ATEN NE COMECA EE
Phényléthylmalonylurée ou Acide phényléthylbarbiturique.
Uréide qui n'est autre que le Gardénal.
C'est une poudre cristalline de saveur amère et de réactions chimiques identiques à celles du Véronal.
Le Professeur LANNOY a étudié chez le lapin ses propriétés physiologiques; voici ses conclusions : la Phényléthylmalonylurée qui ne peut se dissoudre dans le milieu acide de l'estomac, ne peut être absorbée que dans l'intestin; encore faut-il qu'elle soit ingérée en dehors des périodes digestives, sinon son action est retardée et atténuée. Elle passe dans la circulation générale, agit sur tous les appareils et en particulier sur le système nerveux. À doses convenables, elle déclenche une petite période d'’excitation, suivie bientôt de sensation de fatigue, de somnolence, puis de narcose durant 6 à 7 heures en moyenne. La sensibilité n'est que très peu touchée; les réflexes sont conservés, l'animal réagit à la douleur, même en état d’hypnose.
Ce produit n'est éliminé qu’en partie par le rein d’après FLEURY et GUINNEBAULT, la quantité retrouvée dans les urines est toujours très faible par rapport aux quantités ingérées (0 gr. 017 à 0 gr. 108 chez des malades absorbant 0 gr. 20 à 0 gr. 30 par jour). Après suspension brusque du traitement, contrairement à ce que l’on pourrait penser, puisque, dans ce cas, les crises réapparaissent presque immédiatement, la courbe d'élimination ne tombe pas brusquement mais s'étend sur une dizaine de jours. À la fin de cette période, la concentration est aux environs de 3 milligrammes.
On peut donc dire que, contrairement au Véronal, « la quantité éliminée en nature par la voie rénale reste très largement inférieure à la quantité ingérée. » Il est vraisemblable qu'il y a transformation partielle dans l'organisme et élimination par les autres émonctoires. Les recherches faites dans cette voie ne sont pas encore concluantes.
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L'action antispasmodique et sédative de la Phényléthylmalonylurée sur le système nerveux explique son application au traitement de l'épilepsie. En 1922, elle est expérimentée en Allemagne contre l'insomnie et le mal comitial. RAFFEGEAU signale, en décembre 1919, à la Société Médico-Psychologique, les effets suspensifs du médicament sur les crises convulsives de 70 malades et préconise son association avec les bromures. Il le trouve d'ailleurs bien supérieur à ces derniers dans l'épilepsie larvée et l’hystéro-épilepsie, en raison de son effet plus rapide et plus constant. Il en recommande également l'usage dans certains cas d’agitation, d'obsessions, dans les crises de démorphinisation, dans l'excitation alcoolique, etc.
VINCENT, DucosTÉ, MAILLARD, BERGÈS, et, depuis, nombre d'auteurs, tant en France qu'à l'étranger, l’emploient comme véritable spécifique des « crises ». Les doses de 0 gr. 05 et 0 gr. 15 peuvent, dans certains cas particulièrement tenaces, être triplées et même quadruplées.
Le Tartrate Borico-Potassique
Connu dans l'ancienne pharmacopée sous le nom de Crème de tartre soluble, le tartrate double borico-potassique était employé uniquement, avant la communication de P. MARIE, CROUZON et BoUTTIER comme purgatif et diurétique.
Sa formule chimique est la suivante CO2 H-CHOH-CHO (Bo0O)-CO?K
Son action antiépileptique a d’abord été étudiée sur une centaine de malades non aliénés, rebelles ou non à l'action des bromures. Les crises ont diminué de nombre : de 30 en moyenne par mois avant le traitement, elles tombent à 9 après 3 mois; de plus, leurs caractères s'atténuent : auras moins pénibles, phénomènes tonico-cloniques moins violents, mictions involontaires et défécations plus rares. Après la crise, état crépusculaire, état de