SN RAT PS
amener la diminution ou même la suppression des crises. Elle pourra être employée seule quelquefois lorsque la cause de l’angine sera obscure ; le plus souvent elle ne devra être qu'un traitement suspensif, un traitement d'attente auquel il'faudra adjoindre sans retard la thérapeutique appropriée à chaque cas : hypotenseurs, antisyphilitiques, tonicardiaques, cures de bains carbo-gazeux, etc.
La posologie varie suivant les sujets. Lorsque le malade présente des crises reparaissant à intervalles fixes, par exemple tous les jours, chaque crise précèdera d'environ une heure à une heure et demie le moment présumé des phénomènes angineux. On prescrit 2 comprimés et on augmente jusque 4, 6, 8, si le résultat n’est pas obtenu : c'est là un traitement préventif qui rend les plus grands services aux malades. Si les accès surviennent à de rares intervalles durant l'année, il sera nécessaire d’administrer l'association tartrate boricopotassique-phényléthylmalonylurée de façon suivie, continue, en commençant par 2 + 2 + 2 comprimés et en augmentant ou diminuant suivant la courbe des accès.
Voici la relation d'un cas d’angine de poitrine vraie nettement améliorée par l'association médicamenteuse.
Félix S.., 54 ans, se plaint de douleurs paroxystiques rétrosternales qui sont survenues depuis quelques mois et n’ont fait que se répéter et s’accentuer. Elles se produisent à l’occasion d’une marche un peu rapide, d’un effort, d’une ascension d’escalier par exemple. Elles obligent le sujet à s’arrêter quelques minutes, disparaissent et reparaissent après 100 à 150 secondes.
Leur siège est en arrière du sternum; elles irradient vers l’épaule gauche et quelquefois jusqu’à l’avant bras et le poignet gauches.
Le sujet est d'apparence robuste, quelque peu congestif.
À l'examen, le cœur est un peu hypertrophié, le rythme est régulier, les bruits sont normaux sauf un claquement aortique un peu exagéré. À l’examen radioscopique, il n’existe pas d’élargissement de l’aorte; l’espace clair postérieur est normal.
Le pouls est régulier, un peu dur. La T. A. est de Mx : 19, Mn : 8, Ind : 5 L.
Urée sanguine: Oo gr. 30. Réactions sérologiques normales.
L’examen viscéral est complètement négatif : aucun signe de tabès.
Conclusions : Angine de poitrine d’effort, sans ectasie aortique.
Traitement : Le malade est mis au repos et à un régime fruitarien absolu : comme médicaments : l’iodure associé à la trinitrine.
Au bout de 15 jours, on note une amélioration légère : les paroxysmes sont un peu espacés, mais leur violence est toujours la même. On adjoint alors à la médication précédente, l’Association Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.mal.-urée, à la dose de 2+2+2, en conseillant d'augmenter, si les accès persistent.
Un mois après, le malade revient; il a pris chaque jour 3+3+2 comprimés et n’a plus eu de crises depuis.
A VASE Un an après, les phénomènes angineux ne sont plus réapparus.
Malgré l'inexactitude de leur dénomination, les fausses angines de poitrine doivent être étudiées après les angines véritables ; l'association médicamenteuse tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée fait ici merveille car il s'agit de sujets jeunes, impressionnables, particulièrement entachés de névropathie, qui éprouvent des douleurs assez semblables à celle de l’angor pectoris d'effort ou de décubitus, mais auxquelles se joignent «une agitation significative, des phénomènes nerveux divers qui en sont la signature ». La psychothérapie, les moyens externes, les calmants, en particulier l'opium, seront d'un utile secours ; mais de tels malades s’habituent rapidement à leur drogue et on se trouvera fréquemment dans l'obligation de prescrire un sédatif nouveau, efficace et non toxique. Le complexe tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée réunit ces avantages comme en témoigne le cas suivant :
Me S... vient consulter pour des accès douloureux, très fréquents, siégeant dans la poitrine, se produisant sans effort, même au repos, et, de préférence, à l’occasion de contrariétés et d’émotions, sans rapport avec la digestion. Ils ont leur point de départ dans la région précordiale, irradient vers les deux épaules, le dos et parfois en ceinture. Leur violence est variable, quelquefois intolérable.
Il s’agit d’une personne très nerveuse, ne présentant à l’examen aucune tare viscérale : le cœur est absolument normal à l’auscultation comme à l'écran.
T. À. : Mx : 14, Mn: 7, Ind : 4. Pouls : 76.
L’urée sanguine est de o gr. 32 par litre. B.-W. sang. négatif.
L'examen du système nerveux, du tube digestif et de ses annexes, est absolument négatif.
Diagnostic : Faux angor névropathique. ;
Traitement : Psychothérapie. Repos relatif, et on prescrit l’association Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée, à la dose de 24+2+2 comprimés par jour. -
Revue après 3 mois : grande amélioration. 6 mois après, plus une seule crise n’est survenue. Un an après, elle peut être considérée comme guérie.
Manifestations choréiques.
« Un remède qui guérirait tous les sujets atteints de chorée est une chimère » disait Bouteille en 1819. Cette assertion est encore
vraie de nos jours ; aussi n'est-il pas étonnant que chacun ait ses préférences dans l'arsenal thérapeutique antichoréique : arsenic, antipyrine, chloral, bromures ont chacun leurs partisans et leurs délateurs : là échoue un médicament où tel autre donne un succès.
Les dérivés barbituriques ont été essayés à leur tour et, dès 1923 la phényléthylmalonylurée était employée de façon suivie en raison de son action antispasmodique manifeste. Les résultats en ont été, en général, très satisfaisants, car elle amène rapidement une diminution de l'amplitude et du nombre des mouvements, un calme diurne et nocturne très appréciable dès son ingestion, une modification du caractère dans le sens d’une irritabilité moins vive, enfin une guérison plus rapide de la chorée. Mais, pour arriver à la sédation totale des phénomènes moteurs, il faut souvent prescrire des doses telles que l’on voit survenir des accidents d'intolérance: torpeur, abattement, résolution musculaire totale, allant même jusqu'à l'apparition de parésies transitoires avec abolition des réflexes tendineux, incontinence des urines et des matières, comme en signale ARANDJELOVITCH, série de troubles indiquant que l’action thérapeutique dépasse le but que l'on s'était d'abord proposé et qui obligent à la suppression du traitement.
L'association tatrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée Présente les mêmes avantages que la phényléthylmalonylurée seule en ne provoquant pas les inconvénients que nous venons de signaler. Nous avons obtenu par cette médication 42 % de sédations manifestes et 12 % de succès définitifs ; mais il faut avoir soin d'employer des doses suffisamment élevées.
Chez l'enfant, la dose initiale sera de un demi comprimé par année d'âge, représentant | cgr. 25 de phényléthylmalonylurée et o gr. 66 de tartrate borico-potassique, que l’on fera dissoudre dans un peu d'eau, de tisane ou de compote, La dose totale sera administrée en trois fois dans la journée et devra être augmentée peu à peu si le résultat n'est pas obtenu rapidement. Chez l'adolescent et l'adulte, on commence par 2 + 2 + 2 comprimés.
Voici le cas d'une enfant atteinte de chorée de Sydenham traitée par l'association tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée.
ET
Martel TAN ans: 2 Depuis 20 jours, cette enfant est atteinte de chorée de Sydenham sans association rhumatismale. Elle présente des mouvements choréiques généralisés intenses, diminuant pendant le sommeil. L'alimentation est devenue difficile par l'atteinte des muscles pharyngés et laryngés; la mastication, la déglutition sont pénibles. Le caractère lui-même est changé; l’enfant est irritable, instable; la mémoire est diminuée, l’attention moins éveillée. Aucune localisation viscérale. Pas de troubles cardiaques en particulier. La malade a été mise au traitement par la liqueur de Boudin, suivant la technique classique depuis le début des manifestation choréiques, sans que l’on ait observé d’amélioration sensible.
Cn prescrit l'Association Tart.-bor.-pot.-Phé.-éth.-mal.-urée : 2+2+2 comprimés et on augmente rapidement à : 4+4+3 3+2+3 Shreinre 4+3+3 45374 4+4+4 En huit jours : amélioration progressive et indubitable; l’accalmie est évidente. Le 10° jour, il n’y a presque plus de mouvements; le 12° jour, les manifestations choréiques ont entièrement disparu. On peut alors considérer la guérison comme acquise et les doses du complexe médicamenteux sont diminuées progressivement. Pas de récidive dans la suite.
États spasmophiles.
L'association tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée, en tant que médication sédative et calmante, a été préconisée éga- Jement dans le traitemant des manifestations d’un certain nombre d’affections dont la diathèse ( spasmogène », la spasmophilie comme on la désigne actuellement, est le fond. Les sujets présentant cette prédisposition morbide réagissent par des accidents tétaniques aux excitations externes ou internes en raison de leur hyperexcitabilité neuro-musculaire : et l'on assiste à une série de troubles tels que : la tétanie, le laryngospasme, les convulsions, les vomissements cycliques, etc.
Sans entrer dans le détail des théories pathogéniques actuelles de cet état, il faut cependant rappeler que les causes susceptibles de faire éclore la spasmophilie sont nombreuses : hypothrepsie, troubles gastro-intestinaux, rachitisme, hérédo-syphilis, alcoolisme des parents, maladies infectieuses ou intoxications... et actuelle-
Dm PITO RSS
ment, on a tendance à invoquer comme causes profondes les troubles du métabolisme des sels de calcium et l'insuffisance des glandes parathy-roïdiennes.
Certains auteurs comme YANASSE, P. HARVIER, STRADA, POLLINI, attribuent un rôle primordial aux lésions des parathyroïdes et à l'insuffisance de leur fonctionnement : « L'origine parathyroïdienne de la tétanie paraît infiniment probable sinon définitivement démontrée » (Harvier).
Pour d’autres, comme ROHMER et WoriNGER, R. DEBRÉ, LESNÉ et TURPIN, la spasmophilie serait déterminée par l'insuffisance des sels de calcium dans l'organisme, par l'hypocalcémie : «C'est là le caractère hémochimique constant de l'état spasmophile ». Or cette diminution des sels de calcium provoque un état d’alcalose qui, suivant Turpin, Guillaume et Bigwood, amène l'éclosion des manifestations spasmophiles.
La thérapeutique doit donc s'inspirer de ces diverses théories et, sans négliger le traitement prophylactique : allaitement, régime antidyspeptique ou antirachitique, cures arsenico-mercurielles chez les syphilitiques, etc, on a cherché à établir une médication pathogénique plus efficace. L'opothérapie parathyroïdienne qui, au premier abord, aurait dû donner des résultats remarquables, s'est montrée inefhñcace dans la plupart des cas. Par contre la récalcificatiôn intensive par l'administration de sels de chaux combinée ou non au traitement par les rayons ultra-violets ou l'huile phosphorée, a paru nettement plus active. Elle agirait en faisant remonter le taux de l’alcalose sanguine et en diminuant l’excitabilité nerveuse qui conditionne l'apparition des phénomènes spasmophiles.
L'association que nous préconisons agit elle aussi dans le même sens et de façon plus rapide encore. La phényléthylmalonylurée réfrène l'hyperexcitabilité et le tartrate borico-potassique exerce une action dépressive sur la réserve alcaline de l'organisme qu'il modifie dans le sens de l’acidose. L'emploi du complexe tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée est donc tout indiqué chez de semblables malades à la fois comme traitement des accès eux-mêmes et comme médication de fond.
Voici, choisi parmi nombre d’analogues, le cas d’un nourrisson spasmophile qui fit à plusieurs reprises des épisodes de vomisse-
ments. Ceux-ci cessèrent dès l'institution du traitement.
Robert D... 12 mois.
Antécédents héréditaires : Père et Mère bien portants mais nerveux.
Antécédents personnels : Né à terme (Accouchement normal). Nourri au biberon d’une façon régulière.
À 8 mois, épisode de vomissements avec perturbation de l’état général et amaigrissement. On pense alors à des accidents purement dyspeptiques; on change le régime et ces troubles s’amendent. L’enfant reste cependant très nerveux, agité, anxieux.
On le représente à la consultation parce que les accidents ont reparu : Vomissements 3/4 d’heure à 1 heure après les tétées. Pas de diarrhée, aucun signe somatique.
La recherche des contractures musculaires provoquées décèle le signe de Trousseau et le phénomène du facial (signe de Chvostek).
À l'écran, estomac hyperkinétique sans stagnation.
On règle à nouveau le régime et on prescrit } comprimé de tart.-bor.pot.-Phén.-éth.-mal.-urée trois fois par jour.
Amélioration notable en 2 jours.
Le 3° jour, les vomissements s’arrêtent.
Le traitement est continué durant une quinzaine de jours sans changement; l’enfant reçoit ensuite 1}, comprimé deux fois par jour pendant 3 mois. I1 n’y a plus eu de récidive.
Le laryngospasme, la tétanie, sont souvent améliorés par l'association tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée. Chez les nourrissons, on compte jusque 17 % de succès. L'observation qui suit est celle d’un enfant plus âgé chez qui le traitement par le complexe médicamenteux a été nettement efficace.
Omer N.,, 3 ans.
Antécédents héréditaires : Père et mère nerveux.
Antécédents personnels : Né à terme. Grossesse normale et accouchement facile. L’enfant a été nourri au biberon (lait condensé). On note durant les premiers mois quelques troubles digestifs, en particulier des paroxysmes entéritiques assez fréquents. 1 . .
L'enfant est amené par ce que, vers le milieu de la nuit précédente, il s’est éveillé en criant et que les parents se sont aperçus qu’il présentait une crise de contractures surtout visibles aux mains et aux pieds. Cet accès a duré dix minutes environ et s’est reproduit dans la matinée. |
Pendant les périodes de contractures, les mains présentent le type « main d’accoucheur » d’une façon symétrique; les pieds sont en varus équin, les orteils fléchis, la plante creusée en gouttière. Les muscles sont durs et raides.
Signes de Trousseau et de Weiss indiscutables. x
Contractures fibrillaires et contractures idio-musculaires provoquées.
Les reflexes sont exagérés.
L’agitation est extrême. ébauche de laryngospasme.
L'examen somatique étant par ailleurs complètement négatif, on pose le diagnostic de Tétanie essentielle. On prescrit des enveloppements chauds,
Fond
o gr. o5 de calomel et l’Association Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée de
la façon suivante :
D'abord : 1 comprimé 1, heure après : — 1 heure après : — 1 heure après : — Les accès ont cessé et ne se sont plus reproduits. L'enfant a néanmoins continué à recevoir }> comprimé matin et soir.
jusqu’a- 6 mois.
Sfyndromes vago et sympathicotoniques.
Dans certains syndromes fonctionnels neuro-végétatifs qui ne peuvent être améliorés par un traitement causal et pour lesquels il faut se contenter d’une thérapeutique symptomatique, le complexe tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée peut être prescrit au même titre que les bromures, l’adonidine, la valériane, l'opium, et les résultats que nous avons obtenus sont dignes de retenir l'attention. Que l'on ait affaire à un syndrome vagotonique ou à un syndrome sympathicotonique, l'association médicamenteuse est susceptible de rendre de grands services ; mais il sera nécessaire de choisir judicieusement les malades auxquels le traitement peut être appliqué car elle n’agit efficacement que sur certains symptômes particuliers.
Dans le syndrome vagotonique, une série de troubles peuvent être notablement amendés, en particulier les troubles digestifs : sensation de boule thoracique ou épigastrique, vomissements, spasmes intestinaux. Les crises dyspnéiques nocturnes, l'oppression, l'inquiétude et l'anxiété tendent à disparaître également ; il en est de même de tous les accidents survenant par crises. Bien souvent le complexe thérapeutique agit alors que la phényléthylmalonylurée seule a échoué. Faut-il voir là une action particulière du tartrate boricopotassique sur le PH sanguin? D'après DRESEE, l'état vogotonique comporterait une alcalose sanguine et tissulaire manifeste ; il y a lieu de croire que le tartrate borico-potassique agirait ici comme dans l'épilepsie, la spasmophilie, les migraines en modifiant cette alcalose vers l'acidité. Mais ce n’est là qu’une hypothèse. On peut également penser que le sulfate d’atropine contenu dans l'association
ere
médicamenteuse a une action toute particulière sur le syndrome vagotonique, en effet ( la belladone est un médicament employé largement et depuis fort longtemps par un grand nombre de médecins qui, ignorant le mécanisme des états sympathiques, n’en avaient pas moins noté les bons effets dans nombre d'affections qu'aujourd'hui nous pouvons rattacher aux états de vagotonie. La belladone est donc un médicament qui n'a plus à faire ses preuves pour que soit démontréesoneffcacité et c'est une médication que, très souvent, on aura l'occasion d'instituer » (A. C. Guillaume).
Dans les syndromes sympathicotoniques, l'action de l'association se manifeste particulièrement sur le psychisme. « D'un naturel violent, emporté, excessif en tout, dans ses actes, ses sentiments (amitié ou inimitié), ses passions, ses opinions » le sujet devient calme, tranquille, raisonnable. L'hyperesthésie cutanée s’atténue ainsi que le tremblement, la tachycardie, les douleurs précordiales à caractère angineux, l'insomnie disparaissent. Les « crises » hypersympathicotoniques s'espacent et l'état de ces malades redevient sensiblement normal.
L'observation suivante montre le rôle du traitement médicamenteux dans un cas de syndrome sympathicotonique :
OBSERVATION Nu 26
Mne S.., 39 ans, viént consulter pour des accidents complexes caractérisés par :
Une irritation excessive avec tendance expansive. Insomnies rebelles.
Un syndrome de dyspepsie atonique avec anorexie et constipation.
Une tachycardie accompagnée de palpitations sans lésion cardiaque.
La malade présente également. une sécheresse cutanée habituelle avec phénomènes de la « chair de poule » de temps à autre et rougeur de Ia face.
On ne relève rien d’anormal du côté des poumons, rien d’objectif du côté du système nerveux, sauf une Mydriase avec éclat des yeux sans exophtalmie.
La T. A. est de Mx : 18, Mn : 9, Ind. : 7.
Examen du sang : Azotémie : O gr. 29. B.-Wass. : négatif.
La compression oculaire augmente la tension, augmente le nombre des pulsations cardiaques et ne produit pas la nausée. LAC
On conclut à une hypertonie du Sympathique et on conseille l’Association Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée à la dose de 24242 comprimés dans la journée. REA ;
Après 15 jours, amélioration très notable de l’excitabilité, de la tachycardie et de l’insomnie. ; Fa
Depuis 1 an, la malade a continué la prise du médicament; les troubles ont presque totalement disparu.
Convulsions infantiles.
Toutes les hypothèses doivent venir à l'esprit en présence d'un enfant atteint de convulsions. Ce n’est que par un interrogatoire fouillé et par un examen méthodique et précis que la cause initiale pourra être décelée. Les troubles digestifs, l’helminthiase intestinale, une méningite débutante, une intoxication médicamenteuse, une otite, une simple angine, etc.., peuvent être incriminés tour à tour dans la recherche étiologique de l'éclampsie infantile. Il est bien évident qu'alors, la cause étant connue, le traitement sera étiologique avant tout et que les sédatifs nervins passeront au second rang.
Malheureusement, il arrive bien souvent que le médecin reste dans le doute ou l'ignorance et qu'aucune cause appréciable des convulsions ne peut être décelée. On ne peut que rattacher celles-ci à une prédisposition névropathique et la thérapeutique reste, de ce fait, purement symptomatique. Il faudra aller au plus pressé c'est-à-dire calmer rapidement l'excitabilité nerveuse du malade. Les moyens dont nous disposons sons nombreux : bains tièdes, antipyrine, bromures, chloral, ponction lombaire sont toujours classiques. La phényléthylmalonylurée a été employée plus récemment dans les cas de convulsions essentielles et s'est montrée souvent efficace.
L'association tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée a été expérimentée dans le même but par le Professeur Carrière. Chez tous les malades, l'amélioration a été très nette et dans plus de 40 % des cas, cette thérapeutique a amené de véritables succès en produisant un arrêt rapide et complet des crises convulsives.
Au-dessous de 6 mois, on commencera par un demi comprimé fractionné en deux doses réparties dans la journée, on montera ensuite à un comprimé administré de la même façon. Chez les enfants plus grands (5 ans par exemple) on débutera par un comprimé le matin et le soir, puis, si nécessaire, un le matin, un à midi,
un le soir.
Dans les cas où l'on recherche une action plus rapide (état de mal convulsif) on peut prescrire un demi-comprimé d'heure em
Cr Ce
heure jusqu'à concurrence de 4 comprimés dans la journée. L'observation que nous rapportons ci-après en est un exemple :
OBSERVATION No 27
Jean L.…, 3 ans, enfant de souche névropathique. Un frère bien portant. 2 sœurs très nerveuses.
Passé pathologique indemne. Cet enfant est né à terme après un accouchement normal. Dentition apparue à 6 mois, parole à 16 mois, marche à 2 ans. Les parents le disent « très nerveux » habituellement.
Brusquement, sans aucun prodrome, sans cause appréciable, l’enfant présente un paroxysme convulsif et il est amené d’urgence à l’hôpital en plein état de mal.
L'examen somatique est négatif. Pas de parasitisme, pas de troubles digestifs en particulier. Aucun symptôme de méningite débutante.
On place le malade dans le calme absolu, on prescrit des enveloppements chauds renouvelés, une prise de o gr. o5 de calomel et ! comprimé de PAssociation Tart.-bor.-pot.-Phén.-éth.-mal.-urée d’heure en heure jusqu’à concurrence de 4 comprimés dans la journée. À partir du 3°, c’est-à-dire de la sixième prise d’un demi-comprimé, l’état de mal a cessé et tout est rentré dans l’ordre.
Excitation névropathique des basedowiens.
L'association tratrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée a été utilisée chez un certain nombre de Basedowiens, non pas dans l'espoir d'agir sur la cause même d'une affection dont l'étiologie endocrino-sympathique n'est pas encore nettément mise au point, mais dans le but d'atténuer les manifestations psychiques et, en particulier, l’hyperémotivité qui est un des symptômes les plus fréquemment rencontrés au cours de cette maladie. L'excitation nerveuse de tels sujets est parfois très accusée et rend à leur entourage une vie quasi-intenable : individus angoissés, anxieux, irritables, coléreux, à réactions violentes et brutales, allant parfois jusqu'à une excitation voisine de la manie, et pour qui le traitement qui semblerait le plus rationnel, c'est-à-dire l'hémato-éthyroïdine, ne donne souvent aucun résultat probant. On en est alors réduit à prescrire des calmants agissant sur l'excitation névropatique.
L'association tartrate borico-potassique-phényléthylmalonylurée peut alors être utilisée avec succès, et a donné une sédation très nette et durable de l’émotivité et de l'irritabilité chez une vingtaine de malades. En voici un exemple assez typique.