‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 984 sur 1225 · GRO · texte numérisé non relu

GRO

GRl

griveler [lé] v, a. {Peut-être de grive. — Change 1 e eu è devant une syllabe muette ; il grivèle.) Ganner d’une manière illicite dans des fonctions publiques. Consommer dans un café, un restaurant, sans avoir de quoi payer. V. n. Faire des profits illicites.

^ivèlerie rî] n. f. Action de griveler, de prendre un repas, une consommation sans avoir de quoi payer, griveleur n. m. Celui qui grivèle.

grivelure n. f. Nuance mi-partie brune et grise. GrivesneS, comm. de la Somme, arr. et à 9 kilom. de Montdidier ; 351 hab. (en 19i-l). En mars 1918, le village fut très disputé entre Français et Allemands, et finalement pris par les Allemands, qui le reperdirent quelques mois après. Il fut presque entièrement détruit.

grivet !uéj n. m. Espèce de guenon gris verdâtre, avec le menton et le ventre blancs, et qui était connue des Anciens Isinge de Saba). Il est très commun en Arabie, dans l'Inde et en Afrique.] gri'Vette [uè-fe] n. f. Petite grive ; sorte de merle, grivière n. f. Volière où l’on élève des grives. gri'VOis, e [voi, voi-ze] n. (de grivoise). Soldat allemand au service de la France. N, f. Femme vivant avec les soldats. (Vx.) N. Personne trop hardie, trop libre dans ses propos. Adj. Se dit de ce qui est libre, hardi, leste ; chanson grivoise.

grivoise [uoi-ae] n. f. (i)our rivoise; de l’ail. retb'isen, râpe à tabac). Tabatière munie d’une râpe à tabac, en usage autrefois chez les soldats.

griVoiser [voi-zé] v. a. Râper avec une grivoise ; grivoiser du tabac.

grivoiserie [ze-rt] n. f. Action ou parole grivoise : dire des grivoiseries. \

grizzli n. m. Ours des montagnes Rocheuses, robtaendoncli, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout), surlaPetiteNèthe; 1.690 h. Cordes.

Grodelî, ville de Pologne, en Galicie, cercle de Lemberg, sur la Wereszyoa, affluent du Dniester, à 1 issue du lae de Grodek ; 12.000 hab. Après la prise de Lemberg |3 sept. 1914), les Russes s’emparèrent de Grodek, le 12 septembre. En juillet 1915, la contre-offensive austro-allemande de Mackensen obligea les Russes à évacuer Grodek, et à reculer jusqu'aux abords de Lemberg ou Lwow.

Groduo, V. de la plaine russe, disputée entre Pologne et Lithuanie, sur le Niémen; 68.000 h. 'Tanneries. Théâtre de violents combats entre Russes et Allemands, en septembre 1915,

Groenland [in-lan ou i'n’-land'], vaste contrée insulaire au N. de l'Amérique, dont la masse triangulaire reste, sauf au voisinage des côtes, couverte d'un épais manteau de glace {inlandsis). Le territoire libre de glaces a 90.000 kil. carr. et environ 10.000 h. {Groenlandais ou Esquimaux). Sur le littoral, établissements danois, dont les principaux sont Godhavn et Godthaab. V. pôle, planisphère.

Groenlandais, e [gro-in (ou èn’), lan-dè, è-ze], habitant ou originaire du Groenland : les Groenlandais. Adjectiv. : population groenlandaise.

grog Igrogh’] n. m. (mot angl.). Sobriquet donné à l’amiral Vernon, qui portait habituellement un habit de grogram ou gros-grain et qui, le premier, en 1740, obligea les marins à mettre de Teau dans leur ration de rhum. Boisson composée d'eau chaude sucrée, d’eau-de-vie et de citron, grognant Ignan], e adj. Qui grogne. i

g(rognard [gnar], e adj. Qui a l’habitude de j grogner ; femme grognarde. Propre aux personnes | de ce caractère : air grognard. Substantiv. Personne ’ qui a l’habitude de grogner ; une grognarde insupportable. N. m. Soldat de la vieille garde, sous le i premier Empire. Vieux soldat, en général. j

grognasser [pna-se'J v. n. Pop. Grogner d'une façon continuelle et fatigante.

grognasserio [gna-se-rî] n. f. Pop. Action de grognasser. Grognerie habituelle et fatigante.

grogne n. f. Fam. Mécontentement qu’on témoigne en grognant. Ensemble des grognards du premier Empire.

grognement [man] n. m. (de grogner). Cri du cochon, ou cri qui ressemble à celui du cochon : le grognement de l'écureuil. Murmure mécontent.

grogner [gné] v. n. (lat. grunnire). Crier à la façon du cochon : l'ours grogne. Fig. Manifester son mécontentement par un grondement sourd : grogner contre le pouvoir. V. a. Murmurer entre ses dents : grogner une plainte.

grognerie [rfj n. f. Murmure, expression d'une mauvaise humeur. (Peu us.)

grogneur, euse [eu-ze] adj. et n. Qui grogne souvent.

grognon adj. et n. Maussade : homme, femme grognon. Qui grogne, qui a l’habitude de grogner ; un insupportable grognon. {Grognon s’emploie dans les deux genres ; cependant, on trouve quelquef. le fém. grognonne.)

grognonner [gno né] v. n. Fam. Grogner à la manière des pourceaux. Etre grognon sans motif.

grognonnerie [gno-ne-rî] n. f. Fam. Action de grognonner. Paroles d’un grognon.

Groignard (Antoine), ingénieur français, né à Solliès-Pont (Var) en 1727, m. à Paris en 1799. Membre de l'ancienne Académie des sciences. Il fit faire de grands progrès à la construction des navires. C’est lui qui fit creuser le premier bassin de Toulon.

groia [grou-iri\ n. m. (lat. pop. grunnium). Museau du cochon et du sanglier. Fig. et fam. Visage bestial.

groinson [prou-m]n. m. Craie en poudre. que les mégissiers emploient pour préparer les parchemins, groiser, groisil, groisillon. V. GRÉSER,

GRÉSIL, GRÉSILl.ON.

Groix [prot'l (iLE de), île de l’Atlantique, dépendant du canton de Port-Louis (Morbihanl ; 6.510 h. Groizillons ei Grésillons,. Pèche. Ecole dé navigation, grole ou grolle [pro-tel n. f. (lat. graeuîa). Nom vulgaire du choucas, du freux.

GroUer de Ser vières (Jean), bibliophile français, né à Lyon (1479-1565), trésorier général des finances ; célèbre par les belles reliures quTl afait exécuter, grolles ou grôles n. f. pl. Arg. Chaussures, gromie [mfj n. f. Animai unicellulaire, comprenant une masse protoplasmique munie de pseudopodes très fins : les gromies sont des rhizopodes réticulés, qui se multiplient par bipartition.

grommelage [p?’0-me] n. m. Action de grommeler.

grommelant [gro-me-lan], e adj. Qui grommelle, qui a l'habitude de grommeler.

CTommeler [gro-me-lé] V. n. fane. ail. grummeln. — Prend deux l devant une syllabe muette i il grommellera.) Murmurer, se plaindre entre ses dents. Activ. ; grommeler des injures.

grommellement [gro-mè-le-man] n. m. Action de grommeler. Ce que l’on grommelle.

grondableadj. Qui peutou qui doit être grondé, grondant [dan], e adj. Qui gronde, grondée [dé] n. f. Réprimande, grondement \man] n. m. Son de ce qui gronde ; bruit sourd et prolongé ; les grondements du canon, du tonnerre. Fig. ; le grondement de la colère.

gronder [dé] v. n. (lat. grundire). Faire entendre un bruit sourd et menaçant : dogue qui gronde. Murmurer entre ses dents. Fig. Faire entendre un bruit sourd et prolongé ; le tonnerre, la mer, le canon gronde. Fig. S annoncer d'une manière éclatante ; être près d’éclater ; révolution qui gronde à l'horizon. \. a. Réprimander ; gronder un écolier paresseux. gronderie [rf] n. f. Réprimande, grondeur, euse [eu-ze] adj. et n. Qui aime à gronder. Adj. Propre au grondeur, à la gronderie ; voix grondeuse.

Grondeur de), comédie en trois actes et en prose, de Brueys et Palaprat, dont le principal personnage est Monsieur Grichard, qui se rend insupportable à tous par son humeur chagrine ; intéressante étude de caractère (1691).

grondin n. m. (de gronder, à cause du bruit que fait entendre ce poisson quand il est pris). Nom vulgaire des poissons du genre trlgle.

— Encycl. Les grondins portent des noms très divers : le grondin barbarin, dit aussi rouget ou morrude , est le trigla cucculus ; le grondin gris ou goumeau est ie trigla gur- Grondin.

nardus ; le

grondin rouge est le trigla pini ; le rouget grondin ou perlon est le trigla hirundo. Toutes ces espèces sont très estimées pour leur chair fine et délicate.

Groningue, v. des Pays-Bas, ch.-l. de la prov . de Groningue ;

«7 600 h. Commerce important. Université instituée en 1614. — La province a 360.000 h.

Gronovius [uss]

(Jean-Frédéric Gronov, dit), savant philosophe hollandais, né à Hambourg, m. à Leyde {1611- 1671). Il s'est surtout occupé d’archéologie romaine.

^oom [groum'] n. m. (m. angl.). Petit laquais.

Groote (Gérard de), réformateur et mystique Grooms,

néerlandais, né et m. à

Deventer (1340-1384) ; fondateur d’une des premières congrégations de chanoines réguliers.

GrOOtenberge, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, ai’r. d’Alost) ; 1.330 h.

gros, grosse [gro, grô-se] adj. (bas lat. grossus). Volumineux : une grosse citrouille. Epais, grossier : gros drap. Foncé, en parlant d’une couleur: robe gros bleu. Enflé : avoir la joue grosse d'une fluxion. Important : un gros bourg, une grosse somme. Fam. Gros bonnet, et pop. Gros légume, personnage influent. Qui dépasse' ou semble dépasser la mesure ordinaire : une grosse lieue ; une grosse heure. Jouer gros jeu, risquer beaucoup. Dangereux, violent : une grosse fièvre. Agité, orageux : la mer est grosse. Gros temps, très mauvais. Grosse voix, voix forte. Riche : gros bourgeois. Pesamn.ent armé ; grosse cavalerie. Arg. milit. Gros frères, soldats de gi'osse cavalerie. Gros bétail, de l’espèce bovine. Grosse viande, viande de boucherie. Gros gibier, gros animaux de chasse (cerfs, daims, etc.). Fig. Avoir le cœur gros, avoir du chagrin. Faire les gros yeux, donner à son regard une expression menaçante. Gros sel, saillie plus gaie que délicate. Gros mots, mots grossier.-i, jurons. Faire le gros dos, se dit du chat irrité qui relève son dos en bosse ; ntt ftg., faire Timportant. Adj. f. Enceinte : femme grosse. N. m. La partie la plus importante : le gros de l'armée. Gros de l'eau, pleine mer au moment des nouvelles et des pleines lunes. Principal : le gros d'une affaire. Vente on achat par grandes quantités : commerce de gros. Huitième partie de Tonce. Gros de Faples, de Tours, étoffe de soie faite originairement à Naples, à Tours. Ecriture en grosses lettres ; écrire le gros. (V. grosse). Adverbialem. Beaucoup : coûter gros. Il y a gros à parier que, on a de fortes raisons de croire que. Gros comme le bras, largement; avec emphase ou obséquiosité :

appeler un rustre « monsieur Il gros comme le bras.

Loo. adv. ; En gros, par grandes quantités t acheter en gros ; sans détails : raconter une affaire en gros.

Tout en pros. tout compris :

dépenser vingt francs tout en pros.PROv.et loc.prov.;

Il a coûté plus qu’il n'est gros, on a beaucoup dépensé pour lui. 1 es gros poissons mangent les petits, les puissants oppriment les faibles.

Gros [proj (Antoine- Jean, baron), peintre français, né à Paris, m. par suicide à Meudon (1771-1835); auteur des Pestiférés de Jaffa et du Champ de bataille

Baron Gros.

d'Eylau, peintures pleines de mouvement et de chaleur et qui, sans que l’artiste le voulût, donnèrent le branle au romantisme.

gros-argentin n. m. Nom vulgaire d'un gros poisson de la Méditerranée, le traehy’ptère faux. Pl.

des gros-argentins.

gros-bec [gro-bèk'i n. m. Genre d’oiseaux passeraux conirostres , à bec gros et court.

Pl. des gros-becs.

— Encycl. On connait une douzaine d’espèces de

fros-becs, toutes de hémisphère boréal. Le gros-bec commun se rend nuisible en s'attaquant aux cerises.

gros-blanc n. m. Mastic fait de colle et de craie, employé par les doreurs.

Gros-Bliderstroff, comm. de la Moselle, arr. de Sarreguemines ; 2.430 h.

Grosbreuil, comm. de la Vendée, arr. et à 14 kil. des Sables-d’Olonnes, sur la Vertonne ; 1.680 h.

grosebon [gro-chéri] n. m. Autref. Nom de beaucoup de monnaies allemandes ou autrichiennes de valeurs très diverses.

GroSClaude (Etienne), littérateur français, né à Paris en 1858 ; a publié dans de nombreux journaux d’amusantes fantaisies littéraires.

groseille [zè, il mil., e] n. f. (de Tallem. kraus, frisé, et bere, baie). Petit fruit rouge ou blanc, qui vient par grappes. Fam. Sirop fait avec ce fruit : boire une groseille. Groseille à maquereau, variété de groseille, de couleur verte ou rougeâtre, plus grosse que les groseilles ordinaires, et ainsi appelée parce qu’on l’emploie verte dans une sauce usitée pour le maquereau. Adjectiv. Qui a la couleur de la groseille : des rubans groseille.

— Encycl, Les groseilles ont une saveur acide agréable : on les mange fraîches, saupoudrées de sucre, seules ou avec des framboises, etc., mais ou

Groseilles : 1. A grappe ; 2, A maquereau.

en fait surtout des confitures, des gelées et un sirop. En médecine, la groseille est astringente, tonique, rafraîchissante, diurétique : on l'emploie contre les embarras gastriques, les vomissements.

— Econ. dom. Confiture de groseilles, v. confiture. Gelée de groseilles, v. gelée. Outre la préparation des confitures et gelées, les groseilles servent encore à fabriquer des sirops : de groseilles seules ou de groseilles et framboises, et de groseilles, cerises et framboises ; de la tisane de groseilles ; du vin de groseilles ; une liqueur dite ratafia des quatre fruits (groseiUes, cerises, framboises, cassis). La groseille noire est appelée plus communément cassis. En Angleterre, on conserve la groseille à maquereau pour en faire des tartes.

groseillier [zè il, mil., é] n. m. Genre de saxifragacées d’Europe.

— Encycl. Les groseilliers (ribes) sont des arbustes dont on connait une cinquantaine d’espèces des régions tempérées et boréales. Le groseillier à grappes (à fruits rouges ou blancs) est très cultivé dans le Lyonnais, la Lorraine, la Bourgogne ; il croît spontanément dans toute la région septentrionale; le groseillier noir ou cassis est cultivé en Côte-d'Or, Vaucluse, Rhône, Anjou, environs de Paris, Nord; quant au groseillier épineux ou à maquereau, il est peu cultivé en France, mais au contraire beaucoup en Angleterre, où ses fruits, crus ou cuits, sont estimés.

gros-guillaume [gro-ghi, il mil., 6-mé] n. m. Pain grossier, çour la nourriture des valets de ferme. Cépage à fruit rouge, donnant du raisin de table.

Gros-Guillaume [gro-ghi, il mil., â-me] (Robert Guérin, dit), acteur des anciennes farces et qui, dans son jeu, prenait le ton grave et sentencieux; né vers 1554, m. en 1634. Gautier- Garguille et Turlupin lui donnèrent la réplique. 11 joua à l'hôtel de Bourgogne.

Gros-Jean [gro-jan], nom emprunté au langage populaire pour désigner un homme mal partagé au point de vue de la fortune ou des qualités de Tesprit, ou bien encore pour désigner un type de niaiserie pédante. On le trouve surtout dans ces expressions proverbiales : 1“ Etre Gros-Jean comme devant, voir ses illusions se dissiper et ne pas se trouver en meilleure situation qu’auparavant. (Le sens s’est vulgarisé surtout depuis la fable de La Fontaine, la Laitière et le Pot au lait) ; 2» Cest Gros-Jean qui veut en remontrer à son curé, pour : C’est un ignorant qui veut apprendre à un autre ce que celui-ci sait mieux que lui.

Groslay, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 22 kil. de Pontoise; 1.700 h. Çh. de f. N. Pépinières.

groslot n. m. Cépage rouge de la

Touraine.

gros-miaulard [gro-mi-ô-lar] n. m. Goéland à mantelet gris, dont le cri rappelle celui du chat.

Gros-Guillaume.

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