h. ; le cant. 13 comm., et 18.900 h
guéreter 'ghé-re-té] V. a.
(Double le t devant un e muet ; je guérette , il guérette.) Mettre en guérets, labourer : guéreter une jachère.
Guéri cke [j/iéj (Ottode , physicien allemand, né à Magdebourg, m. à Hambourg (1602- 1686) ; inventeur de la machine pneumatique.
guéridon tghé.] n. m. (du n. d'un personnage de comédie). Table ronde, à pied central unique. Mar. Ecope pour vider Teau d'une embarcation.
Guérigny [ghê], comm. de la Nièvre, arr. et à 11 kil. de Nevers, sur la Nièvre ; 3.730 h. Ch. de f.
P.-L.-M. P’orges de la Chanssade.
guérilla [ghé-ri. Il mil., a] n. f.
(de Tesp. guerrilla, petite guerre).
Guerre de partisans : la guerre de l'Espagne entreprise par Napoléon fer fut une perpétuelle guérilla. Troupe plms ou moins régulière pour faire cette Guéridon, guerre : les guérillas mexicaines .
guérillero {ghe-ri, il mil., e-ro] n. m. Soldat d'une guérilla. Pl. des guérilleros.
Guérin [ghé] (Gilles), sculpteur français, né et m. à Paris (1606-1678). Il travailla à la décoration du Louvre. Il a exécuté le médaillon de Descartes à Saint- Etienne -du-Mont, la Statue funéraire du duc de La Vieuville.
Guérin (Pierre -Narcisse, baron), peintre d'histoire français, né à Paris,
m. à Rome (1774-1833); auteur de Marcus Sextus. Clutemnestre. Didon et Enee.
Membre de l’Institut.
Guérin (Jules -René), chirurgien français, né à Boussu (Belgique), m. à Hyères (1801-1886),; a étudié les déformations du système osseux.
Guérin (Georges-Mau- Baron Guérin, rice de), écrivain français,
n. et m. au Cayla (Tarn) [1810-1839] ; auteur d'un magnifique poème antique en prose, inachevé, le Centaure, de la Bacchante et d’un Journal d'un grand intérêt. —
Sa sœur, Eugénie, née et m.
au Cayla (1805-1848), a laissé des Lettres et un Journal, qui révèlent une âme chrétienne singulièrement élevée.
Guérin ( Ilonoré-Victor), archéologue français, né et m.
à Paris (1821-1891) ; auteur de fructueuses fouilles en Grèce et en Palestine.
Guérin ( Charles ), poète français, né et m. à Lunéville (1873-1907), élégiaque d’une tendresse inquiète et douloureuse (fe Sang des crépuscules, le Semeur de cendres, l Pomme intérieur).
guérir [g/icj v. a. (anc. h. ail. warjan). Rendre la santé à : guérir un malade. Détruire un mal physique : guérir une fièvre. Délivrer quelqu'un d'un mal moral, etc. : guérir la vanité est difficile ; le temps nous guérit de nos illusions. L'art de guérir, la médecine. Fig. et fam. Etre guéri du mal de dents, de tous les maux, être mort. V. n. Recouvrer la santé : guérir lentement. Prov. : Médecin, guéristoi toi-méme, il faut se corriger avant de reprendre les autres. Allus. littér. ; Je le pansai. Dieu le guérit, formule que Ambroise Paré employait quand il relatait par écrit la cure d'un blessé. On la rappelle, sérieusement ou par plaisanterie, à propos de celui qui fait preuve ou étalage de modestie.
guérison [ghé-ri-zon] n. f. Suppression d'un mal physique ou moral : la guérison de cette maladie a été très lente.
guérissable \^ghé-ri-sa-ble] adj. Qu’on peut guérir ; la passion du jeu est dif licitement guérissable. Ant. Inguérissable, incurable.
guérisseur, euse [ghé-ri-seur, eu-ze] n. Qui guérit : les guérisseurs des campagnes sont souvent d'audacieux charlatans. (S’emploie souv. en mauv. part.) Adj. : médecin guérisseur.
guérite [ghé] n. f. Refuge. (Vx.) Gagner la guérite, se mettre par la fuite en lieu sùr. (Vx.) Siège à
Guérite. Guérite de factionnaire.
capote, généralement en osier. Abri en bois d'une seniinelle. Mar. Partie évasée d'une manche à vent. Rebord d'une hune.
guerland© [g/iér] n. f. Pièce qui fortifie la pruue d'un navire et en forme la rondeur.
Guêpier.
Dom Guéranger.
Guerchiu.
Eugénie de Guériu.
GUE
Guerlesquin, comm. du Finistère, arr. et A 22 kil. de Moriaix, près du Guic ; 1.850 h.
Guern, comm. du Morbihan, arr. et à 15 kil. de Pontivy, près du Sar ; 2.860 h. Ch. de f.
Guernesey [ghèr-ne-zè], ile de la Manche, dans l'archipel anglo-normand, à l’Angleterre, à 26 kil. de Jersey ; 50.000 h (Guernesiais;. Climat humide et tiède ; belle végétation. Capit. Saint- Pierre-Port : Ilauteville-IIouse, maison habitée par Victor Hugo durant son exil.
Guéroult (Pierre-Claude-Bernard), humaniste français, né à Rouen, m. à Paris (1744-1821). Il fut directeur de l’Ecole normale supérieure.
Guéroult [ghé-rou] (Adolphe), journaliste et homme politique français, né à Radepont (Eure), m. à Vichy (1810-1872).
Guerrazzi (François-Dominique), homme politique et littérateur italien, né à Livourne, m. à la Chiquanlina (1804-1873). Il fut un des premiers apôtres de l'unité italienne et l'auteur de romans {le Siège de Bénévent) et de drames historiques [Blancs et Noirs).
guerre [ghè-ré] n. f. (anc. h. all. werra). Lutte à main armée entre deux peuples ou deux partis do même nationalité: guerre étrangère; guerre civile. Art de bien diriger cette lutte : étudier la guerre. Gens de guerre, militaires. Se dit aussi des animaux, des choses morales : faire la guerre aux loups, à ses passions. Petite guerre, manœuvres et simulacres de combat entre des troupes amies. Guerre sainte, V. CROISADE. Guerre de religion, v. religion. Fig. Bonne guerre, guerre faite loyalement Guerre ouverte, inimitié déclarée. Etre à la guerre, désirer la guerre ; la faire prévoir. Partir en guerre, commencer une lutte contre. De guerre lasse, renonciation à la lutte après une longue résistance. Honneurs de la guerre, conditions honorables que Ton fait à une garnison assiégée en lui permettant de sortir de la place avec armes et bagages. Notn de guerre, faux nom que Ton prend dans certaines circonstances (acteurs; écrivains, etc.). Foudre de guerre, grand capitaine. Bureaux de la guerre, et par abrév. la guerre, ministère do la guerre. Conseil de guerre, V. CONSEIL. Prov. et Loc. PROV. : A la guerre comme à la guerre, il faut accepter philosophiquement les incommodités qu'imposent les circonstances. Qui terre a guerre a, dès que Ton est propriétaire de quelque chose, on est exposé à des pi-ocès, à des luttes, etc. La guerre nourrit la guerre, le butin fait en campagne doit suffire à Tenti'etien de l'armée. Si tu veux la paix, tiens-toi prêt à la guerre, si tu ne veux pas être attaqué, sois toujours bien armé pour te défendre. (On dit souvent en latin : Si vis pacem, para hélium.) Ant. Paix.
— Encycl. Dr. intem. L’état de guerre existe à partir de la déclaration de guerre ou des actes ou faits équivalents. Il interrompt les relations commerciales entre les sujets des puissances belligérantes ; il entraine aussi la rupture des relations diplomatiques et l’extinction de certains traités ; mais les sujets de l’Etat ennemi peuvent, en prin. cipe, continuer à résider paisiblement dans le terri toire sous la protection des lois ; leurs biens sont mis sous séquestre.
En France, le président de la République ne peut déclarer la guerre sans l’assentiment préalable de la Chambre des Députés et du Sénat. La déclaration de guerre donne aux Etats en lutte la qualité de belligérants et les facultés spéciales que le droit international attache à cette qualité.
Les lois de la guerre sont dominées par deux idées essentielles : idée de nécessité, par laquelle on justifie l’emploi de la violence et de la ruse, et l’idée d’humanité, qui défend tout ce qui excède le but de la guerre.
Le respect de l’existence, de la liberté et de la propriété des habitants paisibles, des citoyens noncombattants est un principe admis de nos jours par tous les publicistes. Mais les habitants peuvent être asti’eints à des contributions en argent, à des réquisitions d'objets en nature ou à des prestations personnelles, et même il est licite de saisir la propriété privée à usage de gueiTe.
Il est, dans la guerre maritime, certains moyens particulièrement meurtriers et cependant autorisés, comme les torpilles. Le blocus des ports militaires et des ports de commerce de l’ennemi est parfaitement licite. Tout belligérant peut détruire ou capturer les vaisseaux de guerre ou transports de son adversaire, et les navires qui, affrétés par cet adversaire, concourent aux opérations de la guerre. La coutume permet aussi de capturer le navire de commerce de l'ennemi et la marchandise ennemie dont il est chargé. Mais, d’après la déclaration de Paris du 16 avril 1856, le pavillon couvre la niarchandise, c'est-à-dire que la marchandise ennemie est inviolable sous pavillon neutre, et la propriété neutre doit être respectée sous pavillon ennemi.
Tandis que sur terre la guerre est légitimement faite par des corps francs dûment autorisés, sur mer la guerre ne peut se faire par des corsaires, c’est-à-dire par des particuliers porteurs de lettres de marque délivrées par l'Etat : la déclaration de Paris du 16 avril 1836 a en effet interdit la guerre de course.
Les vaisseaux de guerre chargés de capturer les navires de commerce ennemis ont le droit d'exercer, à bord des navires qu’ils rencontrent, ce qu'on appelle la visite. La visite a pour but d'établir la nationalité ennemie du navire, et, si celui-ci est neutre, de s'assurer qu'il ne commet pas une violation de la neutralité. Toute prise doit être jugée par un tribunal de captui-e, dit tribunal des prises.
La guerre a pour conséquence de faire naître cer? tains devoirs et certains droits chez les Etats demeurés spectateurs des hostilités. Ces devoirs et ces droits constituent ce qu’on appelle pour ces Etats la neutralité.
L’état de guerre est suspendu par l’armistice : il disparait par le rétablissement des relations antérieures d'amitié entre les Etats, la soumission absolue de Tun des Etats à Tautre, la conclusion d'un traité de paix formel.
Les francs-tireurs sont eonsidérés comme combattants réguliers, pourvu qu'ils aient à leur tête un chef responsable, qu'ils aient adopté un signe distinctif, qu'ils portent les armes ouvi-i-tement, qu'ils se conforment aux lois et coutumes de la guciTC.
Il ne faut pas confondre le personnel non combattant avec le personnel neutralisé, déterminé par la
LAR. L’NIV., 2 V. — T. L
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convention de Genève du '22 août 1864, et qui ne comprend que les hommes affectés au service de santé. Les combattants blessés ou faits prisonniers doivent être soignés et respectés.
Les sociétés de la Croix-Rouçe, dont les membres secondent le personnel des hôpitaux et ambulances militaires, arborent, à côté du drapeau national, un drapeau portant une croix rouge sur un fond blanc.
L'usage des moyens barbares, des armes propres à causer des douleurs inutiles est interdit depuis la déclaration de Saint-Pétersbourg (11 déc. 18ü8).
— Âdmin. L'administration centrale de la guerre comprend : d’abord, le cabinet du ministre, auquel se rattache son état-major particulier. Puis vient l'état-major de l’armée, placé sous les ordres directs du chef d'état-major général de l’armée, assisté de trois sous-chefs d’état-major, dont l’un dirige le service géographique de l’armée ; puis viennent : la direction du contrôle (un service spécial et trois bureaux) ; la dii-ection du contentieux (un service spécial et deux bureaux : le premier pour la justice militaire, le second pour les pensions et gratifications de réforme) ; ensuite, le service intérieur. Enfin, les directions d’armes et services : infanterie, cavalerie, artillerie, génie, intendance, poudres et salpêtres, service de santé.
Le ministre de la guerre, chargé de la défense du pays, assure le recrutement de l’armée, veille à son instruction militaire et à son entretien.
Conseil supérieur de la guerre. Il est « chargé spécialement de fournir des avis motivés sur les questions se rattachant à la préparation à la guerre ». Présidé par le ministre de la guerre, il se compose : 10 des maréchaux de France, de douze généraux de division au maximum (dont le chef de l’état-major
fénéral), avec voix délibérative ; 2o des sous-chefs e l’état-major général, rapporteurs, qui n’ont que voix consultative. Le vice-président du conseil supérieur est le commandant en chef désigné des armées françaises.
Guerre folle, courte et vaine révolte des grands contre le gouvernement d’Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, régente de France, pendant la minorité de son frère Charles VIII. Le duc d’Orléans (plus tard Louis XII) et François II, duc de Bretagne, furent les chefs de la révolte. Vaincus par La Trémoille à Saint-Aubin-du-Cormier (1488), ils firent leur soumission, et le duc de Bretagne donna sa fille Anne en mariage à Charles VUI.
Guerre fraiico-aUemande (1870-1871). Elle fut la conséquence de runificalion allemande, achevée en 1866 par la défaite de l’Autriche. Le ministre Bismarck, qui la désirait, eut l'habileté, peu scrupuleuse par le choix des moyens (v. Bismarck), de la faire déclarer par Napoléon III, à propos de l’accession possible au trône d’Espagne d’un prince de Hohenzollern. Les armées françaises, très inférieures en nombre, mal pourvues d’artillerie, médiocrement commandées, furent d'abord écrasées à Wissembourg, à Keichshoffen et à Forbach. Les meilleurs éléments, placés sous le commandement du maréchal Bazaine, furent, par l’impéritie et la négligence criminelles de leur chef, cernés dans Metz, après les glorieuses, mais stériles batailles de Borny, de Gravelotte et de Saint-Privat. Une armée de secours, organisée sous le commandement de Mac-Mahon, était à son tour, après une série de manœuvres trop lentes et hésitantes, défaite à Beaumont, cernée à Sedan, et devait capituler, laissant les Prussiens libres d'investir Paris.
La chute de l’Empire fut la conséquence de ces revers (4 sept. 1870). Le gouvernement de la Défense nationale, immédiatement organisé, s'il ne put délivrer le pays de l'inva'sion prussienne, sauva du moins l'honneur national. Gamhetta, Freycinet, Le Flô, etc., organisèrent en province des armées nouvelles, au moyen desquelles ils essayèrent de débloquer la capitale, tandis que l’armée de Paris, aux journées de Champigny, du Bourget et de Buzenval, tentait sans succès de rompre l'investissement. Mais l’armée de la Loire, victorieuse à Coulmiers, devait bientôt, après l’échec de Loigny, battre en retraite, sous Chanzy, vers Le Mans et la Normandie ; l’armée de l’Est, qui eut son jour de gloire à Villersexel, échouait devant Héricourt, et devait se réfugier en Suisse ; l'armée du Nord, sous Faidherbe, après les succès de Bapaume et de Pont-Noyelles, était écrasée à Saint-Quentin. Après la capitulation de Paris, le gouvernement de la Défense était réduit à déposer les armes et à demander un armistice. Le traité de Francfort, que nos désastres nous contraignaient à signer, imposa à la France une contribution de guerre de cinq milliards, et la perte de l’Alsace (moins Belfort) et d’une partie de la Lorraine.
Guerre [la Grande). Nom donné à la guerre qui, du début d’août 1914 au début de novembre 1918, a mis aux prises les puissances de l'Europe centrale avec les autres grandes puissances de l’Europe, et qui est très vite devenue, grâce à la participation active des colonies et à l’entrée d’autres nations dans la lutte, une guerre « mondiale ».
La cause de cette guerre a été l’ambition de l'Allemagne, qui, en réclamant « sa place au soleil », entendait asseoir sa domination sur tout le globe terrestre. A l’étendre sur les pays du Levant, la Serbie était un obstacle ; ne séparait-elle pas les puissances de l'Europe centrale et la Turquie, amie de l'Allemagne, dont l’Autriche était l’alliée ? L'assassinat de l'archiduc autrichien François-Ferdinand à Serajevo (28 juin 1914) servit de prétexte à l’Autriche, poussée par l'Allemagne, pouriprétendre annihiler la Serbie au point de vue politique. De là une intervention de la Russie, protectrice des petits peuples slaves, qui amena Guillaume II à prendre pai'ti pour l’Autriche et la F’rance à se ranger aux côtés de la Russie. Ce fut la guerre, dès le 28 juillet, entre l’Autriche et la Serbie, dès le 1er août entre l’Allemagne et la Russie, et dès le 3 août entre l’Allemagne et la France.
C'est contre la France que se tourna d’abobd l'Allemagne : eUe voMait l’écraser avant de lutter contre la Russie. Mais, pour ne rencontrer aucun obstacle, ses armées devaient passer par la Belgique, pays neutre ; bien que la Prusse eût naguère garanti sa neutralité, le kaiser n’hésita pas à envahir ce royaume. De là, immédiatement (4 août), l’entrée en guerre de l’Angleterre, suivie par^son allié, le Japon. Alors, par la France, l’Angleterre, la Belgique, la Russie, la Serbie et le Japon, fut constitué le groupe de l'Entente, opposé à celui des puissances alliées de l’Europe centrale. Bientôt, à ce groupe
allemand-austro-hongrois se joignirent la Turquie (oct. 1914) et la Bulgarie (oct. 1915), et des peuples de plus en plus nombreux se rangèrent aux côtés des peuples de l’Entente : Italie (23 mai 1915), Hedjaz (juin 1916), Roumanie (27 août 1916), Etats-Unis (4 avril 1917), Grèce (juin 1917), Portugal, Chine, Siam, Brésil, etc., tandis que s’en retirait la Russie devenue bolohevistc (mars 1918).
Mondiale par les peuples qui y participèrent et y collaborèrent par leur effort agricole, industriel et financier, la Grande Guerre l'a aussi été par les champs de bataille sur lesquels les armées de l’Entente et de l’Alliance se sont affrontées. Les navires de guerre se sont mesurés dans l’océan Pacifique (à Coronel), dans l'Atlantique-Sud (aux Falkland) et dans la mer du Nord (bataille du Doggerbank et du Jutland) ; les flottes de ravitaillement de l’Entente et des neutres ont lutté contre les sous-marins allemands sans se laisser intimider par leurs attentats (LusUania, 1915). Les différentes colonies allemandes ont été successivement conquises de 1914 à 1916: Kiao-Tchéou en Chine ; les lies de la mer du Sud et la Nouvelle-Guinée en Océanie, le Togo, l’Afrique du Sud-Ouest, le Cameroun et l’Afrique-Orientale, dans le continent noir. Dans l’Asie antérieure, les Turco-Allemands, après avoir échoué dans leurs attaques contre le canal de Suez et l'Egypte, ont perdu la Mésopotamie en 1917 (armée anglo-indienne), et la Syrie, que les Anglais ont conquise en 1917- 1918 avec le concours des Français et des Arabes. Auparavant, sur leur front du Caucase, les Russes avaient conquis l’Arménie et combattu jusqu’en Perse l'agitation germanique (1915-1916).
Cependant, presque toute l’Europe servait de champ de bataille aux'àrmées ennemies. Dans les Balkans, après le front serbe, où nos alliés remportèrent de brillants succès (Chabàtz, Roudnik) avant de succomber sous l’offensive combinée des Autrichiens et des Bulgares (1915), ce fut le front des Dardanelles (1915), puis celui de Macédoine (1916-1918), d’où Franche! d’Esperey mena en 1918 une offensive victorieuse contre la Bulgarie et la Turquie. Ce fut aussi le front d’Albanie et le front roumain (1916- 1917), où Allemands et Bulgares obligèrent leurs adversaires à s'avouer vaincus. Plus au Nord, sur toute la frontière austro-russe et germano-russe, ce furent, de 1914 à 1917, des alternatives de succès et de revers, qui menèrent parfois les Russes jusqu’en Hongrie, en Galicie occidentale et en Mazurie, mais qui finirent par rendre aux Autrichiens la Galicie et donnèrent aux Allemands la Pologne et même la Livonie, avant que les soviets russes ne signassent la paix de Brest-Litovsk, le 3 mars 1918.
En même temps, les Italiens menaient sur leurs fronts des Dolomites et de TIsonzo une lutte âpre et difficile, qui a eu aussi ses revers (attaque des Sette- Communi, 1916 ; éboulement de Caporetto, 1917); mais qui s’est terminée victorieusement par la conquête de Gorizia et de Ti'ieste.
La lutte la plus acharnée a toutefois été menée sur le front occidental, en France, dans ce pays que l'Allemagne voulait abattre avant tout autre. EUe crut atteindre son but en 1914, après l’invasion de la Belgique et la bataille de Charleroi, grâce à l’avance victorieuse de von Kluck ; mais Joffre arrêta von Kluck sur la Marne (5-12 sept.), tandis que les kronprinz d’Allemagne et de Bavière stoppaient devant le Grand-Couronné et la trouée de Charmes. Tôt après, la course à la mer ayant barré aux Allemands le chemin de Calais, les advei'saires commençaient, de la mer du Nord à la trouée de Belfort, une guerre de positions et de tranchées qui dura jusqu en 1918. Les batailles del’Yser et des Flandres, de 1 Artois, de Picardie, de la Somme et de l’Aisne, du Chemin des Dames, de Champagne et de 'Verdun sont les principaux épisodes de celte lutte acharnée, dans laquelle intervinrent gaz asphyxiants, canons à longue portée, avions et zeppelins. Les offensives heureuses de Ludendorf (en Picardie et en Flandre, puis au Chemin des Dames) marquent la fin de la guerre des tranchées au printemps de 1918 ; mais ces offensives furent arrêtées par Foch, qui, tôt après, renversant la situation, prenait l’initiative des opérations. En moins do quatre mois (18 juil.-ll nov.), lui et ses collaborateurs (Pétain entre autres) délogeaient l’ennemi do toutes ses positions, même de la « ligne Hindenburg », et, dans une grande offensive, le ramenaient jusqu’aux frontières de la France et des Flandres belges.
Alors, l’Allemagne s’avoua vaincue, après la Bulgarie (29 sept.), la Turquie (31 oct.) et l’Autriche (3 nov.). L’armistice, signé à Rethondes (Oise), le 11 novembre 1918, mit fin à la Grande Guerre, dont les traités de Versailles (28 juin 1919), de Saint-Germain, de Neuilly et de ’Trianon ont réglé les sanctions à l’égard de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Bulgarie et de la Hongrie ; mais le traité de Sèvres, qui faisait un sort à la Turquie, a soulevé de nombreuses protestations. Quoi qu’il en soit, désormais, la carte politique de l’Europe diffère beaucoup de celle de 1914.
Guerre {Bihliothcque et Slusée de thistoire de la). Créé en 1917, rue du Colisée, à Paris, nuis transféré au château de Vincennes, cet établissement réunit toutes les publications et brochures relatives à la Grande Guerre, parues en France et à l’étranger. Un musée annexe renferme des peintures, affiches, objets fabriqués au front, etc.
Guerre et la Paix (in), roman de Tolstoï (1876), qui présente un tableau complet de la société russe pendant les premières années du xix® siècle, et donne une narration saisissante de la campagne de Russie.
Guerre [ghè-re] (Martin), gentilhomme gascon, né à Hendaye au xvi“ siècle. Marié à une jeune fille, Bertrande de Rols, il disparut peu après son mariage, et un nommé .Arnaud Du Thil, lequel lui ressemblait étonnamment, se présenta à sa femme, qui ne reconnut pas la supercherie. Il eut d’elle deux enfants. Mais l'arrivée inopinée du vrai Martin Guerre fit condamner à mort l’imposteur (1560).
Guerrero Ighè-ré-ro ] , Etat du Mexique ; 479.000 h. Ch.-1. Tixtla.
Guerrero (Francisco), compositeur espagnol, né et m. à Séville (1528-1599) ; auteur d’un grand nombre do poèmes religieux.
Guerrero (Vioente), esclave mulâtre mexicain, né à Tixtla, qui prit part à l’insurrection contre l’Espagne, devint le chef des révoltés et se fit élire président de la république Mexicaine en 1827. Renveraé et fait prisonnier, il fut fusillé à Cuilpa en 1831. On lui doit l’abolition de l’esclavage au Mexique.
Guerrero (Maria), actrice espagnole, née en 1868 ; artiste réputée par sa science de comédienne, son charme et son jeu classique.
guerrier [ghè-H-é],
ère adj. Qui appartient à la guerre : exploit guerrier.
Qui aime la guerre ; nation guerrière. N. m. Celui qui fait la guerre, et poétiq., soldat. Ant. Pacifique.
Guerrini (OUndo), poète italien, né à Forli, m. à Bologne (1846-1916).
Il a publié, sous le nom de Lorenzo Steochbtti , des vers fermes, pittoresques et colorés {Posluma).
guerroyant [ghè-roi-
Maria Guerrero.
ian], e adj. Qui aime à guerroyer : être d'humeur guerroyante.
guerroyer [ghè-roi-ié\ v. n. (Se conj. comme aboyer.) Faire la guerre : aimer à guerroyer. Activ. ; guerroyer son vassal.
guerroyeur [ghè-roi-ieur] adj. et n. m. Qui aime la guerre: Charles le Téméraire fut guerroyeur.
Guesclin (Bertrand Du). V. Du Guesclin.
Guesde [ghè-de] (Mathieu Basile, dit Jules)^ homme politique français, né à Paris en 1845, m. à Saint-Mandé en 1922 ; un des chefs du parti socialiste. Il combattit Jaurès et les possibilistes. Il est devenu ministre d’Etat en avril 1914 dans le cabinet Vivian! et, en octobre 1915, dans le cabinet Briand.
gueslin [ghès-lin] n. m.
Câble de moyenne grosseur, pour remorquer les navires.
guet fÿAè] n. m. Langue du ghetto.
guet [pAè] n. m. (de guetter). Action d’épier : faire le j. Guesde.
guet. Autref., troupe chargée
de faire la police pendant la nuit. Surveillance nocturne dans les places de guerre. Mot du guet, mot d’ordre des gens du guet. Chevalier du guet, commandant des archers du guet.
guet-apens [ghê-ta-pan] n. m. (de l’ano. fr. guet apensé, guet prémédite). Embûche dressée pour assassiner, dévaliser, outrager : le guet-apens est une circonstance aggravante du crime. Fig. 'Tout dessein prémédité de nuire. PL des guets-apens.
— Encyci,. Dr. Le guet-apens consiste à attendre plus ou moins de temps, dans un ou divers lieux, un individu, soit pour lui donner la mort, soit pour exercer sur lui des actes de violence.
Le guet-apens est une circonstance aggravante : i» du meurtre ; 2“ des coups et blessures. Il implique et suppose essentiellement la préméditation. Par suite, une déclaration du jury, affirmative sur le guet-apens et négative sur la préméditation, serait nulle comme entachée de contradiction.
guéttlOl n. m. Ether monoéthylique de la pyrocatéchine, succédané du gaïacol.
guêtrage [gAè] n. m. Action de guêtrer.
guêtre [ghè-tre] n. f. Pièce du vêtement couvrant le bas de la jambe e't le dessus de la chaussure. Pièce de toile ou de cuir, qui se lace autour de la jante d’une roue (cycle, automobile) pour maintenir provisoirement l’enveloppe d’un pneu détérioré. Fam. Tirer ses guêtres, s’en aller. Traîner ses guêtres, flâner, errer oisivement. Laisser ses guêtres quelque part, y mourir.
— Enovcl. La guêtre a fait très anciennement partie du costume militaire français. Confectionnée en toile ou en drap, elle montait d’abord jusqu’aux genoux. Ce n'est guère qu’après 1830 que s’introduisit l'usage des guêtres basses recouvertespar le pantalon, mais qui, dans la tenue do campagne , se portaient encore par-dessus celui-ci. L’adoption du brodequin au lieu du soulier a fait supprimer les guêtres, qui restèrent cependant d'un usage réglementaire dans l'infanterie métropoli taine avec le soulier ( godil lot). La création en cuir ; 3. Militaire, en toile ; 4. De chasse, des zouaves et en cuir ; 5. De paysan, en drap ; 6. Demitirailleurs algé- guêtre, en drap,
riens a fait
adopter de nouveaux modèles de guêtres (guêtresjambières) en toile ou en drap mince. L’usage des brodequins entraîna l’adoption de jambières de cuir ou de toile et, finalement, de bandes molletières.
Guêtres : 1. Militaire (1650); 2. Militaire,
guêtrer [ghè-tré) v. a. Mettre des guêtres à quelqu’un.
guêtrier [ghé-tri-èl, ère n. Celui, celle qui fait des guêtres.
guêtron [ghè] n. m. Guêtre non montante.
Guettard [gAè-farl (Jacques-Etienne), savant naturaliste français, néàEtmnpes, m. à Paris (1715- 1786). On lui doit des travaux remarquables de paléontologie.
guettarde [ghè-tar-de\ n. f. Bot. Genre do rubiacées.
— Kncycl. Les guettardes sont des arbrisseaux américains et asiatiques. On en connait quinze es-
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pèccs, dont la plus connue est la giiettarde superbe ou arbre de Saint-Thomé de la Jamaïque, qui a de belles fleurs odorantes et dont l'écorce est employée en décoction pour les ulcères.
guette [ghè-te] ou guête n. f. Action de guetter. Personne qui fait le guet.
guette ou guête [ghi-te] n. f. Demi-croix de Saint-André posée en contre-fiche dans les pans d’une charpente.
guette-chemin [ghb-té\ n. m. invar. 'Voleur de grand chemin.
guetter \ghi-té\ v. a. (anc. h. ail. wahte). Epier pour surprendre : guetter Vennemi. Attendre quelqu'un au passage. Guetter l'occasion, se tenir prêt pour le moment favorable.
guetteur [ghk-teur\ n. m. Qui guette. Autref., veilleur qui, du haut d'un beffroi, sonnait l’alarme.
guettron [gM-tron] ou guêtrou n. m. Petite guette servant a exhausser un châssis de fenêtre, un chambranle, etc.
Gueudecourt, comm. de la Somme, arr. et à 19 kil. de Péronne, sur le plateau de Bapaume ; 290 h. en 1914. Ce village, conquis en septembre 1916 endant la bataille de la Somme, au cours de l'avance ritannique vers Bapaume, est complètement détruit. Geugnon [gheu], ch.-l. de c. (Saône-et-Loire), arr. et à 28 kil. de Charolles, sur l’Àrroux ; 4.120 h. Ch. de f. — Le cant. a 9 comm., et 9.740 h.
gueulard [gheu-lar], e n. et adj. Pop. Personne qui a l’habitude de parler beaucoup et très haut. Gourmand.
gueulard [gheu-lar] n. m. Mar. Porte-voix. Ouverture supérieure d’un haut fourneau, par laquelle OH introduit le charbon et le minerai. Pistolet à gueule évqsée. Bouche d’égout. Buire en forme de casque renversé.
gueulardise [gheu-lar-cii-ze] n. f. Pop. Gourmandise. Friandise.
gueule [gheu-le] n. f. (lat. gula). Bouche des animaux carnassiers, de quelques autres quadrupèdes, des poissons et de certains gros reptiles. Pop. Grande bouche humaine ; face. Par anal. Ouverture béante ; gueule d'un four, d’un tunnel, etc. Tonneau à gueule bée, défoncé par un bout. Fig. et fam. Etre fort en gueule, parler beaucoup et indiscrètement ; employer un langage grossier. Mots de gueule, paroles grossières. N'avoir que de la gueule, crier plus qu'on n'agit. Avoir la gueule pavée, manger ou boire très chaud, très épicé. La gueule enfarinée, avec une extrême confiance, un grand espoir. Pop. Faire sa gueule, bouder, faire le dédaigneux. Faire une gueule, montrer une mine stupéfaite ou très mécontente. Fermer sa gueule, se taire. Elliptiq. : 'Ta gueule ! tais-toi I Donner un coup de gueule, chanter, crier. Rincer la gueule, payer à boire. Avoir la gueule de bois, avoir, à la suite de trop fortes libations, la gorge sèche et la tête lourde, Paov. : La gueule tue plus de gens que le glaive, les excès de table font périr plus de gens que la guerre. Archit. Gueule droile, partie concave d’une cimaise. Gueule renversée, partie convexe d'une cimaise.
gueule-bé© n. f. Décharge d'un réservoir où les filets fluides sortent de l’orifice parallèlement à eux-mêmes. PI. Des gueules-bées.
gueule-do-four n. f. Nom vulgaire de la mésange à longue queue. PI. Des gueules-de-four.
g'ueule-de-loup [gheu-le-de-lou] n. f. Bot. Nom vulgaire du muflier, nommé aussi gueüi.e-de- LiON. Carross. Tirant d’avant-train, dans une voiture
Gueule-de-loup ; 1. Gueules-de-loup (carross.l. — 2. A, gueule-de-raie; lî, gueule-de-loup (mar.). — 3. Gueules-de-loupj A, coupe ; B, élévation (techn.). —4. Gueules-de-loup (techn.).
à quatre roues. Techn. Coude de tuyau placé au haut d’une cheminée sur un pivot, et tournant de façon que la fumée ne soit pas refoulée. Grosse filure en demi-cercle et concave, pratiquée dans un battant, pour recevoir la fllure entaillée en sens inverse de l’autre battant. Entaille circulaire et concave pratiquée dans l’extrémité d’une pièce de bois, pour embrasser une partie circulaire et convexe taillée à l’extrémité d'une autre pièce. Outil (sorte de rabot) servant à faire des gueules-deloup dans un battant. Mar. Espèce de nœud. Méd. Bec de lièvre double et total. PI. des gueules-de-loup.
g'ueule-de-raie [gheu-le-de-ré] n. f. Mar. Nom d'une espèce de nœud. PI. Des gueules-de-raie.
gueulée [gheu-l€\ n. f. Pop. Grosse bouchée. Mots grossiers.
gueuler [gheu,-lè\ V. n. Pop. Parler beaucoup et très haut, crier. Activ. ; gueuler des chansons.
gueules [gheu-lé\ n. m. (du persan ghul, rose). Un des émaux du blason. (11 est rouge, et figuré dans le dessin par des traits verticaux. — N. la planche blason.)
gueuleton [gfteu] n. m. Pop. Repas copieux, gueuletonner [gheu-le-to-n£\ v. n. Pop. Faire un gueuleton.
gueulette [gheu-lè-te] n. f. Verr. Syn. de ouvreau.
Gueullette [gheu-U-te] (Thomas-Simon), littérateur et magistrat français, né à Paris, m. à Cha-
rcnton (1683-1766) ; auteur de farces et de contes {Mille et un quart d'heures, etc.).
gueusaille [gheu-za. Il mil., ej n. f. Fam. Troupe de gueux.
gueusailler [gheu-za, il mil., é] v. n. Fam, Vivre en gueux. Fréquenter la gueusaille. gueusant [gheu-zan], B adj. Qui gueuse, gueusard [gheu-zar], 6 n. Fam, Grand gueux, coquin.
gueusat [gheu-za] n. m. Petite gueuse de fonte, gueuse [gheu-ze] n. f. (de l’allem. guss, fonte). Masse de fonte, coulée en saumon. Moule pratiqué dans le sable pour recevoir cette fonte.
gueuse [gheu-ze] n. f.
Cost. Petit camelot de laine ou de soie. Dentelle blanche de bas prix. Gueuse,
gueuser [gheu-zé] V. a.
Faire le gueux. Mendier. Pop. Activ. ; gueuser sa vie ; gueuser une place.
gueuserie [gheu-ze-rî] n. f. Caractère, habitudes de gueux. Misère, mendicité. Chose vile.
gueuset [gheu-zè] n. m. M' tall. Syn. de gueusat. gueusette [gheu-zè-te] n. f. Godet où les cordonniers mettent la couleur dont ils teignent les empeignes.
gueux, euse [gheû, eu-ze] n, et adj. (m. emprunté à l'argot). Indigent, nécessiteux, réduit à mendier : on peut être pauvre sans être gueux. Coquin, fripon. La Gueuse, terme injurieux par lequel les partisans des anciens régimes désignent la République. Chose dont on a à s > plaindre : une gueuse de fièvre. Prov. : Un avare est toujours gueux, celui qui se prive du nécessaire reste pauvre dans la richesse.
gueux [gheû] n. m. Pot de grès, servant de chaufferette.
Gueux [gheCi], nom que prirent les révoltés des Pays-Bas contre Philippe II, dans la guerre de l’Indépendance. Ils furent écrasés par le due d’Albe. Gueux (Chanson des). V. chanson.
Gueuse parfumée (la), surnom donné à la Provence, peut-être par Godeau, évêque de Vence, et que Paul Arène a choisi comme titre d’un charmant recueil de nouvelles (1876).
Guevara [gfté] (Antoine de), historien et moraliste espagnol, historiographe de Charles-Quint (1490-1545).
Guevara (Louis VELEZ de), auteur dramatique et romancier espagnol, né à Ecija (Andalousie), m. à Madrid (1570-1644). Ses œuvres dramatiques montaient à 400 environ. Son Diable boiteux, ingénieuse fiction picaresque, a été imitée par Le Sage.
Guevguéli, v. de "yougoslavie, en Macédoine, dans la vallée du Vardar. Dans la région de Guevguéli ont eu lieu des combats entre Serbes et Bulgares, au cours de la retraite des Alliés sur Salonique (nov. 1915).
Gueydon (Louis-Henri), amiral français, né à Granville, m. à Kermalec (1809-1886). Il fut gouverneur général de l’Algérie.
GuggiSberg, comm. de Suisse (cant. de Berne), au-dessus de la Singine ; 2.810 h. Agriculture et élève de bétail.
Guglielmi (Pietro), compositeur italien, né à Massa Carrara, m. à Rome (1727-1804) ; auteur de nombreux opéras. Ses morceaux d’ensemble sont des modèles de marche har-monique.
gui [ghi] n. m. (lat. viscum). Genre de loranthacées, vivant en parasites sur les branches de certains arhres : le gui était, pour les Gaulois, une plante sacrée. Au gui l'an neuf ou A gui l'an neuf, cri que l’on poussait autrefois le premier jour de l’an, à cause de la coutume gauloise de distribuer le gui ce jour-là. Par ext. Gui l'an neuf, cérémonie de la récolte du gui.
— Encycl. Bot. Le gui (viscum album) vit sur les branches de beaucoup d’arbres (surtout sur le pommier, le peuplier, rarement sur le chêne). Ses tiges divergent en simulant une dichotomie; les fru:ts sont des baies monospermes , globuleuses, et blanches. Le gui, toujours vert, vit en symbiose sur les arbres, mais cependant, s’il est trop abondant sur un arbre, il l'épuise :
il y a donc intérêt à le récolter, d’autant plus qu'il peut être donné en pâture aux vaches laitières. Il est propagé par les oiseaux (et notamment par la grosse grive ou draine) qui se nourrissent de ses baies et évacuent sur les arbres où ils se perchent les graines ayant résisté aux sucs de l'estomac.
Pour le détruire, il faut le couper et entailler fortement la place qui lui a servi de support : badigeonner ensuite celle-ci avec une dissolution de sulfate de fer et couvrh’ la place de goudron.
— Méd. Le gui a été préconisé comme capable de faire baisser la tension artérielle.
— Relig. La cueillette du gui était, dans le culte druidique, l’objet d’une solennité, le premier jour du mois lunaire. Les Celtes pratiquaient le culte des arbres et des plantes, et la perpétuelle verdeur du gui, où ils voyaient le symbole de l’immortalité de l’âme, explique l'attribution à cette plante de vertus extraordinaires. On la distribuait en grande cérémonie, et la cueillette était suivie de sacrifices.
gui [ghi] n. m. Mar. Vergue qui s’appuie horizontalement, par un croissant ou mâchoire, au bas du mât d’artimon, et sur laquelle se borde la brigantine.
Gui [ghi], empereur d'Oocident et roi d'Italie de 889 à 894.
Gui ou Guido d’Arezzo, bénédictin italien, né aux environs de Paris vei’S 995, m. à Avellino vers 1050. Il fit faire de grands progrès à la théorie musicale et donna aux notes de la gamme le nom qu elles ont conservé.
guib [ghib'] n. m. Nom vulgaire de quelques antilopes africaines, du genre tragelaphus.
Guibert (saint), moine de Gorze, près de Metz (892-962). Fête le 23 mai.
GUI
Guibert [ghi-bkr], antipape sous le nom de Clément III en 1Ô80 ; m. en 1100.
Guibert de Nogent, bénédictin, abbé de Notre-Dame-de-Nogent, né près de Clermont (Oise) en 1053, m. en 1124. Son Histoire des Croisades cstle meilleur document contemporain. Son autobiographie (De Vita Sua) est curieuse.
Guibert (Hippolyte, comte de), officier et écrivain militaire français, né à Montauban, m. à Paris (1743-1780). C’est à lui qu’est adressée la correspondance si passionnée de MH® de Lespinasse.
Guibert (Joseph-Hippolyte). cardinal et archevêque de Paris, né à Aix, m. à Paris (1802-1886).
guibolle [ghi-bo-le]n. f. Pop. Jambe. Jouer des guibolles, s’enfuir.
guibre [ghi-bre] n. f. Construction ayant pour but de fournir au gréement de beaupré des points d’appui en saillie de l'étrave.
— Encycl. La guibre donne appui aux sous-barbes du beaupré, lesquelles sont fixées sur le taille-mer. Elle est réunie à l’étrave au moyen de la courbe de capucine et, pour la soutenir contre les efforts des focs, on la consolide au moyen de deux grands arcsboutants et de jottereaux.
Guicliardin[gàil(François), historien et publiciste italien, né et m. à Florence (1482-15*0). Auteur d’une Histoire d'Italie (de 1492 à 1530) très remarquable, mais où il se montre en politique de l'école sceptique de Machiavel.
guiehart [ghi-char] n. m. Petite bande d'étoffe qui retient la robe d’un religieux sur le côté. Jeu. Syn. de bâtonnet.
guiebe [ghi-che] n. f. (lat. pop. vitica; de vitis, vigne). Courroie pour suspendre un bouclier. Bande d’étoffe de chaque côté de la robe des chartreux. Syn. GUiCHART.) Arg. La guiche, l’ensemble des souteneurs. Duc de Guiche, guichetier. Jeux. Syn. de
JEU DE BÂTONNET. N. f. pl.
Mèches de cheveux, frisures, sorte d'accroche-cœur faisant partie de la coiffure féminine. V. COIFFURES.
Guiebe, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 25 kil. de Bayonne, sur la Bidouze ; 1.370 h. Ch. de f. M.
Carrières.
Guiebe (La), ch.-i. de c.
(Saône-et-Loire), arr, et à 22'kil. de Charolles ; 960 h. Ch.
de' f. — Le cant. a 11 comm., et 6.520 h.
Guiebe (Armand de Gramont, comte de), général français, m. à Rreutznach (1638-1673); fils du maréchal de Gramont, aussi célèbre par ses talents militaires que par ses intrigues galantes.
GuiebeU [chin], ch.-l. de o. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 45 kil, de Redon ; 3.430 h. Ch. de f. Et. Source ferrugineuse. — Le cant. a 8 comm., et 16.200 h.
Guiebeu (Luc-Urbain DU Bouexic de), marin français, né à Fougères, m.
à Morlaix (1712-1790). Il se distingua contre les Anglais pendant la guerre d’Amérique.
Guiebe S (Gustave), romancier français de l’école réaliste , né à Albas en 1860, auteur de Céleste Prudhomat.
guiebet [ghi-chi] n.
m . ( orig . scand . ) Petite porte pratiquée dans une plus grande ; guichet d'une prison . Passage étroit ; .A, guichet.
les guichets du Louvre.
Petite ouvei-ture pratiquée dans une porte, un mur, etc., à hauteur d’appui : le guichet d'un bureau de poste, d'un confessionnal. Au cricket, appareU contre lequel le servant lance la baUe pour le renverser (en anglais wicket).
guichetier [ghi-che-ti-é] n. m. Valet de geôlier, qui ouvre et ferme les guichets.
GuiclaU; comm. du Finistère, arr. et à 12 kil. de Morlaix, près du Penzé ; 3.160 h. Toiles.
guide [ghi-de] n. m. (de guider). Celui qui accompagne quelqu’un pour lui montrer le chemin : guide montagnard. Milit. Soldat ou gradé sur lequel tout le rang doit régler son alignement. Soldat à cheval d'un corps d’élite, sous la Révolution, la seconde République et le second Empire. Fig. Qui donne des conseils, des instructions ; un guide éclairé. Titre de certains livres qui contiennent des renseignements ; le guide des étrangers à Paris. Mécan. Organe dirigeant un mouvement. Cordage pour haler un palan d’étai. Balise établie dans une rivière pour marquer le véritable cours d'eau. Outil d’horloger qui guide le foret. Armature sur laquelle est monté le coulisseau du piston d’une cuvette garde-robe.
— Encycl. Mécan. Les guides diffèrent suivant leur usage et le mouvement rectiligne ou circulaire qu’ils dirigent. Outre les glissières (v. ce mot), on emploie pour guider la tige du piston d’une machine à vapeur des poulies à gorge roulant sur des montants cylindriques, qu’une traverse horizontale rend fixes. On fait aussi usage de galets que porte la tige du piston à sa partie supérieure et qui glissent dans une double rainure verticale.
En filature, on guide le chariot de la muU-jenny en la maintenant à l’aide de poulies glissant entre deux cordes parallèles fortement tendues.
Les châssis de scie se guident à l’aide de rainures pratiquées dans des montants parallèles à la direction de mouvement et de languettes liées au châssis ou inversement. On a encore recours à des montants fixes, qu'embrassent des anneaux liés à la pièce mo-
Guibre : A, quille ; B, beaupré ; K, élrave ; K, gorgère; T, taille-mer.
GUI
GUI
bile. Parfois, ces anneaux sont fixes, et les montants liés à la partie mobile.
— Milit. La première compagnie de guirhs fut créée en 1744; mais elles se multiplièrent surtout à
Guides ; 1. A cheval (second Empirei ; 2. Montagnards.
dater de la Révolution; chaque général eut la sienne. Napoléon donna à ses guides Te nom de chasseurs à cheval. Le régiment des guides reparut sous le second Empire, comme garde de l’empereur.
guide [ghi-de] n. f. {de guider). Lanière de cuir qu'on attache au mors d'un cheval de voiture, pour le conduire. Post. aux cher. Par extens., Droit payé pour chaque poste : payer doubles guides. Fig. mener la vie à grandes grades, vivre en dépensant sans retenue.
Guide (le), tableau de Meissonier. C'est pendant les guerres de l’Empire ; un Alsacien guide les Français vainqueurs. (V. p. 1006.)
Guide des pécheurs {le. ou, comme on disait au xvn® siècle, la), traité ascétique espagnol de Louis de Grenade, qui obtint un grand succès dans toute l’Europe.
Guide [phi- de] (Guido Reni, dit le), peintre italien, né à Calvenzano, m. à Bologne (1575-1642). Il brillait par la grâce, l'expression, le coloris, l'élégance de sa touche et la correction de son dessin. Principales œuvres : l'Aurore, l'Enlivementd’ [Jélène, Tètede Christ.
guide-âne n. m. Re- ' cueil d'instructions, de règles propres à guider dans un travail. Transparent aidant à écrire droit. Petit livre qui contient l’ordre des fêtes et celui des offices pour chaque fête. Couteau à deux lames, dont l'une trace et l’autre découpe les dents du peigne. PI. des guide-ânes.
guideau ou guide-eau [ghi-dâ] n. m. Plateforme en planches, soutenue dans une position inclinée, pour diriger le courant des chasses d’eau. Filet de pêche en tonne de sac. PI. des guideaux.
— Encycl. Péc/ie. Le guideau est un filet conique
Guide.
à large ouverture, que l’on dispose près des chutes d’eau de moulins, les arches d'un pont (l’entrée s'ouvrant dans le sens du fil de l'eau), et dans lequel le poisson est entraîné par le courant.
guide-fil n. m. invar. Appareil qui règle la direction des fils sur les bobines des métiers, des machines, etc.
guide-greffe n. m. Nom donné à différents instruments à laide desquels on coupe régulièrement les rameaux destinés à la greffe (greffe par approche), pour en assurer la juxtaposition plus intimement.
Guidel, oomm. du Morbihan, arr. et à 11 kil. de Lorient, près de la Laïta ; 4.330 h. Fer.
guide-lame n. m. invar.
A, guide-lame ; B, lame. Guide-lime.
Outil en forme de peigne, qui, dans une faucheu/e mécanique, sert à régler le mouvement des lardés tranchantes.
guide-lime n. m. invar. Appareil pour apprendre à limer droit. Syn. pradel.
guide-main n, m. invar. Barre fixée devant le clavier d'un piano, pour habituer les débutants à tenir les poignets droits.
guide-poil n. m. invar. Cadre en fer qui. dans certains métiers à faire les peluches, sert à régler la hauteur du poil.
guider [ghi-dé] V. a. (goth. vitan). Accompagner quelqu'un pour lui montrer le chemin : Antigone guida son père aveugle. Diriger: guider une automobile. Fig. Mettre sur la voie. Gouverner.
Mesure suivie du guidon indiquant un mi.
Officier petit drapeau, fanion qui
guiderope [gbi-de ou à l'angl. gha-ï-de] n. m- (m.angl.). Cordage qu'on laisse traîner quand un ballon s’approche de terre, pour diminuer sa vitesse et faciliter la descente.
guidon \ghi\ n. m.
(ital. guidons). Etendard de la gendarmerie, qui le portait. (Vx.) Aiij sert pour l'alignement de l'infanterie. Celui qui le porte.
Mar. Pavillon triangulaire ou à deux pointes, servant souvent d’insigne de commandement. Ifus. Mar-
Guidons : A, de commandement. — B, de sociétés nautiques. (1. Hes yachts îrançais; 2. Du cercle de la 'Voile de Paris).
que usitée surtout dans l'ancienne musique gravée, et qui indique à la fin d’une ligne où doit être placée la première note de la ligne suivante. Arquebus.
Petite saillie, sur le canon d’une arme à feu, pour donner, avec la hausse, la ligne de mire. ;V. fusil.) 7é/oc.Barre à poignées, commandant la roue directrice d'un cycle. Signe de renvoi dans un livre.
guidonna-
ge \do-na-je] n.
m. Mines. Ensemble de pièces qui servent
Guidons de hicyclclle ; 1. Droit ; 2. Cintré en dessous; 3. Becourbé; 4. CiiiLié en dessus.
à guider les cages d'extraction.
Guiers, rivière de l-’Isère et de la Savoie, formée de deux torrents ; le Guiers vif et le Guiers mort ; passe à Poiit-de-Beauvoisin et se jette dans le Rhône près de Saint-Gcnès-d'Aoste ; cours 48 kil.
GuieySSe (Pierre-Paul), mathématicien, égyptologue et homme politique français, né à Lorient, m. à Paris (1841-1914).
guifetté [ghi-fi'-tc] n. f. Nom vulgaire de l'hirondelle de mer.
Guiffrey (Jules), archiviste et hisiorien d'art français, né et m. à Paris (1840-1918). Membre de l'Académie des beaux-arts en 1899, administrateur de la manufacture des Gobelins, auteur de travaux érudits sur la tapisserie.
guige [ghi-je] n. f. Courroie qui servait à porter l'écu, ou tout autre bouclier, suspendu au cou ou en sautoir. (Il ne faut pas confondre la guige avec les énarmes.)
guignard [ghi-gnar] n. m. Nom vulgaire de deux petits écliassiers du genre pluvier.
guignard [ghi-gnar], 6 adj. Fam. Qui a la guigne, le guignon : im joueur guignard.
Guignard (Léon), botaniste français, né ,à Mont-sous-Yaudrey (Jura) en 1852; auteur de remarquables travaux de micrographie et de microchimie végétales. Membre de l’Académie des sciences (1895).
guigne [ghi-gne] n, f. (orig. germ.). Cerise à chair sucrée, et à moitié ferme, généralement de couleur pourpre foncé ou noire.
guigne n. f. Pop. Guignon. (V. ce mot.) gUigneaUX [ghi-gnô\ n. m. pl. Pièces de bois qui réunissent et supportent les deux chevrons entre lesquels passe un tuyau de cheminée.
Guignen, comm. d'ille ct-VOaine, arr. et à 36 kil. de Redon; 3.190 h.
guigner \ghi-gné] v. n. Regarder du coin de l'œil, en fermant à demi les yeux. V. a. Regarder quelqu'un ou quelque chose sans faire sémillant. Fig. et fam. Convoiter ; guigner un emploi.
Guignes [ghi-gne] (Joseph de), sinologue français, traducteur du Chou - King, né à Pontoise, m. à Paris (172i-1800;.Membre de l’Académie des inscriptions (1754).
guignette
' gkî-gnè-ie] n. i*.
Petit sarcloir. Outil en forme de becde-corbin, dont se servent les calfats.
Genre d'échassiers, de la famille des Guignette.
scolopacidês, et
comprenant des petits oiseaux qui fréquentent les rivages. Nom vulgaire du limaçon de mer.
Guignia^Ut \ghUgnô] (Joseph-DanieP, helléniste et archéologue français, né à Paray*le-Monial. m. à Paris (1794-1876); auteur des Religions de l'antiquité, adaptation de l'ouvrage de Creuzer-
guignier [ghi-gni-é] n, m. Espèce de cerisier qui porte les guignes : le guignicr est productif.
Guignol '^17 /u], principal personnage des pupazzi français, qui date de la fin du xviiic siècle. 'D'origine Ij'onnaise, Guignol [ou Chignol] et son ami Gnafron sont devenus populaires dans toute la France.) Maisonnette avec scène, ^ur laquelle se jouent les pièces de marionnettes : repeindre un Guignol. Spectacle de marionnettes : conduire un enfant à Guignol. Sorte de case mobile en forme de théâtre de Guignol, dans laquelle se placent auteurs et directeurs pour suivre les répétitions d'une pièce. Gendarme.
guignolant, e adj. v. guigxonnaxt.
guignol© 'ghi-gno-le] n. f. bâtonnet auquel on suspend une petite balance.
Guignol.
GulgnOlO ou Guénole (saint), abbé breton, né vers 455, m. à Landevennec (Finistère) vers 520. Fête le 3 mars.
guignolet [ghi-gno-U] n. m. Liqueur faite avec des guignes.
— Encycl. Pour préparer un guignolet, faire macérer pendant quelques semaines dans Teau de-vie 1 kilogr. de guignes sans queues ni noyaux. Faire macérer de même les noyaux pilés, mélanger les deux liquides, filtrer, ajouter 1 kilogramme de sucre mouillé et mettre en bouteilles.
guignon [ghi-gnon] n. m. (de guigner). Mau-vaise chance persistante, surtout au jeu.
guignonnant [gU-gno-nan]. e ou guignolant [ghi-gno-lan], 6 adj. Fam. Qui a le caractère d’un guignon et qui dépite.
guignot [ghi-gno] n. m. Nom vulgaire du pinson. Guiguet )François-Joseph), peintre français, né à Corbelin (Isère) en 1860. On lui doit des scènes intimes et d’intéressanis portraits d'enfants.
guignette [ghi-ghè-le] n. f. Ciseau de calfat, pour enfoncer l’étoupe dans les joints.
Guil ighil] (le), torrent des Hautes-Alpe.s. affl. de gauche de la Durance, qui naît dans le massif du mont Viso, et passe au pied de Château-Queyras ; cours 56 kil. environ.
Guilbert (Y'vette), chanteuse française, née à Paris en 1868. Elle a fait applaudir son jeu spirituel et expressif dans les grands cafés-concerts.
Guilber'V'ille, oomm. de la Manche, arr. et à 13 kil. de Saint-Lô ; 1.300 h. Ch. de f. Et.
guilboquet [ghil-bo-kè] n. m. Instrument qui sert à tracer des parallèles.
Guildhall [ghil-dfil] [Salle des guildes ou gildes), hôtel de ville de Londres, bâti de 1411 à 1431, et plusieurs fois restauré. On y voit deux colosses en bois, Gog et Magog, sculptés, en 1708, par Saunders.
guildin ou guilledin [ghi-le] n. m. Nom ancien des chevaux et haquenées qui allaient l'amble, guilditre [g hil'] n. f. Comm. Sorte de tafia. guildi'Verie [ghU'-di-ve-ri] n. f. Industrie des tafias.
guildivier [ghil'-di-vi-é] n. m. Fabricant de tafia.
Guilhen de Castro, v. Castro.
Guilers, comm. du Finistère, arr. et à 7 kilde Brest, non loin de la Penfeld; 2.210 h. Ch. de f. départemental. Eaux ferrugineuses.
Guilbermy Roch-François, baron de), archéologue français, né à Londres, m. à Paris (1808- 1878), auteur d'un précieux Itinéraire archéologique de Paris.
Guillac, comm. du Morbihan, arr. et à 7 kil. de Ploërmel ; 1.520 h. Ch. de f. du Morbihan. Source minérale. C'est tout près de cette comnume qu'eut lieu, en 1351, le combat des Trente.
guillage [ghii, U mil., a-je] n. m. Action do la bière qui guille.
Guillain (Simon), statuaire français, né et m. à Paris (1581-1658). On lui doit le monument élevé à la gloire de Louis XIII et de Louis XIV, qui figure aujourd'hui au Louvre.
guillant [ghi. Il mil, an], e adj. Qui jette sa levure, en parlant de la bière.
Guillaumat (Marie- Louis -Adolphe), général français, né à Bourgneuf en 1863. Commanda la 2' armée en 1916-1917 : a remplacé le général Sarrail à Saloniquc en décembre 1917, a été nommé gouverneur de Paris en juin 1918. Commandant de la 5« armée en oclobre . et inspecteur général en juin 1919.
guillaume [ghi, il mil., ô-me] n. m. Rabot pour faire les rainures et les moulures. Rabot des ravaleurs, pour gratter les pierres. Tamis pour ébaucher le grenage de la poudre. Monnaie frappée par divers souverains danomâeGuillaume.
Guillaume [ghi, U mil., Ô-me] (saint; le Grand,
Guillaume (rabot).
duc d’Aquitaine, m. en 812, fils du comte Thierry ; il battit les Sarrasins. Il fonda à Gellone (Hérault ' le monastère de Saint-Guilhem-du-Désert. Ç est avec ce personnage historique qu'on a identifié le fameux Guillaume au Courl~Nez, héros de tout un cycle de chansons de geste.
Guill&uni© (saint), abbé de Saint-Bénigne de Dijon, né près de Novare, m. à Dijon (964-1031). Fête le le»* janvier.
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Guillaume (saint), archevêque de Bourges, m. dans oetie ville (ir20-1209). Fête le 10 janvier.
Guillaume I"', le Conquérant ou le Bâtard, duc de Normandie et roi d’Angleterre, né à Falaise en 1027. Il était le llls de Robert le Magnifique et d'.Arletta, tille du tanneur Fulbert. Il conquit en 1066 l’Angleterre sur le roi Harold, défait et tué à Ilastings, se lit couronner roi à Londres, et sut organiser très solidement son nouveau royaume, en constituant une noblesse militaire très fortement hiérarchisée. Guillaume eut à lutter contre son fils Robert, que soutenait Philippe l'r, le roi de France. 11 mai'cha contre ce dernier, mais il mourut des suites d une chute de cheval qu il fit à Mantes, en 1087. Son cadavre fut inhumé à l'abbaye de Saint- Etienne de Caen.
Guillaume II, le Roux, second fils du précédent, roi d'Angletci’re. né en 1056, m. en 1100. Il battit et tua Malcolm, roi d’Ecosse, et acheta la Normandie h son frère aîné Robert ; il périt mystérieusement, dans une chasse, sans doute victime de sa tyrannie.
Guillaume III, prince d’Orange, né à La Haye en 1650, stathouder de Hollande en 1672. 11 était fils posthume de Guillaume II de Nassau, stathouder de Hollande, et de Henriette- Marie Stuart, fille de Charles Ier. Il reçut le stathoudérat, rétabli apres l’assassinat des l'rèresdeWitt.au moment où la Hollande était menacée par l'invasion de Louis XI'V.
Ferme et habile, bon général, il sauva sa patrie de l’invasion française en ouvrant les écluses qui devaient inonder le pays , renversa du trône d’Angleterre son beaupère Jacques II, et fut proclamé roi de ce pays en 1689.
Il pratiqua avec habileté le gouvernement constitutionnel, fut pendant la guerre Guillaume III. de la ligue d’Augsbourg l’ennemi acharné de Louis XIV, qui dut le reconnaître comme roi d’ .Angleterre au traité de Ryswick ; il mourut à Kensington en 1702.
Guillaume IV, roi d’Angleterre et de Hanovre, fils de Georges III, né à Buckingham-House, m. à Windsor [1765-1837). Roi en 1830, il mourut sans enfant légitime ; il laissa le trône à sa nièce Victoria. (V. ce nom.)
Guillaume ï®'', dit le Mauvais, roi des Deux- Siciles de 1154 à 1166. — Gdil- LAUMK 11, dit le Bon, fils du précédent, roi des Deux-Siciles de 1166 à 1189.
Guillaume, dit le Lion, roi d’Ecosse de 1163 à 1214, fidèle allié de Richard Cœur de Lion.
Guillaume, comte de Hollande, puis empereurd’ Allemagne, né vers 1227, proclamé emperem- en 1230, à la mort de Frédéric IL Tué en 1256.
Guillaume 1“’, comte de Nassau et prince d'Orange, surnommé le Taciturne, né à Dillenbourg, m. à Delft (1533-1584).
Chef incontesté de la noblesse Guillaume le Tacilurne. des Pays-Bas, il se rallia au
protestantisme et essaya de délivrer la Hollande du joug des Espagnols. Philippe II ayant mis sa tête à prix, il fut tué d’un coup de pistolet par Balthazar Gérard.
Guillaume II^ comte de Nassau, prince d’Orange (1628-16.50). Il vit l’indépendance des Provinces- Unies reconnue par l'Europe en 1640.
Guillaume 1“'' de Nassau, né à La Haye, m. à Berlin (1772-1843), roi des Pays- '
Bas en 1813. Il perdit la Belgique en 1830, et régna depuis sur la Hollande ; il abiiiqua en 1840. — Guillaume II, fils du précédent, né en 1792, roi de Hollande de 1840 à 1849, organisa dans ses Etats le gouvernement parlementaire, — Guillaume 111, fils du précédent, né en 1817, roi de Hollande en 1849, m. en 1890, laissa la couronne de Hollande à sa fille Wilhelmine, et le grimd-duché de Luxembourg au duc Adolphe de Nassau.
Guillaume {ordre de), ordre néerlandais, créé en 1815 par Guillaume Pr d’Orange-Nassau, roi des Pays-Bas. Il comprend quatre classes ; le ruban est moiré orange, avec un filet bleu sur chaque bord.
Guillaume-Alexandre de Nassau, grandduc de Luxembourg, né à Biebrich-sur-le-Rhin, mort à Colmarberg (1852- 1912). Fils du gr.and-duc Adolphe.
Guillaume I" de Hohenzollern (1797-1888), roi de Prusse en 1861, empereur allemand de 1871 à 1888. Second fils de Frédéric - Guil laume III. il succéda à son frère l’ rédéric-Guillaume IV. Il gouverna énergiquement, en prenant pour principal ministre le comte de Bismarck ; reconstitua sur de très fortes bases l'armée prussienne, se ligua avec l’Autriche pour écraser le Dancmark( 1864), tourna ensuite ses armes contre son alliée, qu'il battit à Sadowa (1866), et vainquit la France, à laquelle il enleva, au traité de Francfort, l’Alsace et une partie de la Lorraine (1870-1871).
Guillaume II, petit-llls du précédent, roi de Prusse et empereur allemand, fils de F’rédéric III et de l'impératrice Victoria, sœur d’Edouard VII ; né à Bei'Iin en 1839, couronné en 1888. H se débarrassa de la tutelle de Bismai’ck et pr.atiqua une politique militaire tendant au développement de la puis¬
sance et de la richesse de l'Empire allemand par l’essor de la production agricole et industrielle, parla constitution d’un outillage économique très perfectionné, par l’accroissement de l’armée et du matériel de guerre, par la création d’une forte marine de guerre et d’une flotte aérienne. D’aulre part, Guillaume Il inculquait aux populations de l’Empire le sentiment de la supériorité de l’Allemagne [sur les autres peuples ; il s’efforçait d’en achever Tunification en une foi aveugle eu sa personne, et il persécutait cruellement les Polonais de la Posnanie, les Danois du Slesvig et les Alsaciens-Lorrains qui refusaient de se laisser ainsi germaniser. En même temps, il cherchait aux produits de l’industrie allemande des déboucliés dans les pays d’outre-mer (dans le Levant, en Chine, en Afrique), et il ajoutait Kiao- T chéouauxcolonies derEmpire. 11 eût voulu y joindre le Maroc ; de là, depuis 1905, des démêlés avec la France, qui faillirent amener un conflit armé et qui inquiétèrent les autres puissances européennes. La politique balkanique de Guillaume inquiéta aussi la France, la Russie et l’Angleterre ; elle est à l’origine de la Grande Guerre, que le kaiser a voulue et dont il est l'auteur responsable. De 1914 à 1918, Guillaume II n’a jamais pris une part personnelle aux opérations militaires, mais il n’a rien fait pour adoucir les multiples horreurs d'une guerre que son état-major avait voulue barbare et impitoyable ; il s’est contenté de parler et de parader jusqu’au jour où, renversé de son trône et vaincu, le « Seigneur de la Guerre » a cherché asile aux Pays-Bas. Il s’y réfugia le 10 novembre 1918 et signa son abdication dix-huit jours après.
Guillaume au Court-Nes ou Guillaume d'Orange, héros d’un des trois grands cycles épiques du moyen âge. dont les traits paraissent avoir été fournis par Guillaume, comte de Toulouse. V. Guillai;me {saint).
Guillaume de Champeaux. V. Champeaux.
Guillaume de Digulleville, moine cistercien et poète français du xiv» siècle, né à Digulleville (Manche) (1330-1355), auteur d’un immense poème allégorique, divisé en trois parties i Pèlerinage de la vie humaine, de Vâme, de Jésus-Christ.
Guillaume de Jumièges, dit Calculas, moine de l’abbaye de ce nom (xt« s.), auteur d une histoire des Normands.
Guillaume de Lorris, poète français, né à Lorris, m. vers 1230 ; auteur de la première partie du human de la Rose, poème allégorique que, quarante ans plus tard, Jean de Meung continua.
Guillaume de Machaut, poète et musicien français (1303-1377). Il fut attaché au service de Jean de Luxembourg, roi de Bohême, et de sa fille Bonne, reine de France. Il a mis à la mode les formes du rondeau, de la ballade et du lai. En musique, il fut un des créateurs de l’art harmonique.
Guillaume de Nangis, moine de Saint-Denis, chroniqueur français du xui« siècle ; il a raconté l’histoire de saint Louis et de Philippe III.
Guillaume de Saint-Amour, théologien français, né à Saint-Amour (Franche-Comté) [1210- 1273]. Recteur de l’üniversité de Paris, il fut l’adversaire déterminé des moines qui s’efi'orçaient d’accaparer l’enseignement de l’Université.
Guillaume de Tyr, historien des croisades, archevêque de Tyr, né probablement à Jérusalem, d’une famille française, vers 1130, m. après 1183. Il prêcha, dit-on, la troisième croisade, après la prise de Jérusalem par Saladin.
Guillaume le Breton, chroniqueur et poète né en Bretagne vers 1163, mortàSenlis vers 1227. Il fut chapelain de Philippe Auguste, dont il écrivit la vie.
Guillaume (Eugène), sculpteur franç., né à Montbard, m. à Rome (1822-1905). Membre de l’Académie des beaux-arts et de l’Académie françai.‘ie(lS98), directeur de l’Académie de France à Rome. Citons parmi ses principales œuvres : Anacréon, les Grracques, bustes de Napoléon, un buste de Monseigneur Darboy, etc.
Guillaume (Edmond ) , architecte français, né à Valenciennes, m. à Paris (1826-1894) ; il a exécuté le Monument commémoratif de la Défense de Paris (place Clichy ; on lui doit une Histoire de l'art et de l'ornement.
Guillaume Charles- Edouard), physicien suisse, né à Fleurier en 1861, directeur du Bureau international des poids et mesures à Sèvres. Il a créé le type de métal invar. Prix Nobel en 1920.
Guillaume (Albert), peintre et dessinateur humoriste français, né à Paris en 1873. Il a tracé, des moeurs parisiennes, dos caricatures bien dessinées et d’une verve joyeuse.
Guillaume Tell. v. Tell.
Guillaume Tell, drame en cinq actes et en vers de Schiller (1804), la plus populaire des pièces de ce poète. C'est la mise en œuvre à peu près exacte de la légende de Guillaume Tell.
Guillaume Tell, opéra en quatre actes, paroles de Hippolyte Bis et Jouy, musique de Rossini. Le livret retrace la fameuse légende du héros suisse : la partition est un chef-d’œuvre lyrique, l’œuvre la plus complété et la plus dramatique de l’illustre compositeur (1829). Il faut citer l’ouverture; la barcarolle ; Accours datis ma nacelle; les phrases : Il chante eti son ivresse; O Mathilde, idole de mon Ame; O ciel. Ht sais; la romance : Sombres forêts; le célèbre trio qui débute par ; Quand l'Helvétie est un champ de supplices; le cœur tyrolien ; Toi que
Toiseau ne suivait pas; la prière: Je te bénis; l'air : Asile héréditaire ; l’appel : Amis, secondes ma vaillance... Suivez-moi !
Guillaumes, ch.-I. de c. (Alpes-Maritimes), arr. et à 33 kil. de Puget-Théniers, sur le Var ; 1.000 h. Huileries, soufre. — Le cant. a 9 comm., et 4.100 h.
Guillaumet [ghi. il mil., d-mé] (Gustave- Achille), peintre français, né et m. à Paris (1840- 1887). Il a surtout traité avec un réel talent et un sens parfait de la lumière des scènes algériennes. Citons de lui : Laghouat, les Palanqu 'ins a Laghouat, etc.
Guillaumin. (Armand), peintre français, né à Paris enl841.U a, dans ses paysages de l’Ile-de-France, de la Creuse, de la Hollande, etc., cherché à fixer les effets de lumière.
Guillaumot [mo] (Charles-Axel), architecte français, né à Stockholm, m. à Pai’is (1730-1807) ; premier arcliitecte du roi, et directeur de la manufacture des Gobelins.
guille [ghi. Il mil., e] n. f. Dans le Midi, sorte de robinet. Morceau de bois conique, guillediu n. m. Manèg. V. guildin.
guilledou [ghi. Il mllj n. m. (altération probable de guilledin). Fam. Courir le guilledou, fréquenter les mauvais lieux.
gulllelmiu [ghi, il mil., èl-min], 6 adj. Qui a rapport à uh personnage historiciue ou autre du nom de Guillaume : la branche guillclmine de Bavière. Ordonnance guillelmine, rendue par François pr en 1539 à Villers-Cotterêts, sur la proposition du chancelier Guillaume Royet. Elle institua, notamment, les registres de baptêmes et de décès.
Guillomaiu (Charles-Jacob). auteur dramatique français, né et m. à Paris (1730-1799) ; il a écrit plus de quatre cents pièces pour les théâtres de la foire et des boulevards.
guillemet [ggi. ll mll., e-mèl n. m. (de Guillaume, imprimeur qui l’inventa). Petit crochet rond et double, qui se met au commencement (■■) et à la fin (») d’une citation, ou au commencement de chaque ligne de cette citation : ouvrir, fermer les guillemets.
Guillemet (Jean-Baptiste-Antoine), paysagiste français, né à Chantilly, m. à Saint- Pardoux (1842- 1918). Il a peint des vues de Paris, de Normandie, etc., dans une manière d'abord empâtée, puis allégée et éclairée sous l’influence de l'impressionnisme.
guillemeter [ghi, il mil., e-me-té] V. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : il guillemettera.) Distinguer par des guillemets : guillemeter une citation.
Guilleminot [ghi, U mil., e-mi-no] (Armand- Charles de), général et diplomate français, ambassadeur à Constantinople, né à Dunkerque, m. à Bade (1774-1840).
guillemite [ghi, Il mil.) n. m. Membre d’un ordre religieux du xii" siècle. Syn. ermite de Saint- Guillaume.
— Encycl. Selon l’opinion la plus probable, l’ordre des giiillemites ou guillelmites eut pour fondateurs trois saints ermites nommés Guillaume, Albert et Renaud, qui s’étaient retirés dans la vallée de Maleval, à trois lieues de Sienne. Le pape Grégoire IX soumit leurs disciples à la règle de saint Benoît. Leurs principaux établissements étaient dans le nord de l’Iialie et en Flandi’e. En 1298, Philippe le Bel leur donna, à Paris, le monastère autrefois occupé par les servîtes, dits blancs-manteaux : c’est pourquoi quelques auteurs les ont confondus avec ces derniers.
Guillemont, comm. de la Somme, arr. et à 16 kil. de Péronne, sur le plateau de Bapaume ; 333 h. en 1914. Ch. de f. d’Albert à Ham. Ce grand centre de résistance allemande fut enlevé le 3 septembre 1916 par les Irlandais de rarniée britannique, pendant la bataille de la Somme, après une défense de sept semaines. Il n’en subsiste plus rien.
guillemot [ghi, il mil., e-mu] ii. m. Terme général, sous lequel on réunit plusieurs genres d’oiseaux palmipèdes des régions arctiques.
— Encycl. Les guillemots sont des oiseaux plutôt petits, avec le bec court : ils volent mal, mais nagent et plongent à merveille. Les plus répandus sont le guillemot à capuchon. qui descend jusqu’en Normandie, et le guillemot à miroir, qui ne quitte jamais le Nord ; ils appartiennent aux genres pingouin et voisins.
guiller [ghi. Il mil., é]
V. a. (anc. holl. ghilen). Se dit de la bière eu fermentation, qui pousse sa levure hors du fût.
Guilleragues [yAi’. B mil., ra-pAe] (Gabriel- Joseph DE Laverg-ne, comte de), diplomate français, né à Bordeaux, m. à Constantinople en i684. H s’employa à consolider, comme ambassadeur à Constantinople, l’influence française en Orient.
guilleret, ette [gkl. a mll., e-rè, é-fe] adj. Vif et gai : homme guilleret, air guilleret. Très libre, léger. leste : propos guillerets.
guillerettement [ghi, il mil., e-rè-te-man] adv. D'une manière guillerette.
guilleri [ghi. Il mil.] n. m. Chant du moineau. Guilleri, surnom donné à trois frères qui, pendant la Ligue, se distinguèrent par leurs brigandages, et dont les aventures ont été le sujet de chansons et de complaintes, notamment celle du Compère Guilleri.
Guillestre [ghi. Il mil., ès-tre\, ch.-l. de c. Hautes-.Alpes), an-, et à 20 kil. d’Embrun, au confl. delà Chagne et du Rioubel ; 1.370 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 11 comm. et 2.710 h.
Guilliers, comm. du Morbihan, arr. et à 10 kil. de Ploêrmel ; 2.190 h. Minoterie.
Guilliomarc’ll, comm. du Finistère, arr. et à 14 kil. de Quimperlé, près du Scorff ; 1.230 h.
Guill-auiue II.
Eug. Guillaume.
Guilloches : 1. A main ; % A marteau.
GUI
guillochage [Shi, il mil.] n. m. Action, manière de guillocher. Son résultat.
guilloc]ie[(?/ii,Umll.]n.f.Burinpourguillocher.
guilloclié [ghi,
/I mil. 1 n. m. Action de l J" rM
guillocher; ouvrage de ~
guillochis.
guilloch.er [ghi,
Il mil., û-e/iél V. a. (du n. pr. Guilloche). Orner d'un guillochis :
guillocher un cadre.
guilloclaeur \ghi, U mil.] adj. et n. m. Ouvrier qui guilloche.
guillochis [ghi, U mU., o-cki] n. m. Ornement composé de traits ondés, qui s’entrelacent ou se croisent avec symétrie.
guillochure [ghî, U mil.)
n. 1'. Entre-croisement de traits gravés en creux.
guilloire [ghi, U mil.] ad], et n. f. Se dit de la cuve dans laquelle on ajoute au moût cuit en infusion le houblon, puis la levure, afin de parfumer et de faire fei'menter la bière.
Guillou [ghi, H mil.] ch.-l.
de c. (Yonne), arr. et à 16 kil. Guillochis. d’Avallon, sur lelSerein; 780 h. . ~ onr,
Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 16 oomm., et o.300 h.
Guillou, comm. du Doubs, arr. et à 9 kil. de Baume-les-Dames ; 110 h. Eaux minérales, ferrugineuses carbonatées et sulfurées calciques.
Guillou (Marie-Nicolas-Silvestre), théologien et prédicateur, né à Paris, m. à Montfermeil (1760-1847). Evêque de Beauvais, il dut démissionner pour avoir administré à l'abbé Grégoire les derniers sacrements.
Guillot, personnage de la fable de La F ontaine : le Loup devenu berger, fable dont on cite les deux vers suivants :
Il aurait volontiers écrit sur son chapeau :
C’est moi qui suis Guillot, berger de ce troupeau,
pour désigner l’homme qui se plaît à afficher ses titres, ses richesses, etc.
Guillot-Duhamel (Jean -Pierre -François), ino-énieur et métallurgiste français, né à Nicorps (ivfanche), in. à Paris (1730-1816). Membre de l'Académie des sciences (1793). Il a été le véritable initiateur en France de l’exploitation rationnelle des mines et de l'art du métallurgiste.
Guillot-Gorju ( Bertrand Hardouin de Saint-Jacqces, dit), farceur français , né à Melun , m. à Paris (vers 1593-1648). Il succéda à Gauthier-Garguille à l’hôtel de Bourgogne.
Guillotière [ghi, U mil].
(La), faubourg industriel de Lyon, sur la rive gauche du Rhône.
Guillotin [g Ai, U mil.] (Joseph-Ignace), médecin français, professeur d'anatomie à la faculté de Paris, né à Saintes, m. à Paris (1738-1814). Député de Paris en 1789, il demanda un unique supplice pour tous ceux qui devaient être livrés au bourreau; l’instrument adopté fut appelé, , de son nom, guillotine. Plus tard, il prit une part active au rétablissement de l'Académie de médecine.
guillotine [ghi, il mll.] pr.). Instrument de déca- — = pitation pour les condamnés à mort : la guillotine fut dressée en permanence pendant la Terreur. Peine de mort.
Fenêtre à guillotine, fenêtre s'ouvrant .au moyen d’un châssis glissant entre deux rainures verticales.
— Encycl. Guillotin n’a pas inventé la guillotine, bien qu'on ait persisté à donner son nom à cet instrument de supplice, qui était déjà en usage, dès le commencement du
xvi= siècle, dans quel- Fenêtre à guillotine, ques provinces du midi . . ,
de la France et en Italie, £>"‘1011116.)
où cette machine se nommait mannaja. Le docteur Guillotin ayant proposé à l’Assemblée nationale, en 1789,1a décollation par une machine, on appela aussitôt guillotine le futur instrument de supplice, mais ce n'est qu’à la fin de 1791 que le comité de législation chargea le docteur Louis d’étudier et de construire une machine pour trancher les tètes.
Adopté le 20 mars 1792, le nouvel instrument (d’abord appelé la Louison ou la Louisette) fonctionna pour la première fois le 23 avril suivant.
L’échafaud secompose essentielle mentde deuxmon-
Guillot-Gorju.
f. (de Guillotin n.
M.-M. Guimard.
Guillotine.
UiCUlUC VACUA. lAlWlA
tants élevés sur des madriers posés en croix sur le sol. Entre les deux montants descend une lame triangulaire, dont la chute est commandée par un simple
bouton Le corps du patient, fixé sur une planche mobile, est amené sous le couteau, de façon que le cou soit pris et maintenu entre deux planches, dont la supérieure est mobile, et qui, au moyen d un évidement semi-circulaire de chacune d elles, forment un trou (la lunette).
guillotiné, e igAi, il mil.] adj. et n. Qui a eu la tète tranchée par la guillotine.
guillotinement [gAi, il mil., munln. m. Action de guillotiner. (Peu us.)
guillotiner [g Ai, il mil., né] V. a. Trancher la tète au moyen de la guillotine.
guillotineur [gAi, il mil.] n. m. Lam. Celui qui fait guillotiner ou guillotine.
GuillOUtet (Louis -Adhémar. marquis de), homme politique français, né à Port-Sainte-Marie (1819-19Ü2). Député des Landes au Corps législatif sous le second Empire, il attacha son nom à un amendement à la loi sur la presse, aux termes duquel une amende frapperait toute allégation relatée à la vie privée, qui, disait-il, doit être murée. On fait allusion dans la conversation au mur de ta vie privée, au mur Guilloutet.
Guilmant (Félix-Alexandre), organiste et compositeur français, né à Boulogne-sur-Mer (1837-1910) auteur de pièces pour orgue, de messes, etc. ; il entreprit la publication des œuvres des anciens organistes.
Guilvinec (Le), comm.
du Finistère, arr. et à 34 kil.
de Quimper ; I-.IÛO h. Ch. de f.
Port de pèche. Conserves de poissons.
Guimaëc, comm. du Finistère, arr. et à 15 kil. de Morlaix ; 1.380 h.
Guimaraens, V. du Portugal (prov. d'Entre- Douro - et - Minho ) , près de l’Ave ; 8.200 h. Coutellerie, quincaillerie, toiles.
Guimard [ghi-mar] (Marie-Madeleine), danseuse célèbre de 1 Opéra, nee et m. à Paris (1743- 1818). Elle connut les grands succès et la fortune fastueuse ; mais, ruinée par ses folies, elle mit son hôtel de la chaussée d Antin en loterie. En 1789, elle épousa le danseur Despréaux.
Guimard (Henri-Germain) architecte français, né à Lyon en 1867. A.
appliqué dans ses constructions et décorations le stijtemoderne. qui fut même appelé un moment style Guimard.
guimauve [gAimô-ve] n. f. (lat. pop. hibiscomalva, dérivé du gr. hibiskos, mauve, et lat. malva, mauve). Espèce de mauve qui a la tige plus haute et les feuilles plus petites que la mauve ordinaire.
— Encycl. Les guimauves [alihæa] sont des herbes vivaces, hautes, à fleur blanc rosé ; elles habitent les prés humides. On cultive fréquemment dans les jardins
la guimauve officinale , , ,
et la rose trémiire. Les Guimauve : a, etammes ; i, fruit, fleurs, les feuilles et les ,
racines ont des propriétés mucilagineuses et émollientes. On les emploie sous forme de tisanes, de pastilles ou de pâtes.
Guimbal, v. et port des Philippines (île de Panay) ; 13.000 h. Bois de teinture.
guimbarde [gAfn] n. f. Chariot à quatre roues, long et couvert. Pop. Mauvaise voiture. Petit instrument formé d'une languette d'acier placée entre deux branches métalliques arrondies, puis rapprochées, et dont les enfants jouent en le tenant entre les dents et en faisant vibrer la languette.
Danse ancienne. Fam. Mauvaise guitare.
Petit rabot pour aplanir le fond des creux.
guimée 'ghi-mé] n. f. Bâton d’un étendoir de blanchisseuse, d'un séchoir de papetier.
Guimet (g Ai-juéj (Jean-Baptiste), chimiste et industriel français, né à'Voiron, m. a Lyon (1793-1871) ; il inventa la fabrication de 1 outremer artificiel. — Son fils, Emile- Etienne, industriel, littérateur, compositeur et orientaliste français, né à Lyon, m, à Fleui'ieu-sur-Saône (1836- 1918), fondateur, en 1878, du Musée Guimet. Comme littérateur, Guimet a donné des récits de ses voyages et des travaux d'érudition ; Plutarque en Egypte, le Dieu d'Apulée, etc. Comme compositeur, on lui doit un ballet, un opéra ; Taï-Tsoung, etc.
Guimet (Musée) ou Musée des Religions, à Paris, qui renferme des colleciions remarquables du Japon, de la Chine et des Indes, et dont Guimet fit don à l’Etat en 1884. Ce musée s'est enrichi depuis d’intéressantes collections, provenant notamment des fouilles d’Antinoé (momie de Thaïs).
Guimiliau, comm. du Finistère, arr. et à 19 kil. de Morlaix ; 1.450 h. Ch. de f. Et.
guimoisseronouguimoisson [gAi] n.m.
Nom vulgaire du très jeune saumon.
Guimond de La Touelie [ghi-mon] (Claude), auteur dramatique français, né à Châteauroux (1723-1760] ; son œuvre capitale est une Iphigénie en Tauride.
Guimbarde.
E. Guimet.
GUI
guimpe [ghin-pe] û. f. (anciennem. guimple, de l'ano. h. ail. wimpal). Pièce de toile qui couvre la tête des religieuses, leur encadre le visage et leur tombe sur la poitrine. Sorte de fichu en dentelle ou en guipure que portent les dames. Petite chemisette brodée qui paraît hors de la robe et monte jusqu'au cou.
guimper [ghin-vé] V. a. Vêtir de la guimpe. Fig. Faire entrer au couvent. (Vx.) Doucine guimpée, doucine dont la baguette est plus haute que le bas du'talon. Guimpe.
guimperie [ghin-pe-rl] n. f.
Industrie du guimpier. Fil dont on fait les galons, etc.
guimpier [ghin-pi-é] n. m. Fabricant de guimpes.
Guitl ou Dudingen, comm. de Suisse (cant. de Fribourg) ; 3,470 h. Elève de bétail ; industrie laitière.
guinclie n. f. Outil de bois, dont le cordonnier se sert pour polir les talons, les semelles.
guinch.0 n. m. Arg. Bal public. N. f.
Danse.
guinclier v. n. Arg. Danser, guinclieur [g Ain] adj. et n. m. Se dit d'un cheval qui, en s’appro, chant de l'écurie, couche les oreilles, frappe du pied, essaye ou feint de chercher à mordre. Guinche.
guindage [gAin] n. m. (de guinder).
Action d’élever des fardeaux au moyen d’une machine, ou de hisser un mât. Ensemble des cordages, poulies, etc., qui servent à guinder. Elévation nécessaire pour guinder.
guindal [gAin] n. m. Appareil pour soulever les fardeaux sur un navire.
' guindant [ghin-dan] n. m. Mar. Hauteur d’un pavillon. (La hauteur se nomme le ballant.)
guindas [ghin-dass] n. ni. (island. vindass). Mar. Cabestan horizontal. Gymn. Syn. de vindas.
guindé n. f. lallem. winde). Petite presse de tondeur de drap, à moulinet et sans vis. Grue à bras pour élever les fardeaux.
guindé, e [gAin] adj. Affecté. Ampoulé, emphatique ; personnage, style guiitdé.
guindeau [gAin-dô] n. m. Cabestan horizontal pour lever les ancres des bâtiments du commerce.
A, guindeau en bois ; B, petit guindeau ; C, guindeau à vapeur.
guinder [ghin-dé] V. a. (ano. ail. wvndan). Lever, hisser au moyen d’une grue, d’une poulie, etc. Fig. Elever, hausser avec effort : guinder son style. Se guinder v. pr. Prendre un ton affecté,
guinderesse [ghin-de-ré-sé\ n. f. Gros cordage pour guinder un mât.
guinderie [ghin-de-rî\ n. f. Manières d’une personne guindée.
guindoule [gAin] n. f. Appareil servant à décharger les navires.
guindrage n. m. Longueur des écheveaux, dans l'industrie de la soie. (Syn. de guindage.)
guindre [ghin-dre] n. m. (mot provenç.). Petit métier servant à doubler les soies filées avant de les passer à l’ourdissoir.
guinée rgAi-né] n. f. (angl. guinea). Monnaie de compte anglaisé, valant 26 fr. 48 c. : la guinee, remplacée par le souverain, n'est plus qu'une monnaie de compte. Toile de coton fabriquée en Angleterre surtout en vue du commerce avec les nègres de Guinée et, en général, de toute l’Afrique occidentale.
Guiné© [ghi-né], nom de la partie occidentale de l'Afrique qui s’étend de la Sénégambie au Congo et que baigne le golfe de Guinée. (Ilab. Guineens.) Elle comprend les pays qui portent les noms de Guinée portugaise et Guinée française, Sierra-Leone, Libéria, Côte d’ivoire. Côte de l'Or, Dahomey, Nigeria Afrique Equatoriale française (anciens Came, roun, Gabon et Moyen-Congo) et Guinée espagnole. Des trois pays qui conservent le nom de Guinee, le plus septentrional est la Guinée portugaise ; 820.000 h., oh.-l. Bolama', cire, huile de palme. La Guinée française, appelée autrefois Rivières du Sud. est une des colonies du gouvernement general de l'Afrique occidentale; 1.810.000 h. Ch.-l. Konahry. Région montagneuse, s’élevant par degrés jusqu au Fouta-Djalon, arrosée par la Grande Scrarie, la Mellacorée, lerio Pong^o, etc. Caoutchouc, arachides» café. La Guinée espagnole a 140.000 h.
Guinée (Nou'velle-). "V. noüvelle-Guinée.
Guinegatte [gAi] (auj. Enguinegatte), viU.ige du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer ; 460 h. Bataille entre les troupes de Louis XI et celles de Maximilien d’Autriche en 1479. Les Français, commandés par le duc de Longueville et le maréchal de La Palice, y furent vaincus (1513) par les Anglais ; on appela cette bataille la Journée des Eperons.
Guînes [ghi-ne], eh.-l. de c. (Pas-do-Calais), arr. et à 27 kil. de Boulogne, sur le canal homonyme ; 4.410 b. (Guinois). Ch. de f. N. Brasseries, construo-
GUI
Armes de Guingamp.
GUI
tion de bateaux ; commerce de bois. V. Camp du DRAP d'or. — Le cant. a 16 comm., et 2.330 h.
Gulnes ou Ardres ( Traité de), traité entre François l'r et Henri 'VIII d’Angleterre, qui s’engageait à rétrocéder Boulogne à prix d’argent (1546).
guinette [ghi-nè-te] n. f.
Nom ancien de la pintade.
Guingamp [ghinghan], ch.-l. d’arr. (Côtes-du- Nordj, à 32 kil. de Saint- Brieuc, sur le fleuve côtier Trieux : 9.390 h. (Guingampois) . Ch. de f. Et. Filature de lin, fabrication d’étoffes. — L’arr. a 10 cant.,
78 comm., 128.400 h. ; le cant. a 8 comm., et 18.610 h.
guingan [ghin-ghan] n. ra. Toile de coton, fine et lustrée, fabriquée originairement à Guingamp.
guingois [ghin-ghoi\ n. m.
Démut de rectitudCj de régularité, au pr. et au fig. ; batiment, esprit, dans lequel il y a du guingois.
Loc. adv. : De guingois, de travers.
guinguenasse [ghin-ghe-nase] n. f. Filet dormant en forme de ti'amail.
guinguet [ghin-ghè] n. m.
Camelot d’Amiens, uni ou rayé.
guinguette [ghin-ghi-te] n. f.
Cabaret de banlieue. Autref., voiture découverte à deux roues. Sorte de jeu de cartes.
guinguettier [ghin-ghè-ti-€\ n. m. Individu qui tient une guinguette.
guinguin [yhin-ghin] n. m.
Petit panneau de parquet.
Guinicelli ou Guinizelli (Guido), poète italien, né à Bologne, m. en 1276, un des prédécesseurs de Dante.
guinot [ghi-no\ n. m. Nom vulgaire du pinson.
guiorer [ghî-o-ré] v. n. En parlant de la souris, faire entendre son cri.
guipage n. m. Action de guiper. Tresse de chanvre ou de fibre végétale, séparant les fils métalliques des câbles électriques.
Guipa'V’aS, comm. du Finistère, arr. et à 91 kil. de Brest ; 5.240 h.
Tanneries, produits chimiques.
guipé : ghi] n. m. Dessin de dentelle sur vélin, imitant la guipure.
Guipoly comm. d’ille- et -'Vilaine, arr. et à 20 kil. de Rennes ;
guiper Ighi-pé] V. a. (goth.
weipan). Travailler ou dessiner sur Je vélin en façon de guipure. Travailler avec le guipoir ; guiper des franges.
guipoir [g/ii] n. m. Outil dont se sert le passementier pour' faire des torsades, pour guiper.
gUipOU [ghi] n. m. Gros pinceau fait de morceaux d’étoffes de laine ou d'une brosse servant à étendre le brai sur la carène des navires. Linge attaché au bout d’un bâton et servant à mettre les peaux en chaux.
guipure [ghi] n. f. (de guiper). Dentelle de fil eu de soie, à larges mailles et sans fond, dans laquelle il entre de la cartisane. Dessin or, figure rappelant la guipure par sa forme.
— Encycl. Le nom de guipure doit être donné à toutes les dentelles antérieures au xvuic siècle. (V. DENTELLE.) Les principales guipures sont : la guipure de Venise, la plus belle de toutes, caractérisée par une série de points, où les vides sont remplis de fils lancés et ornés à leur croisement de boucles, de picots, de cœurs ; la guipure point de rose, guipure vénitienne, élégante, plus minutieuse, mais moins riche; la guipure point Colbert, composée de points à grands reliefs, avec rinceaux épanouis de Heurs gracieuses ; la guipure de Cluny, jolie guipure aux fuseaux, en fil crème ou Wanc, qui se fait en Auvergne ; la guijiure du Puy, guipure d’Auvergne aux fuseaux, faite en soie noire ou en laine ; la guipure de Flandre, aux fuseaux et à l’aiguille, recherchée pour la décoration des rideaux, des lits, des toilettes, etc. ; la guipure d'Irlande, faite au crochet et qui a rarement un cachet artistique ; la guipure imitation, imitation de guipure faite à la mécanique.
Guipuzeoa, prov. de l’Espagne septentrionale (hab. Guipuzeoans . Ch.-l. Saint-Sébastien.
Guiraud (saint), évêque de Béziers, né près de cette ville, m. en 1123. Fête le 5 novembre.
Guiraud [ghi-r ô]
(Alexandre) , poète français , né à Limoux, m. à Paris (1788-1847) ; auteur de l’élégie célèbre ; le Petit Savoyard.
Guiraud (Ernest), compositeur dramatique français, né à La Nouvelle-Orléans, m.
à Paris •1837-1895), musicien savant, au style sobre et coloré : auteur'de : Madame Turlnjiin, Piccolino, Frédégonde. Traité pratique d’instrumentation.
Guiraud (Paul), historien français, né à Cenne-
Monestiés, m. à Paris (1850-1907) ; auteur de travaux remarquables sur les institutions de la Grèce ancienne ; membre de l’Aeadémie des sciences morales et politiques (1906).
guirlande 'ghir] n. f. (ital. ghirlanda). Cordon ornemental de verdure, de fleurs, etc. Série de personnes, d’objets disposés en forme de guirlande.
Petite bande de métal façonnée, au bord du pavillon d’une trompette ou d’un cor. Choix de petites poésies. Pièces de liaison de l’avant ou de l’arrière des navires.
Guirlande de Julie {la), recueil de madrigaux que le duc de Montausier composa avee la collabo¬
ration de la plupart des beaux esprits du temps, en l’honneur de Mil® Julie d’Angennes, fille de la marquise de Rambouillet. La Guirlande comprend vingtneuf fleurs, auxquelles se rapportent les poésies. L’ensemble est un manu.scrit, chef-d’œuvre de calligraphie, dù à Nicolas Jari"}' ; mais les miniatures.
Garde et le X» corps prussiens y subirent de fortes pertes. — La deuxième bataille de Guise eut lieu les 4 et 5 novembre 1918 ; l’armée Debeney (l” armée française) vainquit les Allemands de von Ilutier et les obligea à abandonner la position Ilunding.
Guise, branche cadette de la maison do Lorraine, dont les membres principaux sont : Claude de Lorraine (premier duc de), fils do René II, duc de Lorraine. Il servit François It contre Charles-Quint (1496-1550) ; — Jean de Lorraine, dit DE Gdise, frère cadet du précédent, cardinal (1498-1650) ; — François de Lorraine, 2« duc DE Guise, dit le Balafré, en raison d’une blessure reçue au siège de Boulogne, fils ainé de Claude et d’Antoinette de Bourbon, né au château de Bar, m. à Saint-Mesmin, près d’Orléans (1519-1563). Homme de guerre habile, il défendit Metz contre Charles- Quint, combattit à la journée du Renty, reprit Calais aux Anglais, et assista, en 1562, au massacre de Wassy. Il eut avee son frère, le cardinal de Lorraine, l’entier maniement des affaires pendant le règne de François II, qui avait épousé sanièce, Mario
peintes par Robert, ne valent guère mieux que la poésie, qui, en général, est ïaible et alambiquée (1641).
guirlander [ghirlan-dé] V . a . Faire des guirlandes, orner de guirlandes.
guirlandeur [ghir] n. m. Fig et fam. Flatteur.
guisard [ghu-i-zar], 0 n. Partisan de la maison de Guise, ligueur.
guisarme [ghu-i-zarme] n. f. Arme d’hast, à fer asymétrique, prolongé en lame de dague et possédant un ou deux crochets sur le dos.
guisarmier [ghu-i-zar-mi-é] n. m. Soldat ar-
Guirlande
E. Guiraud.
Guisarme (1,500).
mé d’une guisarme : les francs-archers furent longtemps appelés guisarmiers.
Guiseard [ghis-kar], ch.-l. de c. (Oise), arr. et à 33 kil. de Compiègne : 1.300 h. Ch. de f. Chaux, sucrerie. Repris aux Allemands par les Britanniques en mars 1917. — Le cant. a 20 comm., et 5.910 h.
Guiseard (Robert), y. Robert.
Guiscriff, comm. du Morbihan, arr. et à 61 kil. de Pontivy, non loin de l’Ellé ; 4.970 h. Ch. de f. Beurre.
guise [ghi-ze] n. f. (anc. ail. misa).
Manière, façon d’agir, de parler particulière à quelqu’un ; fantaisie, goût individuel : vivre à sa guise ; chacun se gouverne à sa guise. En guise de loc.
prép., en place, en manière de ; porter une couverture en guise de châle.
guise tghi-ze] n. f. Petite cuvette dans laquelle on moule la fonte dure destinée à la fabrication de l’acier.
Jeu de bâtonnet.
Guise [ghu-i-ze], ch.-l. de c. (Aisne), arr. et à 23 kil. de Vervins sur l’Oise ; 7.780 h. (Guisards). Ch. de f. N.
Carrières, métallurgie. Célèbre familistère Godin. Patrie de Camille Desmoulins. En partie détruit au cours de la Grande Guerre. — Le cant. a 21 comm., et 18.910 h.
Guise (Bataille de). Au cours de la retraite stratégique franco-britannique du 24 août au 5 septembre 1914,
Tarmée Lanrezac livra à Guise, du 28 au 30 août, à l’armée von Bülow, une batailla qui fut une demi-victoire ; la
Stuart, et il devint, au début des guerres de religion, le chef des troupes catholiques ; il fut tué d’u.a coup de pistolet par Poltro de Méré, gentilhommo protestant ; — Charles de Guise, cardinal de Lorraine, frère du précédent (1526-1574). U eut une grande influence au conseil du X'oi et aurait fait établir Tlnquisitionen France, sans l'opposition de Michel de L’Hospital.
Il représenta le parti catholi- , que au colloque de Poissy (1561), où il lutta d’éloquence contre Théodore de Bèze ; — Louis I^r DE Lorraine, cardinal de Guise, frère des précédents (1527-1578).
Fin diplomate, mais sans ambition, il songea surtout à bien vivre, et fut, selon L’EstoUe, le y, cardinal des bouteilles ; — «l Henri I®!, 3» duo de Guise, dit f/B aussi le Balafré (en raison M d’une estocade reçue à la journée de Dormans), fils aîné de François de Guise. François (1550-1588). Il se signala dans une campagne contre les Turcs en 1566, combattit à Jarnac et à Moncontour, dirigea le massacre de la Saint-Barthélemy et entreprit de profiter des services qu’avait rendus sa famille, de sa popularité auprès du peuple parisien et du discré-
Guipure : 1. De Venise ; 2, De Flandre : 3. D’Irlande ; 4. De Cluny ; 5. Mécanique*
GUI
Henri de Guise.
Guitare : A, cintre de
dit où était tombé Henri III, pour prendre la couronne. Mais, après la Journée des Barricades, qu'il avait provoquée, Henri 111 réussit à s'enfuir à Blois, où Henri de Guise , qui n'avait pas su profiter de sa victoire, se rendit à son tour.
Le roi l'y fit assassiner par sa garde fidèle des Quarante- Cinq. On avait essayé de prémunir Henri de Guise contre les projets du roi.
■1 11 n'oserait 1 » réponditil avec dédain. Henri 111 alla, après l’assassinat, contempler son cadavre. « Qu'il est grand ! s'éoria-t-il ; plus grand encore, mort que vivant. — Louis 11 DE Lorraine, cardinal de Guise, frère du précédent (1555- 1588), archevêque de Reims ; il fut tué à coups de hallebarde, le lendemain de la mort de son frère. — Charles de Lorraine, 4® duc DE Guise, mort en exil en Italie (1671-1640). — Henri de Lorraine, 6® duo de Guise, fils du précédent (1614-1664). Esprit brouillon et indiscipliné, il seconda à Naples, en 1647, la révolte des Napolitains et de Masaniello contre l'Espagne.
Guise {Assassinat du duc de), tableau célèbre de Paul Delaroche (1836), au musée de Chantilly. Le cadavre du duo est dans un vide impressionnant. Le groupe des assassins s'expliquaiiLaveo le roi est très parlant. La figure de Henri III, se glissant hors de la portière, avec une expression de curiosité satisfaite, est excellente. (V. p. 1006.)
guiseau [ghi-zô] n. m.
Nom vulgaire d'une variété d’anguille à ventre jaunâtre, qu'on appelle aussi pimperneau.
g'UiSSe [pfti-se] n. f.
Nom vulgaire de la gesse.
GuiSSény, comm. du
Finistère, arr. et à 36 kil. de la lucarne ; B, aisseliers ; Brest ; 2.670 h. (Guisséniens). c, liens guitares. Plage de sable. Minoterie.
guitare [sAi] n. f. (esp. guitarra; du latcilhara). Instrument de musique à six cordes, qu'on pince avec les doigts ; pincer de la guitare. Fig. et fam. Répétition monotone et fatigante : c'est toujours la même guitare! Charpent. Assemblage de pièces de bois courbes, servant dans la construction des toits, des lucarnes.
— Encyol.' Musiq. L'origine de la guitare est orientale, et l'on croit qu’elle fut introduite par les Arabes en Espagne, où elle est devenue en quelque sorte un instrument national. La guitare, qui comprenait autrefois quatre ou cinq cordes doubles, comprend aujourd'hui six cordes simples, accordées ainsi : mi, la, ré, sol, si, mi. L'étendue de l’instrument est de trois octaves environ.
Les trois premières cordes sont en soie filée de laiton, les trois cordes supérieures sont de boyau. La table supérieure est percée d’une ouverture ronde appelée.
rosace. Le manche, long et large, est divisé, dans sa longueur, en un certain nombre de cases à l'aide de petits sillets qui indiquent la place des doigts, guitarerie [ghî, rt\ n. f. Par plaisant. Ensemlile de gens jouant de la guitare.
guitariser
guitare.
guitariste [ghi-ta-ris-te] n. Qui joue de la guitare.
guitarra n. f. instrument de musique portugais, à six cordes métalliques doubles, que l'on pince avec les ongles ou au moyen de médiators spéciaux, fixés à l'extrémité du pouce et de l'index de la main droite.
guiterue [ghi-tèr-ne\ n. f. Ancienne guitare. Mar. Arc-boutant qui soutient une machine à mater.
guit-guit [ghurit'-ghu^it'] n. m. Genre de passcA'eaux ténuirostres, de forme élégante et aux couleurs vives, qui habitent les régions chaudes de l’Amérique. PI. des guits-guits.
guiton [ghi] n. m. Mar. Nom des deux gardes de six heures faites par l'équipage d'un bâtiment, quand il se compose de moins de cinq quarts.
Guiton [pAii (Jean), né et'm. a La Rochelle (1586- 1654), arm iteiir ; maire pendant le siège de cette ville par Richelieu, il se rendit célèbre par l'énergie de sa résistance. Il avait posé sur la table du conseil un poignard, jurant de l’enfoncer dans la poitrine de quiconque parlerait de se rendre. Richelieu le nomma plus tard capitaine de vaisseau.
guitoune n. f. (de l'arabe kitoun, tente), -i/j. milit. Tente.
guitmn [ghi] n. m. Goudron dont on enduit les navires.
Guîtres [pw-lre], ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 16 kil. de Libourne, sur Tlsle ; 1.440 h. (Guîlrayids). Ch. de f. Et. 'Vignobles. — Le cant. a 13 comm., et 11.260 h.
Guitry(Lucien-Germain), acteur français, né et m. à Paris (1860- 1925); artiste remarquable par sa diction, son jeu sobre et naturel, et par une réelle puissance
Guitare.
Accord de la guitare.
\ghi-ta-ri-zé] v. n. Jouer de la
Guil-guit.
Lucien Guitry.
dramatique. — Son fils S’ac/ia, né à Pélrograd en J 885, acteur et autour dramatique ; a écrit et joué des comédies d une fantaisie très personnelle : la G7e/, le Veilleur de nuit, la Pinse de Berg-op-Zouni, et des sortes de monographies dramatiques : Deburau,
Pa leur, Béranger.
Guittone d’Arezzo, poète italien, né à Santa-Firmina, près d Arezzo, m. en 1294, le premier écrivain italien qui ait cherché à se dégager de Limitation étrangère (des troubadours provençaux). ‘
guivrô \ghi-vre] ou givre Iji-vre] n. f. (du lat.
vipera, vipère). Serpent fantastique, qui, dans les contes, découvre et garde les trésors cachés au fond des vieux châteaux. Blas. Serpent dévorant un enfant.
guivré, e adj. Blas. Se dit d’un attribut, d'une pièce se terminant par une tète de guivre.
Guizot [ghi-zo\ (h'rançois), homme d’Etat et historien français, membre de FAcadéinie française , né à Nîmes, m. à Val-Hicher (1787- 1874). Il fut d’abord un des maîtres les plus écoutés de la Sorbonne, puis entra dans la vie politique, et devint ministre sous Louis-Philippe. Il se montra le rival de Thiers et le défenseur des idées conservatrices, en même temps que politique trop timide à l’égard de l'Angleterre. Son refus opposé aux revendications du parti libéral provoq U ala révolution de Février 1848. (V. Février.) Historien de grand mérite, il
F. Guizüt.
lauline Guizot.
écrit; VHistoire do la Révolution d' Angleterre. Yllistaire de la civilisation en Europe et en France, VHistoire de France racontée à mes petits-enfants, dont il ne put écrire que les quatre premiers volumes, et qui fut continuée par sa fille, de Witt. Ses Mémoires ont un grand intérêt politique. — Sa première femme, Pauline de Meulan, née et m. à Paris (1773-1827), est l’auteur d'excellents ouvrages sur l’éducation : les Enfants, le Journd d'une mère. — Sa seconde femme, Elisa Dillon, née à Paris (1804-1833), publia des contes, des articles, etc. — Maurice-Guillaume Guizot, littérateur français, fils de l'homme d’Etat et de sa seconde femme, Elisa Dillon, né à Paris, m. à La Roche-Ferrand (1838-1892), traducteur des Essais de Macaulay ; auteur d’études* sur Ménandre, Montaigne.
gujan, comm. de la Gironde, arr. et à 46 kil. de Bordeaux, sur le bassin d’Arcachon ; 4.260 h. (Gujanais). Ch. de f. M. Ostréiculture.
gujarati -ghoudja] ou guzarati n. m. Langue néo hindoue, parlée dans la province de Goudjerat et adoptée par les Parsis.
Gujerat, autre orthogr. de Goud,jerat.
g'Ulden [goul-dén] n. m. En Hollande, pièce valant un florin. (Syn. guilder.)
gulaire [lè-i’e] adj. (du lat. gula, gueule). Qui se rapporte à la gueule.
Gulf-Stream [gheulf' -strlm'] {Courant du Golfe), courant chaud de l'Atlantique, qui va du golfe du Mexique à la Norvège et qui contribue à réchauffer sensiblement le climat maritime de l'Europe occidentale. Il fut découvert, dés 1513, par le navigateur espagnol Alaminos.
Gulistan (le) ou le Jardin des roses, poème du Persan Saadi, écrit en vers et en prose, traitant de sujets de morale pratique, et rempli de raison ; style brillant et gracieux (xiii® s.).
Gullegliem, comm. de Belgique. (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai), sur la Deùle ; 5.020 h.
Gulliver frérl, héros d'un roman de Swift, le Voyage de Gulliver. Cet ouvrage, satire à peine voilée des vices moraux de l'Angleterre de son temps, offre tout à la fois une fiction soutenue et des contes puérils, des ironies fines et des plaisanteries parfois grossières, une morale sensée et des trivialités révoltantes. Le but final de l'auteur est de faireressortir l'infirmité de notre nature et de jeter du ridicule sur toutes les institutions qui servent de base à la société, soit qu'il nous conduise au pays de Lilliput et nous montre les passions humaines qui s'agitent dans ces petits corps de six pouces de haut, soit qu'il nous fisse aborder à Brobdingnag, où des géants de soixante pieds de haut sont soumis, malgré leur taille et leur force, à toutes les misères des hommes ordinaires, soit qu'il nous mène dans Tile volante de Laputa, où il nous présente des savants endormis ou ridicules, ou bien au pays des Honyhnhuins, où les chevaux, êtres raisonnables, dominent l'homme entièrement abruti (1726).
gulose rZ(5-3e] n. ra. Sucre .synthétique de la famille des glucoses.
guipe n. f (allem. kolb). Pièce héraldique, qui était un tourteau couleur de gueules. (La guipe tient le milieu entre le besant, toujours de métal, et le tourteau de couleur.)
Gumbiuneu, v. d'Allemagne (Prusse), sur la Pissa ; 14.500 h. Théâtre de plusieurs combats au cours de la Grande Guerre ; victoire du général russe Rennenkampf sur les ..Allemands (18-21 août 1914).
gumène n, f. Mar. anc. Câble d’une ancre.
Gumery (Charles - Alphonse), statuaire, né à Paris (1827-1871) ; principales œuvres : le lietour de l'etifant prodigue, la Danse, etc.