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Mne B..., 45 ans, est un cas classique de Syndrome de Basedow : exophtalmie, tremblement, tachycardie (140 pulsations par minute), qui aurait débuté il y a cinq ans, d’après les dires de la malade à la suite d’une forte
émotion.
Son état psychique est mauvais : excitabilité extrême, agitation, angoisses, insomnies. Elle présente des crises sudorables et des épisodes diarrhéiques très fréquemment. Menstrues abondantes. Amaigrissement progressif depuis ces derniers mois.
D'abord amélioré par l'Hématoéthyroïdine, son état est resté stationnaire après quelques mois de traitement. La Valériane n’a produit aucune sédation des troubles nerveux; les bromures sont restés sans effet. \
À dater du 6 janvier, la malade est traitée par la médication Tart.-bor.pot.-Phén.-éth.-mal.-urée 44+4+3 comprimés.
Très rapidement l’état nerveux s’améliore, l’excitabilité s’apaise, les insomnies disparaissent, l’agitation se calme, l’angoisse s’atténue et la malade reprend du poids. La tachycardie s’abaisse à 140 par minute, le traitement diminue. Les autres symptômes du Basedowisme persistent.
Troubles mentaux des parkinsoniens.
__ Dans la maladie de Parkinson, on a essayé la médication tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée non pas pour combaitre les troubles moteurs ; tremblement, rigidité musculaire, etc, mais pour modifier, atténuer ou faire disparaître les symptômes psychiques qui surviennent au cours de cette affection et qui sont dûs généralement à une artérioslérose concomitante. Il s’agit de sujets tristes, déprimés, asthéniques, parfois irritables et d’un caractère acariâtre qui ne doit pas étonner si l'on songe à leur condition sociale vraiment lamentable. Il faut alors tenter de diminuer dans la mesure du possible leur impulsivité et contribuer à leur rendre la vie plus supportable en les faisant bénficier d'une médication calmante générale appropriée à leur cas. Le complexe tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée remplit ce rôle comme en témoigne le résultat suivant :
M. D.., est atteint depuis 1916 de maladie de Parkinson classiques: il vient consulter en 1920 pour des troubles du caractère : tristesse, morosité, émotivité extrême, résignation douloureuse faisant place par périodes à
ST en
une irritabilité extrême.
Insomnies rebelles, onirisme, hallucinations nocturnes terrifiantes ou professionnelles.
Ce malade a été traité auparavant sans succès par les bromures, le camphre, la vlériane.
Après examen, il est conseillé: Association Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.mal.-urée à la dose de 24242 comprimés.
Un mois après, l’état étant stationnaire, on prescrit 24+3-+3 comprimés.
Revu deux mois après, le malade se trouve notablement amélioré, mais, commeé il existe encore quelques troubles d’irritabilité et que l’insomnie est peu influencée, on conseille : 24344 comprimés.
Après deux mois : très grande amélioration; les troubles mentaux ont presque complètement disparu. On poursuit néanmoins le traitement et 6 mois après le malade se trouve très satisfait. -
Les troubles moteurs du Parkinson n’ont subi aucune influence depuis l'institution de cette thérapeutique.
Psychoses Traumatiques.
Il nous a été donné d'observer durant ces dernières années un certain nombre de troubles mentaux survenus à l'occasion de traumatismes. Il s'agissait dans presque tous les cas d'accidents psychique apparus immédiatement ou très peu de temps après une commotion cérébrale grave ayant déterminé souvent une perte de connaissance assez prolongée.
L'association tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée a été prescrite dans les cas où il y avait prédominance de l'excitation psychique, et dans les formes délirantes pures. Presque invariablement elle a amené une amélioration indiscutable chez tous ces commotionnés dont l'excitation psychomotrice pouvait être mise sur le compte des phénomènes d'irritation corticale ayant pour point de départ des petits foyers hémorragiques sous arachnoïdiens.
Il faut d'emblée prescrire des doses fortes et les augmenter rapidement : 6 comprimés, puis 8, 10, 12 et 15 en quelques jours.
Voici un cas de psychose post-traumatique à forme délirante traité de cette manière :
OBSERVATION No 30
Mre R.., 40 ans, a été victime d’un très grave accident d’auto : fractures de côtes, blessures de la face. Une de ses compagnes a été tuée; le chauffeur et un voyageur ont eu respectivement des fractures de côtes et de la clavi-
NO Le
cule; son mari a été fortement contusionné.
Après avoir présenté des signes commotionnels graves, Me R.…. est entrée dans une phase délirante avec agitation, insomnie, obsessions cénesthésiques; idées cohérentes, vraisemblables en général, mais non systématisées.
Irritabilité extrême : idées de défense, logorrhhée.
Aucune tare héréditaire, aucun antécédent personnel.
Aucune lésion viscérale autre que celles dues au traumatisme.
Les bromures, la valériane, les opiacés furent administrés sans succès. On conseille alors
19° Repos et isolement complet.
2° Régime léger, bien surveillé.
3° Balnéation quotidienne.
4° Association Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée: 24+2+2 comprimés en augmentant très rapidement.
Après 15 jours de traitement, on est arrivé à donner 3+3+4 comprimés et l'amélioration est telle que l’on peut la considérer comme une guérison. Dans la crainte de voir survenir de nouvelles manifestations délirantes, la’ médication a été prescrite à petites doses durant un an. Aucune récidive n’est survenue depuis 4 ans.