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Quant à la lachycardie, nous la définirons, d'après le | mème auteur :
« Un symptôme caractérisé par l'accélération notable, souvent extrême, passagère ou permanente, des batte- QE ments du cœur, » 2
Pour Ja bradycardte, la définition est la même: il ny Ë
a qu'à remplacer le mot accélération par ralentissement.
Nous ajouterons que, dans la tachycardie comme dans
la bradycardie pures, les pulsations sont égales et se succèdent à des intervalles réguliers. Sinon il ÿ a {achycardie avec arythmie, ou bradycardie avec arythinie. |
Notons en ouire que la tachycardie, comme la brady=
cardie, peuvent être physiologiques. |
Voyons maintenant ce qu'on entend par ne SU La question devient plus délicate, car si tous les médecins font par la pensée la distinction entre palpitations avec arythmie et palpitations sans arythmie, fort peu a à la font dans leur langage et trop souvent l'expression « palpitations » a voulu signifier ne avec arythmie. | <
Or, d’après M. Huchard (1) « Z7 faut savoir qu on peut avoir de la tachycardie sans palpitation et de la palpitation sans tachycardie. Les tachycardiques peuventne pas sentir battre douloureusement leur cœur, tandis qu’au > moment d’une palpitation le malade le sent battre.»
De même Bouillaud a écrit : | <
« L'examen des signes objectifs pratiqué Perse un ne
CE
1. Huchard in: « Traité. de thérapeutique appliquée publié sous la direction d’Albert Robin. PAIE XI; p 126. ;
HAE accès de palpitations révèle, dans quelques cas, l’existence d’irrégularité du rythme cardiaque ; mais ces intermittences, ces faux-pas du cœur, présentant où non une sorte de régularité dans leurs retours successifs, ne sauraient être directement rattachés aux palpitations, pursqu'on les peut observer sans elles et réciproquement. »
Mais, si nous consultons Laënnec (1), nous lisons :
« Le mot palpitation de cœur, dans le langage médical | usuel, peut être défini un battement du cœur sezxstble et incommode pour le malade, plus fréquent que dans l'état naturel, et quelquefois znégal sous les rapports de fréquence et de développement. »
De même, Sénac a défini ainsi les palpitations (2): « Les palpitations ne sont que des battements plus forts et plus précipités ». Puis plus loin, pour les distinguer des battements du cœur dans la fièvre, il ajoute : «.... ef qui se font sentir vivement, »
Toutes les définitions données par les auteurs rappellent plus où moins l’une de celles que nous venons de citer. : -
Nous voyons donc qu’en résumé, pour tous les médecins, les palpitations sont constituées d’aboril par des battements perçus par le malade, Pour les uns ce phénomène est accompagné d’arythmie ou de tachycardie (Sénac, Laënnec). Pour les autres, il pe y avoir des palpitations sans arythinie. S
Dans le cours de ce travail, nous réserverons le mot .
Se dd Laennec. Cité par Huchard. LE cit, page 195. 2. Loc. cit. page 125. É
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de palp'tations aux cas où /es battements du cœur sont exagérés et perçus par le malade d’une façon plus ou moins douloureuse, ces battements étant réquliers et leur nombre normal.
Quand leur nombre sera augmenté, nous dirons qu’il y a palpilations avec tachycardie.
Quand leur rythme sera troublé nous dirons qu'il y a palpilations avec arythmte, ou, adoptant l’expression si heureuse de M. Huchard (1) nous dirons que notre malade est atteint D’ARYTHMIE PALPITANTE.
Avant de continuer, nous ferons une remarque sur ce que nous entendons par perception plus ou moins douloureuse des battements de cœur. Nous savons que, dans l’accès de palpitations le malade sent battre son cœur ; nous savons même, et Laënnec déjà avait attiré l'attention sur ce fait, qu'il peut eatendre battre son cœur.
Mais il est des cas où le malade sent battre ou croit sen-
tir battre son cœur el où cependant on se trouve en
présence de fausses palpitations. Laissons sur ce sujet la parole à M. Huachard (2). « Chez les anémiques, les chlorotiques et les névropathes, les palpitations peuvent
être fausses, et au moment où les malades s’en plaignent,
on constate que le cœur bat d’une façon normale et mo-
dérée. E1 pareil cas, cherchez un point douloureux à la
région précordiale, et vous le trouverez. : ae 2
Le cœur alors, venant battre à chacune de ses révolu- ;
Po
tions contre une paroi hyperesthésiée ou douloureuse,