SUPPLÉMENT
Dans mon Introduction^ page 3, en parlant du petit nombre de chenilles de Microlépidoplères qui, comparativement au Chêne, vivent dos feuilles du Châtaignier, j’ai cité, d’après M. Lafaury, celles d’une îdepücula, d’une Lithocolletis et d’un Botys ? J’ai su depuis de mon savant ami que Cette dernière est celle non d’un Botys^ mais d’une espèce d’un genre très-voisin, VAgrotera nemoratis qui habile aussi le Charme, et que celle de Nepticulii doit appartenir à la iY. castanella.
11 faut ajouter aussi aux Lépidoptères ennemis du Châtaignier l’exécrable Zeuzera æsculi dont Lafaury et moi avons trouvé la chenille dans une branche de cet arbre en juillet 1877,
GucüJIdes. Il faut ajouter aux espèces dont les larves sont connues les deux suivantes ;
Læmophlœus monilis F. Larve décrite brièvement et ügurée par M. Bellevoye (Quatorzième' Bull, de la Soc. d’hist. natur. de Metf, 1876). Cette larve serait lignivore et se nourrirait de l’écorce et de l’aubier du Tilleul.
Lœmophlæus ferriigineus Steph. Larve décrite par M, Carpentier fJîMW.
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de la Soc. Linn. dû nord de la France, avril 1877). Elle vit dans les conserves de fruits secs et dans les substances farineuses.
L.-vmellicornes. Il faut ajouter aux larves connues celle de VAnlhypna abdominalis F., publiée par Schreiber fBer'Zm. Entom, Zeitsch. 1870).
Anûbiides. J’ajoute à ce que j’ai dit sur le genre Gastrallus que j’ai obtenu d’assez nombreux individus du Gastrallus lævigatus et deux du G. sericatus de ramilles mortes de Spartium junceum, envoyées de Saint- Raphaël par M. Rey. La larve de cette dernière espèce vit aussi en Corse, dans les branches du Lentisque, d’après une lettre de M. Revelière.
Mélandryides. Dans les généralités relatives aux Mélandryides, j’ai dit qu’on ne sait rien de la sixième famille, celle des Conopalpiens. Je ne veux pourtant pas avoir l’air d’ignorer que M. Erné a parlé du Conopalpus testaceus dans le Bulletin de la Soc. Suisse d’entomol. 1873, p. 143. Il dit que la larve vit dans le bois de Hêtre vermoulu et qu’elle se transforme à une faible profondeur dans les couches ligneuses ; mais comme il n’en donne aucune description, je ne puis savoir à laquelle des deux formes des larves de cette famille il faut la rapporter.
Œdémérides. Œdemera cœrulea L. A l’occasion du Deilus fugax j’ai dit que, durant son séjour à Saint-Raphaël et à Hyères, M. Rey avait eu la bonté de m’envoyer des ramilles sèches de Spartium junceum habitées par des larves de ce Longicorne. D’autres larves s’y trouvaient aussi et parmi elles une qui, par sa taille et sa forme, avait attiré l’attention de mon ami. Je lui annonçai qu’elle appartenait à une Œdemera, et dans les premiers jours de mai une nymphe vint confirmer cette indication. Le 20 du mêtne mois cette nymphe était devenue une vulgaire Œdemera cœrulea que, du reste, je n’avais pas encore obtenue d’éclosion.
La larve de cette espèce vit donc dans le Genêt et très-certainement ailleurs. Je viens de la comparer à celle de VŒ. flavipes et de constater qu’elle lui ressemble en tous points. La description de celle-ci lui convient
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jusque dans les plus petits détails. La nymphe n’offre non plus rien de particulier.
En octobre 1877 j’ai observé plusieurs larves blanches d’une Œdemera dont je ne connais pas encore l’espèce, dans des tiges sèches de Cirsium palustre ayant déjà nourri la larve assez grosse d’un diptère de la tribu des Syrphides dont j’attends l’éclosion.
CuRCULioNiDES. A l’article relatif aux mœurs des Curculionides j’ai dit du Rhynchites cupreus, pris en avril en battant des Pommiers et des Prunelliers, que probablement il dépose ses œufs dans les fruits. Cette présomption s’est depuis convertie en certitude.
Vers la fin de juin 1877, ayant remarqué beaucoup de fruits non encore mûrs, tombés de Pruniers de petite Mirabelle, et ayant observé dans leur pulpe des larves de Curculionide à divers degrés de développement, je m’approvisionnai de ces fruits, je recueillis bon nombre de ces larves lorsqu’elles quittaient leur berceau pour s’enfoncer dans la terre, et dès le 25 juillet suivant, j’obtins plusieurs Rhynchites cupreus. Mes explorations me permirent cependant de constater que quelques larves, quoique enfermées définitivement dans leur cellule souterraine, paraissaient peu disposées à se métamorphoser et semblaient devoir attendre une époque plus éloignée pour ne devenir nymphes ou du moins pour ne livrer l’insecte parfait qu’au printemps suivant. Ces larves vivent exclusivement de la pulpe et n’attaquent pas le noyau.