h. ; le cant. Sud
Armes de Grenoble.
le cant. Est a Nord, 8 comm. et , 9 comm. et 41.360 h. Grenoble fut longtemps la capitale du Dauphiné. Patrie de Hugues de Lionne, du cardinal de Tencin, de Con- •dillac, de 'Vaucanson, de Barnave, de Mounier, de Stendhal, de Casimir Perief, etc.
Grenoble {conduite de). V. conduite.
grenoir n. m. Crible, atelier où l'on passe la poudre à canon.
grenouillard 'nou, il mil., ar] n. m. Nom vulgaire du busard. Pop. Buveur d’eau. Amateur de bains froids.
CTenOuille {nou, il mil., e] U. f. (lat. ranuncuTa, diminutif de, ra7ia, grenouille). Genre de batraciens anoures, famille des ranidés, qui vivent sur tout le globe : la grenouille passe par l’étal de têtard. (V. batracien et planche reptiles.) Fig. et pop. Caisse, fonds commun. Manger la grff>wuille, se dit du dépositaire infidèle qui vole ou dilapide les fonds qu’on lui a confiés. Arg. paris. Nom générique de la menue population galante. Mar. Dé servant de garniture au milieu d'un réa de poulie. Allus. littér. ; Les grenouilles qui demandent un roi, titre d'une fable de La Fontaine (III, 4). Ces grenouilles figurent les peuples en général, et aussi les bonnes gens qui ne sont jamais contents de leur situation.
— Enoycl. ZooÎ. Les grenouilles ont le corps assez élancé, les membres postérieurs longs ; elles sautent avec agilité et nagent bien. Leur jeune âge se passe dans les eaux dormantes, sous forme de têtard ; quand elles ont acquis quatre pattes, perdu leur queue, leurs branchies, leur vie devient terrestre et elles sont obligées, quand elles sont dans l’eau, de revenir res-
Grenouilles : A, rousse; B, agile.
pirer à la surface. Les grenouilles vivent d'insectes. On en connait 117 espèces, réparties sur tout le globe.. Trois espèces sont communes en France ; la grenouille verte, la grenouille rousse et la gre^iouille agile. La plus grande grenouille est la grenouilletaureau des Etats-Unis, qui atteint 50 centimètres de long.
— Preh. La
grenouille, dont les membres postérieurs, dépecés, c o n s t i t U c n t un mets délieat, se pêche pendant la nuit : on fait usage d’une lanterne ou d'une torche . dont la lueur éblouit les bestioles, qui ne cherchent pas à fuir, et qui se laissent prendre à la main , On peut aussi pêcher la grenouille dans la journée, ense servant d’une ligne constituée par un simple fil fixé au bout d’une baguette flexible ; l'hameçon (8 à 12) est pourvu d’une plombée , puis d’un petit morceaudedrap l-a Place
ronge, que l’on
agite sur l'eau, dans les herbes, pour attirer les grenouilles, et sur lequel elles sautent avec avidité. On pèche aussi la grenouille à la lance.
Grenouilles [les], comédie" d’Aristophane, violente satire littéraire dirigée contre le théâtre d'Euripide, que l'auteur accuse d’avoir dépravé les mœurs. On y remarque : un amu.sant concours littéraire entre Eschyle et Euripide, aux Enfers, en présence de Dionysos, venu pour chercher un poète tragique ; les chœurs, pleins d'une poétique fantaisie, des grenouilles de l'Achéroii, et le beau chœur des Initiés d'Eleusis aux Champs Elysées (405 av. J.-C.).
grenouiller \ll mil., é] v. a. Mar. Munir d’une gi'enouille, d'un dé : grenouiller une poulie. ’V. n. Fam. Barboter dans l'eau. Boire de l’eau.
g^renouillère [nou, il mil.) n. f. Marécage à grenouille. Fig. Lieu humide, malsain. Fara Bain d’eau courante peu profonde, où barbotent ceux qui ne savent pas nager.
grenouillette [nou, il mil., è-te] n. f. Renoncule des marais. (On dit aussi grenouillet n. m.) Tumeur qui se forme sous la langue.
grenUj e adj. (de gi'am). Qui a beaucoup de grains : épi grenu. Couvert de saillies arrondies : cuir grenu. N. m. Ensemble des petits grains dont un objet est pai'semé ; le grenu d'wie roche.
grenure n. f. Action de grener les ombres d'une gravure ; son résultat. Etat d'une étoffe, d'un cuir, d'un métal grenés.
Greil'Ville [grèn] (George), homme d'Etat anglais, dont la politique imprudente (loi sur le timbre) provoqua le soulèvement des colonies américaines (1712-1770).
Grenville - Murray (Eustace Clare), littérateur anglais, né à Naples, m. à Paris (1819-1881); auteur d’intéressantes études sur les sociétés française, allemande, etc.
Gréoux [ou], ou Gréoulx, comm. des Basses- Alpes (cant. de ’Valensole), arr. et à 47 kil. de Digne, sur le Vei'don ; 1.100 h. Eaux sulfureuses iodurées, chaudes (37“5), employées dans les dermatoses, l'arthritisme.
grès [gré] n. m. (allem. gries). Boche composée de petits 'grains de quartz agglomérés : gris rouge, grès vosgien; pavé de gi'és. Poudre de grès servant à récurer. 'Vase, etc., de grès. Grès flammés ou /îambés, poteries de grès vitrifiées et colorées au feu par des oxydes métalliques.
— Encyol. Géol. Les grès sont des roches primitivement déposées à l’état de sable, mais dont les éléments meubles ont été soudés pai' un ciment silicenx, calcaire ou ferrugineux. Dans certains types, l'agglomération est si parfaite, que la cassure présente un aspect luisant (grès lustrés). Les grès siliceux ont une grande dureté, et sont couramment employés pour le pavage des rues.
— l'echn. Pour la fabrication des poteries appelées grés, on utilise comme matières premières des argiles naturelles qui, par cuisson et grâce à la pré sence de substances fusibles, comme les micas, donnent une pâte compacte, ou encore des argiles plastiques, auxquelles on peut ajouter du sable et d’autres argiles en quantité convenable pour que la masse prenne une texture voulue. Cette dernière méthode de préparation est utilisée pour les grès fins, qui sont, par suite, composés d’une argile, d’un dégraissant et d’un fondant qui n’est autre que le feldspath ou la pegmatite. Les grès sont façonnés au tour ou moulés à la main ; on les cuit au four, et vers la fin de la cuisson l'on projette sur les pièces du sel pour obtenir la glaçure. Dans les grès fins, cette glaçure est variable ; d'autre part, ou introduit quelquefois dans la matière, avant la cuisson, des substances vitrescibles comme l’oxyde de cuivre, l’oxyde rouge de plomb, etc., lesquelles, au cours de la cuisson, vitrifient la surface. En interrompant brusquement la cuisson par un courant d'air, l’oxyde en fusion se trouve décoloré par place, et présente des coulées de nuances variées ; on obtient ainsi les grès flammés ou flaynbés.
gfrésage [za-je] n. m. Action de gréser.
gréser [zé] v. a. Polir avec le grésoir. Polir avec du grès.
giréserie [ze-rî] n.f. Fabrique de poteries de gi'ès.
gréseux, euse [leil, eu-ze] adj. Qui est de la nature du »:rès : les roches gréseuses constitueiit une partie de lossature des Vosges.
Gresliani (Thomas), financier anglais, né à Londres (1519-1579) ; grand financier de la couronne, il construisit, en 1564, le Royal Exchange ou Bourse du commerce.
girésier [zi-é] n. m. Ouvrier qui extrait le grès des carrières.
grésière [zi] ou gréserie [ze-rt] n. f. Carrière de grès.
grésiforme [zf adj. Qui a l'apparence du grès.
de Grève, au xiv" siècle.
g[résil [zi ou zil, l mil.] n. m. (de grès). Menue grêle, très blanche et fort dure. Verre pulvérisé.
grésillement [zi, il mil., e-man] n. m. (de l’anc. fr. grésilloti, grillon). Cri du grillon.
grésillement [zi, il mil., e-man] n. m. Action de grésiller. Etat de ce qui est grésillé. Bruit analogue à celui du grésil qui tombe : le grésillement d’un jet d’eau.
grésiller [zi, il mil., é] v. impers. Se dit du grésil qui tombe : il grésille. V. a. Rétrécir, racornir par la chaleur ; le feu a grésillé ce parchemin. Façonner (les bords d'une pièce de verre), avec le grésoir.
grésillin [zi, il mil., in] n. m. Goutte de pluie qui s’est gelée pendant sa chute.
grésillon [zi, il mil., on] n. m. Charbon en petits morceaux. Farine grossière.
grésis [zi] n. m. Mar. Novice qui ignore la manœuvre.
Grésivaildan [zi-và]. Géogr.V. Graisivaudan. Gresle (La), comm. de la Loire, arr, et à 21 kil. de Roanne : 1.910 h.
grésoir [zoir] n. m. Instrument de fer, fendu ou entaillé à ses deux bouts, avec lequel les vitriers rognent les pointes du verre à vitre.
Gresse (Léon), chanteur français, né à Charolles, m. à Marly-le-Roi (1845-1900) ; doué d’une belle voix de basse profonde , il chanta avec beaucoup de succès à l’Opéra; — Son fils, André- Etienne, né à Lyon en 1868, doué également d’une bonne voix de basse et comédien habile, s'est fait applaudir dans tous les rôles du répertoire lyrique.
gresserie [gré-se-rî\ n. f.
Carrière d’où l’on tire du grès.
Pierres de grès mises en œuvre.
Poterie en grès.
Gresset [grè-se] (Jean- Baptiste- Louis), poète français, né et m. à Amiens (1709-1777); auteur malicieux et spirituel du charmant poème de Ver- Vert, Gresset.
de l’épître la Chartreuse, de contes en vers, et d’une excellente comédie, le Méchant. Membre de l’Académie française en 1748.
Grésy-SUr-AiXj comm. de la Savoie, arr. et, à 19 kil. de Chambéry, non loin du lac du Bourget;
l. 130 h. Ch. de f. P.-L.-M.
Grésy-sur-lsère, ch.-l. de can,t. (Savoie),
arr. et à 14 kil. d’AlbertviUe ; 910 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. ail comm., et 6.420 h.
gretclieil n. f. (dimin. fam. de Grete, dim. allem. de Margareta, Marguerite). Nom donné, en France, aux jeunes filles ou femmes aUemandes qui sont l’objet de sentiments amoureux.
Gretna - Green o u Graitney, premier village d’Ecosse, qu'on trouve sur la route de Londres à Edimbourg (comté de Dumfries), connu par les mai-iages qui s’y célébraient au XVIII» siècle, selon la loi écossaise, sans conditions de domicile ni de publicité, soit devant le juge de paix, soit devant toute autre personne plus ou moins qualifiée, comme le légendaire foi^eron de Gretna-Green.
Grétry (André-Emest- Modeste), compositeur, l'une des gloires de l’opéra-comique français, né à Liège,
m. à Montmorency (1741-1813).
Ses opéras se font remarquer par le naturel, l’expression,
.et un sentiment très juste de la scène. Il est l’auteur des Deux Avares, de Zémire et Azor. et surtout de Richard Cœur de Lion. Il acheta l'ermitage de J. -J. Rousseau à Montmorency, où il mourut.
greuln. m. Nomvulgaire du loir.
Greuze (Jean-Baptiste).
célèbre peintre français, né à Tournus (Saône-et-Loire), m.
à Paris (1725-1805). Ses tra- Greuze
vaux, très habilement composés, marquent une réaction contre l'école mythologique de Boucher: ce sont de véritables drames, où il règne parfois un réel sentiment pathétique, mais aux-
Grètry.
GRÈ
GRI
quels on peut reprocher leur caractère artificiel et un peu déclamatoire. Il a plus de charme et de grâce dans des scènes familières et dans ses portraits. Principales œuvres : V Accordée de village, la Malédiction 'paternelle, le Fils piGu', l'Oiseau mort, la Cruelle cassée, etc. Il mourut à peu près dans la misère.
grève n. f. Jambière darmure. Devant mobile de corsage de femme. (Vx.)
grève n.f. (bas \aX.grava, d'orig. celtique). Plage de sable et de gravier. Banc de sable mobile. Gros sable avec lequel on fait du mortier.
Par exî. (et à cause de la place de Grève à Paris où les ouvriers sans travail se réunissaient pour se faire embaucher). Ligue légale de personnes qui se coalisent pour faire cesser le travail, et qui refusent de le repren- * dre si l’on ne satisfait pas à leurs réclamations : se mettre en grève; faire grève.
Grève générale, coalition de tous les corps de métiers pour appuyer des revendications ouvrières.
— Encycl. Dr. Au point de
vuejuridique, les employeurs ont, comme les employés, pleine et entière faculté de combiner entre eux une grève, et à cette occasion ils se trouvent, en principe, à l'abri de toutes poursuites. L’article 410 du Code pénal punissait de la prison et de l’amende les ouvriers ou les patrons qui, à l'aide d’amendes, défenses, mises à l’index prononcées par suite d’un plan concerté, auraient porté atteinte à la liberté du travail. Cette disposition ayant été abrogée par la loi du 22 mars 1884 sur les syndicats professionnels, le Code pénal ne vise plus (art. 414) que les grèves ou tentatives de grève concertées et accompagnées de menaces, voies de fait, violences ou manœuvres frauduleuses. Mais si la mise à l’index échappe aux juridictions répressives, elle peut, d’après la jurisprudence, motiver une condamnation à des dommages-intérêts.
Afin d’éviter ou d’abréger les grèves, la loi du 27 décembre 1892 a organisé la conciliation et l’arbitrage en matière de différends entre patrons et ouvriers ou employés.
Grève [ÿaee de), depuis 1806 place de l’Kôtelde-Ville, à Paris. Cest là qu’avaient lieu les principales fêtes, et aussi l’exécution des criminels. On l’appelait de ce nom parce qu’elle s’étendait jusqu’au bord de la Séine. En 1357, la Maison des Piliers y devint le siège de la Prévôté des marchands.
Grève des mineurs {la), tableau de Roll (1880), au musée de ’Vnlenciennes, traité dans un style réaliste et très lumineux.
Greve, comm. d’Italie (Toscane), sur la rivière homonyme, affl. de l’Arno ; 12.800 h. Soie. Vigne, mûriers.
gr6V6r [ué] v. a. (lat. gravare; de gravis, lourd, — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : je grève.) Soumettre à des charges : héritage grevé de nombreuses dettes . Ant .
gréviculteur n. m.
Celui qui cultive, qui orga-
nise ou entretient les grèves. ^8»
gréviculture n. f.
Action de cultiver, d’entretenir les grèves.
grévière n. f. Morceau A?-' de peau de mouton, que les jÆ.
élagueurs s'attachent autour f ““î/VjV
Gréville, comm. de la Manche, arr. et à 14 kil. de Cherbourg; 370 h. Bains de mer (plage de sable) ; belles falaises.
Gré ville (Henry), pseudonyme d’AZzee Fleury,
M®e Durand, romancière française, née à Paris, m. à Boulogne-sur-Mer (1842-1 902); auteur d’œuvres attachantes : Üosia, Céphise, le Vœu de Nadia, etc., dont l’action se passe souvent en Russie.
Grévillers, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 21 kilom. d’Arras, sur le plateau de Bapaume ; 658 h. en 10i4.Grévillers a été pris par les Anglais le 13 mars 1917, au moment où s’est produit le repli allemand ; il est complètement détruit.
Grévin (Jacques), médecin et poète français, né à Clermont-en-Beauvaisis, m.
à Tm-in (1538-1570) ; auteur de tragédies et de comédies estimables : Jules César, la Trésorüre, les Ebahis.
Grévin (Alfred), dessinateur et littérateur français, né à Epineuil lYonne), m.à Saint-Mandé(1827-1892),
Ses oeuvres sont le produit d'unè fine observation et d'une inspiration humoristique.
Grévin (musée), créé à Paris, en 1882, boulevard Montmartre ; célèbre galerie de figures de cire.
gréviste [vis-te] adj. et n. Se dit des personnes qui sont en grève, qui font partie d une grève.
Grévy (Jules), avocat et homme politique, né et m. à Mont-sous-Vaudrey (1807-1891), troisième prési-
M"*° Gréville.
Alfred Grévin.
Grévy.
La Grève des mineurs, tableau de Roll.
dent de la République française ; il succéda au maréchal de Mac-Mahon en 1879, fut réélu en 1885, et donna sa démission en 1887. — Son frère, Albert, né et m. à Mont-sous-Vaudrey (1822-1899), fut gouverneur général de l’Algérie.
grewi© [dij n. f. Genre de tiliacées originaires d’Asie, et dont une espèce est cultivée en France comme ornementale.
— Encycl. Les grewies sont des arbrisseaux à fleurs en ombelles, et dont le fruit est une baie. On en connaît cinquante espèces, des régions chaudes de l’Asie et de l’Afrique. Les fruits de quelques espèces sont employés comme astringents et antisyphilitiques.
Grey [grb] (Jane), princesse anglaise, petite-fille de Marie, sœur de Henri VIII (1537-1654). Après avoir reçu une éducation des plus brillantes (elle savait le grec et même l’hébreu), elle fut, malgré elle, portée au trône d'Angleterre par l'ambition de son beau-père, le duo de Northumberlaiid. Elle tomba entre les mains de Marie Tudor, qui la fit décapiter. Jane mourut à dix-sept ans. « Quand on m’éleva au trône, dit-elle, j e voyais l’écbafaud derrière. »
Grey (la Mort de Jane), tableau de Paul Delaroohe (1834), œuvre impressionnante, d’une composition un peu théâtrale mais d’un grand effet. (V. p. 1005.)
Grey (lord Charles Howick, comte), homme' d’Etat anglais, né à Fallo- jane Grev
don ( 1764- 1846). En 1832 ,
chef d’un ministère whig, il fit passer le bill célèbre de réforme parlementaire.
Grey (sir Edward), vicomte de Fallodon, homme d’Etat anglais du parti libéral, né en 1862. Secrétaire d’Etat des affaires étrangères de 1905 à 1916, il eut à diriger les difficiles négociations des débuts de la Grande Guerre.
greyliound [gré-ha-oun'd] n. m. (m. angl.). Lévrier anglais, dressé spécialement au coursing, sport interdit en France.
Grez-Doiceau, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles), sur un affluent de la Dyle ; 2.810 h.
GroZ-en-BoUère, ch.-l. de o. (Mayenne), arr. et à 14 kil. de Château-Gontier ; 1.450 h. Ch. de f. Et. Carrières. — Le cant. a 12 comm., et 9.020 h.
grianneau [gri-a-nô] n. m. (de grian, mot suisse tiré de l’allem. dialectal grigelhahn). Nom vulgaire du jeune coq de bruyère.
grlaS [ass] n. m. Genre de myrtacées de l’Amérique tropicale, comprenant de grands ai'bres à port de palmier, à fruits charnus que l’on mange confits, sous le nom de poires d'anchois.
gribane n. f. Barque normande à fond plat, à un ou deux mâts : la gribane a parfois des mâts de hune volants.
Gribeauval [6ô] (Jean-Baptiste Vaquette de), général d'artillei-ie, né à Amiens, m. à Paris (1715- 1789) ; créateur d’un système de bouche à feu grâce auquel l’artillerie française était la première d’Europe au moment de la Révolution.
griblette [blè-te] n. f.
Mince morceau de viande enveloppé de lard, qu'on fait gi'iller.
Griboïedov ( Aicxandre Sergievitch), diplomate et auteur dramatique russe, né à Moscou, m. à Téhéran (1793-1829) ; auteur de la tragédie la Nuit géorgienne, et de la comédie le Malheur d'avoir trop d'esprit.
gribOU. n.ra. Mar. Faire Gribeauval.
gribou, se dit de l’embarcation qui chavire sur une barre (loc. usitée sur la côte d’Afrique).
gribouillage [hou, il mll.] n. m. Fam. Mauvaise peinture. Ecriture mal formée.
Gribouille, nom populaire, qui tire sans doute son origine de gribouilleur (qui confond tout). On nomme ainsi l'homme d'un esprit brouillon, sans ordre, qui fait toutes choses à contretemps, et se jette dans l'eau quand il craint d'être mouillé par la pluie.
gribouiller [ftoit, U mil., é] v. n. et a. Fam. Faire du gribouillage.
grlbouillette [bou, il mil., é-te) n. f. Jeu consistant à jeter un objet au milieu d’enfants qui cherchent à l’attraper. A la gribouillette, à l’aventure.
gribouilleur, euse [bou, U mil., eur, eu-ze] n. Personne qui gribouille.
gribouillis [bou, il mil., i] n. m. Ecriture illisible.
gribouri n. m. Lutin. (Vx.) Nom vulgaire d'un insecte ennemi de la vigne, le bromius ou adoMs vitis, appelé encore eumulpe ou écrivain.
gridelin, e adj. De la couleur grise du lin. (Vx.) grièclie adj. v. pie-grièche.
grief [gri-kf\, ève adj. Ilat. gravis). Grave, dangereux : faute griève ; griève maladie. (Peu us.)
grief [gri-èf] n. m. (du lat. gravis, fâcheux). Dommage que l’on subit. (Vx en ce sens.) Plainte qu’on en fait : formuler ses griefs.
Grieg [grigh) (Edouard Hagerup), compositeur norvégien, né et m. à Bergen (1843-1907) ; auteur de la musique de Peer Gynt, des Morceaux lyriques, des Danses norvégiennes, etc., et de nombreux lieders d’une remarquable couleur locale. Sa musique originale et colorée s'inspire des mélodies populaires.
GricS, comm. du Bas- Rhin, arr. de Strasboui’g;
Griesbacll [gris-bak], village d’Allemagne (grand-duché de Bade) ; 850 h. Sources minérales froides, ferrugineuses, gazeuses, dont l'une agit sur l'hématose.
grieu n. m. Mines. Syn. de grisoü.
grièvement [man) adv. D’une manière griève : grièvement blessé.
grièvetén. f. (de grief a,dj.). Gravité. (Vx.) griffade [gri-fa-de] n. f. Coup de griffe, griffage [gri-fa-je] n. m. Action de griffer des baliveaux, dans une coupe de bois. Action de gaufrer les fleurs artificielles.
Grieg.
griffe [gri-fe] n. f. (anc. h. allem. grifan, saisir). Ongle crochu et pointu de certains animaux (tels que le tigre, le lion, le chat, etc.), ou d’un oiseau de proie (comme l’épervier, le faucon, etc.). Fig. et fatn. Domination injuste, cruelle: enfant qui est dans les griffes cCune marâtre. Coup de griffe, attaque, critique vive. Empreinte imitant une signature. Instrument qui sert à mettre cette empreinte. Signes caractéristiques qui font reconnaître qu’un ouvrage est de tel écrivain ou de tel artiste. Bot. Nom donné aux racines de certaines plantes : griffes d'asperge.
Griffes : 1, 2, 3. De bourrelier ; 4, 5. De sellier ; 6. De maçon; 7. De forestier; 8. Pour grimper; 9. De zingueur; 10, 11. De cordonnier ; 12. A tracer les portées {mus.).
de renoncule, etc. Archit. Au moyen âge, appendice ou renfort en pierre à la base des colonnes. Techn. Crampons d’émondeur. Outil de formes très diverses servant aux doreurs, plombiers, maçons, tapissiers, forestiers, etc. Mar. Nœud de griffes, nœud fait sur des crocs pour y fixer des cordages.
Prov. a la griffe on reconnaît le lion, traduction française du proverbe latin Ex ungue leonem, et que notre langue rend aussi sous cette forme : A l'œuvre on commit l'artisan. Allus, littér. : Le lion qui se laisse rogner les griffes, allusion à une fable de La Fontaine, le Lion amoureux (IV, 1). Se dit de toute personne qu'une passion a mise dans l'impossibilité de se défendre ou d’attaquer.
griffe [gri-fe] n. et adj. Se dit d’un individu né d'un nègre ou d'une négresse, et d’une personne qui est mulâtre.
giriffer [gri-fé] v. a. Saisir avec les griffes. Donner un coup de griffe, égratigner. Marquer de jeunes baliveaux avec une griffe de forestier.
griffet [gri-fé] n. m. Hirondelle de cheminée.
Griffet (le P. Henri), théologien et historien français, né à Moulins, m. à Bruxelles (lC98 177lj.
îîœutis de griffes.
GRI
GRI
gnfiFon [gri-lon] n. m. (lat. gryphus). Animal fabuleux représenté avec le corps du lion, la tête et les ailes de l'aigle, les oreilles du cheval et, au lieu de crinière, une crête de nageoire de poisson. Papier blanc, portant comme empreinte l'image d'un griffon. Chien de chaase.à poil longet rude au toucher. CV. chien.)
Nom vulgaire de différents oiseaux de proie (vautour fauve, etc.,), du martinet noir.
— Encycl. Zool. Les griffons, qui appartiennent à la catégorie des barbets , doivent être considérés comme des épagneuls. Ce sont d’excellents chiens de chasse, fort intelligents, à odorat très fin, qui varient de taille et de pelage suivant les variétés ; on en connait deux principales : les griffons d'arrêt, et les griffons courants (vendéen).
Griffon [ordre du), ordre du grand-duché Mecklembourg-Schwerin, fondé en 1884 par Frédéric-François III, et qui comprend quatre classes ; le ruban est jaune, avec liséré rouge.
griffon n. m. Hameçon à deux branches. Lime dentelée et plate du tireur d’or.
griffon n. m. (provenç. grifo.)
Endroit où jaillit une source minérale.
Griffon.
Griffon ou Grippon, troiième fils de Charles-Martel (726-
sième 111s de Charles-Martel (726- 753j ; célèbre par ses luttes contre Pépin le Bref et ses fils.
Il souleva un moment l’Aqui taine, et fut tué 'dans une bataille en Maurienne.
Ordre du Griffon.
griffonnage [gri-jo-na-je] n. m. Action de griffonner. Ecriture peu lisible.
griffonnemen't [gri-fo-ne-man] n. m. Bjt-arts. Ebauche, modèle de cii’e ou de terre,
griffonner [gri-fo-nê] v. a. Ecrire peu lisiblement : griffonner des notes. Composer sans soin. Dessiner à la hâte : griffonner un dessin.
griffonneur, euse igri-fo-neur, eu-ze] n. Qui griffonne.
griffonnier [gri-fo-ni-é], ère n. Syn. anc. de
GRIFFONNEUR, EÜSE.
griffonnis [gri-fo-nï] n. m. Pochade à la plume. Gravure imitant une pochade de ce genre.
griffu [gri-fu], e adj. Armé de griffes. (Peu us.) griffure [gri-fu-re] n. f. Coup de griffe. Egratignure, chez les graveurs à l'eau-forte.
Grignan, ch.-l. de o. (Drôme), arr. et à 36 kil. de Montélimar ; 1.470 h. Ch. de f. Beau château, en partie restauré, où mourut M">iî de Sévigné. Truffes toile, sériciculture. — Le cant. a 14 comm., et 8.270 11.
Grignan (François de Castellane-Adhémar de Monteil, comte de), lieutenant général en Languedoc et en Provence, né et m. à Grignan (1629-1714). Il avait épousé, en 1669, la fille de Mme de Sévigné, Françoise-Marguerite de Sévigné (1646-1705), belle, spirituelle et instruite, mais froide et orgueilleuse. La séparation de la mère et de la fille nous a valu la plus grande partie de la correspondance de Mme de Sévigné.
grignard [gnar] n. m. Gypse confusément cristallisé, qu’on rencontre dans la pierre à plâtre. Grès dur. employé dans les constructions.
Grignard CVictor) , chimiste français, né à Cherbourg en 1871. 11 a découvert un important procédé de synthèse des corps organiques à l’aide des composés organo-magnésiens. Lauréat du prix Nobel (1912).
grigne n. f. (de grigner). Plissement. Inégalité dans le feutre. Fente en long du pain. Couleur dorée du pain bien cuit. Inégalité d’une terre forte, que ne brise pas bien la charrue.
grigner [gné] v. a. (anc. h. ail. grinan). Plisser les lèvres en grinçant des dents. Goder : corsage qui grigne.
Grignols [gnolss), ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 16 kil. de Bazas, entre la Garonne et le Ciron ; 1..610 h. (Grignolais). Vins. — Le cant. a 10 comm., et 4.590 h.
grignon n. m. Morceau de pain du côté le plus cuit, et que Ton peut grignoter. Rognures de biscuit. Tourteau de mai-c d’olive.
Grignon, hameau de la comm. de Thiverval (Seine-et-Oise, cant. de Poissy) ; 300 h. Ecole nationale d'agriculture. V. écoles.
Grignon de Montfort (le bienheureuxLouis), missionnaire, né à Rennes, m. à Saint-Laurent-sui- Sèvres (1673-1716). lia fondé les Filles de la Sagesse et la communauté des Prêtres du Saint-Esprii. Il a été béatifié par Léon XIII. Fête le 28 avril.
grignotement [man] ou grignotage n. m.
Action de grignoter.
grignoter [té] v. a. Manger en rongeant. Fig. et fam. Gagner, s’approprier : habile homme qui trouve toujours à grignoter quelque chose. Détruire l'ennemi progressivement et sans se presser : grignoter un adversaire.
grignoteur, euse [eu-ze] adj. et n. Qui grignote.
grignotis [ti] n m. Taille en traits courts du graveur, pour représenter les corps rugueux.
Grigny, comm. du Rhône, arr. et à 17 kil. de Lyon, sur le Rhône ; 2.490 h. Ch. de f. P.-L.-M. Porcelaines.
^ GrigoreSCO (Nicolas), peintre roumain, né à ’Yacareshti-Restoaca, m. à Campina (1838-1907); a peint des portraits, des scènes militaires, des scènes de genre.
grigou adj. et n. Pop. .Avare, ladre.
gri-gi'i n. m. fononiat.). Nom vulgaire du toucan. du grillon, etc. V. gris-gris.
Grijalva Jean de . navigateur espagnol, né à Cuellar vers UOo.tué à Nicaragua en 1527. Il explora Cuba et le Yucaian.
'.gri] n. m. (lat. pop. graticulum, pour cra- . Ustr-
gril
ticulum). Usten sile de cuisine à tiges métalliques parallèles, pour faire cuire sur le charbon la viande, le poisson. Fig. et fatn. Etre sur le gril, être très anxieux ou très impatient (allusion à saint Laurent;.
Claire-voie eu amont d’une vanne.
Cliantier horizontal de carénage.
Plancher à clairevoie au-dessus du cintre nœuvre des décors.
d'un théâtre, pour la ma-
grill8,d.6 [il mil.] n. f. Cuisson sur le gril. Viande grillée ; manger une grillade de porc.
grillage [U mil.] n. m. Action de griller ; son résultat. Action de passer le minerai par plus eurs feux, avant de le fondre. Action de passer les étoffes sur la flamme pour les débarrasser de leurs déchets.
— Encycl. Techn.
Le grillage des étoffes se pratique au moyen de divers procédés : le grillage au cylindre, dû à J. Schultz, de Mulhouse ; le gril loge à la flamme de coke, employé
surtout en Angle- Grillages : 1. A triple torsion ;
que ; le grillage au gaz, inventé par Tulpin, de Rouen, et perfectionné par Blanco, de Puteaux ; le grillage à l'alcool, dû à Decroisilles, de Rouen, etc.
grillage [Ü mil.] n. m. (de grille). Treillis de fil de fer aux fenêtres, aux portes à jour, etc. Assemblage de charpentes croisées que Ton place dans les fondations quand ou bâtit dans des terrains marécageux.
grillager [ümll., a-jé] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il grillagea, nous grillageons.) Munir de grillages : grillager un soupirail.
grillagerie [il mU., a-je-rî] n. f. Ouvrage ou métier de grillageur.
grillageur [il mu.j n. m. Celui qui fait, pose des grillages.
gorille [Il mil., e] n. f. (lat. cratieula). Assemblage ue barreaux fermant une ouverture ou séparant des parties d’un édifice : grille de bois, grille de fer, grille d un parloir.
Châssis métallique qui soutient le charbon dans un fourneau.
Coquille à houille, coke, pour chenil née. Carton à jours conventionnels pour la lecture des c o r r e s P o ndances secrètes. Parafe en forme de barreaux croisés, que les secrétaires du roi mettaient devant leur signature. Treillis de fer placé à la visière d’un heaume pour protéger les yeux de l’homme de guerre. V. heaume.
— Encycl. Mécan. La grille, dans un générateur de vapeur, est à claire-voie, et constitue la partie inférieure du foyer, immédiatement au-dessus du cendrier. La grille est faite à 1 aide d’un cadre en fer ou en fonte, sur les bords duquel s’appuient les extrémités des barreaux. Ceux-ci sont plus larges en haut qu’en bas. généralement en fer, et fixes ou mobiles. Les grilles sont horizontales ou inclinées, suivant les
Grille.
Grilles ; 1,2. De fontaine, d’égout, de fom-neau; 3,4. A châssis ; 5. A coke ; 6. D’entonnoir; 7,8. De bordure; 9 (G). De générateur de vapeur.
types de générateurs ; quelques-unes sont à gradins. On construit aussi des grilles en forme de chaînes sans fin qui, chargées de combustible, progressent lentement dans le foyer et se débarrassent ensuite, au delà, des cendres et scories.
grille-marron ou grille-marrons n.m.
Boite de tôle à double fond, percée de trous, et munie d'un couvercle, pour faire rôtir les marrons.
Poêle percée de trous, pour faire griller les marrons. PI. des grille-marrons.
&Tille— pain n. m. inv..r. Gril vertical servant au grillage des tartines de pain.
griller \ii mU., ê]
V. a. Fermer avec une grille : griller une fenêtre. Enfermer : griller un malfaiteur.
griller [ii mil,, é]
V. a. (de gril). Rôtir sur le gril : griller un bifteck. Cbaufl'er plusieurs fois des minerais avant de les fondre. Grille-pain,
pour les dégager des
matières étrangères. Chauffer trop fort. Torréfier : griller du café. Dessécher, raccomir par un excès de chaleur ou de froid ; la gelée grille les bourgeons. Fam. Brûler ; griller un hérétique. En griller une, fumer une cigarette. Arg. Dépasser. (Syn. GRATTER.) V. n. Fam. Etre exposé à une chaleur très ou trop forte : l'été on grille. Fig. Désirer vivement : je grille de le voir. Se consumer : je grille d'impatienre.
grillet [Il mil., è] n. m. (de griller). Ampoule causée par une brûlure. Stomatite aphteuse.
grillet mil., é] n. m. ou grlllette [il mil., è-le] n. f. Grelot attaché au cou du chien et aux jambes des oiseaux de proie dressés pour la chasse.
grilleté, e \ll mll.] adj. Muni d'un grillet ou d'une grillette : faucon grilleté.
grilleur, euse [ll mil., eur, eu-ze] n. Celui, celle qui fait griller : grilleur de marrons, de café.
grilloir [il mil.] n. m. Fourneau pour griller les poils des étoffes. Lieu où se fait cette opération.
grillon [Il mil.) n. m. (lat. gryllus). Genre d’insectes orthoptères sauteurs.
— • Encycl. Le genre grillon comprend des animaux à grosse tête et à élytres plus ou moins courts.
Grillons :
Domestique (femelle). Cliampêtre (mâle).
laissant souvent dépasser les ailes. Les mâles possèdent un appareil stridulatoire puissant.
Ces insectes omnivores vivent dans des terriers ; on en connait de nombreuses espèces distribuées sur tout le globe. Le grillon domestique, d’un jaune livide, niche volontiers près des cheminées, et abonde dans les boulangeries ; le grillon des champs, plus gros, plus trapu, noir et brun, est commun en France.
grillon [Il mil.] n. m. Pile verticale de bois scié, qui soutient des bûches empilées provenant d’une coupe. (On dit aussi roseau.)
grillot [U mil., o] n. m. Perche de bois pour maintenir les glaces dans le four à recuire.
grilloter [G mil., o-té] v. n. Faire un petit bruit de grelots.
STillOtiS[iI mil., o-ti] n. m. Petit bruit produit par de menus objets qui s’entre-choquent.
Grillparzer [tsér] (Franz), poète dramatique autrichien, né et m. à ’Vienne (1791-1872). Imagination ardente et raisonnement lucide, pureté classique et idéalité des types, telles sont ses principales qualités. Citons, parmi ses oeuvres : la l'oison d'or,
Ottokar, etc.
grill-room [gril'
roum'] n. m. (m. angl. signif. salle du gril). .Salle de restaurant où les viandes et poissons sont grillés sous les yeux des consommateurs.
grilse n. m. Nom du saumon après sa première Grillparzer.
migration dans la mer.
grilX13iÇa>nt [san], e adj. Qui grimace : visagî grimaçant. Par ext. Qui fait de mauvais plis : robe grimaçante. Fig. Disparate : style grimaçant.
grimace n. f. Contorsion du visage : les grimaces des clowns amusent les enfants. Fig. Accueil froid, malveillant, hostile : faire la grimace à une proposition. Feinte, dissimulation : les politesses ne sont souvent que grimaces. Mauvais pli : ce collet fait une grimace. Figure grotesque, sculptée sur les sièges des stalles d église, surtout au xv« siècle. Boite de pains à cacheter, dont le dessus est une pelote à épingles. PI. Mines affectées : les grimaces d'une coquette.
grimacer [sé] v. a. (Prend une cédille SOUS le c devant a et o : il grimaça^ nous grimaçons.) Faire des grimaces. Fig. Manquer de naturel, faire des façons. Faire des faux plis. V. a. Feindre en grimaçant : grimacer un sourire.
^rîniarC6ri6 [rf] n. f. Action de grimacer, grirnacier [si-é], ère adj. et n. Qui fait ordinairement des grimaces : enfant grimacier. Fig. Qui a des façons minaudières : femme grimacière, Grimaldi, antique et illustre famille génoise, a laquelle appartinrent, jusqu’en 1715, les princes de Monaco. A cette époque, la maison de Goyon-Matignon (branche aînée) fut substituée aux Grimaldi dont elle prit le nom et les armes.
Griinarest (Jean-Léonor Le Gallois de\ littérateur français, né à Paris, où il mourut vers 1715; auteur d une Vie de Molière anecdotique.
GRI
GRI
grimaud [ni&], e adj. Qui a l'humeur chagrine, maussade. N. m. Ecolier ou artiste des basses classes. CV’x.) Mauvais écrivain.
Grimaud (golfe de), nom donné quelquefois au goUe de Saint-Tropez.
Grimaud [jnd], ch.-l. de c. CVar). arr. et à 20 kil. de Draguignan ; I.IBO h. Ch. de f. S. Plomb argentifère, huiles, sériciculture. — Le cant. a B comm., et 7.350 h.
grimaudage [m<5] n. m. ou grimauderie [mô-de-rij n. f. Verbiage de pédant, radotage.
Grimaux [mô\ (Edouard), chimiste français, né à Rochefort, m. à Paris (1835-1900). Membre de l’Académie des sciences (1894). On lui doit des travaux remarquables sur la chimie organique.
Grimberglien, v. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles), sur le Molenbeck ; 4.250 h. Fabrique de bougies.
grim6 n. m. (de Tital. grimo, ridé). Rôle de vieillard ridé et ridicule. Acteur qui joue ee rôle. Mauvais écolier. Adjectiv. : père grime.
grimelin n. m. Petit écolier. (Vx.) Adj . Mesquin, grimelinage n. m. Action de grimeliner. (Vx.) grimeliner [né\ v. n. Jouer mesquinement. Se ménaçer de petits gains. (Vx.)
grimer [mé] v. a. Mettre des rides à. Maquiller : grimer une actrice. Se grimer v. pr. Vieillir sa physionomie par des rides artificielles. Se maquiller.
Grimm (Frédéric-Melchior, baron de), littérateur et critique allemand, né à Ratisbonne, m. à Gotha (1723- 1807), ami de M“i« d'Epinay.
Il passa la plus grande partie de sa vie en France, et émigra en 1792. Il a laissé un recueil de lettres adressées de 1753 à 1790 à des souverains étrangers, et publié sous le titre de Correspondance littéraire, philosophigue et critique. Il est un des éti'angers qui ont le mieux écrit en français. Baron de Grimm.
Grimm (Jneçues-Louis-
Charles), philologue allemand, né à Hanau, m. à Berlin (^1785-1863) ; fondateur de la philologie germanique par sa Grammaire allemande ; il formula la loi de la substitution consonantique. Avec sa coila-
Jacques Grimm.
Guillaume Grimm.
boration, son frère, Guillaüme-Charles, né à Hanau,
m. à Berlin (1786-1859), publia les célèbres Contes populaires de l' Allemagne. Guillaume Grimm est le fondateur du folklore.
Grimma,, v. d'Allemagne (roy. de Saxe), sur la Mulde ; 11.200 h. Bonneterie.
Grimmelsiiauseu (Jean-Jacques-Christophe de), romancier allemand, né entre 1620 et 1625, m. à Renchen en 1676 ; auteur du roman réaliste : Vie de l' aventurier Simplicius Simplicissimus (1669).
Grimoald, maire du palais d'Austrasie, sous le règne de Sigebert II, successeur de son père Pépin le Vieux ; les chefs austrasiens se révoltèrent contre lui et le livrèrent à Clovis II, roi de Neustrie, qui le fit mettre à mort (656).
Grimoard (Philippe-Henri de), historien militaire, né à Verdun, mort à Paris (1753-1815).
Grimod de La Beynière (Laurent), gastronome et mystificateur français, né à Paris, m. à Villiers-sur-Orge (1758-1838) ; auteur du fameux Almanach des gourmands.
grimoire n. m. (de grammaire). Formulaire à l'usage des sorciers et des magiciens. Fig. Discours obscur. Livre peu intelligible. Ecriture illisible : les grimoires des hommes de loi.
grim'pant [grin-pan\, e adj. Qui grimpe. Se dit des plantes qui, comme le lierre, montent le long des corps voisins. N. m. Arg. Pantalon.
— Encycl. La tige des plantes grimpantes, incapable par elle-même de prendre la direction verticale, peut s’appuyer sur les corps voisins de diverses manières : soit en s’enroulant elle-même autour du support [liseron, houblon), soit à l’aide des pétioles des feuilles (clématite) accrochés au support, soit à l’aide de racines adventives (crampons du lierre), soit enfin à l'aide d’organes préhensiles spéciaux appelés vrilles, qui peuvent être des rameaux (vignet ou des feuilles (papilionacées) adaptés à ce rôle.
grimpart [grin-par\ n. m.
Nom vulgaire du grimpereau.
grimpée \grin-pé] n. f. Fam.
Montée d’une côte.
grimper rprin-pé] v. n. (de grijijier). Gravir en s’aidant des pieds et des mains. Monter sur un point élevé. En parlant des plantes, monter le long des corps voisins : le lierre grimpe le long des murs.
grimpereau [grin-pe-rô]
n. m. Oiseau du genre passereau, qui grimpe le long des arbres.
Grimpereau.
— Encycl. Les grimpereaux sont petits, allongés, avec le bec recourbé, fin et pointu, les plumes de la queue terminées par une pointe ; leur livrée rappelle le ton des écorces des arbres, contre lesquels ils s’accrochent pour faire la chasse aux insectes. On en connaît cinq espèces de l’hémisphère boréal : le grimpereau familier est commun en France.
grimpette n. f. chemin court mais en pente rapide.
grimpeur, euse [grin-’peur, ew-jse] adj. et n. Se dit. des personnes et des animaux qui aiment à grimper. N. m. pl. Ordre d’oiseaux qui grimpent, comme le pic, le coucou, le pei'i'oquet, etc. S. un grimpeur,
Grimstay ou Great Grimsby, v. et port d’Angleterre (Lincoln), surl’Humber; 74.000 h. Constructions navales.
Grimsel [prfm’-sèf'.col des Alpes Bernoises, qui fait communiquer les vallées du Rhône et de TAar, entre les cantons de Berne et du Valais ; 2.172 m. grincement [man] n. m. Action de grincer, grincer [sé] v. n. (Prend une cédille sous le c devant a et o t il grinça, nous grinçons). Produire un certain bruit strident ; des roués qui grincent. Grincer des dents, les frotter avec bruit les unes contre les autres par rage, menace ou douleur. Activ. : bruit qui fait grincer les dents. grinchage n. m. Arg. Vol.
grinebe adj. Pop. Acariâtre. N. m. Arg. Voleur, grinclier [ché] ou grinchir v. a. Arg. Voier. grincheux, euse [cheû, eu-ze] adj. et n. (peut-être de grincer). Susceptible, revêche : un chien grincheuæ.
grindélie [il] n. f. Genre de composées astérées.
— Encycl. La grindélie (grindelia robusta), originaire de Californie, porte une grande fleur jaune analogue au soleil jaune vulgaire. On en retire un extrait à odeur de térébenthine, qu’on a utilisé dans les bronchites catarrhales.
Grindclwald. [grin' -dèl-vald]. comm. de Suisse (cant. de Berne.), dans la vallée du même nom, sur la Lutschine Noire ; 3.350 h. Station d’été très fréquentée, et d’oi’i l’on peut faire l’ascension du massif de la Jungfrau. Beaux glaciers. Un hardi funiculaire à câbles aériens a été installé en 1908 sur les flancs du Wetterhorn.
gringalet [qha-lè] n. m. (anciennem. ; petit cheval). Homme grêle, chétif, faible de corps. Fig. Homme sans valeur. Gringalet, farceur du xviii» siècle, compagnon do Guillof-Gorju, et qui était petit, maigre, efflanqué.
gringette [;’è-fe] n. f. Nom vulgaire de la perdrix grise.
Gringoire, charmante et fine comédie en un acte, en prose, de ‘Th. de Banville, dans laquelle l’auteur donne au poète famélique Gringoire (Gringore) une physionomie amusante et originale. Sur la promesse d’un dîner, Grinj-oire récite à Louis XI, qu’il ne connaît pas, la Ballade des pendus, très satirique à l’endroit du roi. Celui-ci veut d’abord le faire pendre, puis il pardonne (1866).
grlngolé, e adj. Blas. Se dit des pièces de longueur terminées par deux têtes de serpent.
Gringore et non Gringoire (Pierre), poète dramatique et satirique français, né probablement à Ferrières, en Normandie, en 1475, m. en Lorraine vers 1538. Il composa, entre autres farces : le Jeu du prince des Sots et de mère Sotte, représenté avec un grand succès aux Halles de Paris, le mardi gras 1512. Louis XII lui avait demandé cette pièce, dirigée contre les prétentions de Jules II.
gringotter [gho-té] v. n. Gazouiller, en parlant des oiseaux. Fredonner. Activ. : gringotter un air. (Peu us.) .
gringuenaude Ighe-nô-de] n. f. Pop. Petite ordure qui s’attache, aux émonctoires et ailleurs, par malpropreté. Petit reste bon à manger.
Grinnell (terre de), terre polaire arctique dans la mer de Baffln. sur le canal Kennedy, griot [pri-o] n. in. Recoupe du blé.
griot, Otte [gri-o, o-te'i n. Sorte de sorcier en Sénégambie, au Soudan, en Guinée, au Dahomey, etc. (Historiens, poètes, musiciens, sorciers, les griots forment une caste spéciale et jouent souvent le rôle de conseillers des princes.)
griotte [o-fe] n. f. (pour agriote ; de aigre). Cerise à courte queue. Marbre tacheté de rouge et do brun.
griottier [o-ti-é] n. m. Variété de cerisier qui produit les griottes.
grip n. m. Fauconn. Oiseau de grip, faucon, autour, qui, au lieu de chasser franchement, détournent la proie et la dévorent.
grip n. m. (m, angl.). Pièce servant à relier un wagon de chemin de fer funiculaire au câble qui doit l’entraîner.
grippage \gri-pa-je] ou grippement [gripe-man] n. m. Effet produit par l’adhérence de deux surfaces métalliques qui frottent Tune contre Tautre.
grippe [prf-pe] n. f. (de gripper). Maladie infectieuse épidémique, caractérisée généralement par un catarrhe naso-bronchique. (Syn. influenza.) Fig. Antipathie : prendre quelqu'un en grippe.
— Encycl. Pathol. La grippe ou inrfuenza est une maladie fébrile, contagieuse, endémique dans certains pays (Russie) et dont les épidémies sont trop souvent très meurtrières (l’épidémie de 1918 aurait causé, d'après des estimations récentes, 3 millions de décès en Europe, Russie exceptée, et 15 millions de décès en Extrême-Orient). L’incubation varie de quelques heures à un ou deux jours ; l’invasion est quelquefois brusque, signalée par un violent mal de tête, des frissons, de la défaillance; plus souvent il y a un léger coryza avec courbature générale. La durée est de quatre ou cinq jours, s’il n’y a pas de complications.
Les complications ne sont probablement pas dues au microbe même de la grippe, lequel ne nous est pas encore connu à coup sûr, mais à des microbes « de sortie » qui profitent de l’affaiblissement de l'organisme pour exercer leurs ravages. Le plus communément rencontré de ces microbes est le pneumocoque, puis viennent le streptocoque, Tentérocoque, etc. Les plus graves complications de la grippe sont les affections de l’appareil respiratoire (pneu¬
monie, broncho-pneumonie, pleurésie purulente ; quelques-unes d’entre elles agissent avec une rapidité presque foudroyante. Il peut y avoir aussi des complications intestinales, nerveuses, etc. Toutes ces complications apparaissent en général au déclin de la grippe primitive, c’est-à-dire à la fin de la première semaine. L’organisme touché par la grippe est probablement immunisé pour une courte période contre cette maladie ; il reste, par contre, longtemps affaibli et sensible à toutes les maladies qu’il peut cti'e exposé à contracter.
La prophylaxie de la grippe (et de ses complications, dont la contagion n’est pas moindre) consiste dans Tisoleinent des malades, le port, pour les bien portants qui les approchent, d'un masque plus ou moins complet. Le traitement des formes simples se résume dans les boissons chaudes, le séjour à la chambre, les toniques, les antiseptiques x-hinophai-yngiens. L’infection généi-alisée a été combattue avec succès, outre le ti'aitement spécial des complications, par les métaux colloïdaux, les abcès de fixation, la formine (urotropine), Tautohémothéi’apie.
grippé {^ri-pé], e adj. Atteint de la grippe. Faciès grippé, aspect de la figure, amaigrie, crispée et comme diminuée de volume, dans un certain nombre d’infectioms graves et de crises douloureuses suraiguës.
grippe-argent n. m. invar, celui qui a l’habitude de gripper de l’argent.
grippe-chair n. m, invar. Agent de police ; celui qui arrête les gens.
grippe-CO<3[Uiïl n. m. Par plaisant. Gendarme, policier. Pl. des grippe-coquins.
grippe-fromage n. m. et adj. Qui grippe le fromage ; le chat grippe-fromage. Pl. des grippefromage ou fromages.
grippeler [gri-pe-lé] (se) V. pr. (Prend deux l devant une syllabe muette ; je me grippelle.) Se froncer, se crêper : étoffes qui se g-rippellent. grippement n. m. v. grippage.
grippeminaud. [gri-pe-mi-nô] n. m. (de grippe, voleur, et minaud, chat). Homme fin et hypocrite.
Grippeminaud, personnage créé par Rabelais dans Pantagruel. C’est Tarchiduc des chats-fourrés, c’est-à-dire le premier président du parlement de Paris. La Fontaine a surtout popularisé Grippeminaud le bon apôtre, bien fourré, gros et gras, dans sa délicieuse fable le Chat, la Belette et le Petit Lapin, où il met les plaideurs d’accord « en croquant L'un et l'autre ».
gripper \grî-pé] v. a. (bas allem. gripan). Attaquer subitement avec les griffes. Saisir ; gripper un voleur. Par ext. Dérober; gripper de l'argent a quelqu'un. V. n. Adhérer fortement l’une contre Tautre, en pariant de deux pièces métalliques. Se froncer, gripperie [gri-pe-rl] n. f. Volerie, pilleric. grippe-sou. n. Avare qui fait de petits gains sordides. Pl. des grippe-sou (ou sous).
grippeur, euse [gri-peur, eu-ze] adj. et n. Qui grippe. (Peu us.)
grippure [pri-pM-re] n. f. Conséquence du grippement de deux pièces de machine.
Gripsholm, château royal de Suède, sur une des îles du lac Mælar. U servit longtemps de prison d’Elat.
Griqualand [ka-lan'd'], région de TUnion Sud-Africaine habitée par les Griquas, race croisée de Boers et de Hottentots, et qui appartient aujourd’hui aux Anglais (colonie du Cap). On distingue le Griqualand occidental (84,000 h.), et le Griqualand oriental (153.000 h.). Riches gisements diamantifères.
Griquas ou Baastards, i-ace métissée de TUnion Sud-Africaine, résultant de Tunion des Boers hollandais du Cap avec des femmes hottentotes, et cantonnée soit au nord de la colonie du Cap et dans Touest de TEtat d’Orange, soit au sud-ouest du Natal dans les deux Griqualands.
gris, e [gri, i-ze] adj. (ano. h. ailem. gris). Qui est d’une couleur formée d’une fusion de blanc et de noir ; robe grise. Temps pris, couvert et froid. Grise mine, méchante mine. Papier gris, épais et fait de chiffons non blanchis. A moitié ivre, entre la raison et l’ivresse. N. m. Couleur grise. Gris de perle, ou gris perle, couleur grise qui a un certain éclat blanc, comme les perles. N. f. pl. En faire voir de grises à quelqu'un, lui jouer de mauvais tours.
grisage [za-je] n. m. (de gris). Couleur grise donnée industriellement aux textiles.
grisaille [za, il mil., e] n. f. (de gris). Genre de peinture dans laquelle on n’emploie que des tons gris oblenus par différents méianges de blanc et de noir. Peindre en grisaille, peindre avec des tons gris. (Les grisailles donnent une imitation parfaite des bas-reliefs.) Mélange de cheveux blancs et de cheveux bruns, dans la confection des perruques. Etoffe mélangée de noir et de blanc, ou à petits carreaux noirs et blancs. Nom vulgaire du peuplier.
grisailler [za. Il
mil., é] v. a. Barbouiller de gris. Peindre en grisaille.
Y. n. Devenir grisâtre.
grisant [zan], e adj.
Qui fait perdre la raison ; boissons, louanges grisantes.
Grisar (Albert), compositeur belge, né à Anvers, m. à Asnières (1808- 1869); auteur d’opérascomiques d’une forme élégante et châtiée ; les Porcherons, Gilles ravisseur, le Carillonneur de Bruges, Bonsoir, monsieur Pantalon, etc.
grisard Izar], e adj. Qui est d’un gris foncé. N. m. Nom vulgaire du blaireau, du goéland rayé, du peuplier gris oü blanc.
grisâtre [zâ-tre\ adj. Qui tii'e sur le gris : teinte grisâtre.
grisboch n. m. Nom vulgaire d'une antilope de l’Afrique australe, le raphicère.
grise n. f. Nom donné communément à une affection causée aux végétaux (notamment à ceux que
Grisar.
GRI
GRI
l'on cultive en serre), et qui vient de ce que les ) feuilles atteintes prennent une couleur grise caractéristique. ■
grisé [zé] n. m. Teinte grise donnée à un tableau, à une gravure, etc. Hachures légères sur un cliché typographique.
grisé [zé], 6 adj. Pièce grisée, pièce de serrure ou autre, qui n'a subi qu'un seul limage grossier.
Grisebach. (Auguste-Henri-Rodolphe), natura liste allemand, né à Hanovre, m. à Goettingue l'ISlt- 1879) ; auteur d'un remarquable traité de géographie botanique ; la Végétation de la terre.
Grisélidis, Grisla ou Griselda, marqiiise de Salaces, héroïne d'une touchante légende dont se sont inspirés Boccace, Pétrarque, Ch. Perrault et type des vertus conjugales. On place sa vie au début du XI' siècle. Grisélidis est une bergère que le marquis de Saluées épouse pou ■ sa beauté. Puis, pour éprouver sa fidélité, il la soumet aux pires douleurs, dont triomphe la patience angélique de la jeune femme.
Grisélidis, mystère en trois actes et en versi d)Armaud Sylvestre et Eugène Morand, d’après la légende ci-dessus (1891). — Les auteurs de ce mystère en ont tiré un conte lyrique en trois actes, avec un prologue, musique de Massenet (1901).
griser Isé] v. a. Donner une teinte grise : griser une couleur. Rendre à moitié ivre : le vin nouveau grise facilement. Fig. Exalter. Faire perdre la raison; causer une ivresse morale: le succès grise l'homme. Couvrir la surface d’une gravure, etc., d'une teinte grise obtenue au moyen de traits parallèles. Se griser v. pr. Fam. S'enivrer et, au fig., savourer quelque chose avec exaltation : se griser de popularité.
griserie [ze-rl] n. f. Demi-ivresse. Fig. : la griserie de l'espérance.
griset [zèl n. m. Jeune chardonneret encore gris. Ichtyol. Genre de grands requins, assez commun dans la Méditerranée.
grisette \zê-te] n. f. Etoffe légère et commune. Jeune fille vêtue de cette étoffe. Ouvrière coquette, de moeurs accueillantes, mais non vénale. Nom vulgaire de la fauvette grise et de divers insectes.
gris-farineux [neû]ou gris-farinier [ni-é] n. m.
Nom vulgaire d'un agaric comestible.
gris-gris [ffri-prî] n. m.
Sur la côte occidentale d’Afrique, amulette protectrice. Personnage qui, au moyen d’un fétiche de ce genre, jouit d un pouvoir surhumain.
Grisi (Giudilta , cantatrice dramatique italienne, née à Milan, m. à Crémone (180S-184.01. — Sa sœur, Giulia Grisi, née à Milan, m. à Berlin (1811-1869), fut une cantatrice de premier ordre ; elle épousa le ténor Mario. — Leur cousine. Carlotta Grisi, née à Visinada, m. à Saint- Jean 1819-1899), danseuse italienne, inspira à Théophile Gautier une passion profonde et durable.
Gris-Nez [gri-né\, cap de France, sur le Pasde-Calais. Phare. Belles falaises jurassiques. Station balnéaire (Gris-Nez- Plage).
grisoir n. m. l'echn.
Y. GRÉSOIR.
griSOl [zol\ n. m. Marque particulière désignant un mélangede sulfate deba-
ryum, oxyde de zinc, silicate d'alumine et un peu de chai'bon, broyés à l’huile, et qu'on emploie pour protéger le fer de l’oxydation.
gfrisollemeilt [zo-le-man] n. m. Action de grisoller.
grisoller ou grisoler \zo-lé\ v. n. (onomatopée). Chanter, en parlant de 1 alouette.
Grisolles, ch.-l. de c. (Tai'n-et-Garonne), arrde Castelsarrasin, près de la Garonne ; 2.Ü3U h. (Grisollais). Ch. de f. M. Poterie, tonnellerie, vin.
grisou, OUUe [zon, o-ne] adj. De couleur grise : poil grisou. Qui a les cheveux gris. N. ni. Fam. Qui a les poils gris : un grison. 'Valet vêtu de gris, chargé des communications secrètes : épié par des grisons. Ane, baudet : monté sur un grison. Sorte de grès calcaire.
Grisou, OUUe [zon, o-ne], habitant ou originaire du canton des Grisons, eu Suisse : les Grisons. Adjeotiv. : pâturages grisons,
griSOUUant [zo-nan], © adj. Qui grisonne : cheveux grisonnants.
grisounement \zo-ne-man] n. m. Action de teindre en gris, ou de devenir gris. (Peu us.) gfriSOUUer [zo-né] v. n. Devenir gris.
Grisous (zon) (canton des), canton de la Suisse, à l'extrémité orientale ; 106.000 h. ; ch.-l. Coire. Hautes montagnes, beaux pâturages.
grisou [zotz] n. m. (m. walloti). Gaz inflammable qui se dégage dans les mines de houille.
Adjectiv. : feu grisou.
— E.ncycl. Le grisou, éminemment inflammable, est du méthane plus ou moins mélangé d'azote, de gaz carbonique, et d'air atmosphérique. On l’appelle encore moffette, mauvais air. etc. 11 se forme dans les porcs de la houille, par décomposition des matières végétales et de la même manière que le gaz des marais, et il s'accumule dans les poches naturelles qui existent au toit des couches. Lorsque le pic du mineur crève une de ces poches, il se produit une émission de grisou, ou soufflard, et, par suite, avec l'air ambiant, un mélange détonant, que la simple flamme d’une lampe peut faire exploser.
Giula Grisi.
Les mineurs ne pouvant travailler dans les houillères sans lé secours d’une lampe, on comprend les dangers auxquels ils sont continuellement
exposés. En 1815, Davy inventa une lampe dite de sûreté. Elle se compose d’une lampe à huile ordinaire. enveloppée dans une espèce de cage en toile métallique dont les mailles sont excessivement serrées. Si le mineur muni de cette lampe se trouve dans un milieu inflammable, l’explosion n'a lieu qu'à l’intérieur de la lampe, parce que la toile métallique refroidit assez la flamme produite par l'explosion, pour qu’elle ne se propage pas au dehors. Dans l’ancienne lampe (fig. 1), la toile métallique entourait complètement la flamme,
Grisoumètre. Lampe Je Davy ; 1. Ancienne ; 2. Récente.
ce qui diminuait l’éclairement ; dans les nouvelles (fig. i], la flamme A est entourée d’un cylindre de cristal C très épais; au-dessus de la flamme est installée une cheminée B pour le tirage, et la toile métallique est en D, L'air pour le tirage pénètre par des ouvertures garnies de toiles métalliques. Cette invention a fait de Davy un des bienfaiteurs de l'humanité. V. mine.
grisoumètre [zou] n. m. Appareil pour déterminer la quantité de grisou qui se trouve dans une mine.
grisouteux, euse [zou-teû, eu-ze] adj. Qui contient du grisou : mine grisouteuse.
grisoutine n. f. Dynamite mélangée d'azotate d’ammonium pour en abaisser le point d'inflammation et permettre sans danger son emploi dans les mines grisouteuses.
grisse [prï-.se] ou grissin [^gri-sin] n. m. fital. grissino). En Piémont et en Savoie, pain très friable en forme de baguette.
Gritti (André), doge de "Venise et général distingué (14.54-1538). Il organisa une ligue générale des Etals chrétiens contre le sultan Soliman.
gri've n. f. (anc. adj. grive, fém. de griu, grec). Passereau denlirostre du genre merle, dont le plumage est mêlé de blanc et de brun : la grive est un oiseau chanteur. Soûl comme une grive, très soûl. Prov. : Faute de grives on mange des merles, à défaut de mieux il faut se contenter de ce qu'on a.
— Encycl. Les grives sont des oiseaux de taille moyenne, élancés, roux, gris et ardoisés. On en connaît une vingtaine d’espèces, de l’ancien monde. L’espèce type est la grive viscivore ou draine des forêts d'Europe, qui émigre en hiver dans la région, méditerranéenne. La grive des vignes est un peu plus petite. La chair des grives, au moment des vendanges, est très estimée. Bien que la grive mange des cerises, des i-aisins, et qu'on l’accuse de propager le gui, c’est cependant un oiseau très utile, car elle détruit quantité de larves et d’insectes.
Griv6gllée, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège), sur l'Ourthe ; ll.üOO h. Métallurgie, houille. gri'Velage n. m. Action de griveler.
gri'Velé, e adj. Tacheté, mêle de gris et de blanc, comme le ventre de la grive.
grivelé© [U\ n. f. Profit illicite d'un fonctionnaire. (Vx.)