grenades défensives explosent en donnant des éclats de fonte nombreux et meurtriers, qui sont dangereux à plus de 100 mètres. Les grenades offensives ne donnent pas d'éclats meurtriers, et leur pouvoir est limité au seul effet de l'explosion, pouvoir très localisé et dont l'efflcaoité ne s’étend pas à plus de 8 ou 10 mètres.
La grenade à fusil la plus employée est la grenade A'iven-Besslère, dite V.B., qu’on lance au moyen du fusil d’infanterie ou du mousqueton coifféd'uutromblou.
Grenade (en esp. Granada), v. d'Espagne (Andalousie), ch.-l. de prov., sur le Genil ; 77.500 h. [Grenadins). Archevêché, université ; superbe cathédrale, renfermant les tombeaux de Ferdinand le Catholique et d'Isabelle ; palais de l’Alhambra. Patrie de Mendoza. Grenade, fondée au x« siècle près des ruines de l'antique Illiberis, fut la capitale d'un petit Etat musulman de 1235 à 1492, époque à laquelle elle fut prise sur Boabdil, après un long siège, par Ferdinand le Catholique. — La province de Grenade a 520.000 h.
Grenade, ch.-l. de c. (Landes), arr. et à 14 kil. du Mont-de-Marsan, sur l’Adour ; 1.320 h. Ch. de f. M. — Le cant. a 10 comm., et 6.430 h.
Grenade, ch.-l. de c. (Ilaute-Garonne), arr. et à 23 kil. de Toulouse, sur la Save et la Garonne ; 3.G10 h. Ch. de f. Patrie de Cazalès. Vins, chapellerie. — Le cant. a 13 comm., et 9.360 h.
Grenade (Nouvelle-). V. Colombie.
Grenade (la), une des Antilles anglaises ; elle compte, avec les Grenarfines, petites îles ses voisines, 74.000 h. (Grenadins). Capit. Georgetown.
Grenade (Louis de), écrivain espagnol, né à Grenade, m. à Lisbonne (1503-1588), le plus grand orateur religieux de l'Espagne, et l’un de ses meilleurs écrivains ; auteur de la Guide des pécheurs.
grenadier [di-é] n. m. Genre de myrtacées, qui porte des grenades.
— Encycl. Le grenadier a une écorce cendi-ée, des rameaux opposés , des feuilles fasciculées , des fleurs grandes, d’un rouge vif; le fruit, co-' riacc, contient des graines nombreuses, d’une saveura.igrelette agréable, entourées d’une pulpe transparente qui est alimentaire.
Le g enadier est cultivé dans la régie n méditerranéenne et les pays chauds et tempérés, pour ses fruits. L'écorce de la racine est un bon ténifuge.
grenadier [di-é] n. m. soldat chargé de lancer des grenades. Soldat des régiments d'élite, sous Louis XV, sous le Consulat, l'Empire, la Restaura-
Grenadier : A, coupe du fruit.
Grenadiers : 1. Au xviii® siècle ; 2. Sous Louis XVI ; 3. Sous le premier Empire (à cheval) ; 4. Sous le second Empire (à pied;.
tion et le second Empire ; il y eut sous le premier Empire et sous la Restauration des grenadiers à cheval. Fig. et far.i. Homme et surtout femme de haute taille, aux allures viriles et hardies. Pop. Pou.
Grenadier (un), tableau de Chariot, au Louvre ; type du vieux grenadier de la garde, que le crayon de l’artiste a si souvent reproduit. (V. p. 1008.)
grenadière n. f. Giberne à grenades. Bague métallique allongée, qui réunit le canon au fût des armes portatives. (V. fusil.)
Porter l'arme à ta grenadiére, à la façon d'un grenadier (en bandoulière, avec la bretelle détendue).
grenadille [H mil., e] n. f. Plante vulgairement appelée fleur de la Passion, et dontle fruit, comme foi*me et comme goût, rappelle la grenade. Bois des îles, dur et pesant, employé en tabletterie.
grenadin n. m. Petit fricandeau. Volaille farcie.
Ornith. Espèce de pinson africain. Bot. Variété de l'œillet des fleuristes, dite aussi œillet à ratafia, et recherchée pour la confiserie et la parfumerie.
grenadin, e adj.(de grenade). Sirop grenadin, sirop contre la toux, fait avec du jus de grenades. N. f. Fil de soie formé de deux bouts d'abord peu montés, mais réunis ensuite par une forte torsion, qu’on emploie dans la fabrication des effilés et des dentelles. Sirop de grenade.
Grenadines ou Grenadilles, chaîne d iies et d’îlots, entre Saint-Vincent et la Grenade (Antilles anglaises). Sucre, café.
grenage n. m. Action de réduire en grains la poudre à canon. Etat du sucre pris en cristaux. Suite des opérations ayant pour objet la récolte des œufs (graine) de ver à soie. (On dit aussi drainage.)
grenaille [na, il mil., e] n. f. Métal réduit en menus grains : grenaille de plomb. Rebut de graine, qu’on jette aux volailles. Menus grains de plomb, que Ton fabrique pour la chasse. (V. plomb.)
grenaillement [na, U mil., e-muu] n. m. Réduction en grenailles.
grenailler [na, il mil., é] v. a. Réduire, mettre un métal en grenailles.
grenailleur [na, il mil.; n. m. Celui qui grenaille les métaux. Celui qui sépare la farine du son.
à la grenadière.
grenaison[nê-zon] n. f. Formation des grains dans les céréales.
grenaSSe [na-se] n. f. Mar. Petit grain.
grenat [na] n. m. (lat. granatum). Pierre précieuse d’une couleur rouge de grenade, employée dans la bijouterie. Adj. invar. D'un rouge de grenat: des robes grenat.
— Encycl. Les grenats constituent en minéralogie une famille de silicates anhydres ou peu hydratés à base de sesquioxydes (fer, alumine, chrome) ; ils cristallisent dans le système cubique, fondent à la fiamme du chalumeau et donnent un verre transparent. Lès grenats se trouvent dans une foule de roches, de granits, de gneiss, etc. ; ils sont diversement colorés, et on en utilise un certain nombre (almandine, escarboucle ou grenat oriental, pyrope ou grenat de Bohême, etc.) comme pierres précieuses.
grenatique adj. Se dit d’une roche qui contient des grenats.
GreilClien ou GraHCllG, comm, de Suisse (cant. de Soleure) ; 5.200 h. Centre horloger important.
Grendelbrucll, comm. du Bas-Rhin, au'r. de Molsheim ; 1.252 h.
grené, e adj. Réduit en petits grains : poudre grenée. Qui offre de nombreux points très rapprochés : dessin grené. N. m. Etat d'une surface, partie d'une gravure, présentant ces petits gi-ains ou points.
greneleç [Zél v. a. (Prend deux Z devant un e muet : je grenelle). Marquer, orner de petits points très rapprochés un papier, une peau, etc.
Grenelle, anc. comm. de la Seine, annexée à Paris en 1 860.
(Son nom vient de garanella. petite garenne.)
Grenelle (puits artésien de), pmts artésien , de 547 mètres de profondeur, creusé à Paris, au centre de la place de Breteuil , de
La statue de Pasteur, par Falguiére, a été érigée sur remplacement du monument enfer qui le surmontait, et qui a été démoli en 1904.
Grenelle (fontaine de la rue de), à Paris, élevée en 1739, sur
les' dessins de Bouchardon. Une statue drapée représente Paris, et de chaque côté sont figurées la
Fontaine de la rue de Grenelle.
Seine et la Marne ; quatre bas-reliefs, représefitant lei Saisons, figurent dans la partie demi-circulaire
(v. PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER).
Grenelle (camp dé). Le 23 fructidor an V, une tentative révolutionnaire fut faite contre le Directoire : on Ta appelée conspiration du camp de Grenelle, parce que ses promoteurs auraient cherché à soulever les troupes campées dans la plaine de Grenelle.
grener [né\ v. n. (de grain. — Prend un e ouvert devant une syllabe muette : il grènera.) Produire de la graine, en parlant des céréales. Produire des œufs, en parlant des papillons de vers à soie. V. a. Réduire en petits grains : grener de la poudre. Rendre grenu : grener un cuir.
grènerie [rt] n. f. Lieu où Ton serre les grains. Gr enet-Dan- COUrt (Ernest), auteur dramatique français, né et m.à Paris (1854-1913).
On lui doit des vaudevilles pleins de bonne humeur : Trois femmes pour un mari, les Mariés de Mongiron, etc.
greneté n. m. Travail d'orfèvrerie, où la surface de métal a un aspect grenu.
greneter [té] v. a.
(Prend un è grave de- Grenelé,
vaut une syllabe muette :
je grenète, il grenitera.) Produire des grains sur du cuir, du métal, etc.
grèneterie [rf] n. f. grènetier [li-é]. ère
n. et adj. V. graineterie et grainetier.
GRH
GRÉ
g^enetine n. f. Gélatine très pure, en feuilles minces, longues, blanches et transparentes, employée à divers usages culinaires ou pliai-maceutiques,
grènetis [tî] n, m. Ensemble de petits grains ■en relief, placés au bord des 'médailles, des monnaies, pour empêcher de les rogner,
CTènetoir n, m. Outil servant à faire le grénetts sur les monnaies. Outil pour grener les peaux. (On écrit aussi graiketoir.)
grenette [nè-te] n. f. Petite graine. Petits grains fabriqués avec la poudre des baies de nerprun et ■donnant une couleur jaune.
gxèneture n. f. Ensemble de petits grains sur tme pièce d'orfèvrerie.
greneur J euse [eu-ze] n. Personne qui fait produire des graines, ou œufs, de vers à soie. Ouvrier qui donne le grain aux pierres ou aux plaques de zinc destinées à l'impression lithographique. N. f. Machine employée par les corroyeurs pour grener le cuir.
grenier [ni-é] n.m.(lat. granarium ; de granum, grain). Partie la plus haute d'un bâtiment, destinée à serrer les grains, fourrages, etc. Se dit aussi du plus haut étage d'une maison, sous le comble ; être logé au grenier. Greniers publics ou greniers d’abondance, magasins publics organisés par la Convention, où l'on tenait en réserve les grains pour les années de disette. Fig. Pays fertile doù l'on tire beaucoup de blé : la Beauce est le grenier de la France, ilar. En grenier, se dit de la manière de charger un navire en entassant les marchandises dans la cale. Fig. Aller de la cave au grenier, au fig., tantôt monter, tantôt descendre, ne pas écrire droit ; parler avec incohérence. Allus. littér. : Dans un grenier, qu’on «St bien à vingt ans I refrain d'une charmante chanson de Béranger (1829), passé en proverbe. 11 est vrai qu'on le cite presque toujours par ironie.
— Enoycl. Les greniers servent en général à loger les grains. Dans les petites exploitations, le grenier est la partie haute de la maison d'habitation : dans les grandes, il occupe les combles des granges «U des hangars. Quand il recèle le foin, on l'appelle plus communément fenil. Ordinairement, le plancher des greniers est pourvu d’une trappe pour le passage des sacs de grains ; un treuil ou une poulie aident à la montée ou à la descente des charges. On conserve les grains en sacs ou en tas ; dans ce dernier cas, il faut aérer la masse par des pelletages fréquents. En tout cas, des fenêtres doivent être disposées de loin en loin, pour assurer de temps à autre le renouvellement de l’air et l'accès de la lumière.
— Hist. Grenier à sel. On appelait ainsi les lieux clos où l'on faisait sécher le sel avant de le vendre. Le même nom désignait une juridiction établie en 1342, pour juger en première instance des contestations survennes au sujet de la gabelle ; les appels, s'il y avait lieu, étaient portés devant la cour des aides. Il y avait en France dix-sept greniers à sel.
Grenoble, ch.-i. du dép. de l'Isère, sur l'Isère et le Drac ; ch. de f. P.-L.-M., à 633 kil. de Paris ; 77.450 h.
[Grenoblois). Evêché, cour d’appel ; académie, université (facultés de droit, des sciences et des lettres) ; quartier général du 14® coi'ps d'armée. Cathédi-ale Notre- Dame, Palais de Justice (xvi®, xvii® s.). Ganterie, ciment, carrosserie. — L'arr.
a 20 cant., 213 comm., 236.760 h. ;
10 comm. et 25.800 h. ; le cant.