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CAUSES QUI AUGMENTENT LE TRAVAIL DU CŒUR

Le cœur est chargé d'entretenir la circulation générale

et la circulation pulmonaire. Plus grande sera la pression

artérielle, plus grand sera le travail de cet organe. De 2 plus si on analyse d’un peu plus près le phénomène de la circulation on constate que, si l’on prend le cœur qau-

che par exemple, au moment de la contraction du ven-

dr OR

tricule, c'est-à-dire quand Pondée sanguine est lancée dans l'aorte, cette artère, grâce à son élasticité, se dilate et emmagasine du sang à une pression égale à celle que le sang atteint dans le ventricule. La contraction du ventricule terminée, les valvules sigmoïdes ferment le chemin au sang; il est alors emprisonné dans l'aorte qui, précieux auxiliaire du cœur, exerce snr le sang une pression continue et le force à traverser les capillaires. Il en est d’ailleurs de même de toutes les artères, et "si nous n’avons parlé que de laorte, c'était dans le but de simplifier le langage. Mais ce phénomène ne se produit que si lPélasticité artérielle est intacte. Que cette élasticité vienne à disparaître et voici ce qui se produit : le ventricule, à chaque contraction, envoie une ondée sanguine dans lPao:te, qui résiste. Une certaine quantité de sang est alors envoyée dans les capillaires, et le passage du sang des gros vaisseaux dans les capillaires dure tant que dare la systole ventriculaire ; dès que le ventricule entre en diastole, les artères qui ne sont pas ‘élastiques ne réagissent plus sur leur contenu et la circulation tend à s’arrêter

dans les capillaires.

Ainsi donc on peut dire d’une façon schématique : quand l’élasticité artérielle est conservée, le sang passe du cœur dans les artères, puis des artères dans les capillaires, ce passage du sang des artères dans les capillai-

res se faisant d’une façon graduelle et continue. :

Quand au contraire l’élasticité artérielle est supprimée,

les artères servent alors, non plus de réservoir, mais de

simples conducteurs, et le sang passe par saccades, à

chaque systole ventriculaire, directement du cœur dans les capillaires

Cela étant nous voyons que les causes les plus communes de lPaugmentation de travail du cœur proviennent de la grande circulation.

Parmi elles nous citerons :

L° La perte d’élasticité des vaisseaux (par artério-sclérose).

2 Les lésions d’orifice.

3 L'augmentation de la pression du sang (artério-sclérose ; néphrite interstitielle ; intoxication tabagique, etc.)

HIS RIT ement cette augmentation sera due aux,

accroissements depression dans le cœur soit par gêne de la circulation pulmonaire consécutive au réfrécissement mitr al ; à une thrombose auriculaire, à un surmenage physique, à la gestation, etc.

Il ne faut pas non plus oublier que quelquelois le travail du cœur sera diminué: c’ést ce qui se produit par exemple quand la pression du sang se trouve abaissée

(hémorrhagies, intoxications, etc).

S3. — Comment le cœur se comporte-t-il quand il y a rupture d'équilibre entre le travail qu'il doit fournir et celui qu’il peut fournir. —

__Le raisonnement permettra quelquefois de prévoir de quelle façon le cœur se comporte dans des circonstances déterminées.

Par exemple, dans les cas où la pression du sang est

augmentée, le ventricule, incapable de vider tout son contenu dans larbre artériel, contiendra encore, à chaque diastole une certaine quantité de sang, à une pression égale à la pression du sang dans l’arbre artériel (ou tout au moins qui en diffère très peu). Par conséquent, soumis à une force permanente s’exerçant de dedans en dehors, il se dilatera puisque ses parois restent-inactives pendant toute la durée de la diastole. En outre, pour lutter avec plus d'avantages contre l'obstacle, il s’hypertrophiera. Si e myocarde reste intact, le pouls restera régulier.

Ce résultat est d'accord avec la clinique, car M. Huchard écrit (1), à propos du diagnostic du cœur rénal avec la cardio-sclérose : « Le cœur rénal de la népbrite interstitielle offre beaucoup de points communs avec la cardio-

sclérose. Les premiers signes de cette néphrite, qui mérite souvent le nom de néphrite artérielle, sont ceux de la cardio-sclérose : hypertension artérielle, palpitations, tachycardie légère, insuffisance aortique fonctionnelle et

dilatation de l’aorte, dyspnée d’effort, polyurie, état con-

gestif de la base du poumon. D’une façon générale, les

symptômes des scléroses cardiaque et rénale sont souvent associés dans la forme cardio-rénale de la maladie. Mais lorsque l’artério-sclérose rénale prédomine, ou lorsqu'elle existe à l’état isolé, l’hypertrophie cardiaque est plus considérable ; les battements du cœur, tout en étant plus accélérés, sont presque toujours réguliers, il n’y a pas d’arythmie, ou celle-ci n’existe vers la fin de la maladie

que dans les cas où le myocarde a été atteint à son tour,

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