‹ Latréaumont (volume 5)Chapitre 24 sur 25 · RÉFLEXIONS · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS

Alors, dit-ili dans ses mémoires déjà cités : « Six armées qui faisaient plus de » 50,000 hommes , fondent sur nous en » même temps, avec cinquante canons; ce » fut dans ce temps-là que les émissaires » de la cour reprirent courage, et proposè- » rent des accommodements séparés, afiii )) d'empêcher une paix générale. Plusieurs » consentirent, et ne songèrent qu''à sauver » leurs personnes et leurs biens , aucun ne » se mit en peine de Tintérêt général de » TEglise. »

Enfin, le duc, réduit aux dernières extrémités, obligé de se tenir caché dans les retraites les plus inaccessibles du Yivarais , à la tête dHme poignée de gens fidèles et déterminés, refuse néanmoins tout arrangement particulier. Si Richelieu lui fait dire que la majorité de ses co-religionnaires se sont soumis, le sublime opiniâtre répond : « qu''ils ont cédé à la terreur, et (jue leur » soumission n''a pas plus de valeur morale » qu\m aven arraché par la torture , et que » quant à lui, il veut, comme toujours, une » paix générale ^ le rétablissement de le-

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» dit de Nantes , et la restitution des tem- » pies aux réformés* »

Enfin, telle était pourtant la terreur que le duc de Rohan, désarmé, inspirait encore à Richelieu, qu''un troisième traité de paix fut conclu le 30 juillet 1630 à ces conditions...

Seulement M. de Rohan demanda de plus et obtint une indemnité de cent mille écus, dont 240,000 livres furent généreusement distribuées par lui a ceux de son parti qui avaient le plus souffert , de sorte qu'ail lui resta environ 60^000 livres pour rétablir ses châteaux dévastés, et le dédommager de l'abandon où étaient demeurés ses domaines pendant les troubles civils.

Après cette troisième el terrible lutte , il se retira à Venise, craignant davantage , disait-il , le cardinal comme ami que comme ennemi.

Alors le duc de Rohan reprit ses habitudes laborieuses et ses occupations littéraires ; il termina ses mémoires, ses Discours politiques sur les affaires d' État , le Parfait Capitaine ^ suivi de longues et solides an-

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