LAURENT, LE DUC, LE COMTE OTTAVIO
MANFIERI, LES QUATRE Conseillers des Huit.
le DUC, se promenant de long en large sur le «Zc-vant de la scène, le poignard et l'écrit de Strozzi à la main.
Toujours des assassins et toujours des vengeances! Quand donc seront-ils las de toutes leurs offenses. Ces fauteurs de discorde? et quand donc à nos yeux Ne trameront-ils plus leurs complots odieux? Non contens de prêcher dans l'Italie entière Une révolte armée; organisant la guerre, Endoctrinant le pape, et, par ambassadeur. Traitant comme puissance auprès de l'empereur, Ils vont encor plus loin... pour la voir assouvie, A leur rage il ne faut rien moins que notre vie! Misérables! c'est bien, aiguisez le couteau; Moi, je vais préparer la hache du bourreau. Qu'elle tombe, et d'un coup tranche la triple tête De l'hydre renaissante à nous dévorer prête. II vous faut un exemple? eh bien, soit! vous l'aurez. Mais terrible, effrayant, car pour tous vous paîrcz.
LAURENT, à part.
Avant, nous réglerons notre compte, mon maUr«i
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