XVIII INTRODUCTION
toire, sans préventions, sans systèmes, rien qu'avec mon âme tout entière, je n'y aie trouvé que des arguments, que des assurances pour la liberté?
Je veux vous en faire juge, lecteur.
Je n'exagérerai rien, je ne fausserai rien.
L'Italie n'est point la France. Ce que la France a commencé par l'art est profondément différent, distinct des œuvres italiennes. Oui, la France s'est inspirée de l'Italie, mais comme la flamme s'allume à une autre flamme. Et c'est pour qu'elle ne meure pas cette flamme nouvelle que nous voulons donner conscience — et sopitos cineres suscitât ignés — le feu couve. Il y a dans cette histoire de l'art italien de quoi consoler, ranimer les esprits chancelants, car si l'art a été vaincu en Italie, ce sont épreuves de la liherté qui trempent ceux qui la feront triompher.
Comment se fait-il que cela ait été obscurci? On a isolé ces artistes l'un de l'autre, dans .une, admiration particulière, exclusive.