‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 985 sur 1225 · GRO · texte numérisé non relu

GRO

Gros-Morne, bourg de la Martinique, arr. de Fort-de-France ; 8.000 h. (Gros-Mornais).

gros-noir \gro'- n. m. Raisin noir à gros grain. PI. des gros-noir».

Gross-Aspern. Géogr. v. Aspern.

grosse [gro-se n. f. (de gros). Douze douzaines de certaines marchandises : une grosse de boutons. Expédition. écrite en plus gros caractères que la minute, d'un contrat ou d’un jugement revêtu de la formule exécutoire. Cette large écriture : écrire la grosse. Plume de grosse, plume à bout arrondi pour écrire la grosse.

— Enoycl. Dr. Contrat à la grosse. On nomme ainsi un contrat réel par lequel on prête une somme d'argent sur des objets exposés à des risques maritimes moyennant un profit considérable qui vient s’ajouter au remboursement.

Le contrat à la grosse ou à la grosse aventure peut être à ordre et fait avant ou après le départ du navire. Dans ce dernier cas, le prêteur le plus récent est préféré aux prêteurs les plus anciens. Il se forme par acte authentique ou sous seing privé et doit énoncer notamment les objets sur lesquels l’emprunt est gagé, ainsi que la date du remboursement et le montant du profit maritime stipulé. La somme empruntée ne doit pas être supérieure à la valeur des objets.

grOSSe-de-fonte n. f. Typogr. Caractère employé pour les affiches. PI. des grosses-de fonte.

^OSSGmeilt [gro-se-man\ adv. En gros, sans s’attacher au détail.

GrOSSeuliaill, v. d’Allemagne (Saxe), sur l’Elster Noire ; 12.000 h. Filatures.

groSSerie \gro-se-rî] n. f. Gros ouvrages des taillandiers. Commerce de gros. Vaisselle d'argent.

grossesse [(jro-sè-sel n. f. Etat d’une femme enceinte. Durée de cet état.

— Encycl. Gynécol. La grossesse dure chez la femme 270 jours environ, mais souvent plus ; cependant, elle ne dépasse jamais 300 jours. Les symptômes sont : suppression des règles, gonflement et sensibilité des seins, troubles gastriques, pigmentation du visage (masque), etc. La certitude ne s'obtient que si l'on constate les mouvements du foetus (4 mois et demi) ou si l’on entend les bruits du cœur.

— Byg. La femme enceinte doit faire de bonne heure appel à un médecin ou à une sagefemme. qui examinera les urines et, en cas d’albuminurie, donnera le régime nécessaire pour prévenir l'éclampsie. Le corset sera supprimé ou remplacé par une ceinture souple et élastique ; la constipation sera surveillée. La femme fera des exercices non violents, prendra des bains tièdes et n’usera des injections vaginales qu’à la fin de sa grossesse.

grOSSet, ette [gro-sé, è-té] adj. Fam. Un peu gros. (Peu us.)

GrOSSetO, v. d’Italie, eh.-l. de prov., sur rOmbronne; 4.000 h. — La prov. a 130.000 h.

grOSSette [gro-sè-tel n. f. Retour des chambranles dans les portes et fenêtres.

GrOSSetti (Paul-François), général français, né et m. à Paris (1861-1918); se distingua sur la Marne, sur l’Yser, commanda le 16® corps d armée et prit part à la campagne de Macédoine en 1917.

grosseur [gra-seur] n. m. Circonférence, volume : grosseur d'un arbre. Tumeur : avoir une grosseur à la gorge.

grossier [gro-si-é], ère adj. (de gros). Epais, qui n’est pas fin ; drap grossier. Commun : ?; ourrlture grossière. Qui n’est pas délicatement fait : Dm'atZ grossier. Fig. Rude, impoli : peuple grossier. Incivil : parole grossière. Choquant ; erreur grossière. Qui vend en gros : marchand grossier. (Vx.) Substantiv. Personne incivile: un grossier; une grossière. N. m. Ce qui est grossier. Ant. Fin, poli, courtois, délicat.

grossièrement [gro-si-è-re-man] adv. D’une manière grossière, sans délicatesse ; répondre, peindre grossièrement. Fig. D’une façon maladroite, impudente : laver grossièrement. D’une manière décelant l’ignorance : se tromper grossièrement. D’une, manière imparfaite : esquisser grossièrement un plan.

grossièreté tgro-si] n. f. Caractère de ce qui est grossier : grossièreté des traits. Parole ou action grossière ; répondre des grossièretés. Ant. Délicatesse, distinction, politesse.

grossir [gro-sir] V. a. Rendre gros : la fonte des neiges grossit les fleuves. Faire paraître gros ; les lentilles biconvexes grossissent les objets. Exagérer : la peur grossit tout. V. n. Devenir gros : le raisin grossit sous les pluies de septembre. La mer grossit, devient houleuse. Ant. Diminuer, rapetisser.

grossissant [ gro-si-san], e adj. Qui devient plus grand ou plus nombreux : foule grossissante. Qui augmente les dimensions apparentes : verres grossissants.

grossissement [gro-si-se-man] n. m. Action de gros.sir. Son résultat : calculer le grossissement d'un microscope.

— Encycl. Pour les instruments d’optique comme la loupe, le microscope, qui sont destinés à observer les petits objets, le grossissement est le rapport des diamètres apparents de l’image et de l’objet supposés placés tous deux à la même distance de l’œil (distance minimum de vision distincte). Pour les instruments d’optique comme la lunette astronomique, le télescope, qui sont destinés à observer les objets très éloignés, le grossissement est le rapport des angles sous lesquels on voit Tobjet avec l’instrument et à l’œil nu.

grossiste 'gro-sis-te] n. Acheteur à la grosse, grosso modo, mots lat. signif. : D une manière grossière. Locution employée en bas latin, dans le sens de : sommairement ; en gros ; par à peu près.

groSSOyer [gro-soi-é] v. a. (de grosse. — Se conj, comme aboyer.) Faire la grosse d'un acte, d’un jugement : gross'oyer un arrêt.

grosSUlaire [gro-su-lé-re) n. f. Nom donné autrefois au genre groseillier, et réservé aujourd'hui à une espèce de ce genre, le groseillier épineux (ribes grossularia). Min. Grenat alumino-calcareux. Adject. ; grenat grossulaire.

grossulariées [gro-su-la-ri-é] n. f. pl. Tribu de saxifragacées, qui renferme les groseilliers. S. une grossulariée.

GroSS'WangeU, eomm. de Suisse (eant. de Lucerne; ; 2.040 h. Elève du bétail ; arbres fruitiers ; fromageries.

Grosswardein. Géogr. v. na.gy- Varad.

^ Gros-Tenquin. ch.-l. de c. de la Moselle, arr. de Forbach ; 483 h. — Le cant. a 32 eomm.

gros-ventre n. m. Maladie des lapins.

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