SCENE m
SCOROUCOULO, LAURENT.
LACREKT, enveloppé dans son manteau.
Le ciel confonde L'hôtesse et le logis, toi-même et tout ton monde I Perds-tu l'esprit, dis-moi?
SCOROUCOULO.
Comment donc?
LAURENT
Es-tu fou?
Montrant l'entrée.
Quoi ! ne point éclairer un si noir casse-cou I Que tes pareils, mon cher, y grimpent sans lu-
[ micre, Je conçois... l'ours la nuit retrouve sa tanière. Et vous autres bandits, argus de carrefour. Vous y voyez dans l'ombre encor mieux qu'en plein
[jour.
Mais des ténèbres, moi, j'ai fort peu l'habitude; Et peu s'en est fallu, tant l'escalier est rude, Avec sa rampe en corde et ses degrés à pic, Que je n'aie en tombant, fait un sot pronostic.
Munlranl une lampe à Scoroucouli).
Vite, une lampe en bas... va...
SCOROUCOULO.
Puurla compagnie, Une seule sufCt.
LAURENT
C'est sans cérémonie.
Mets-la le long du mur, au tournant du palier, De façon qu'en entrant on trouve l'escalier.
Scoroucoulo sort emportant une des deux lampes. Pendant ce temps, Laurent se débarrasse de son manteau, et jette dans un coin une échelle de corde qu'en dessous il tenait cachée.
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