SCENE VII
LAURENT, LE DUC, LE COMTE, tKS quatre Conseillers, VITELLI, PIERRE STROZZI,
aumilieude quatre archers qui Vamènent.
tE DUC, à part.
Voici Strozzil que faire à l'égard de ce traître? Pardonner ou sévir?... Ah! soyons généreux! Un pardon à ce prix, c'est un supplice affreux.
Il s'avance vers Strozzi,qui,1a tête haute et les bras croise's semble attendre fièrement sa sentence.
Pierre, sans nul détour réponds à qui te juge, Dis-nous la vérité, point de vain subterfuge. Qui dans notre chemin te jette en ce moment?
STROZZI, avec une noble assurance.
C'est à la bonne cause un entier dévoûment.
LATJREn:^, à part, avec joie, BienI
LE DUC
Tu le reconnais?
STROZZI, sur le même ton.
Sans peur je le confesse.
LE DUC, au conseil.
Vous l'entendez, messieurs.
Aux Arcbers.
Libre ici qu'on le laisse.
Les Archers s'écartent, à la grande surprise de Strozzi. Le Duc s'avance plus près, et lui montre le poignard.
C'est bien là ton poignard?
STROZZI
C'est le mien.
LBDDC, lui montrant le feuillet de ses tablettes.
Et ces mots Qui nous ont révélé le plus noir des complots, Sont bien de toi ?
STROZZI
De moi.
Citoyen de Florence, Nous te félicitons; le service est immense.
STROZZI
•Que dit-il?
LE DUC, au conseil.
Dans ses biens par décret rétabli, Qu'à l'instant Slrozzi sorte et d'exil et d'oubli ! Qu'il soit riche, puissant !
STROZZI
Mais l'on me déshonore !
C'est une trahison.
LE DUC, continuant.
Que personne n'ignore Ce qu'il a fait pour nous, comment il m'a sauvé ; les autres au bourreau. Le conseil est levé.
LeDucsortjlaissant Strozzi muet d'ctonncment ctdo surprise ; le conseil le suit, ainsi que VitoUi 9t 99 WTOUpe.