sont froides et Hair. Anxiété LS excessire
À la base, surtout vers lagauche du sternum, faible dédouble ment du second bruit, Pas de en ssemen diastolique. au niveau de l'artère pulmonaire. Ce dédoublement n’étail d’ailleurs pas constant; il existail à certaines révolutions cardiaques: pour disparaître à d’autres. Un souffle systolique léger, ni rapeux, ni en Coup de fouet, nien jet de vapeur, terminait le roulement présystolique. ; | Comme antécédents, la grand’mère palernelle et le: père de nolre malade sont morts du diabète. Elle-même, à 17 ans, fut atteinte de rhumatisme articulaire aigu généralisé, ayant duré plusieurs mois avec complications cardiaques: Fièvre typhoïde à 18 ans; seconde attaque rhumatismale légère, d'une durée de dix jours, à l’âge de 2{ ans.
En Pinterrogeant, on apprend que les battements tumultueusc et irréguliers du cœur, Pétat cyanotique des lèvres et des exà trémités, l'anxiété respitaloire et la HSpnEe avaient fait brus- JL, quement leur apparition, qu’ils ne remonfaient qu'à quelques ; jours. Du reste, pas d'æœdèmes des membres inférieurs. Le foie, un peu gros, détail pas très douloureux ; les urines, rares. et =. jumenteuses, ne renfermaient pas de trace d'albumine. Les veines jugulaires, un peu gonfées, ne présentaient aucun batte-
ment.
L'examen approfondi des poumons était beaucoup peus sug-
gestif. Expectoration sanguinolente, avons-nous déjà dit; à la
percussion, en arrière de la poitrine et à gauche, matité pres-.
£ : que complète dans le liers inférieur ; à ’ausculation, du même côté, souffle un peû rude et grave à la fois, légèrement expirae toire, avec râies sous-crépitants SR À droite, mêmes symptômes beaucoup atténués.
Léser état féprite, le le. prèmier jour 38e, 8, le ndémair. tem-
pérature normale, Vingl: quatre heures après son £ntrée et les jours suivants, les signes d’un épanchement pleural double s’accentuent de plus en plus, avec prédominance marquée à gauche.
Mais l’examen des membres supérieurs révéla, dès le début, uu œdème assez considérable a membre gauche,
Par la pression, on y provoquait de la douleur dans certains points, et les doigts laissaient une marque rssez profonde dans le tissu tuméfié. Ce gonflement survenu brusquement depuis quelques jours, à la suite d’une douleur très vive, existait encore sur le trajet de la veine axillaire ; celle ci formait un cordon un peu dur, obscurément perceptible au doigt, se révélant à la vue par une légère tuinéfaction rougeâtre.
Dès la première visite, on administra cinquante gouttes de
solution de ose cristallisée au 1/1000, représentant 1 mil
ligramme de principe actif. On n'obtint, par ce moyen aucun
résultat, ni diurèse, ni sédation des troubles cardiaques, qui ne cédèrent pas plus aux autres médications employées les jours suivants : ventouses sèches et scarifiées, injections sous-culanées d’huile camphrée, laitage, etc. L'expectoralion sanguinolente seule s’arrêta.
Mort le lendemain, dans la nuit du 11 avril, au milieu de symptômes asphyxiques précédés par des douleurs assez vives dans la région de ‘4 bypochondre gauche. Se
Autopsie. — Ventricule et oreillette droite très distendus, renfermant une masse de caillots noirâtres non adhérents. L'oreil. lette gauche admetlrait presque le poing d'un adulte.
Une masse cruorique considérable remplit une grande partie de la cavité du sinus et l'oblitère presque entièrement. Libres à
leur face antérieure, ces caillots, de coloration jaunâtre, con-
MES <C QE sistants, en couches stratifiées, sont très adhérents à la paroi pustérieure, dont on les sépare avec beaucoup de peine, et qui est tapissée par un endocarde -épaissi. Les caillots oblitèrent complètement une veine pulmonaire gauche, et incompletement l’autre. L’auricule est totalement oblitérée par des caillots anciens et stratifiée. On constate un rétrécissement en boutonnière de lorifice auriculo-ventriculaire gauche, permeltant à peine au bout du petit doigt de pénétrer ; bords valvulaires très épaissis, sans végétation ; hypertrophie notable des piliers valvulaires avec état fibro-scléreux des attaches tendineuses.
Cavité ventriculaire gauche rétractée, revenue sur elle-même, pouvant conteuir à peine deux cuillerées de liquide. Rien à l’orifice aortique. Léger rétrécissement tricuspidien.
Au poumon gauche, infartus récent à la parlie inféro-postérieure du lobe supérieur.
Emphysème très accusé de ce lobe. Poumon-atélectasié dans les 2/3 inférieurs, par suite de l’obstruction des -voies pulmonäires ; liquide pleural peu abondant (600 gr.) ; feuillet viscéral de la plèvre tapissé par quelques fausses membranes. A droite, lésions analogues, mais moins prononcées.
Foie muscade, un peu dur et sclérosé (1,500 gr.), avec nérisplénite très accusée et deux petits infarctus récents,gros chacun
comme un pois. Reins congeslionnés, se décortiquant mal.
L'observation suivante est empruntée à la thèse s1 documentée de Blind (1). :
1. Blinl. Le rétrécissement mitral d2s arlério-scléreux. Thèse
de Paris. :