‹ Latréaumont (volume 4)Chapitre 31 sur 42 · I. ai · texte numérisé non relu

I. ai

Souvent aussi, il visitait M. de Brissac, auquel il rendit fidèlement l'argent qu'il en avait reçu, afin de lui en emprunter sans doute impunément davantage à la première occasion; d'ailleurs, l'esprit cynique et moqueur de Latréaumont , ses inépuisables qualités de bon et jovial convive, amusaient fort le brave major des gardes , qui , connaissant de longue date l'entreprenante familiarité du^ compagnon , tout en lui interdisant aucune habituelle et indiscrète privance, le retenait néanmoins assez souvent à souper au cabaret, pour causer avec lui de leurs anciennes guerres, et deviser gaiement en vieux soldats.

Cependant Latréaumont ne perdait pas de vue son projet de complot. Aussi, dès qu'il sut le voyage de la cour à Fontainebleau, loua-tildeux chambres chez un journalier de Moret, afin de pouvoir suivre les chasses du roi , étant comme autrefois passionné pour cet exercice, et aussi pour être à même d'utiliser les renseignements que lui donnait indifféremment çà et là M. de Brissac sur le personnel de la cour , et sur les grands seigneurs mécontents.

Or, CCS derniers étaient assez nombreux , à en juger du moins par la froideur ou l'aversion avec laquelle le roi en accueillait plusieurs, et entr'autres (sans compter M. de Rohan), M. le prince de Conli, M. le duc de Bourbon, M.deVendômejM.lecomte de Louvigny (second fils de M. le duc de Grammont), M. le chevalier d'Effiat, M. de Soissons, etc.; mais enfin, aucune disgrâce nette et tranchée n'avait encore paru devoir donner le moindre espoir à Latréaumont, lorsque l'éclatante aventure de M. de Rohan vint, par le hasard le plus fatal, ouvrir un vaste champ aux imaginations du colonel.

En effet , connaissant à l'étranger 1 influence et le retentissement de certains noms, le partisan aurait pu choisir pour chef, ou représentant de sédition , un des seigneurs mécontents qu'on vient de citer, qu'il se fût sans doute arrêté à M. de Rohan.

C'est qu'aussi ce vieux et illustre nom avait brillé d'une magnifique splendeur de révolte, alors qu'Henri, duc de Rouan (i),

(i) Né au châleaii de Blcia en Bretagne le 2 août 1679 * fi!« de René II, vicomte de Roban, arrièie-petit-fiU du

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oncle du chevalier, et Vun des plus grands capitaines des temps modernes , chef indomptable du parti protestant, se déclarant en insurrection ouverte contre Marie de Médicis, Louis XIII et Richelieu , combattait partout et toujours , pour le maintien de redit de Nantes , cette garantie des droits de ses co-religionnaires 1

Ainsi, après la mort de Henri IV, son maître et son ami, le duc de Rohan promet loyalement fidélité à la reine , mais sous la condition expresse que les traités en faveur des calvinistes seront scrupuleusement exécutés. Aussi, voyant en 161 5 que l'on ne tenait déjà plus compte des promesses jurées , Rohan ne lient pas davantage compte de son serment , tire l'épée contre sa souveraine, et se joint au parti du prince de Condé.

Puis , la reine effrayée par ces premiers symptômes de guerre civile, se ravisant, jure au duc que les protestants ne seront point inquiétés. Aussitôt le duc de remettre et de garder son épée dans le fourreau jusmaréchal de Gié. Il épousa le 7 février i6o5 Marguerite de Bélhun(?, fille de Sully.

qu'au moment où Louis XllI , monté sur le trône , veut rétablir l'uniquité de la religion catholique en Béarn , et y écraser les calvinistes.

Alors, conséquent à ce principe de toute sa vie d'être fidèle à la foi jurée ^ quand on était fidèle a la foi promise ^ sinon — ^non, Rohan, abandonnant le calme des champs, ses habitudes studieuses et paisibles, reprend le casque, vient de nouveau se charger des intérêts du parti protestant, et faire peser sur lui la terrible responsabilité d'une révolte à main armée.

Au seul nom de llohan , la Guyenne , le Languedoc, le Dauphiné, se soulèvent, et le duc, puissamment aidé de son frère ^ M. le prince de Soubise, organise et discipline les troupes de milice avec une incroyable activité ; puis , par l'habileté vaillante de sa stratégie, repoussant l'armée royale de Tarbes à Montauban , il refuse d'écouter les propositions de Lesdiguières; et, retranché dans Montpellier, paraît enfin un chef de parti si puissant et si formidable , que Louis XIII lui oifre , non son pardon, mais la paix ^ que le duc, traitant de puissance à

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puissance, de Rohan à Roi, ainsi qu'il disait, accepte , et scelle des armes de sa maison , le 29 février 1622.

Comme toujours , la principale , la seule condition de ce traité, imposé par Rohan, qui ne voulut jamais entendre à aucune proposition particulière ou personnelle, et s'isoler en rien de ses co-religionnaires , la seule condition de ce traité fut le maintien de redit de Nantes. Puis, par un mouvement d'une grandeur toute féodale, le duc ayant ainsi reconquis les droits des siens, s'agenouille aux pieds du roi son maître pour lui demander pardon de sa rébellion, et le supplier humblement de « ne plus l'exposer » au chagrin d'avoir encore à choisir entre » son Roi et sa Foi. »

Pourtant, quatre années après, LouisXIII, malgré le traité, recommence de persécuter les calvinistes ; et Rohan^ aussi infatigable à vouloir l'exécution des promesses faites aux siens, que la cour se montre opiniâtre à les parjurer, recommence aussi la guerre civile. En vain Richelieu lui fait les offres les plus considérables s'il veut abandonner les calvinistes ; Rohan ne répond même pas à ce»

ouvtTlures , se remet de nouveau en armes S3ins /ai/ù'r ni faiblir, combat avec avantage le maréchal de Thcmines en Languedoc , et le refoule victorieusement dans le comté de Foix, pendant que sa femme, l'héroïque duchesse de Rohan, défend Castres contre les troupes du roi.

Enfin Richelieu , tremblant devant ce grand révolté, respectant malgré lui cette tcle si fière et si indépendante , qui n'avait pas voulu se courber sous son sanglant niveau, conclut un second traité de paix avec le duc, le 6 février 1626, toujours aux mêmes conditions.

Que dire de plus ? Ce qui était déjà arrivé deux fois se renouvela , le parti protestant est encore inquiété. Aussi , pendant qu'il résiste intrépidement à La Rochelle, faiblement soutenu par la flotte anglaise, si imprudemment confiée au duc deBuckingam, Rohan soulève de nouveau le Yivarais , reprend le commandement des révoltés, et tenant la campagne dans ces rochers impraticables, fait une guerre aussi savante qu'acharnée , tout en liant les plus habiles négociations avec l'Espagne y l* Angleterre et

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les protestants de ï Empire; enfin, confiant dans l'appui étranger, il organise déjà les plans les plus vastes et les mieux ourdis, lorsque soudainement tout lui manque et tout l'accable à la fois ; car , ainsi qu'il le dit dans ses admirables mémoires: Dieu y qui en aidait autrement disposé ^ souffla sur tous ces projets.

En effet, Louis XIII , au retour de l'heureuse expédition de Savoie ;, met aussitôt son armée victorieuse en marche contre l'intrépide Rohan , et joint à ces troupes d'autres forces si imposantes , que les calvinistes, plutôt lassés d'être défendus que Rohan n'est lassé de les défendre, l'abandonnent peu à peu.

Alors, dit-il dans ses mémoires déjà cités : « Six armées qui faisaient plus de 5o,ooo » hommes , fondent sur nous en même • temps , avec cinquante canons; ce fut » dans ce temps-là que les émissaires de la » cour reprirent courage, et proposèrent » des accommodements séparés, afin d'em- « pêcher une paix générale. Plusieurs con- /> sentirent , et ne songèrent qu'à sauver » leurs personnes et leurs biens, aucun ne

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» se mit en peine de l'intérêt général de » l'Eglise. •)

Enfin, le duc, réduit aux dernières extrémités , obligé de se tenir caché dans les retraites les plus inaccessibles du Yivarais, à la tête d'une poignée de gens fidèles et déterminés , refuse néanmoins tout arrangement particulier. Si Richelieu lui fait dire que la majorité de ses co-religionnaires se sont soumis , le sublime opiniâtre répond : c qu'ils ont cédé à la terreur, et que )^ leur soumission n'a pas plus de valeur » morale qu'un aveu arraché par la torture, » et que, quant à lui, il veut ^ comme tou- •» jours, wne paix gêné T'aie ^ le rétablissement » de redit de Nantes , et la restitution des » temples aux réformés , 0

Enfin, telle était pourtant la terreur que le duc deRohan, désarmé, inspirait encore à Richelieu, qu'un troisième traité de paix fut conclu le 3o juillet iG3o à ces conditions....

Seulement M. de Rohan demanda de plus et obtint une indemnité de cent mille écus, dont 12405000 liv. furent généreusement distribuées par lui à ceux de son parti qui

avaient le plus souffert, de sorte qu'il lui resta environ 60,000 liv. pour rétablir ses châteaux dévastés, et le dédommager de l'abandon où étaient demeurés ses domaines pendant les troubles civils.

Après cette troisième et terrible lutte, il se retira à Venise , craignant davantage , disait-il, le cardinal comme a/ni que comme ennemi.

Alors le duc de Rohan reprit ses habitudes laborieuses et ses occupations littéraires; il termina ses mémoires, ses DiscouT's politiques sur les affaires d'Etat, le Parfait Capitaine^ suivi delongues et solides annotations sur les Commentaires de César, et enfin son excellent traité de la Milice ancienne.

Pendant son séjour à Venise, M. de Rohan eut aussi un noble et grand projet , c'était d'accepter les offres du sultan, qui, moyennant une redevance annuelle, lui offrait la souveraineté de l'île de Chypre. Or, en agréant cette proposition, le duc de Rohan pensait attirer dans ce royaume les familles calvinistes de France , si de nouvdiett persécutions Ici venaient menaceri

Malheureusement ce grand homme, engagé à défendre les droits de la république Helvétique, ne donna pas de suite à ce vaste plan, dont les conséquences pouvaient être immenses.

Enfin, après les longues guerres de la Yallcline, dans lesquelles il avait si glorieusement combattu contre l'Empire, le duc de Rohan vivait paisiblement à Genève, lorsque Louis XIII , craignant qu'il n*y fomentât quelque intelligence avec les protestants, que l'on allait inquiéter de nouveau , lui ordonna de quitter la Suisse; Rohan obéit, et alla demander asile au duc de Saxe- Yeimar son ami. Ce prince était alors en armes contre l'Empire , et assiégeait Rhinfeld. — Rohan lui offre son épée, digne prix de cette hospitalité guerrière. Le héros saxon accepte, mais veut lui remettre le commandement de ses troupes ; — Rohan refuse, demandant de combattre comme volontaire dans le régiment de Nassau, i las, dit- » il gaiement, d'ordonner en général, et » désirant un peu servir en soldat. «

En effet, il servit en soldat dans ce régiment! et si fort en soldat, tiue lo a8 février

de Vannée i638, il reçut une blessure dont il mourut quelques jours après.

On ne s'est étendu aussi longuement, quoique d'une manière imparfaite, sur l'une des existences les plus brillantes et les plus extrat)rdinaires au xyii*' siècle, que pour faire comprendre l'extrême importance que Latréaumont attachait justement à pouvoir donner un tel nompour drapeau à la révolte qu'il espérait voir appuyer à l'étranger.

Sans doute il eût été hors de sens de comparer le chevalier de Rohan . brave et même doué de quelques louables qualités, mais glorieux, faible, indécis, débauché, frivole et n'ayant aucune racine , aucune clientelle, aucune influence, de le comparer, dis-je, au duc Henri deRohan, à cette grave et imposante figure toujours couverte de buffle et d'acier, à cet homme de Plutarque, à la fois grand capitaine , habile publiciste et profond politique, qui pouvait disposer d'un parti considérable, riche, nombreux et aveuglément dévoué à son chef, dont la renommée élait européenne.

Mais enf^n le chevalier de Hohan était Bohan , et alors surtout le prestige d'un

nom si glorieusement famé dans la i rvolte, ne manquait pas à l'étranger d'une certaine créance, et devait être avidement accepté par l'Isola.

Aussi Latréaumont , qui ne connaissait pas le grand-veneur, crut sans doute, malgré les bruits contradictoires qui couraient sur lui, qu'il y aurait toujours assez d'étoffe dans le chevalier pour être l'enseigne d'une sédition, dont lui, Latréaumont^ entendait bien être le bras et la tête.

Seulement, dès que le colonel eut jugé par lui-même la position du chevalier de Rohan , ses imaginations relatives à la révolte de Normandie, furent, sinon changées, du moins indéfiniment ajournées; car ce que voulait avant tout et surtout Latréaumont, c'était vivre le plus sensuellement possible : or, il n'avait songé à cette rébellion qu'en désespoir de cause, et afin de trouver dans une aussi hasardeuse entreprise le moyen de subvenir plus amplement à ses goûts de débauche et de prodigalités; les agitations de la vie de séditieux n'étant pour lui qu'un pis -aller auquel il se résignait faute de mieux.

Aussi, après sa liaison fortuite avec M. de Rohan, fit-il ce calcul odieux mais logique : a II restera au chevalier 4 ou 5oo,ooo liv. » après la vente de sa charge de grand-ve- » neur; je dois donc d'abord encourager et » aider le chevalier à dissiper cette somme, » profiter ainsi de sa ruine et le mettre au » plus vite dans la nécessité de conspirer, » afin de m'assurer de son nom jDour le sou- » lèvement de la Normandie, qui alors de-: » viendra ma seconde ressource. «

Certes , il fallait que Latréaumont eût , comme toujours, une étrange confiance dans son étoile et dans son audace pour croire à la réussite de pareils projets; et pourtant cette fois encore son détestable instinct ne le trompa pas, lorsqu'il pensa que M. de Rohan lui serait une proie facile et sûre.

On avouera d'ailleurs que la singulière réunion de circonstances imprévues qui raj^prochèrent le chevalier du colonel , explique assez le sort de cette liaison.

Ainsi, Latréaumont sauve la vie de M. de Rohan... Cette action sans doute mérite déjà une éternelle gratitude; mais ce ne fut

pas à ce trait seulement que le colonel dut rinOuence presque subite qu'il prit sur son nouvel amij ce fut surtout au solitaire abandon dans lequel il trouva M. de Rohan après la scène de Fontainebleau ; car la réaction des resseïitiments du roi était alors si puissante sur l'esprit des courtisans, qu'ils recherchaient ou repoussaient avec une égale fureur celui qu'ils savaient l'objet de l'affection ou de la haine du maître; aussi le peu d'amis que la splendeur et la galanterie enviées de M. de Rohan lui avaient laissés, s'éloignèrent-ils de lui presque saisis de terreur, dès qu'ils le virent tombé dans une aussi profonde disgrâce. — Une femme même, dont on doit taire le grand nom, une femme, alors sa maîtresse, imitant ces lâchetés, rompit aussitôt avec lui.

Or, dans de telles circonstances, le rôle de Latréaumont n'était-il pas merveilleusement tracé ? Quel immense avantage le partisan ne pouvait-il pas tirer du délaissement général et honteux où demeurait M. de Rohan, si cruellement sacrifié au courroux du roi , j^ar sa maîtresse , par ses amis , par sa famille ? Avec quelle confiance hardie

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le colonel venait alors offrir au chevalier une amitié solide, franche et apparemment irréprochable de tout motif bas ou cupide, puisqu'elle se montrait au jour du malheur, et que de plus , celui qui tendait si généreusement la main à M. de Rohan ne lui devait rien , tandis qu'au contraire M. de Rohan lui devait déjà la vie !

On le répète, Latréaumont était trop habile pour ne pas profiter très heureusement d'une telle chance , pouvant , grâce aux hasards du jeu , vivre quelque temps sans mettre à l'épreuve la facilité de son nouvel ami. 11 sembla donc vouer à ce dernier un attachement soudain et brutal, mais vrai , pur et désintéressé, allant même jusqu'à gourmander le chevalier sur l'indécision de son caractère , tout en exaltant la noble fierté de sa rupture avec Louis XIY. Il s'insinua ainsi peu à peu dans son esprit, tantôt par la flatterie, tantôt par la rudesse ou la raillerie. Que dire de plus ? Tout enfin servit à souhait le partisan ; depuis cette bizarre mais irrécusable puissance des contraires , qui veut et fait qu'une nature timide et irrésolue recherche presque tou-

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jours raffeclion ouTappui d'un caraclère énergique et décidé; lout le servit, dis-je, jusqu'aux idées supers li lieuses de M. de Rohan, qui, sans croire positivement Latréaumont dans une étroite et intime familiarité avec Satan , ne pouvait cependant se défendre d'un certain saisissement en rapprochant les circonstances étranges qui avaient amené ou précédé leur liaison.

Ainsi la veille de cette chasse fatale , dont le rendez-vous avait été fixé à la Vente au Diable^ l'infernal Chasseur Noir s'était fait voir dans la forêt (Latréaumont n'ayant pas dit que lui-même , égaré pendant la nuit , avait 5 le matin, causé une si horrible peur au pauvre Lorrain). Y^xv^vn c'est au milieu des éclats de la foudre et d'un épouvantable ouragan, que pour la première fois Latréaumont avait apparu au chevalier. En un mot, on le répète, jusqu'à ces folles visions^ tout servit singulièrement l'effronté colonel, qui encourageant fort les penchants superstitieux de M. de Rohan , sans paraître vouloir cependant laisser planer sur soi-même aucun soupçon diabolique .

affirmait néanmoins religieusement, qu'un

sien ami avait vu le diable dans un vieux château de Hongrie ; de là des suppositions sans fin de la part du chevalier, qui, grâce aux adroites réticences de Latréaumont, en vint plus tard à croire parfois que ce dernier était beaucoup plus instruit qu'il ne voulait le paraître, sur les rapports directs et possibles entre Satan et l'humaine espèce. Imaginations absurdes, mais qui ne furent que trop puissantes , ainsi qu'on le verra dans la suite , sur l'esprit faible et nerveux de M. de Rohan.

Maintenant , que d'après les caractères connus de Latréaumont et de M. de Rohan, on s'attend avec raison à voir le colonel, prenant chaque jour un empire plus assuré dans l'esprit et dans la maison du chevalier, finir par le traiter en maître et en despote; on doit présenter au lecteur deux autres personnagesile chevalier Auguste des Préaux et madame la marquise de Yilars, qui, avec Latréaumont, Yan-den-Endc n, M. de Rohan et mademoiselle Maurice d'O; complotent le nombre des principaux acteurs de ce drame étrange et terrible.

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