Huchard, Loc cil. page
PER RE parce que la souffrance d’organes voisins ou éloignés retentitsur lui, mais non pas parce que la myocar decommence à s'altérer. L’arythmie n’est pas synonime d’asystolie, et ce qui lè prouve, c’est que ces arythmies réflexes peuvent persister pendant bien longtemps, pendant des années, sans jamais aboutir au syndrôme asystolie. Par conséquent, le régime alimentaire, l’emploi des alcalins ou de l’acide chlorhydrique, constituent la base du traitement et l’on ne saurait trop insister sur la contre indication absolue de la digitale et des médicaments cardiaques. Quelquefois, lorsque l’état nerveux joue un rôle, on pourra encore employer le bromhydrate de quinine (0 g. 60 à 0.80 par jour) ; ou bien le bromure de potassium qui agit doublement, par le brôme sur le système nerveux et
par le potassium sur le cœur ; enfin, d’après Dehio et
Rummo, l’atropine qui aurait pour résultat non seulement
d'accélérer, mais de régulariser le pouls ».
Dans l’arythmie d’origine myocardique, assez fréquente chez le vieillard, on devra, d’après le même auteur renforcer le cœur :
«.… Sans doute la digitale ne parviendra pas à régulariser le cœur. Mais on peut renforcer célui-ci de deux manières différentes : soit directement la musculature cardiaque pour en augmenter l'énergie ; soit plutôt en cherchant à diminuer les obstacles périphérique ou autres que le cœur affaibli trouve devant lui. Pour remplir cette indication il faut insister sur le régime alimentaire qui est celui Fartério-sclérose, sur le laitage (le vin des vieillards), sur la prescription d’aliments ou de toniques
qui comme le tabac, aboutissent à le vaso-constriction,
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sur l'emploi modéré de la trinitme ;enfin on aura encore recours au sulfate de spartiène (à la dose de 0 gr. 05 à 0 gr. 10 par jour pendant dix jours chaque mois) et cela dans le but d’agir directement sur le muscle cardiaque. Mais dès que surviendra, chez ce vieillard, la moindre maladie infectieuse, capable de porter le dernier coup à ce myocarde déjà affaibli dans sa contractilité, il faudra d'emblée prescrire, à titre de médication à la fois préventive et curative, une préparation de digitale (sous forme d’'infusion de feuilles, ou de digitaline).
Il ya des arythmies myocardiques médicales, vérrtables borteries incurables du cœur, que la digitale ne parvrent jamais à modifier, et de ce nombre sont celles qu’on observe dans certaines formes de cardio-sclérose. Vous pouvez prescrire la digitale ; mais il faut la supprimer dès qu’on s’aperçoit qu’elle n'a amené aucune amélioration de lartério-sclérose ».
Aïnsi donc, dans l’arythmie on songera d’abord à l’estomac ; si on échoue dans cette voie on pourra avoir recours à l’emploi judicieux de l’un des médicaments sui-
vants : digitale, bromures, iodures.
$ 4. — Traitément de l’arythmie palpitante.
Nous voici arrivés au traitement de l’arythmie palpi-
tante. Disons tout de suite qu’en général, telle mé-
dication qui améliorera l’arythmie influencera également
d’une façon très heureuse les palpitations.
Ce traitement de larythmie palpitante se ramènera donc au traitement de l’arythmie et des palpitations, que nous venons d'étudier.
Toutefois, dans l’arythmie palpitante plus que partout ailleurs, on devra songer à l'estomac. On soignera également l’étit nerveux du sujet.
D’autres fois, on aura affaire à la thrombose auriculaire et on se trouvera bien de l’usage de la digitale à faible dose.
Très souvent encore, l’arythmie palpitante sera une complication du rétrécissement mitral chez un artérioscléreux. Le myocarde étant dans ce cas fréquemment dégénéré, la digitale pourra ne donnér aucun résultat. Toutefois, en raison de l’Aypertension pulmonaire consécutive à la stenose auriculo-ventriculaire qui vient s’ajouter à l'hypertension artérielle de lartéric-selérose, on prescrira la digitale à dose sédative. La trintrine sera indiquée, pour abaisser la pression artérielle. On aura même parfois recours à de petites saignées locales ou générales. - :
En tout cas, comme l’a fort bien dit M. Huchard, « de ce qu'ün malade se plaint de palpitations et d'arythmre, il ne faut pas en conclure que son cœur seul est à trat-
ler ».