‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 999 sur 1225 · GY R · texte numérisé non relu

GY R

gymnodactyle n. m. Genre de reptiles crassilingues, comprenant une douzaine d’espèces des

Gyninorhine.

Synmoglosse [jim'] adj. (du gr. pumnos, nu, et glnsaa', langue). Qui est dépourvu de radules. (Se dit de certains mollusques gastéropodes.)

gymnogyne Ijim’] adj. (du gr. gumnos, nu, et gunè, femelle). Se dit des plantes qui! portent des ovaires nus.

gymnolémates [/m] n. m. pl. Ordre de bryozoaires, comprenant des animaux marins ou d’eau douce, à bouche sans épistome. S. un gymnoUmaie.

SyniriOlIiy ce [jim'] adj. (du gr. gumnos, nu, et mukôs, champignon). Se dit des champignons dont les spires sont à nu.

gymnopleure [jim'] n. m. Genre de scarabées, comprenant des bousiers noirs ou métalliques, brillant du plus

beau vert ou du /'

rouge rubis, et habitant la région cir- I

caméditerranéenne.

gymnorMne

[jim'] n. m. Genre de passereaux dentirostres , famille des corvidés, comprenant trois espèces de l’Australie.

(Le plus commun est le gyninorhine flüteur, qui s’apprivoise bien et imite tous les chants.)

gymnoso-

mes [jim'] n. m. pl. Groupe de mollusques ptéropodes. comprenant ceux dont le corps n'est pas renfermé dans une coquille. S. un gymnosome.

gymnosophie [jim'-no-so-fl] n. f. Doctrine des gymnosophistes.

gymnosophiste [jim'-no-so-fls-te] n. m. (du gr. gumnos, nu, et sophos, sage). Philosophe d’une secte de l'Inde, vouée à l’ascétisme, et dont les membres ne portaient pas, dit-on, de vêtement.

— Encycl. Les gymnosophistes étaient voués au célibat, ne vivaient que de légumes et de fruits, s’imposaient des supplices volontaires. Ils exercèrent une action remarquable sur le monde oriental et jusque dans la Grèce. Alexandre le Grand essaya vainement, lorsqu’il les rencontra au fond de l'Asie, de les attirer à lui. Les gymnosophistes étendirent leur domination spirituelle en Arabie, en Egypte, en Ethiopie. Pythagore, semble-t-il, a connu leur doctrine ; Zenon, le sto'icien, dut apprendre d’eux à développer dans la volonté le mépris de la douleur. Leur doctrine est une socte de panthéisme immatérialiste. Pour purifier l’âme, ils mortifient le corps. Leur croyance inébranlable à la métempsycose achève d’expliquer leur vie austère.

gymnospermé [jim'-nos-pèr-mi], e adj. Bot. Qui a les semences à nu.

gymnospernies [jim'-nos-ph’-me] n. f. pl. Nom de l'une des deux grandes divisions de l’embranchement des phanérogames, comprenant les plantes chez lesquelles l’ovule est simplement porté à nu par une feuille fertile (cycadées. conifères et gnéthacées). S. une gymnosperme.

gyirtnospermie [jim'-nos-pèr-mî] n. f. Premier ordre d’une classe du système de Linné.

gymnosporange [jim' nos-po] n. m. Genre de champignons parasites, famille des urêdinées, qui développent leurs organes reproducteurs (téleutospores. écidies) sur des plantes différentes.

— Encycl. Le gymnosporange de la sabine développe ses téleutospores sur le genévrier sabine et ses écidies sur le poirier, où l'affection qu’il détermine est appelée rouille du poirier.

gymnostome j im'-nos-to-me] adj. Bot. Dont l’orilice est dépourvu d’appendices.

gymnote

[■jim'] n , m .

Genre de poissons physostomes. des rivières de l’Amérique du Nord.

— Encycl.

La seule esèce du genre

Gymnote.

.6 gymnote électrigue, est une çrande anguille, qui habite les eaux douces de l’Amérique du Sud. Ce poisson peut atteindi'e 2 mètres de long. Sa couleur est verdâtre foncé, avec la gorge jaune et rouge et deux lignes de taches jaunes sur les flancs, par où s’écoule une humeur essentiellement conductrice de l'électricité ; les appareils électriques, au nombre de deux, sont placés de chaque côté, près de 'la queue. Les décharges se produisent à la volonté du gymnote. Elles sont assez violentes pour paralyser de gros animaux, et les gymnotes s’en servent pour tuer les poissons dont ils se nourrissent. On a dit que les Indiens faisaient entrer dans l'eau des chevaux que

ces anguilles tuaient en épuisant sur eux leur force électrique et s’en emparaient ensuite sans danger. Cette tradition, rapportée par Ilumboldt, semble très exagérée. On traque les gymnotes avec de grands filets, et on les saisit en se couvrant les mains avec des gants en caoutchouc. Les commotions produisent une vive douleur et peuvent même renverser un homme : mais le choc n’est point mortel.

gymnure [jim'] n. m. Genre de mammifères insectivores, comprenant des animaux propres à la Malaisie et ressemblant à de grandes musaraignes.

gynandre adj. (du gr. gunè, femelle, et anèr, andros, mâle). Se dit des végétaux qui ont les étamines insérées sur le pistil ou sur l’ovaire.

gynandrie [drî] n. f. (de gynandre). Disposition de la fleur, dans laquelle les étamines sont soudées en un seul corps avec le pistil. Térat. Pseudohermaphrodisme chez la femme.

gynandroïde adj. et n. f. Se dit d'une femme qui présente les signes de la gynandrie.

gynandromorphe n. m. Genre d’insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, comprenant une espèce européenne, rouge et bleue, répandue dans la France centrale et méridionale.

Gyndès ijin-dèss], rlv. l'Assyrie, auj. Kara- Sûu, affl. du Tigre.

gynécée yé] n. m. (gr. gunaiheion ; de gunè, femme). Antiq. gr. et ronn A jipartement des femmes. Bot. Pistil.

— Encycl. Dans les maisons grecques importantes, le gynécée était distinct de l’appartement des hommes. Il était ordinairement placé à l’arrière de l’habitation. Il comprenait, disposées, autour d’une cour ou péristyle, une grande pièce (oikos) où se tenait la maîtresse de maison, une chambre à coucher où était le lit conjugal [thalamos), diverses chambres pour les esclaves, etc.

A Rome, sous la république, on donnait aussi le nom de gynécée à l’appartement des femmes. Sous l'empire, au moins depuis le iv® siècle de notre ère, on appela également ainsi les gardes-meubles impériaux auxquels étaient annexés des ateliers de femmes ou même de grands établissements industriels où Ton fabriquait des vêtements.

Sous la féodalité, on appelait gynécée l’atelier où travaillaient pour le seigneur les vassales ou femmes do corps.

gynécocrate n. Partisan de la gynéoocratie. gynécoeratie [si] n. f. (du gr. gunè, aikns, femme, et kratos, force). Etat qui est ou peut être gouverné par une femme, comme l’Angleterre.

gynécocratique adj. Qui a rapport à la gynécoci'atie.

gynécographe n. m. Syn. de oy'nécologüe. gynécograpllie n. f. Syn. de gynécologie. gynécologie [jt] n. f. (du gr. gunè, femme, et logos, discours). Science ou traité des organes sexuels de la femme, de leur physiologie, de leurs maladies.

gynécologique a.dj. Qui a rapport à la gynécologie.

gynécologue ou gynécologiste [yis-te] n. m. Médecin qui s’occupe de gynécologie.

gynécomanie [ni] n. f. (du gr. gunè, aikos, femme, et de manie). Amour excessif des femmes.

gynécomaste [mas-fe] n. m. (du gr. gunr, femme, et de mastas, mamelle). Homme dont les mamelles sont développées comme celles d'une femme.

gynécomas’tic [mas-ti] n. f. (de gynécomaste). Développement exagéré des mamelles chez Thomme.

gynécopatllie n. f. (du gr. gunè, femme, et pathos, souffrance). Affection des organes génitaux de la femme.

gynécophobie ou gynéphobie [fo-M] n.

f. (du gr. gunè, femme, et phobos, crainte). Crainte excessive éprouvée en présence d’une femme.

gynérion n. m. Genre de graminées festucées. — Encycl. L’espèce type du genre est le gynérion argenté, vulgairement herbe des pampas ou plumet des pampas, ou panache. C’est une graminée gigantesque, à feuilles très longues, ensiformes et tranchantes, souvent très rapprochées àla base de la plante. L’inflorescence est une vaste panicule d’un blanc soyeux, portée par une tige qui dépasse souvent 3 mètres de haut. Cette plante, originaire de l’Amérique du Sud, est cultivée dans les jardins d’Europe comme ornementale. Les panicules, séchées et teintes de diverses couleurs, parlements.

gynise [ni-ze] n. f. (du gr. gunè, femelle, pistil). Surface papilleuse du gynostème, ou bien orifice stigmatique de certaines orchidées.

gynobase [ba-ze] n. f. Portion du réceptacle floral que supporte le pistil.

gynobasique [zi-ké] adj. Qui part de la base du pistil.

gynoearde ou gynocardie fdf] n. f. Genre de bixacées, de TInde, comprenant des arbres à feuilles alternes, à fleurs axillaires ou en cymes. (Le fruit est une grosse baie renfermant des graines nombi'euses, dont on extrait une huile vomitive.)

gynocarpeadj. Bot. Qui a des semences ou des sporules nues.

gynocidion n. f. Petit renflement situé à la base du pédoncule de l’urne, chez certaines mousses.

gyno-dioïque adj. Sedit d’une. plante ayant des fleurs hermaphrodites et des fleurs femelles sur deux pieds différents.

Gynérion.

sont employées pour orner les

ap-

Gypaéte.

gyno-monoïque adj. Se dit d’une plante ayant sur le même pied des fleurshermaphrodilesct femelles.

gynophore n. m. (du gr. gunè, femelle, et phoros, qui porte). Sorte de pédicelle, au sommet duquel est porté le pistil de certaines fleurs (câprier, slerculie, etc.).

gynostème [nos-tème] n. m. (dn gr. gunê, femelle, et stèmon, filet).

Organe résultant, chez certaines plantes à ovaire infère, d'ùne concrescence entre une partie de Tandrocée et du gynécée.

GyôngyôSjv.deHongrie, dans le comitat de Heves, au pied des monts Matra; lü.44-0 h. Vins, lainages.

Gyp (Sibylle de Ri- QL’ETTi DE MIRABEAU, comtesse de Martel de Janville, arrière-petite-nièce de Mirabeau, connue sous le pseudonyme de), femme de lettres française, née à Koêtsoal (Morbihan) enlSBO. Elle a publié de nombreux ouvrages pleins de fantaisie et de verve, études curieuses de la société parisienne : Petit Bob, Petit Bleu, le Mariage de Cni/fon, le Cœur de Pierrette, V Amoureux de Line, etc. Elle a fait jouer quelques pièces : Autour du mariage. Mademoiselle Eve. etc.

gypaète n. m. (gr. gupaietos ; de pMps, vaiuour, et aetos, aigle). Genre d’oiseaux rapaces, famille des falconidés.

— Encycl. Les gypaètes sont de puissants oiseaux à long bec crochu, à large et longue queue, à ailes très vastes, qui font le passage entre les aigles et les vautours ; ils se rapprochent des derniers par leurs serres faibles, mais ils sont voisins des premiers par leur cou et leur tète munis déplumés en flèche. Brun grisâtre, plus ou moins feuve, le gypaète mesure 2 ", 60 d’envergure. Son oeil fixe, d’un rouge vif, son attitude impassible, lui donnent un aspect effrayant ; mais c’est un oiseau inoffensif et timide. La seule espèce du genre, le gypaète barbu, dit aussi vautour barbu, est répandu dans les montagnes de l’ancien monde ; il vit surtout de charognes. On a accusé le gypaète d’attaquer les bestiaux, les chamois, voire les enfants ; ce n’est guère probable ,• il plane toujours au-dessus des précipices, guettant les animaux qui s'y laissent tomber, pour les dévorer à loisir.

gyps n. m. Ornith. V. vautour.

gypse îjip-se] n. ui. (gr. gupsos). Pierre à plâtre, qui est un sulfate naturel hydraté i de chaux ; le gypse est très com- 1 mun aux environs de Paris.

— Encycl. La forme cristalline | du gypse dérive d’un prisme rhom- 1 boïdal oblique. Les macles y sont I très communes, et c’est la macle | de deux cristaux lenticulaires qui [ produit la variété connue sous | le nom de fer de lance. Le gypse, dont la déshydratation donne le | plâtre, forme une importante as- 1 sise dans la région parisienne ; lorsqu’il se rencontre en masses | grenues, on l’appelle albâtre ou 1 gypse saccharoïde ; s’il est en| masses cristallines et jaunâtres,!

c’est le grignard et pied d'alouette I de Montmartre.

SyPSSUX, eu^se [Jip-seû, Gypse en fer de eu-ze] adj. De la nature du gypse.

Qui en contient : couche gypseuse.

gypsier [jip-si-é] n. m. Ouvrier qui travaille le plâtre.

gypsies [jip-siz] n. m. pl. (de Egyptian). Nom anglais des bohémiens. S. un, une gypsy.

gypsifère adj. Qui contient du gypse.

gypsograpMe [/iin.f.

Procédé pour tirer des estampes sur plâtre.

gypsomètre [jip-so] n, m. (du lat. gypsus, gypse, et du gr. metron, mesui'e).

Appareil permettant de déterminer la teneur des vins en sulfate de potassium.

— Encycl. Le gypsomètre employé généralement est celui de Salleron. On opère en versant, dans une quantité déterminée de vin, une solution titrée de chlorure de baryum, tant qu’il y a formation de sulfate de baryte.

gypsopMle/ip-sojn.f.

Genre de caryophyllées, dont les racines servent à enlever les tachesdecorpsgrasreertaines espèces de gypsophile sont cultivées dans les jardins.

Gyptis [;'îp-tiss], personnage légendaire,, fille de Nann, chef des Ségobriges, qui occupaient l’embouchure du Rhône, lors dr la venue des colons phocéens, conduits par Euxéuc. C’était le jour où la fille du chef devait, selon Tusage, se choisir un époux en présentant à Tun des jeunes hommes rassemblés au banquet une coupe pleine. Euxène ayant été invité, ce fut à lui qu’elle offrit la coupe, et les Phocéens l'eçurent, pour fonder une ville, l’emplacement où s’élève Marseille, gyration n. f. et gyratoire adj, v. gira-

TION et GIRATOIRE.

Gypsomélre.

GYZ

GYR

gyrète n. m. Genre d'insectes coléoptères carnivores de l’Amérique du Sud, de taille moyenne, velus, à élytres lisses et brillants, dont on connaît une douzained’espèoes.

gyrin n. m. Genre d’insectes coléoptères aquatiquesde l'hémisphère boréal, dont une dizaine d’espèces habitent les environs de Paris ; la plus connue est le qyrin nageur, bronzé, ' poli.

gy r O compas

loj n. m. (de gyro, pour

Gyrocompas Sperry.

tpàj .....

gyrostat, et de compas).

Boussole marine construite et équilibrée en application du gyrostat et qui reste insensible aux influences magnétiques du bord (masses de fer de la coque, canalisations électriques, etc.).

— Enoyol. La boussole que l’on utilise à bord des navires modernes se trouve évidemment sous l'influence des masses de fer de la coque, des canalisations électriques, etc. Il serait impossible, dans les sous-marins, de se servir d’une boussole non compensée. Le gyrocompas est un instrument basé sur les propriétés du gyroscope, et qui permet d’obtenir exactement la position 'du nord géographique. ’V. oyrostat.

gyromancie [si] n. f. (du gr. guros, cercle, et manteia, divination). Divination par les cercles.

— Encycl. On trace quatre cercles concentriques, dans les intervalles desquels on pose des lettres fournies par le hasard. Le devin, placé au centre, se met à tourner rapidement sur lui-même, et perçoit ainsi les lettres dans un certain ordre, servant à composer des mots qui fournissent la réponse à la question posée. Ou encore on tourne autour des cercles jusqu’à ce qu’on tombe étourdi sur des lettres dont on fait des mots pris comme pré sages.

gy r O mancien,

611116 [si-in, è-ne] adj. Qui concerne la CTromancie :

aivination gyromancienne. Qui pratique la gyromancie : un devin gyro mancien. N. :

Mn gyromancien, une gyromancierine.

gyro -1 mètre n.m.

(du gr. guros,

iour, et metron, mesure). Appareil pour mesurer la vitesse de rotation des machines.

— Encycl. Le gyromètre est un compteur de tours installé à demeure sur les machines ou mis en relation directe avec ces machines, qui doivent posséder une vitesse absolument régulière. Il se compose de deux cadrans, dont l’un est une horloge indiquant les secondes ; l’autre est un compteur dont les aiguilles suivent le mouvement du totalisateur placé au-dessous. Lorsque la vitesse est normale, les aig'oilles des deux cadrans marchent ensemble.

Gyromètre ; A, manivelle de la machine ; . B, bielle de la machine ; G, cadran à secondes ; D, cadran enregistreur ; T, totalisateur.

gyroplane n. m. Type d’appareil d’aviation imaginé en 1907 par L. Bréguet et Richet, et dans lequel des hélices inclinées jouent le double rôle de sustentateurs et de propulseurs.

gyroptère a m. Héiico-

ptèreparticulier, expérimenté en 191t par Papin et Uouilly.

gyroscope [ros-/co-pe] n. m. (du gr. guros, tour, et Skopein, examiner). Appareil inventé en 1752 par Foucault pour fournir une preuve expérimentale de la rotation de la terre.

— Encycl. Le gyroscope

n’est autre chose qu’un gyrostat susceptible de se placer dans tous les azimuts ; s’il est parfaitement équilibré, la rotation de la terre peut seule avoir une influen- Gyroscope,

ce sur lui. On remarque que

Taxe, après s’être orienté, se met lentement en mouvement, restant, par exemple, constamment pointé vers une même étoile. Les principes connus

de mécanique

permettent ^ —

d’en conclure que la terre est animée d'un mouvement de rotation.

gy TOSCOpique [ro.sko] adj . Qui ressemble au gyroscope. Qui a rapport au gyroscope ; toupie gyroscopigue.

— Encycl.

La toupie gyroscopique et la balance gyroscopique sontanalogues au gyroscope ; ces deux instruments se prêtent à une vérification Toupie gyroscopique.

expérimentale

des lois du mouvement des solides de révolution . autour d’un point de leur axe de figure. La tige de la toupie s’engage dans une crapaudine verticale ; la lige de la balance est articulée sur un cylindre qui s'engage dans une crapaudine verticale ; son prolongement porte un poids mobile. Dans les deux cas, la tige décrit un cône autour de la verticale du pivot.

gyrostat [ros-ta] n. m. (du gr. guros, tournant sur lui-même, et statikos, qui se tient). Se dit de tout solide animé d’un rapide mouvement de rotation autour de son axe : la toupie, le gyroscope, le diabolo, la terre elle-même sont des gyrostats.

— Encycl. On réalise pratiquement un gyrostat en prenant un volant massif dont l’axe est maintenu par un cadre mobile. Durant la rotation du volant, on observe un équilibre particulier du système ; le volant fait tourner le cadre mobile, et s’oriente suivant une certaine direction ; tout effort pour Técarter de cette direction est aussitôt l’objet d’une réaction inverse. Si l’appareil est soumis seulement à l’action de la pesanteur, l’axe s’oriente suivant la direction du méridien. Tous les problèmes mécaniques qui nécessitent la conservation d’une direction peuvent se résoudre h l’aide d’un gyrostat : compas de marine insensible aux influences magnétiques {gyrocompas) ; appareils pour stabiliser les torpilles,

les avions, les véhicules sur vole monorail ; stabilisation de bateaux par la suppression du roulis, etc. Pour cette dernière application (gyroscope antirou-

Gyrostat slabilisateur Sperry pom’ éliminer l’influence du roïdis.

leur), on utilise un lourd gyroscope à axe vertical; ce gyroscope est fixé à la coque, de sorte que s’il y a inclinaison du navire par suite du roulis. Taxe dtt gyroscope s’incline également, et l’appareil réagit aussitôt pour redresser le navire.

gyro statique [ros-ta-ti-ke] adj. Qui concerne le gyrostat : les applications de l'état gyrostatiqus sont nombreuses (stabilisation des compas, torpilles, avions, navires, etc.).

gyrotrain \trin] n. m. Train monorail, dont la stabilité est assurée par un gyrostat.

gyrotrope n. m. Commutateur inverseur, imaginé par Ampère en 1820. (Il est constitué par une bascule qui plonge alternativement dans quatre godets, reliés de manière convenable entre eux, en même temps qu’à une pile.)

gyrovague adj. (lat. eccl. gyrovagus). 'Vagabond. Moine errant et mendiant.

Gysegem, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d’Alost), sur la Dendre ; 1.760 h.

Gytliium [ti-om’] ou Gythion ou Mara»

ttiouisi, port de Laconie (Péloponèse). Elle servait de port à Sparte. Auj. Polokytia.

Gyula, V. de Hongrie (oomitat de Bekes), sur le Koros Blanc ; 22.500 h.

Gyulay (Ignace), général autrichien. 11 servit dans toutes les campagnes contre la République et l’empire français (1763-1831). — Son parent, François Gyulay, général hongrois, feld-maréchal et ministre de la guerre, commandant en chef de l’armée autrichienne en Italie en 1859, fut battu par les Français à Magenta (1798-1868).

Gyulay (Paul), poète et critique hongrois, né à Kolozsvar, m. à Budapest (1826-1909). Par ses poésies d’une grande noblesse de sentiment, aussi bien que par ses ouvrages de critique, il a eu une grande influence sur le mouvement littéraire hongrois.

Gyzen ou Gysen (Pierre), peintre flamand, né à Anvers (1836-1900) ; ses œuvres, consistant surtout en paysages, se font remarquer par une bonne entente de la composition, et par la finesse de l’exécution.

L’astérisque (*) devant un mot indique que Th initial est aspiré.

Ta-cAe ou heu] n. m. Huitième lettre de l'alphabet, et la sixième des consonnes ; un H majuscule; un h minuscule. — L’A est muet ou aspiré. Il est muet quand on ne l’entend pas dans la prononciation : thé, thon, théâtre, V histoire, ï habitation, les hommes. L'A est aspiré quand il a pour effet d’empêcher l’élision et de produire l’hiatus : les héros, la haine, le hameau. Comme signe graphique, l’H, emprunté à Thiératique égyptien, est en phénicien une gutturale, qui devient en grec ionien une voyelle. Mais cette voyelle marque une aspiration en éolo-dorien et dans l’alphabet latin qui en dérive. L’A minuscule dérive de 1 onciale.

L’H prend différentes formes, soit dans l'écriture, soit dans l’impression : on distingue l’H majuscule et l’h minuscule. Il subit en outre de nombreuses

Ecritures modernes

Anglaise

Ronde

Bâtarde

modifications, suivant que le caractère est de l’anglaise, de la ronde ou de la bâtarde, de la coulée ou du romain, de l’italique, de la normande, de l’égyptienne, etc.

Comme abréviation, H signifie Hautesse. Haut, Haute. En chimie, H est le symbole de l'hydrogène. Sur les monnaies de France, H désignait l’hôtel des Monnaies de La Rochelle. Surmonté d’une couronne, il indique que la pièce a été frappée sous Henri III ou Henri IV. Unité thérapeutique des rayons X, déterminée par Holjknecht. Abréviation de hecto.

ha, abréviation de hectare.

*ha ! Interj. qui marque la surprise ou, répétée, figure le rire t ha! monsieur est Fersan? ha! ha! ha! que c'est drôle! N. m. : pousser des ho et des ha.

Haag (Eugène), théologien protestant français, né à Montbéliard, m. à Paris (1808-18681. H écrivit, en collaboration avec son frère Emile, né à Montbé Raid, m. à Paris (1811-1865), la France protestante, biographie des protestants illustres de notre pays.

Haakon [pr. norv. d-Aon’], nom de plusieurs rois de Norvège qui régnèrent de 935 à 1386. — Haakon VII, prince de Danemark, roi de Norvège, né à Charlottenlund, pi-ès de Copenhague, en 1812, second fils du roi de Danemark Frédéric VIII, élu

lors de la séparation de la Suède et de la Norvège (1905). Il a épousé en 1896 la princesse Maud, fille du roi d’Angleterre,

Edouard VII.

haarkies n. m. Min.

Syn. de millérite.

Haarlem ou Harlem [Zèm’l, v. des Pays-Bas, ch.-l.

de la Hollande - Septentrionale, sur la Sparne; 70.000 h.

Rubannerie, tissus de coton.

Aux environs, célèbres champs de tulipes. Patrie de Van der Helst, Berghem,

Coster, 'Wouwerman. Haarlem soutint un siège célèbre contre le duc d’Albe, qui s’en empara en 1573.

Haarlem (mer ou lac Haakon VII.

be), ancien lac qui existait

naguère entre Haarlem, Amsterdam, Leyde. Il fut desséché de 1837 à 1840, pour faire place à de fertiles polders.

Haarlemmer-Meer, comm. des Pays-Bas (Hollande-Septentrionale, arr. de Haarlem) ; 12.000 h.

Haase (Frédéric), philologue allemand, né à Magdebourg, m. à Breslau (1808-1867) ; éditeur de Sénèque et Tacite, auteur de Leçons de philologie latine.

Haas 6 (Hugo), avocat allemand, chef des socialistes indépendants, né à Allenstein, m. à Berlin (1863-1919). 11 vota en août 1914 les crédits pour la guerre, mais, en 1916, il combattit contre les majoritaires pour la cessation de la guerre, et prépara la Révolution du 11 novembre 1918. Il fut blessé mortellement par un adversaire politique.

HabaCUC [AuA-), le huitième des douze petits prophètes juifs, qui vécut entre 650 et 627 avant notre ère. C’est lui qui. dit-on, visita et nouri'it Daniel dans la fosse aux lions.

*habanera n, f. (m. esp.). Danse de société, ori-

— k n , PB -, -rn-

Hobanera.

ginaire de ia Havane (eu espagnol, la Habana); musique sur laquelle elle se danse.

— Encycl. La habanera est écrite à deuxquatre et s’exécute sur un mouvement lent. La première note de la mesure, qui est une croche pointée, est fortement accentuée.

Habas, comm. des Landes, arr. et à 22 kil. de Dax; 1.680 h. Ch. de f. M. Commerce de vins.

Habay , nom de deux comm. de Belgique : Habayla-Neuve (Luxembourg, arr. de Virton) ; 1.960 h. ; papeteries, forges ; Habay-la-Vieille (Luxembourg, arr. de ’Virton) ; 900 h.

habdallah n. m. (en hébreu, séparation!). Cérémonie par laquelle les juifs, le soir du jour du sabbat, marquent la distinction de ce jour consacré avec le jour profane qui suit.

habeas corpus, mots lat. signif. ■. Que tu aies le corps (sous-entendu ad swOytcierîdiim, pour le produire devant la cour). Nom d’une loi célèbre qui, en Angleterre, garantit la liberté individuelle des citoyens anglais, en ce qu’elle ordonne de « produire le corps du détenu », c’est-à-dire de le faire comparaître devant la cour, pour qu'elle statue sur la validité de l’arrestation ; votée sous Charles II en 1679.

habemus confitentem reum, mots lat. signif. : Nous avons un accusé qui avoue. Locution empruntée à l’exorde du discours de Cicéron en faveur de Ligarius (I, 2), partisan de Pompée, exilé après la victoire de César.

Habeueck (François-Antoine), musicien français, né à Mézières, m. à Paris (1781-1849) ; il a écrit surtout pour le violon.

habent sua fata libelli, mots lat. signif. : Les livres ont leur destinée. Aphorisme du poète grammairien Terentianus Maurus. H est lui-même un exemple de la vérité de sa réflexion, car on ne cite guère de lui que ce fragment de vers, et encore en l’attribuant à un autre.

Haber (Fritz), chimiste allemand, né en 1868, titulaire du prix Nobel 1919. On lui doit la synthèse de l’ammoniaque.

Habert (PhUippe), poète français, né à Paris vers 1605, m. au siège d’Emery (Hainaut) en 1637. Un des premiers membres de l’Académie française, -y Son frère, Germain, Rttérateur, né vers 1615, m. à Paris (1654), également membre de l’Académie, ert connu par sa réponse à Richelieu, qui lui demandait son avis sur le Cid : Je voudrais bien l’avoir fait. »

Habib-Oullah khan, émir d’Afghanistan, né en 1872. Il succéda en 1901 à son père Abdurrahman khan, et fut assassiné au camp de Laghman en 1919. Pendant la Grande Guerre il était resté fidèle à l’Angleterre.

habile adj. (lat. haUlis]. Adroit, expert ; un habile ouvrier. Fin, rusé, ingénieux : la terre nest

Il ABITATION

Habitation ; 1. Abri primitif ; 2. Grotte de troglodytes : 3. Village lacustre : 4. Abri dans les arbres ; 5. Construction mégalithique ; 6. Cabane dos lîomains primitifs ; 7. Nuraglie primilit ; 8. Habitation gauloise : 0. Hutte germaine ; 10. Maison étrusque ; 11. Maison égyptienne ; 12, 13. Tente et maison hébraïques ; 14. Tente assyrienne ; 13. Maison phénicienne ; 16. Maison assyrienne ; 17. Habitation des Romains (époque impériale) ; 18. Maison perse ; 19. Maison grecque ; 20. Hutte des premiers aryens : 21. Tente aryenne : 22. Maison hindoue ; 23. Chariot barbare ; 24. Villa mérovingienne ; 25. Uing dos Avares (vii^ s.) ; 2G. Maison byzantine; 27. Maison slave ; 28. Maison Scandinave : 20. Habitation mauresque (Espagne) ; 30. Maison vénitienne (xvie s.) ; 31. Chariot-tenlc de Uengis-Khan ; VI Maison indo-musulniane * 33. Maison à l'italienne; 3i. Pavillon hollandais; 35. Chalet suisse: 3G. Isba russe.

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