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torpeur et d'hébétude, céphalée, courbatures deviennent nettement moins importants. Les formes frustes, manifestations motrices, sensitives, sensorielles et psychiques sont aussi améliorées, mais d'une façon inconstante. Même l'état mental de ces sujets « difhciles à vivre », au caractère sournois et irritable, est heureusement modifié. P. Marie en conclut que : «les résultats de la médication borée sont très fréquemment, sinon constamment favorables ».
La suppression du traitement déclenche, dans les jours qui suivent, la réapparition des manifestations épileptiques d'une façon quasi-mathématique, preuve indiscutable de l'action « empêchante » du médicament mis en œuvre.
L'organisme tolère remarquablement bien le Tartrate boricopotassique. Même à doses élevées, c'est à peine si l’on note, de temps à autre, quelques troubles d'intolérance gastrique ou cutanée, qui, d’ailleurs, cèdent rapidement à la suspension du traitement pendant quelques jours. Vieillards et enfants le supportent aussi bien que les adultes.
Loin de se leurrer de ces résultats vraiment intéressants, les instigateurs de la médication borée reconnaissent que, dans un certain nombre de cas, l'efficacité atteint son maximum en trois mois, et qu'il ne faut plus espérer d'amélioration après ce laps de temps. En outre, certains sujets y sont entièrement rebelles.
P. Marie pense que le Tartrate borico-potassique agirait dans l'épilepsie par un procédé tout différent de celui des bromures. Il ne serait pas un médicament nervin : (« D'après Bigwood, l’épilepsie essentielle, à forme convulsive, est caractérisée par une instabilité de la régularisation neutralisante du sang, par des périodes d'alcalose vraie, c'est-à-dire chute de la concentration en ions H accompagnée d'une chute de la concentration en ions Calcium: c'est au cours de ces périodes que surviennent les crises convulsives. À la suite de l'ingestion de Tartrate borico-potassique, l'acide tartrique se libérerait au contact du suc gastrique et exercerait ainsi une action dépressive sur la réserve alcaline de l’organisme, d'où l'action secondairement dépressive sur le PH sanguin: le Tartrate borico-potassique serait un facteur acidosant, agissant lentement, après 10 à 15 jours d'ingestion quotidienne et grâce à la combustion lente de l'acide tartrique dans l'économie. »
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Le Sulfate neutre d’Atropine.
Le sulfate d'atropine agit en tant qu'antiépileptique. Déjà BRETONNEAU et TROUSSEAU l'avaient employé avec succès: mais son action ne se borne pas là; elle se joint à celle du tartrate boricopotassique en produisant, à faibles doses, un effet incontestable sur la paresse intestinale, sur la constipation atonique due à l’absorption du Gardénal.
La Caféine et la Strychnine.
La caféine et la strychnine contrebalancent toutes deux les effets déprimants du dérivé barbiturique et ont une influence des plus favorables sur la somnolence ou la torpeur physique et intellectuelle qui suivent son ingestion.
Après cet exposé succinct des divers composants de l’association médicamenteuse, il nous paraît nécessaire d'expliquer pourquoi il est utile de faire figurer à côté de la Phényléthylmalonylurée, médicament dont l'action est si nette qu'elles se manifeste « avec une constance pour ainsi dire absolue », un autre antiépileptique reconnu par tous moins efficace. La Tartrate boricopotassique trouve cependant son emploi à plus d'un titre :
1° La Phényléthylmalonylurée doit, en effet, pour agir à coup sûr, être administrée, dans certains cas, à des doses vraiment très élevées : 0 gr. 50, 0 gr, 60 et plus, et l’on assiste parfois à des accidents connus sous le nom de petit et de grand gardénalisme : érythèmes, vomissements, céphalée, somnolence, hébétude, prostration, incoordination motrice avec troubles de l'équilibre, aspect pseudo-bulbaire, et troubles plus sérieux, sinon très graves. Déjà, en 1921, Marchand signalait un cas mortel; depuis, Dubois, Philips, Picard en ont fait connaître d’autres: ce sont là, sans doute, des