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L*ART ITALIEN AU XVI® SIÈCLB

Ce moment se retrouve dans chaque école, moment de production prodigieuse^ si rapide qu'il ne dure pas plus qu'une destinée individuelle. Gha« que province italienne s'individualise dans un homme de génie qui résume ses tendances, qui révèle en pleine lumière la riche, la paliente accumulation de toute une légion d'artistes qui Tout précédé. Sur ce fond de la tradition , de la vie d'un peuple, lentement amassé par les écoles qui furent pour Tart la plus grande association que l'histoire nous présente, quelques in4ividus prennent parti, ils sont libres» ils sont maîtres, ih prodiguent une production intense, rapide comme leur vie.

Quand le Mantegna, ce profond initiateur des écoles lombardes, s'est donné à l'antiquité et s'en est retiré lui-même pour l'étude de la nature ; — quand Masaceio , le précurseur de Raphaël et de Michel-Ange, atteint la nature dans sa spécification la plus humaine, et assoit Fart dans la peinture de caractère : il n'est besoin que d'audace, de parti pris, de décision. Porté sur ces puissants mobiles, l'art italien n'a qu'à suivre la plénitude de ses instincts.

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