SCENE YII
LE DUC, seul comptant l'heure.
Minuit !
Il s'approche tle la croisc'e.
La ville dort, et dans Florence entière A peine brille au loin une rare lumière. Naguère pleine encor de bruit, de mouvement, La ruche est assoupie... aucun bourdonnement. Tout est calme et repos...
Revenant en scène.
Dormez, peuple d'abeilles, Parasites frelons, les grands comptent vos veilles; Bloi, j'aime mieux, placé sur ce volcan qui bout, Voir le peuple couché que de le voir debout: Alors, point de complots qui se trament dans
[ l'ombre, Point de ces noirs projets qu'en son désespoir som-
[bre Enfante l'insomnie au farouche regard, Et qui nous font au jour rencontrer un poignard.
Se rapprocliant de la fenêtre.
Que d'étoiles au ciel ! entre l'Ourse et l'Arcture, Là-haut, voilà la mienne ctincelanfe et pure... Brille long-temps ainsi, dans ta splendeur égal, Astre, que mon bonheur a pris pour son fanal... Avant de ra'avertir par ta clarté ternie. Tel qu'un flambeauqui meurt, que la fête est finie, Laisse-moi, gai convive, emplir jusques aux bords La coupe de la vie, y noyer le remords. Et quand j'aurai vécu, que viendra l'heure où bàiilo Le plaisir qui s'endort... alors, sur la muraille. Qu'à ta pâle lueur, parle le doigt de Dieu, Sans regret au festin je pourrai dire adieu!...
Ecoulant.
On monte... un pas furtif... Adorable marquise, Est-ce toi?
Moment de silence. La main sur reclielle, il attend que la porte s'ouvre. Juana paraît.
D'honneur, oui, oui: d'assaut la place est prise Plus d'échelle...
11 détache l'échelle, la jette, et ferme la croisée. ax-vwvvvwvwwwwwvwvKWVwwwwvvwwvvwvwwwwwww