‹ Laurent de MédicisChapitre 34 sur 34 · III · texte numérisé non relu

III

'>"' "i. Laurent!

Ironiquement.

Avant qiK; de te joindre, -utinonlionncui-. j'ai cru \uir ici le ji^urpi.iiidrc !

Mais nous sommes en face... Ainsi, trêve aux ois-

^ , , [cours...

Lommençons le combat.

Mettant l'épcc .i la main.

LAURENT, froidement.

Tu persistes toujours ?

STROZZI

Si je persiste...? Eh! quoi, penses-tu que l'attente Alt calmé lafureurd'uneameencorbouillunle...? Cet homme est mon second...

LAURENT, Élevant la voix.

Ton second est battu :...

Car le mien...

STROZZI

Quel est-il?

LAURENT, l'amenant près du cadavre du Duc qu'il découvre.

Le voilà ! qu'en dis-tu?

STROZZI, Stupéfait.

O ciel ! il se pourrait... lui.. . le duc Alexandre !

LAURENT

Lui-même...

STROZZI

Eh ! quelle main ?

Peux-tu donc t'y méprendre?

Le bras de Dieu, Strozzi, qui toujours s'est armé, Pour venger l'innocent parle crime opprimé... Du ciel depuis long-temps abandonné d'avance. Cet homme était jugé... j'ai rempli la sentence...

STROZZI

Mais tu nous servais donc?

LAURENT

Avec le dévouement D'un frère, en tous les temps fidèle à son serment. ..

STROZZI

Et quand tu m'as trahi?

LAURENT

C'était une mesure Qu'exigeait ton salut.

Montrant le Duc.

Vois, me crois-tu parjure?

STROZZI

Oh! non... je comprends tout, et ce sanglant té- LAURENT. [moin...

Ne te suffirait pas, qu'un autre n'est pas loin.

Il ouvre le cabinet et en lire Juana pâle et défaite qu'i'. amène par It main.

Venez, Juana.

STROZZI, « la vue de sa maîtresse.

Juana!

LAUIIENT.

D'un amour qui s'indigne Calme le premier feu... Son cœurdu tien est digne.

Il pousse .luana vers Slrozzi ; clni-ti liésile un iiisl.inc ; mais, i l'air suppliant de Juaua qui senihi.- prot.sl.i de son innocence, il ouvre ses liras, .liiana s'y précroil.-.

Elle te dira tout... mais ce n'est pas l'instant : Il nous reste a remplir un devoir important. C'est d'armer nos amis, avant (jue celle aurore Tr.iliissc un changcnienl qu'il faut cadicr encore. Eloignons-nous tous doux par dillVrens chpiiiiiis. Toi, gagne Alontc-Carle au pied des Apciiiii;;s : Pazzy, Belnio:ite y .«ont... Aux l'iorentins liiiélcs. Moi, je vais dans Prato proclamer ces nouvelles.

Lraiidissant son r'péu et faisant signe à Scoroucoulo de le suivre,

Adieu ... Le rendez-vous, ici, dans la cité, Demain, avec le jour, au cri de liberté!

P.ii i:;. — . Inli'ii:iV

•i:iU;rii' de M'i' V' DuN -•'îurBK, rue S.iinl-Loui;;, ■iO au Marais.

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