‹ Laurent de MédicisChapitre 33 sur 34 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

LAURENT, JUANA, enfermée, SCOROU- COULO.

SCOROUCOULO, montrant le corps du Duc.

Seigneur, votre ennemi n'est plusl

LAURENT

C'est bien. Mais notre tâche est encore incomplète; Au pavillon voisin, par la porte secrète, Cours vite... là, sans doute, une personne attend : Prends-la, sers-lui de guide, et reviens à l'instant. . .

SCOROUCOULO.

J'y cours...

Il sort.

LAURENT, s'approcfiant du cadavre et le contemplant.

C'en est donc fait!... il a cessé de nuire...

Il le couvre d'un manteau.

Dieu te pardonne, ô duc!... L'aurore qui va luire Ne t'arrachera point à ce sommeil de mort : Mais demain... quel réveil pour Florence qui

[dort I...

Debout, peuple! à ma voix relève enfin la tête! Pour toi, j'ai triomphé, je te rends ta conquête. Parfois la liberté, ce céleste présent.

En çl'inliabiles mains est un fardeau pesant: Qu'il n'en soit point ainsi. . maître de la puissance, N'en fais jamais abus; l'abus c'est la licence... Règne donc à ton tour, ô peuple souverain! Mais règne avec la loi, ce salutaire frein I

On entend nu.nl. r r.i|M,l.n)eiil I', s.alici- voisin; à et bruit, Laurent revient co Scène.

\ vv\ vv\ vwx v\\v\\ v\ www

SCENK XI.

Page 1